Édition du
11 December 2017

Lahouari Addi: »Dire que le Président Bouteflika et son frère décident de tout est une légende »


Interview réalisée par Amar Ingrachen
Dimanche 20 août 2017

http://www.maghrebemergent.com/

Pour le professeur de sociologie à Sciences Po Lyon, Lahouari Addi, l’Algérie est toujours dirigé par des appareils clandestins qui fonctionnent selon la logique hérités du Mouvement national et Ouyahia « est le haut fonctionnaire qui applique les compromis entre les différents centres de décision »

Abdelmajid Tebboune a été nommé Premier ministre au mois de mai dernier et a été relevé de ses fonctions ce mois d’août, soit moins de trois mois après. Quelle lecture faites-vous de cette destitution ?

 

Il y aurait beaucoup de choses à dire, mais la première remarque à formuler, c’est que l’opinion publique n’était pas informée par les sources officielles sur ce que la presse a appelé une crise au sommet de l’Etat. Il n’y a eu ni conférence de presse, ni interviews, ni déclaration du Président ou du Premier ministre. Cette opacité indique clairement que, pour les décideurs, les affaires de l’Etat ne concernent pas la population. C’est ce qu’on appelle la privatisation de l’autorité publique. Il n’y a pas d’Etat dans ce cas au sens d’institution à laquelle s’identifie la population. Il y a juste une administration gouvernementale dirigée par des fonctionnaires désignés par des appareils qui refusent de sortir de la clandestinité.

Certains journalistes écrivent que les hommes d’affaires sont devenus politiquement puissants au point de faire partir un Chef de gouvernement…

Je ne crois pas que les hommes d’affaires ont la capacité politique que leur prêtent certains articles de presse. Dans cette crise, ils ont exploité les clivages entre les différents centres de décision de l’Etat. Pour comprendre cette situation, il faut revenir sur les causes du départ de Sellal et son remplacement par Tebboune. Celui-ci a été chargé d’une mission claire et simple : mettre de l’ordre dans les importations et résoudre la question difficile des subventions aux produits de première nécessité. Cette mission est devenue indispensable du fait que les réserves financières de l’Etat sont passées en quelques années de 180 à $110 milliards de dollars. Cela signifie que si la balance du commerce extérieur continue d’être déficitaire à ce rythme, l’Algérie empruntera de l’argent au FMI à partir de 2022-2023 pour importer des biens alimentaires. Le régime aura perdu sa marge de manœuvre pour résister aux pressions politiques des USA et de l’UE pour introduire les réformes qu’ils souhaitent. C’est le scénario égyptien. Pour éviter ce scénario, Sellal a été relevé de ses fonctions et remplacé par Tebboune dont la feuille de route contient deux points : rétablir l’équilibre de la balance du commerce extérieur et diminuer les subventions de l’Etat.

En quoi les hommes d’affaires seraient opposés à cette feuille de route ?

 

Tebboune est un haut fonctionnaire socialisé politiquement à l’intérieur du régime qui n’a pas de culture d’Etat de droit. Il a pris une décision avec effet rétroactif qui interdit l’importation de certaines marchandises qui étaient déjà dans les ports. Il a bafoué un principe élémentaire du droit : une loi ou une décision administrative ne doit pas être rétroactive. Sa décision a encombré les ports et fait perdre des millions de dollars en bloquant des marchandises qui étaient dans les ports. Il a donné à ses adversaires, et ils étaient nombreux, le bâton pour le battre. Les milliers d’importateurs, dont certains sont alliés à des fils, des frères et beaux-frères de généraux, ont fini par convaincre un centre de décision qu’il portait atteinte à l’économie nationale.

Vous parlez de centres de décision. N’est-ce pas le Président qui a relevé de ses fonctions Tebboune ?

Je ne le crois pas, et beaucoup de gens à Alger se demandent si Bouteflika est au courant que Sellal n’est plus Premier ministre. Ses capacités physiques et mentales ne lui permettent pas de suivre l’actualité et encore moins de prendre des décisions importantes. Ceci dit, même s’il n’était pas malade, la désignation du Premier ministre lui échapperait, car elle ne relève pas des attributions réelles du Président. En Algérie, la Présidence est la façade légale par laquelle transitent des orientations et des choix politiques opérés en amont. La péripétie de cette fameuse directive présidentielle révélée par la seule chaîne TV Ennahar confirme cette caractéristique du pouvoir d’Etat. La question à poser est : pourquoi la présidence n’a pas utilisé le canal de l’APS comme d’habitude? La réponse est que le centre de décision qui contrôle l’APS aurait refusé de publier cette directive parce qu’elle n’avait pas le consentement de tous les centres de décision. J’émets l’hypothèse que cette directive n’est pas venue de la présidence, mais elle a créé le fait accompli. Les autres centres de décision ne pouvaient pas se permettre d’entrer publiquement en confrontation les uns contre les autres. Ce serait trop dangereux pour le régime et pour le pays.

Et si je vous disais que vous sous-estimez le poids politique de Bouteflika qui dirige la présidence par l’intermédiaire de son frère, que répondriez-vous ?

Je vous dirais que les centres de décision sont tous d’accord pour qu’en apparence le Président de la république exerce les prérogatives que lui donne la Constitution. Il est même théoriquement le Chef suprême des armées. Formellement, l’Algérie est un pays dirigé par un Président qui a tous les pouvoirs. Mais la réalité est autre et l’Etat algérien ne fonctionne pas à la Constitution. L’Algérie n’est ni un régime présidentiel, ni un régime parlementaire. Les rapports d’autorité dans la sphère de l’Etat ne sont pas institutionnalisés. Sinon un député ou un maire auraient une légitimité et une crédibilité politique ; or ce n’est pas le cas. Par ailleurs, la légende, car c’est une légende, que le Président et son frère décident de tout, permet de fixer le mécontentement sur ces deux personnages, et de détourner l’analyse sur les causes de l’inefficacité de l’administration gouvernementale. Il faut savoir qu’il y a des gens qui sont payés par le budget de l’Etat pour dire que tout ce qui arrive c’est la faute du Président et de son frère qui ont pillé les caisses de l’Etat. Mais même Bouteflika et son frère acceptent de jouer le rôle de personnages autocrates et corrompus, en contrepartie de privilèges matériels et de gratifications symboliques qui leur permettent de s’enrichir et d’enrichir leurs amis. Tant que la presse se focalise sur Said qui dit bonjour à Ali dans un cimetière, elle éloigne son regard sur les vrais décideurs qui portent une lourde responsabilité sur l’état de délabrement dans lequel se trouve le pays.

Revenons à cette fameuse directive ? Quelle serait son origine ?

 

Au sommet de l’Etat, dans le commandement militaire, il y a plusieurs centres de décision. D’habitude, ils passent par la Présidence pour donner un caractère institutionnel et légal à des orientations politiques ou décisions qui, en général, sont le fruit d’un compromis. Cette fois-ci, un centre de décision n’a pas respecté la règle non écrite qui régule les rapports entre les différents centres de décision au sommet de l’Etat. Cette directive n’est probablement pas passée par Ouyahia, qui gérait les services de la Présidence. Elle a été remise directement à Ennahar, chaîne de télévision privée. Rappelons que cette chaîne appartient à un groupe qui bénéficie de la protection d’un centre de décision au plus haut sommet de l’Etat.

Pourquoi avoir choisi Ouyahia et que pourra-t-il faire ?

Ouyahia est le parfait représentant de l’élite civile cooptée par l’armée pour diriger l’administration gouvernementale. Il n’est fidèle ni à un centre de décision, ni à un clan, ni à un homme. Il est le haut fonctionnaire qui applique les compromis entre les différents centres de décision. C’est la raison pour laquelle il a survécu à plusieurs crises, à la différence de nombreux autres responsables civils. Il a remplacé Tebboune avec la même feuille de route, mais il lui est demandé d’être pragmatique. Il comprend le souci des importateurs ; il possède lui-même des affaires florissantes. Il va cependant leur expliquer que leurs intérêts et ceux du régime sont identiques. Si les finances de l’Etat sont bonnes, et s’il n’y a pas de protestations sociales, ils feront des affaires et s’enrichiront encore plus. Si par contre le régime est en danger, ils seront les perdants. Il va donc chercher un compromis entre leurs intérêts et l’amélioration de la balance commerciale pour préserver la réserve financière estimée à quelque 110$ milliards. Va-t-il réussir ? Ceci est une autre question.

Quelle conclusion tirer de cette mini-crise ?

Cette mini-crise estivale montre encore une fois à quelle rationalité obéit l’élite dirigeante dont la culture est encore marquée par la clandestinité, héritage du mouvement national. En effet, c’est la même crise qui se répète toujours, et c’est celle qui oppose le PPA clandestin (aujourd’hui le commandement militaire) à la Présidence et au Gouvernement qui jouent le rôle de l’ancien MTLD. Il est vrai que l’Etat algérien a été créé par l’ALN dont se prévaut l’ANP. Mais les élites militaires doivent avoir le sens de perspectives historiques, et renoncer graduellement à la légitimité de désigner le président, les membres du Gouvernement, de distribuer des quotas aux partis à l’Assemblée nationale…L’armée devrait renoncer à s’identifier au régime et devrait s’engager à défendre la Constitution en plus de son rôle traditionnel de protéger les frontières du pays.

Comment arriver à cette situation ?

Satisfaire la revendication formulée par Aït Ahmed en 1963 d’une assemblée constituante élue à la proportionnelle. Elle écrirait non pas une constitution parfaite et inapplicable, mais une constitution qui correspond à la réalité politique du moment, avec comme principe de base la sanction électorale pour les partis et les élus. Nous devrions suivre l’exemple de la Tunisie sans avoir à passer par un changement violent de régime. L’armée a donné naissance à cet Etat et, telle une mère jalouse, elle refuse qu’il grandisse et qu’il appartienne à la société. C’est que j’appelle l’absence de perspectives historiques.

Je voudrais ajouter deux mots. L’armée ne devrait pas craindre la liberté de la presse et l’indépendance de la justice. Une presse libre et une justice indépendante renforceraient la crédibilité et même l’efficacité de l’administration gouvernementale. N’est-ce pas l’objectif de l’armée pour éviter les émeutes ?

Lahouari Addi, dernier ouvrage paru : Radical Arab Nationalism and Political Islam, Georgetown University Press, Washington DC, juillet 2017, version française chez Barzakh, Alger, septembre 2017

Propos recueillis par Amar Ingrachen


Nombre de lectures : 15595
57 Commentaires sur cet article

Répondre à Fateh Cliquez ici pour annuler la réponse.

*

*

  • Lahouari Addi: »Dire que le Président Bouteflika et son frère décident de tout est une légende » – nublaxity africa
    21 août 2017 at 15 h 05 min - Reply

    […] read at source […]




    0
  • Hamid Belaïd
    21 août 2017 at 15 h 45 min - Reply

    Moi je considére (et çà n’engage que moi) que Lahouari Addi et Said Sadi sont parmi les intellectuels algériens les plus affûtés qui connaissent le fonctionnement du système politique algérien. Leurs analyses sont implacables à ce sujet ! je ne veux nullement dire dire par là que Lahouari Addi et Said Sadi sont du même bord politique ou quoique se soit, bien sûr !

    Mais je dis çà parce que lors de la présentation du livre de Said Sadi sur Chérif Kheddam, au café théâtre de Bejaia, certains d’entre nous ont eu la chance et le privilège de discuter quelques minutes et d’une manière non officielle avec lui après sa conférence. J’ai trouvé à peu de chose près la même argumentation que celle de Lahouari sur les récents développement de la situation politique de notre pays, et pourtant ils ne sont pas du même bord politique ou du même bord partisan ! C’est peut-être juste un hasard.

    Merci en tout cas à Lahouari Addi pour cet entretien-interview.




    14
  • Hamza safi
    21 août 2017 at 16 h 43 min - Reply

    Bonjour Si Houari, vous vous êtes exprimé au moment opportun, je vous remercie d’avoir dit les quatre vérités.N’en déplaise à certains que se confinent derrière un langage confus et opaque. Parlez vrai c’est remplir sa fonction devant dieu et la patrie.Mais dire ce qui n’est pas juste pour plaire à sa majesté le roi.Dire qu’un handicapé moteur impuissant de prononcer un seul mot depuis plus de trois ans dirige le pays est dénué de tout fondement ou bien il faut être amnésique pour croire à ce scénario.




    7
  • rachida
    21 août 2017 at 18 h 07 min - Reply

    La relève est déjà en place c la progéniture qui hérite de la toile tissée résistera t elle ? C une autre question.
    Quant à ouyaya c le trumpiste mais de l après sale guerre.




    5
  • kaci Seddiki
    21 août 2017 at 18 h 30 min - Reply

    Je souscris totalement à cette analyse, combien précieuse de notre ami Lahouari Addi, qui est pour moi (je l’ai déjà souligné) un honneur -avec certains autres collègues-de notre pays.
    Je dois ajouter une petite anecdote,telle que recueillie: Abdelaziz Bouteflika ignore même que Sellal n’est plus 1er ministre! Tebboune a été nommé par Said Bouteflika ,qui ,dans un moment de ferveur alcoolique, lui aurait ordonné de s’en prendre à Haddad et consorts ,disant ceci-à peu prés : il faut les briser, pour qui se prennent t’ils?
    Mais une fois les vapeurs dissipées, les choses sont revenues à leur état « naturel »




    8
  • Abdellah Chebbah
    21 août 2017 at 20 h 03 min - Reply

    Bonjour Messieurs, Dames.

    Ce que je dirai à notre ami Lahouari c’est que ce n’est que son point de vue. Tout le monde actuellement spécule et essaye de deviner le fonctionnement du système politique en Algérie. Tant qu’ on joue à cache-cache avec un adversaire invisible, qui se cache derrière un rideau, toutes les suggestions seront valables. Moi je sais une chose, je regarde la réalité et je me dis quelque soit ce pouvoir, bon ou mauvais, Boutéflika ou Kaddour, les résultats sont chaotiques et mêmes suicidaires. Il faut qu’ils partent, point barre.




    11
  • soussou
    21 août 2017 at 21 h 38 min - Reply

    Ah!notre,ami Lahouari Addi,c’est le père de la « régression féconde »!
    Thème que certains n’aiment pas du tout!Qui dit grosso modo:que sans les islamistes dans l’opposition,il n’y aura pas de transition démocratique dans les pays arabo-musulmans.
    « La seule voie et celle des urnes et de l’alternance électorale à laquelle ils perdront en popularité après avoir intégré les notions de sujet de droit et l’état de droit dans leur culture politique ».
    Cette carte de la « régression féconde » est-elle encore jouable!?




    5
  • fateh
    21 août 2017 at 22 h 05 min - Reply

    Une analysé respectable tant, j’imagine que c’est fait sur des bases informatives et Analytiques .Quand je lis Mr ABdellah Chebbah en fin de commentaire « qu’ils se cassent point barre  » c’est fuir la réalité et tomber dans la facilité .
    Mr Lahouari a raison sur la profondeur du probleme ccar faire debarquer des clans sans savoir qui est à la tete de ce pays reviendrait à accepter une constante c’est à dire aucun changemet de fond ou un changement de facade comme celui qu’on vit depuis 62 … AD vitam




    3
  • Abdellah Chebbah
    22 août 2017 at 3 h 49 min - Reply

    En réponse à Monsieur Fateh. La question posée à Monsieur Addi est qui détient réellement le pouvoir en Algérie. En ce qui me concerne, c’est le dernier de mes soucis. Je me suis fait très bien comprendre sur cela. Maintenant qu’adviendra t-il par la suite ¸ ça c’est une autre question à laquelle nous y pensons tous. L’important pour le moment c’est de chasser ce système pourri. C’est le système tout entier qu’il faut changer où aucun clan ne restera. Pour cela des solutions pacifiques et démocratiques existent et croyez-moi il y a bon nombre de gens qui y pensent déjà. Le peuple Algérien n’est pas dupe. La constituante dont en parle Monsieur Addi est une des voix. Enterrer le FLN à El-Alia avec ses fondateurs en est une autre. Récupérer la diaspora intellectuelle que se trouve à l’étranger fait partie aussi de la solution. Je peux en citer à la pelle.




    7
  • abed
    22 août 2017 at 8 h 03 min - Reply

    1. @ Hamid Belaid: ne pas mettre S. Sadi et H. Addi sur le même pied d’égalité. Le 1er a joué au docteur Jekyll en participant activement a l’arrêt du processus électoral en 1991. Le 2eme est un intellectuel au sens propre du terme.
    2. Il y’a une autre dimension a ajouter a l’analyse de Addi: le régionalisme. Les 3 composantes de la tripartite de même que la quasi totalité des prédateurs sont originaires d’une même région du pays. Coïncidence ?




    8
    • Hamid Belaïd
      22 août 2017 at 16 h 31 min - Reply

      @abed, ce que tu dis là n’intéresse que toi ! Moi j’ai simplement dit que j’ai entendu dire Said Sadi à peu près la même chose que chez Addi en terme d’analyse de la situation politique ! j’ai même précisé « et pourtant, ils ne sont pas du même bord »!

      Donc, s’il te plait ne jouons aux … « capricieuses » pour ne pas dire autre chose. Moi je sais que les intellectuels peuvent discuter entre eux sans s’exclure ou s’entretuer mutuellement ! COMPRITO !!

      Si pour toi Addi est un intellectuel au sens propre, et bien tant pis pour Said Sadi. Mais il continuera comme Addi, et j’en suis sûr, à écrire des livres (bons ou pas bons), à s’exprimer (bien ou pas bien), à donner son avis (bon ou pas bon) etc… etc… Un intellectuel ne meurt jamais sauf le jour où Dieu aura décidé de son …dernier souffle ! Mais c’est Dieu seul qui en a le pouvoir, pas nous pôvre humain !




      15
    • Souhila Kartout
      22 août 2017 at 17 h 29 min - Reply

      Cher compatriote @abed. Ah bon !! Parce que toi tu penses que l’arrêt du processus électoral est une injure à Dieu et qu’il fallait laisser le FIS gouverner dans une république islamique algérienne, régit par le seul Coran et la charia, avec son armée « islamique » etc.. etc… . Et que fais-tu alors de toutes les contraintes vis-à-vis d’une partie de la population qui ne souhaitait pas vivre comme le veut le FIS ??? Bon, il est vrai que le FIS a une le plus grand nombre de voix au premier tour des élections, mais est-ce que son projet de société n’était pas une aventure un peu risquée pour le pays ! Si pour toi la seule solution ou la solution idoine pour le pays c’est celle du FIS, c’est ton choix mais sache que ce n’est pas celui de tous les algériens et algériennes même s’ils sont en majorité des musulmans pratiquants (ou pas) ??

      Je te prie de lire très attentivement la proclamation du 1er Novmenbre 1954, et après je te donne un extrait de celui du Congrès de la Soummam.

      Dans l’appel du 1er Novembre, combien même les rédacteurs voulait à l’indépendance une république algérienne dans le « cadre des principes islamiques » (ou dans la culture islamique, et c’est tout à fait normal puisqu’on baigne et vit dans la culture islamique, mais ces rédacteurs n’ont jamais parler de « république islamique » puisque tout de suite après ils ont ajouté explicitement, …une république …. « dans le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions».

      Je sais que les partisans islamistes ou les arabo-islamistes exclusivistes éludent cette deuxième partie, comme le FIS d’ailleurs. Si tu es contre cela, cela veut dire que tu es contre l’appel du 1er Novembre !

      Dans la plate forme de la Soummam, il est stipulé dans un de ses paragraphes que «la révolution algérienne est une lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation et non une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique de l’humanité et non un retour vers le féodalisme. C’est enfin la lutte pour la renaissance d’un Etat Algérien sous la forme d’une république démocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’une théocratie révolues.».

      Moi je pense que ce n’est pas le programme du FIS qui est l’apanage ou la panacée pour le pays, et on aurait mieux fait de s’inspirer de l’appel du 1er Novembre et du Congrès de la Soummam pour construire notre société à l’indépandance. La religion à sa propre place respectable qu’il faut séparer de la politique, tout aussi respectable ! Ces deux textes ne sont pas contradictoires, ils sont au contraire complémentaires et çà aurait arrangé tous les algériens à l’indépendance quelque soit leur croyance, leur non croyance, leur conscience, leur ethnie, leur langue et leur culture, dans la tolérance et le respect de toutes les minorités. Le pouvoir de 1962 et le clan d’Oujda en ont décidé autrement et on connait le résultat ! En 1991, le FIS a voulu en rajouter une couche !

      Si toi cher compatriote @abed, tu refuses aussi bien le premier texte que le second pour n’adhérer qu’à la « plate-forme » du FIS , c’est ton choix , mais sache que ce n’est pas celui de la totalité des citoyens algériens, pourtant en majorité … musulmans (pratiquants ou non pratiquants) !

      Pardon pour cette sortie du sujet, ce hors sujet, mais je le fais parce que tu as vite politisé le débat fort intéressant soulevé par Addi Lahrouari !




      16
      • Alilou
        26 août 2017 at 5 h 04 min - Reply

        Rien à rajouter…crystal clear.

        Bravo…..dans les règles de l’art. Je range mon bazouka




        2
      • Adam
        27 septembre 2017 at 4 h 16 min - Reply

        Barak Allahou Fik S. Kartout! Content de lire votre commentaire. Belle réponse, « fi mahalliha « et avec la barre haute. Et merci pour le complément d’informations très interessant à juste titre.




        1
  • labied
    22 août 2017 at 9 h 53 min - Reply

    Bonjour; Pas d’évolution donc! on est resté dans les points de vues et les critiques aux autres, même si sont une catastrophe a mes yeux, aucun projet politique n’est avancé; on est toujours spectateurs!




    3
  • lyes Laribi
    22 août 2017 at 11 h 18 min - Reply

    Ce ne sont pas les solutions qui manquent mais comment arriver à les imposer ? D’une autre façon, comment faire pour les dégager ? Les manifestations Pacifiques ont été tout le temps réprimer dans le sang. La preuve plus personne ne manifeste dans les rues d’Alger en dehors des imbéciles du football. Pour cela, il faut avoir la patience et accepter le sacrifice mais entre nous qui est prêt à se sacrifier pour un peuple dont tout le monde pense que c’est du GHACHi ( reprenons l’expression du DRS propagé par ses valets politiques). La deuxième, vous la connaissez mais …
    Ceci dit même si je reste persuader que le jeu est à Paris et non à Alger. Pour moi,il faut reconquérir l’indépendance et pour cela il faut des patriotes de la trempe de Ben m’hidi, Abane, Ben Boulaid…




    10
    • Alilou
      26 août 2017 at 5 h 12 min - Reply

      Personne ne va laisser sa peau pour du ghachi….et c’est vrais nous somme du ghachi….combien d’algériens sont capable de comprendre le sens du terme être un citoyen ??? 0.5 – 1 % de 45 millions.

      La preuve rappelez vous 2001 ….2.5 millions de citoyens ont marché sur Alger….le ghachi est sorti leur jeter des pierres et les sabres et couteau et les insultes et le koufars ont surgit de toute l’Algérie car la pokemania à déjà fait son effet….alors de vous a moi le terme ghachi on le mérite amplement…..

      PS: il faut être un ghachi pour laver sa voiture dans la mer et le pire est de faire bénir son mouton de l’aid dans la mer…ça ne se passe qu’en Algérie




      4
  • Mohamed K
    22 août 2017 at 12 h 06 min - Reply

    A Monsieur Abed
    Curieuse votre commentaire , Les 3 sont de la même région ,on a tous compris ,c’est un raccourci vite fait ; sans aucune lecture ni profondeur,combien même si ces 3 sont d’une région ,l’intelligence aurait été de dire ces 3 ne représentent qu’eux même à l’image des autres gouvernants d’autre régions ,ni plus ni moins et ne représentent nullement leur régions et encore moins les kabyles ,je pense que vous n’avez pas saisi l’analyse de Mr Lahouari ,
    un conseil proposez des idées au lieu de réfléchir comme ce pouvoir
    Mohamed K




    3
  • fatma
    22 août 2017 at 12 h 48 min - Reply

    Tout d’abord je suis heureuse au même titre que les autres intervenants de lire de nouveau une interview de Mr ADDI L’houari, dans ses interventions il est toujours instructif et surtout positif, en d’autres termes il ne laisse personne indifférent. Par ailleurs je tiens à dire que je suis également ravie du niveau et de la qualité des débats, je pense que c’est de cette façon qu’on peut s’entendre et trouver une solution au marasme dans lequel se débat notre pays depuis plus de 50 ans. Enfin et pour ma part, j’adhère totalement au point de vue de Mr Abdellah Chebbah car je suis persuadée qu’il n’y a rien à espérer de ces gangsters, seulement comme le dit si bien Mr Lyes Laribi « Ce ne sont pas les solutions qui manquent mais comment arriver à les imposer ? » Voilà la vraie question.
    Bonne journée à tous




    10
  • wahid
    22 août 2017 at 16 h 00 min - Reply

    Rien n’a changé depuis

    Le putch de Ben bella (et le Clan d’Oujda) sur le GPRA été 1962
    https://www.youtube.com/watch?v=SWy_ivKPVHU

    Passage de la video 1:20 ……..2:22

    Un an après l’Algérie de Ben Bella
    https://www.youtube.com/watch?v=r22Vn-CnyFA

    Passage de la video 7:05 ……..13:02

    2
    Alger quelques années après l’indépendance.
    https://www.youtube.com/watch?v=uSFhuigxUX8

    Passage de la video 1:40 ………2:00

    3
    Histoire du pouvoir algérien -De 1962 à 1975
    https://www.youtube.com/watch?v=tLfCITvP9DQ

    Passage de la video 2:40 ……..3:36




    0
    • wahid
      25 août 2017 at 21 h 54 min - Reply
      • wahid
        30 août 2017 at 15 h 24 min - Reply

        http://www.radiowatani.com/2011/10/1.html

        اتصل في الحين بنائبه، وزير الدفاع، العقيد « بومدين »، وكانت تجمعني به علاقة احترام، فأنا الذي استقبلته، في الحدود الجزائرية ـ التونسية، في أواخر صائفة 1962، بعد أن تأزمت العلاقة بين قيادة الأركان والحكومة المؤقتة، وجئت به إلى مدينة خنشلة، حيث قضينا الليل هناك، في منزل المناضل « بوزيان »، وفي الصباح غادرنا إلى مركز الولاية القريب من غابة الابراجة، حيث كان قائد الولاية « سي الطاهر الزبيري » في الانتظار.

        كانت فرصة ثمينة، أني تعرفت وتحدثت طويلا مع قائد الأركان الذي أصدرت الحكومة المؤقتة قرارا بعزله.
        قلت، اتصل به بن بلة، ليقول له، إنه لا يريد أن يراني مرة أخرى في اللجنة المركزية. كان الرئيس بن بلة يعتقد خاطئا أنني تدخلت بإيعاز أو تنسيق مع قيادة الجيش، التي لم يكن يطمئن لها، ولا هي تطمئن له. وفي اليوم الموالي، اتصل بي « سي الطاهر »، وأخبرني أن بن بلة لا يريد أن يراني مرة أخرى في قيادة الحزب، وأن بومدين يقترح عليّ العودة إلى الجيش كنائب للعقيد عباس بكلية شرشال؛ حيث كان العقيد عباس، رحمه الله، من أعز أصدقائي وأخلصهم، حتى وافته المنية.

        http://www.echoroukonline.com/ara/articles/86306.html

        ليلة اختفاء العقيد زبيري
        في يوم 12 ديسمبر، رتبنا نحن الأربعة موعـدا مع الرئيس بومدين، للفصل في قضايا ثلاث:
        أولا – الاتفاق على فترة زمنية نسلم فيها الحكم لسلطة مدنية، عن طريق انتخابات حرة، أو مؤتمر للحزب.
        ثانيا – استئناف مجلس الثورة لاجتماعاته في هذه الفترة.
        ثالثا – تسوية وضعية سي الطاهر الزبيري.

        في سنة 1978، زارني في مقر الحزب، بعد وفاة بومدين، وكنت وقتها المسؤول التنفيذي المكلف بالحزب، زارني الأخ « الطيّبي العربي »، عضو مجلس الثورة، ووزير الفلاحة سابقا رحمه الله.
        قال لي أنتم تجهلون شيئا مهمّا وخطيرا يتعلق بليلة 19 جوان 1965، ليلة أن كنتم تقودون عملية من أخطر العمليات، وكنتم بين الحياة والموت… كانت مجموعة أخرى من أعضاء مجلس الثورة، وذكر لي أسماء: بومدين، ومدغري، وبوتفليقة، وقائد أحمد، والشريف بلقاسم، وشابو عبد القادر. قال لي إن هؤلاء أحضروا طائرة في المطار العسكري ببوفاريك، تحسّبا لأي طارئ، قد يُفشل العملية.
        لم يتعرّض « الزبيري » لهذا، غير أن الطيّبي العربي كان واثقا مما يقول. ولقد أكدتْ هذه العملية، مرة أخرى، أننا كنا نحن قيادات الداخل، نصنّف دائما في خانة الأنصار وغيرنا في خانة المهاجرين، فهم الأمراء كما قال « أبوبكر الصديق » رضي الله عنه.




        0
  • fatma
    22 août 2017 at 22 h 16 min - Reply

    Bonsoir à tous.
    J’ai remarqué que les débats sur les divers sujets traités dans ce site ou ailleurs, virent presqu’inévitablement au problème identitaire et /ou religieux. C’est comme une blessure ou une maladie qu’on n’a jamais soignée et qui nous empoisonne toujours la vie. Vous avez tous remarqué qu’ici même, alors que les discussions portaient sur l’interview de Mr ADDI, quelques intervenants n’ont pas résisté à l’envie d’introduire ces deux concepts qui font polémique dans ce débat. Mon intention n’est pas de les critiquer et encore moins de les condamner, loin s’en faut, car mis à part les extrémistes personne ne peut ignorer l’existence de ces problèmes. Je n’ai nullement l’intention de rentrer dans les détails, je constate seulement que les graves problèmes que connait notre pays ne pourront jamais trouver de solution s’il on continue d’ignorer ces deux épineuses questions ou à faire semblant de les avoir réglées. Je suis sortie du sujet initial mais je pense que l’un ne va pas sans les autres, du moins je crois.




    7
  • Tahar Benzegala
    22 août 2017 at 23 h 58 min - Reply

    Je n’ai pas saisi les sens de ce passage. Quelqu’un pourrait-it expliquer, SVP?

    « Le régime aura perdu sa marge de manœuvre pour résister aux pressions politiques des USA et de l’UE pour introduire les réformes qu’ils souhaitent. C’est le scénario égyptien. Pour éviter ce scénario, Sellal a été relevé de ses fonctions et remplacé par Tebboune … »




    1
  • Mohammed
    23 août 2017 at 0 h 22 min - Reply

    S’agissant de « Nous »,justement,Nous:les Lettrés,qu’est-ce qu’on fait actuellement?

    On parlote,on jacasse,on fantasme,on triche,on s’amuse,on hait,on aime on déteste,on crache,on vomit,on réagit,on se bombe le torse,on distribue de bons et de mauvais points!Pour qui? Pourquoi?

    On choque,on déchoque,on sème la haine,on récolte les épines,on se balance dans le vide,on fait des acrobaties sans se déplacer,on se bouscule,pour rien,dans le vide,le néant..

    Allez-y savoir pourquoi on fait tout cela?
    Parce que,simplement,on ne s’estime pas,on ne respecte pas les idées de l’autre,notre semblable,un être humain comme nous,on n’écoute pas,on ne comprend pas.Et,si on n’écoute pas bien l’autre,on ne pourra jamais le comprendre.
    On est formaté par telle ou telle idéologie sans laisser d’espace pour d’autres perspectives sociologiques!

    Alors que l’Être Humain est condamné à vivre en Société,c’est une fatalité qui s’impose à lui,c’est un animal social par sa propre nature,c’est son destin.
    Sans cela c’est son en existence-même qui est vouée à la perte.
    C’est pour cela que chaque groupe d’individus,chaque tribu,chaque peuple, et toute nation devrait avoir des principes de vie sur lesquels on est obligé de trouver un « minimum »de Consensus,d’entente,d’entraide,ou de compréhension.

    Revenant à nous autres lettrés de l’Algérie d’aujourd’hui.
    Sans un Consensus entre nous,on ne peut faire ni Opposition Crédible,ni Révoltes,ni Révolutions face à un régime corrompu et corrupteur(qui se plait dans sa tour d’ivoire complètement coupé du peuple).
    Ni Proposer des Solutions Valables et Viables pour notre temps et notre espace(car l’Algérie de 2017 n’est ni celle de 1954 ni notre monde celui d’hier)afin de faire déguerpir nos tyrans et leur système!
    Donc commençons par Trouver ce Consensus comme socle de travail.
    Et arrêtons de délirer et de prendre les vessies pour des lanternes ou de prendre nos désirs pour des réalités pour ne pas tomber dans le piège du « Folklore Virtuel »
    pareillement que celui de la « Danseuse du Ventre »montrée à la télé pour Chauffer la Galerie.




    5
    • Hamid Belaïd
      23 août 2017 at 18 h 28 min - Reply

      Monsieur @Mohammed, cher compatriote non je regrette mon frère de vous dire … qu’on ne parlote pas,qu’on ne jacasse pas,qu’on ne fantasme pas, qu’on ne triche pas, qu’on ne s’amuse pas,qu’on ne se hait pas, qu’on ne crache pas dessus,qu’on ne vomit pas, qu’on ne bombe pas le torse,qu’on ne distribue pas de bons et de mauvais points ….. mais plutôt qu’on échange des points de vus tout simplement sur la situation politique de NOTRE pays ! c’est ce qu’on appelle le débat démocratique. Et sur ce point Le Quotidien d’Algérie et son modérateur Monsieur Sidhoum nous y aide et peut être considéré comme un apport, une sorte école pour se faire et se réaliser !

      On a besoin de pédagogie démocratique, d’exercice démocratique, de liberté de pensée, de liberté de conscience, de liberté de presse ! Qu’importe les avis puisqu’il y a possibilité de contredire chez d’autres intervenants ! On en marre de la pensée UNIQUE du FLN de 1962 et du clan d’Oujda qui a importé cette pensée UNIQUE avec lui en 1962.

      Avec tous mes respects !

      PS : chère @Fatima, malgré tout ce qu’on dit on reste quand même quelque part dans le sujet de l’interview de Addi !




      8
  • Malika
    23 août 2017 at 14 h 26 min - Reply

    Said Sadi est un intellectuel et je ne suis pas kabyle.
    Mr Lahouari, j’ai cette manie de ne pas lire les intellectuels qui parlent de l’Algérie tout en vivant ailleurs. On veut des solutions, les analyses on en a bavé et on sait tout cela, personnellement je n’ai rien appris de plus que ce que je sais déjà. Alors avec tout mon respect (je suis une intellectuelle moi aussi) proposez des solutions à ce pays en chute libre ! commencez déjà par rassembler tous vos pairs de France, du Canada, … et rentrez enseigner vos savoirs à l’Université algérienne, avec nos salaires et nos conditions humiliantes de vie, là seulement, vous deviendrez audibles. MERCI.




    9
    • Hamid Belaïd
      23 août 2017 at 18 h 38 min - Reply

      Chère @Malika,tu es horrible avec ta phrase … « j’ai cette manie de ne pas lire les intellectuels qui parlent de l’Algérie tout en vivant ailleurs. » Non mais tu es qui pour dire que seul les algériens qui vivent en Algérie ont le droit de parler de leur pays ! Que fais-tu des 7 millions d’Algériens qui ont ou pas la double nationalité et qui vivent pour une raison ou pour une autre à l’Étranger ! Je crois que tu devrais vite demander une carte du parti FLN, car ils parlent tous comme toi dès qu’ils n’ont rien à dire, dès qu’ils n’ont aucun argument pour faire taire les autres.

      PS : tu t’exprimes toi aussi ici sur LQA alors je suis persuadé que toi aussi tu ne vis pas en Algérie, c’est criard !




      9
    • Mouloud Belabed
      23 août 2017 at 18 h 54 min - Reply

      @Malika, moi je suis par contre un kabyle et je peux te dire que tu dis là des bétises grosses comme ta tête !

      Que se soit Mr Lahouari qui enseigne à l’étranger ou Mr Sadi Sadi qui vit en Algérie, se sont pour moi des intellectuels ALGERIENS que l’on doit juste apprécier (ou pas) par rapport à leur avis et leur analyse, pas plus ni moins !

      Tout ALGERIEN même s’il vit sur Mars est un ALGERIEN, et ce qu’il soit kabyle, arabe, musulman, athée, chaoui, mozabite, targui etc… etc…et même chrétien car il existe des algériens ..chrétiens !!! Eh oui ya nana @Malika!




      6
    • Fateh
      23 août 2017 at 22 h 57 min - Reply

      A malika l’intellectuelle !!
      Outre votre commentaire qui frôle le ridicule (je résume je vis à l’étranger donc je m’en fous…)ce qui m’a le plus interloqué c’est l’auto -octroi du titre (INTELLECTUEL)
      Ptit Rappel de ce que est un intellectuel
      :Un intellectuel est une personne dont l’activité repose sur l’exercice de l’esprit, qui s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses, de ses points de vue sur les sujets les plus variés ou pour défendre des valeurs, qui n’assume généralement pas de responsabilité directe dans les affaires pratiques, et qui dispose d’une forme d’autorité. L’intellectuel est une figure contemporaine distincte de celle plus ancienne du philosophe qui mène sa réflexion dans un cadre conceptuel.
      PS et surtout avec une grosse dose d’humilité
      Bien Cordialement Fateh Kassa




      1
    • ibou
      24 août 2017 at 16 h 55 min - Reply

      Merci Merci Malika vous avez exprimer votre point de vu, je respecte point.
      observation ; dans votre commentaire vous vous adressez a personne, l’algérie vraiment de ce peuple qui sait juste faire des remarques aux autres! les Turcs quant-à eux se jette volontier sous sur les chars pour sauver leurs démocratie, des images visibles sur TRT Haber encore Aujourd’hui, n’oubliez jamais qu’on a aussi un problème de peuple en algérie….




      2
      • ABOU DENERFS
        30 août 2017 at 16 h 10 min - Reply

        Il ya quelque années dans la foulée des « printemps arabes »,l’excellent dessinateur Slim a publié une planche (le Soir d’Algérie) dont laquelle il ironisait sur l’apathie du peuple algérien.Voici sa question: »Comment soulever le peuple algérien ? ».Et un type lui répond: »essayons avec cette grue à coté ! » Mais non !Peut-être qu’avec de la levure on va « soulever » ce peuple plongé dans un profond coma politique…En réalité les algériens ont été vaccinés contre la démocratie et la liberté par l’Etat algérien par le biais de l’arabisation revancharde et la ré-islamisation/version intégriste. Addi Lahouari avance avec des non-dits.Il sait très bien qu’il n y a pas d’opposition démocratique solidement ancrée et organisée au sein de la société.Il sait aussi que la culture démocratique et les démocrates sont des denrées très rares en Algérie?Car l’école algérienne arabisée et sinistrée ne forme pas des citoyens mais des croyants ou des zombies.




        2
    • Adam
      27 septembre 2017 at 4 h 48 min - Reply

      @ Malika « l’intellectuelle »! Votre commentaire m’est tombé dans la disgrace de continuer de vous lire jusqu’à la fin…
      Il y a deux sortes d’intellectuels:
      1- ceux que les personnes censées appellent à juste titre « intellectuels » car ils mettent leur plume ou leur verbe au service de la société dans laquelle ils vivent ou dont ils sont issus.
      2- Ceux qui se « proclament » intellectuels… Et vous comprenez que ce sont les « pseudo » intellectuels qui empestent l’air social et dont vous faites malheureusement partie.
      Mais de quelle « école » sortez-vous Madame l’Intellectuelle? Alors d’après vous, puisque je ne réside pas en Algérie que j’ai fuie durant la décennie noire, je ne serai pas « audible » à vos « oreilles ». Pauvre intellectuelle, heureusement, la majorité de mes compatriotes, femmes et hommes, reconnaissent au plus haut niveau l’importance de l’apport de la « diaspora » algérienne dans le monde, et que, la majorité d’entre eux, n’attendent que l’assainissement du climat politique en Algérie, pour qu’ils contribuent à bâtir une nouvelle Algérie, moderne et développée. Ce langage ordinaire émanant de la rue , à l’égard des Algériens vivant à l’étranger : « RENTREZ AU PAYS POUR FAIRE VALOIR VOS VALEURS » n’est pas digne de l’Intellectuelle que vous êtes. Mais bon, si ça peut calmer vos « ardeurs » et vos « brulures » à l’égard des Algériens de ce mappemonde, et surtout si ça vous fait plaisir, j’aimerai juste vous dire que je suis loin d’être un « Intellectuel », mais je suis un Algérien, du Canada justement, qui, aimerait et pourrait toujours amener sa pierre à l’édifice de l’Algérie, sans aucune contrepartie… mais surtout je n’ai pas besoin d’être « audible » pour vous, plus encore j’aimerai être « invisible » pour ceux et celles, comme vous, portez une ornière intellectuelle.




      3
  • wahid
    23 août 2017 at 17 h 43 min - Reply

    https://books.google.ca/books?id=JTWqCP3vJSwC&pg=PA1&lpg=PA1&dq=Etudes+du+Centre+de+D%C3%A9veloppement+Environnement+%C3%A9conomique+et+politique+de+l%27%C3%A9gypte…+Par+Weiss+Dieter,Wurzel+Ulrich&source=bl&ots=PqXYlwyf6A&sig=9J20A-0eLoS1g0601E0ONB4vsXs&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjyjsn74u3VAhWGfxoKHQX8C1YQ6AEINDAD#v=onepage&q=Etudes%20du%20Centre%20de%20D%C3%A9veloppement%20Environnement%20%C3%A9conomique%20et%20politique%20de%20l’%C3%A9gypte…%20Par%20Weiss%20Dieter%2CWurzel%20Ulrich&f=false

    Page 218 Premier paragraphe

    2
    Algérie : le secteur privé explose
    http://www.jeuneafrique.com/19534/economie/alg-rie-le-secteur-priv-explose/

    3
    Saïd Bouteflika, Ali Haddad, Abdeslam Bouchouareb : Le ciment de la corruption en Algérie
    http://cnpnews.net/2017/06/21/said-bouteflika-ali-haddad-abdeslam-bouchouareb-le-ciment-de-la-corruption-en-algerie/




    0
  • SEDIK
    24 août 2017 at 21 h 22 min - Reply

    Pour dire quoi….l’Algérie Est finit pour le peuple qui n’est au courant de rien. Et qui n’a pas le droit de s’exprimer librement..sinon….merci monsieur Lahouari Addi




    0
  • Malika
    25 août 2017 at 22 h 50 min - Reply

    Moi, je n’insulte pas vulgairement car je suis bien éduquée. Et je poursuis mon commentaire, tout comme vous :
    … et le comble, c’est que lorsqu’ils se savent bientôt mis en retraite, ils tentent alors le retour par cette voie. On en connaît pas mal qui ont réintégré l’université après l’avoir larguée dans les années 90, juste pour sauver leur petite peau. Désolée ce sont ceux qui ne se sont pas sauvés, qui ont un projet pour l’Algérie.
    Stop et fin, je ne vous répondrai plus, j’ai d’autres chats à fouetter.




    4
    • Hamid Belaïd
      26 août 2017 at 14 h 03 min - Reply

      @Malika, puisque vous parlez de ceux qui sont partis pour sauver leur peaux dans les années 1990, je pense que si vous, vous êtes restée en Algérie , c’est que soit vous étiez une citoyenne pas engagé du tout politiquement parlant, soit engagée politiquement ou sympathisante de la mouvance islamiste, soit du côté du pouvoir avec une protection rapprochée!

      NB : çà ne sert à rien de se fâcher et ne plus donner son avis ici sur LQA, car toute avis se respecte et grâce au droit de réponse et à la liberté de pensée, on fait vivre la démocratie ! Bon courage




      4
  • renard du desert
    26 août 2017 at 9 h 41 min - Reply

    Je compare la nomination de Tebboune à celle de Mazouzi (ex PDG de Sonatrach). Les deux ont servi de lièvres (avec probablement leur consentement) pour faire nommer des personnes très impopulaires à des postes clefs. On avait demandé à Mazouzi d’écarter tous les bons éléments de Sonatrach et à Tebboune d’appliquer la loi de manière rétroactive pour bloquer les ports. C’est la tactique de nomination en 2 étapes (par substitution). Les lièvres seront largement rétribués pour leurs services.

    La plupart des intellectuels écrivent pour les vivants et s’intéressent aux 2% de notre source de vie alors que nous sommes tous des morts en sursis condamnés par la politique de Chakib Khelil , l’homme qui a toujours dirigé 98% de notre source de vie depuis 2000 (les hydrocarbures). Un internaute a déclaré dans un commentaire que Chakib Khelil aurait dû démissionner en 2005 quand sa loi a été rejetée. Non, mes amis , la loi sur les HC de Khelil est passée, elle s’appelle ALNAFT. Cette agence a accompli sa mission de sabotage puisqu’il n’y a pas eu de renouvellement de réserves et qu’on n’aura plus d’électricité dans moins de 10 ans.
    On n’a pas voulu de Khelil comme premier ministre. Qu’à cela ne tienne, c’est son lieutenant qui dirigera le secteur et sera la tutelle d’un ministre de l’énergie (originaire de sa ville) qui n’a même pas le bac!
    98% de notre source de vie sous la coupe d’un ministre qui n’a pas le bac avec toutes les conséquences que l’on constate déjà: aucune médiatisation possible!!!

    Je défie Ouyahia de s’ingérer dans les affaires de ce secteur qui représente 98% de notre source de vie. Le ministre de l’énergie peut dormir tranquille.

    Nos journalistes sont autorisés à écrire sur les thèmes concernant les 2% qui restent. Ainsi, notre mort sera la résultante d’une crise énergétique programmée par Alnaft & co.
    Douze PDG nommés à Sonatrach depuis 2000, une fin en apothéose avec un repris de justice à Sonatrach et cela n’étonne personne. Le peuple algérien est un mort en sursis qui ne le sait pas encore!
    Lui qui était brave et fier est devenu un « ghachi » (gâchis) prêt à intégrer le califat qu’on lui prépare depuis 2 décénies.
    La crise financière va t-elle perturber ce complot dans la mesure où elle va révéler avant l’heure les impacts d’une chute brutale de revenus, les dangers du modèle économique et surtout menacer le financement de la rémunération des traîtres et des complices?
    Je suis d’accord avec le titre, le clan d’OUJDA ne fait que gérer une feuille de route imposée depuis l’ère de Chadli. Sid Kaci a publié de nombreux articles depuis qui sont toujours d’actualité. Il a prédit dans son article de 2014 (le complot) la chute des prix du baril et la nomination de Ouyahia comme Chef de gouvernement.




    4
  • wahid
    28 août 2017 at 22 h 10 min - Reply

    ………….etc…..au suivant

    https://www.nytimes.com/interactive/2017/07/07/opinion/sunday/07daoud-assad-arab-spring-syria.html

    1
    بقاء الأسد في السلطة يؤكّد أنّ أثمان الديقراطيّة باهظةٌ، لا بل باهظةٌ جدًّا.
    la perception que la démocratie est coûteuse – peut-être tres coûteuse.

    لنأخذ الوضع الجزائريّ مثالًا : إنّ الحكومة الجزائريّة محافظة جدًّا، وبوليسيّة ومتحالفة في الخفاء مع الإسلاميّين وهي تذكّر الشعب باستمرارٍ بالانتداب الفرنسيّ وذلك لتبيان أنّ اليد الأجنبيّة تشجّع على الحريّات بهدف زعزعة الأنظمة.

    يرى عبد العزيز بو تفليقة، الرئيس الجزائريّ أنّ الربيع العربيّ الذي طال مجموعة من البلاد العربيّة هو مجرّد « مؤامرات هدّامة »

    Une autre conséquence de la survie politique d’Assad est la notion selon laquelle la révolution invite à la prédation de l’étranger. Les élites politiques dans le monde arabe postcolonial, qu’elles soient conservatrices ou de gauche, sont encore allergiques au soutien étranger appuyant les appels locaux à la démocratie: le souvenir de la colonisation détruit ou presque toute forme d’assistance internationale avec suspicion.

    Par exemple, le gouvernement algérien – très conservateur, un état de police et un allié calme des islamistes – joue sur l’histoire du colonialisme français pour donner crédit à son affirmation selon laquelle « une main étrangère » ne fait que promouvoir la liberté pour les gens de mieux déstabiliser Les leaders.

    2
    فالعبرة الأخيرة القائلة إنّ الدكتاتور خيرٌ من الخليفة يصعب اقتلاعها لتجذّرها عميقًا لدى الرأي العامّ الشارعيّ العربي. فافتتاحيّات الصحف العربيّة ومواقع التواصل الاجتماعيّ تؤكّد أنّ وحشيّة داعش من مسؤوليّة التدخّل الغربيّ الذي فكّك الأنظمة الديكتاتوريّة التي شيّدت سدًّا في وجه التيّارات الأصوليّة.

    Enfin, il y a encore une leçon qui a déjà pris racine dans la rue dite arabe: Mieux vaut un dictateur qu’un calife.

    3
    فالعبرة الأخيرة القائلة إنّ الدكتاتور خيرٌ من الخليفة يصعب اقتلاعها لتجذّرها عميقًا لدى الرأي العامّ الشارعيّ العربي. فافتتاحيّات الصحف العربيّة ومواقع التواصل الاجتماعيّ تؤكّد أنّ وحشيّة داعش من مسؤوليّة التدخّل الغربيّ الذي فكّك الأنظمة الديكتاتوريّة التي شيّدت سدًّا في وجه التيّارات الأصوليّة.

    la dictature est un rempart contre le radicalisme et un gardien contre l’horreur.

    Le gouvernement de Bouteflika, par exemple, ne se lasse pas d’élever l’«expérience» de l’Algérie dans la lutte contre le terrorisme – un petit rappel à l’Occident qu’il doit choisir entre soutenir la dictature ou le chaos.

    Et, six ans après que Ben Ali a fui la Tunisie, un troisième effet de longévité du régime Assad: l’idée que la démocratie ne conduit pas à la liberté, mais à l’islamisme, on pourrait aussi s’accrocher à la stabilité d’un régime répressif.

    Mais est-ce vrai?

    Bien sûr que non. Ce sont les dictateurs qui, par la répression, produisent des islamistes et des djihadistes, qui menacent la stabilité, ce qui justifie un régime autoritaire. La dictature crée ce cercle vicieux.

    Momentairement, c’est le cas. Car le processus ne peut qu’augmenter: pour rester au pouvoir, les régimes autoritaires deviennent de plus en plus répressifs, déconseillent de plus en plus de personnes, qui peuvent ensuite être cooptées par les islamistes.

    Assad a gagné, mais il n’a gagné que le temps.

    D’autre part, quand il tombera finalement, il quittera la Syrie sans alternative. Les révolutions arabes n’auraient pas réussi à résoudre les choix difficiles entre le chaos et la stabilité, la répression et le massacre, la démocratie et la dictature.




    1
    • wahid
      29 août 2017 at 21 h 40 min - Reply

      Version FR du texte de Kamel Daoud publié en Arabe, Français et anglais dans le New York Times, JULY 7, 2017

      https://www.nytimes.com/2017/07/07/opinion/sunday/leffet-assad-dans-le-monde-arabe.html?mcubz=0

      Premier effet Assad, donc: la perception que la démocratie coûte très cher, peut-être trop cher.

      Une autre conséquence de la survie politique du président syrien est l’idée que la révolution peut nourrir la prédation internationale. Les élites politiques dans le monde arabe postcolonial, qu’elles soient conservatrices ou de gauche, restent allergiques à l’idée qu’un soutien externe vienne appuyer leur désir de démocratie locale: le souvenir de la colonisation frappe de soupçon toute assistante étrangère, ou presque.

      En Algérie, par exemple, le gouvernement — très conservateur, très policier, allié discret des islamistes — joue sur l’histoire de la colonisation française pour accréditer l’idée d’une «main étrangère» qui ne prônerait les libertés du peuple que pour mieux déstabiliser ses dirigeants.

      Pour le président algérien Abdelaziz Bouteflika, les printemps arabes sont des «complots dévastateurs».

      Enfin, une dernière leçon a déjà pris racine dans les opinions de la soi-disant rue arabe: un dictateur vaut toujours mieux qu’un calife.

      Assad a réussi à vendre aux occidentaux, mais aussi aux élites locales et aux opinions, le concept de la dictature-rempart au radicalisme, de gardien contre l’horreur.

      Le régime Bouteflika, par exemple, ne manque pas d’évoquer «l’expérience» algérienne dans la lutte contre le terrorisme — petit rappel à l’Occident qu’il a le choix entre soutenir une dictature ou subir le chaos.

      Six ans après la fuite de Ben Ali de Tunisie, voici donc le troisième effet Assad: si la démocratie aboutit non pas à la liberté mais à l’islamisme, autant s’en tenir à la stabilité d’un régime répressif.

      Mais est-ce vrai tout ça?

      Non, bien sûr. Ce sont les dictatures qui, par la répression, produisent les islamistes et les djihadistes qui posent la menace qui justifie l’autoritarisme. Elles créent un cercle vicieux qui leur profite.

      Enfin, momentanément. Car c’est une mécanique d’escalade: pour se maintenir, les régimes deviennent de plus en plus autoritaires, produisant de plus en plus de mécontents qui seront repris en main par ces mêmes islamistes.

      Assad a gagné. Mais seulement du temps.

      D’un autre côté, quand viendra enfin le temps où il tombera, il laissera la Syrie sans alternative. Les printemps arabes seront toujours sans solutions face à leurs choix difficiles entre chaos et stabilité, répression et massacre, démocratie et dictature.




      0
  • ABOU DENERFS
    29 août 2017 at 20 h 37 min - Reply

    Excellente analyse d’Addi Lahouari.Le constat est juste et pertinent.Ceux qui décident n’apparaissent pas et ceux qui apparaissent ne décident de rien,c’est Saïd Sadi qui l’a déjà dit il y a belle lurette.Mais la comparaison avec la Tunisie ne tient pas la route.La Tunisie possède un puissant courant démocratique et républicain qui est inexistant en Algérie.La société algérienne a été vaccinée contre la démocratie par une politique criminelle d’arabisation et salafisation menait tambour battant par des dirigeants incompétents,incultes et illégitimes depuis 1962.En l’absence de culture et d’alternative démocratiques,l’Algérie reste condamnée aux choix morbide entre le képi ou le qamis ou les deux à la fois pour très longtemps encore.




    2
    • laic meskine
      29 août 2017 at 22 h 49 min - Reply

      Ah!Bon,moi je croyais,honnêtement,que le peuple Algérien est vacciné(et pour de nombreuses années)par des massacres collectifs et les années de sang et de larmes qu’a vécues notre société.
      Ces crimes contre l’humanité pratiqués à grande échelle par un pouvoir assassin poussé dans sa folie meurtrière par les applaudissements « d’hommes boulitiques »,ceux-là mêmes qui prétendent faire des analyses politiques et/ou sociologiques,alors que dans un état de droit,leur place est devant une justice impartiale pour répondre de leurs actes et leurs maîtres de leurs crimes.




      3
    • Hamid Belaïd
      30 août 2017 at 17 h 04 min - Reply

      @ABOU DENERFS , pardon cher compatriote mais je pense que le cas de la Tunisie est un mythe démocratique ! C’est juste un brouillard démocratique car il faut savoir que le président actuel Mohamed Béji Caïd Essebsi devenant directeur de la sûreté nationale à la suite d’un complot contre Habib Bourguiba et qu’il a fait parti du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) du président Zine el-Abidine Ben Ali.
      Donc, arrêtons nos charrettes et nos chevaux car pour l’instant, jusqu’à preuve du contraire, je n’ai pas vu un pays véritablement démocratique émergé de pays arabo-musulman ! L’interlude où les islamistes ont cru prendre le pouvoir « démocratiquement » est une manœuvre habile des vrais détenteurs du pouvoir, à savoir l’armée, alliée aux intérêts géopolitique occidentaux ! C’est en raison de l’intégration des islamistes au pouvoir en Tunisie à la suite d’une élection que tout le monde a cru à la naissance de la démocratie et de la liberté en Tunisie ! Tout çà c’est du khorti. Pardon pour ma rugueuse sentence !Le jour où le pouvoir politique d’un pays , qu’il soit islamique ou islamiste ou communiste, ou capitaliste ou autre, respectera la liberté de chacun, la liberté d’opinion, la liberté de culte, la liberté de conscience, l’État de droit, les minorités, alors on pourra dire qu’on est dans un pays de liberté, de démocratie et d’émancipation du peuple !Sinon , c’est kif, kif bourricot !




      6
      • ABOU DENERFS
        30 août 2017 at 19 h 46 min - Reply

        La Tunisie fait exception en Afrique du Nord,c’est un exemple de transition démocratique auquel je souhaite une irréversibilité.Nous ne pouvons pas juger de l’expérience tunisienne qu’à long terme.L’avenir nous dira si la Tunisie a définitivement basculé dans la démocratie,je que je souhaite de tout cœur.Ce pays qui a fit fin à la dictature de Ben Ali est entouré de pays non démocratiques qui voient d’un mauvais l’expérience tunisienne.On peut dire que la Tunisie en période d’essai démocratique qui reste à confirmer sur le long terme.




        1
      • Rachid Mebarki
        31 août 2017 at 16 h 48 min - Reply

        Je suis d’accord avec vous dans votre réponse à @ABOU DENERFS pour dire que la démocratie dans un pays arabo-musulman, c’est de l’utopie ou du « khorti » pour reprendre votre terme ! Avec la façon dans le Coran est interprété dans ces pays, la multitude des interprétations et des pratiques, il est impossible de pratiquer la démocratie au sens du respect de la liberté de consience, de pensée de chaque citoyen et de l’Etat de droit puisque si on n’applique pas la charia, on est taxé de « kofr » et d’ennemi de la Oumma et on va droit à l’enfer …. avant même d’aller dans les cieux, le domaine de Dieu !

        Pourtant le Coran est d’une profondeur et d’une richesse inouïe sur les aspects de tolérance, de respect des autres religions et de la liberté de conscience de chacun d’entre nous !! Mais nos gouvernants, nos dictateurs, nos monarques et bien sûr ce qu’on appelle les islamistes (différent de musulman) ne l’entendent pas de cette manière ! On est foutu pour longtemps encore, je dirai même pour toujours !!




        3
    • Hamid Belaïd
      30 août 2017 at 17 h 17 min - Reply

      Sinon, je suis entièrement d’accord avec le reste de ton avis !




      4
  • Yassine
    1 septembre 2017 at 9 h 52 min - Reply

    A la lecture des commentaires presents ; je suis choque par l’absence totale de cullture du dialogue chez nos compatriotes le plus
    « cultives ».
    Au lieu d’argumenter ses propos en faisant appel a la raison et ce dans le respect des autres ; nous autres algeriens nous versons
    trop facilement dans l’emotion , la certitude de nos propos , la recherche pavlovienne de diminuer notre vis avis et de monter que nous sommes plus intelligents . Parfois cela verse cash dans l’insulte et l’injure .

    Il serait tant que l’ecole prenne en charge cette tare des algeriens , et d’apprendre a chaque eleve de prendre la parole en public et surtout d’apprendre a debattre pacifiquement !




    2
    • Hamid Belaïd
      2 septembre 2017 at 11 h 40 min - Reply

      cher compatriote @Yassine , je pense que le débat et les commentaires de chacun de nous tiennent la route ! Bon, on n’est pas en conférence de spécialistes, mais le niveau « labbès bih » à mon avis !Je ne vois pas où tu vois des tares ! isplikénou sil voupli !!!




      6
  • Hamid Belaïd
    6 septembre 2017 at 19 h 39 min - Reply

    Pour ceux qui veulent nous faire croire que la Tunisie est une exception démocratique arabo-islamique, je leur apprends que d’anciens ministres de Ben Ali reviennent au pouvoir dans la formation du dernier gouvernement !
    Démocratie, liberté, émancipation des peuples sans un pays dit arabo-islamique, c’est carrément mouhaal,abadène. C’est une utopie, c’est impossible !




    4
  • krimo
    11 septembre 2017 at 19 h 02 min - Reply

    Un Peuple qui n’est pas guidé par des intellectuels qui acceptent de se sacrifier pour un idéal (entre parenthèse démocratique puisque c’est à la mode occidentale, le Prophète Sidna Mohammed a prévenu: viendra le jour où vous les (les oxydentaux) suivrez comme des moutons, nous y sommes) est voué à subir le joug du premier dictateur imposé par la force. Et puis arrêtons de martyriser ce Peuple qui a toujours combattu l’injustice du pouvoir et acoompli ses devoirs au moment voulu. Aujourd’hui il a compris que les protagonistes soit disant « opposants » l’ont leurré puisque le pouvoir les a arrosés de ces bienfaits. Alors il dit FAQO, barakat. La mauvaise monnaie chasse la bonne c’est le revers de la dictature. Vos actes se retournent contre vous (Sidna Mohammed asws), faites comme voulez ce sera mal (Freud). Les choses bougeront quand la dynastie n’a plus de ressources (Ibn Khaldoun) le scénario se dessine petit à petit, mais les intellectuels doivent jouer leur rôle de combattre (par leurs moyens propres) la dictature d’où qu’elle vienne. L’analyse de Monsieur Addi est pertinente il faut aller au delà: conduire le Peuple vers son salut.




    0
  • Etta
    17 septembre 2017 at 18 h 47 min - Reply

    Analyse interessante de la situation actuelle, même si quelques points restent discutables, mais ça change du matraquage médiatique habituel si médiocre !




    0
  • Bendjeffal
    18 septembre 2017 at 20 h 11 min - Reply

    Une anlyse serieuse et coherente. Sauf que Mr Addi ne noud donne aucune precision sur ces centre occultes au sommet de l’Etat qui sont les vrais détenteurs du pouvoirs. Qui sont ils? Aussi la seule faille dons son analyse lorsqu’il considere que les hommes d’affaires n’ont pas la capacité politique de limoger le premier ministre Tebboun. Ce qui peut insinuer que les centres de décision occultes au sommet de l’Etat n’ont aucune relation avec les hommes d’affaires et les affaires en Algerie.




    1
  • omar
    23 septembre 2017 at 15 h 54 min - Reply

    ANALYSE LA PLUS PROCHE DE LA REELLE REALITE

    BOUTEFLIKA ET SON FRERE SONT DES SILHOUETTES POUR BERNER

    LES OISEAUX MIGRATEURS DESORIENTES!!!!!!!

    G/O fils de chahid dépité et pas député débouté




    1
  • Fechlane
    30 septembre 2017 at 22 h 22 min - Reply

    Les points noirs , les silences et les doutes qui s’ensuivent proviennent de ces trois facteurs , les algériens ayant pour nature de vouloir voir les véritables cartes du pouvoir pour y croire, car ayant été abusés à plusieurs reprises par plusieurs gouvernements notamment ceux qui sont derrière le rideau et de ce fait l’Algérie est le pays qui possède la médaille d’or dans le monde au sujet des assassinats des présidents sans pour cela que les coupables soient punis ou même dénoncés.




    0
  • Fechlane
    1 octobre 2017 at 0 h 15 min - Reply

    Cela signifie simplement qu’ils ne sont pas les seuls




    0
  • Benelhadj Mohamed El Hadi
    7 octobre 2017 at 10 h 21 min - Reply

    Superbe analyse. bravo




    0
  • Congrès du Changement Démocratique