Édition du
22 October 2017

Où en sommes-nous, et où allons-nous ?

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El Watan le 14.09.17 

Par Ali Yahia Abdennour

Militant des droits de l’homme

Du hold-up constitutionnel au hold-up électoral

Il faut aller à l’essentiel, porter un regard lucide sur la situation du pays, et dire la vérité. A son arrivée au pouvoir le 15 avril 1999, le président Abdelaziz Bouteflika a exprimé avec des trémolos dans la voix sa détermination de veiller à l’Etat de droit, à l’indépendance de la Justice, et de ne tolérer aucun dépassement. Les déclarations n’ont été que des professions de foi, des produits de propagande destinés à l’exportation et non à la consommation interne.

Le hold-up constitutionnel est annoncé en 2007 par Abdelaziz Belkhadem, chef de gouvernement : «Il faut restituer au chef de l’Etat toutes ses prérogatives. Le chef du gouvernement doit s’effacer pour permettre au Président d’être le véritable et unique chef du gouvernement.» La Constitution de 1995 initiée par le président Liamine Zeroual lui limitant la fonction présidentielle à deux mandats, a été amendée en 2008 pour un mandat sans limite, c’est-à-dire un mandat à vie.

Cette Constitution révisée par un homme et pour un homme dont le culte ne peut constituer l’idéal du peuple qui aspire à la démocratie, à la justice, aux droits de l’homme perd sa signification. Le danger est le pouvoir personnel et le culte de la personnalité.

Le hold-up électoral permet de poser la question suivante : les élections sont-elles utiles dans un pouvoir où l’alternance n’est pas possible de par la fraude électorale ? La question qui était posée aux Algériens en 2014 quand le président A. Bouteflika sollicita un 4e mandat était celle-ci : est-ce que vous croyez qu’il est catasrophique pour le pays de confier un 4e mandat au Président qui est sorti d’une hospitalisation de 90 jours de l’hôpital du Val de Grâce et des Invalides, souffrant d’une maladie grave et durable qui relève de l’article 88 de la Constitution ? Les quatre élections du président Bouteflika à la magistrature suprême n’ont pas dépendu du choix du peuple consacré souverain par la Constitution, mais du choix des décideurs de l’armée, du DRS en particulier, qui lui ont assuré à chaque élection par une fraude électorale massive qui est l’assassinat de la démocratie, une victoire à la Pyrrhus sans risque et sans gloire. Elu et réélu non pas dans les urnes mais par les résultats, le Président fait face à la question de son illégitimité. La voie des urnes est faussée et le suffrage universel qui est le fondement de l’accession au pouvoir parce qu’il garantit la liberté et la sécurité du scrutin est perverti par des élections closes quant à leurs résultats avant d’avoir commencé.

L’élection est un moyen d’expression de la volonté populaire, à condition de lui conférer la crédibilité par l’élimination de la fraude. Au-delà des élections truquées, c’est le problème du Président actuel qui est posé, son aptitude à incarner et diriger le pays.

Comment le président Abdelaziz Bouteflika a exercé son pouvoir

Quand le pouvoir en place est centralisé, contrôle tout et n’est contrôlé par personne, il n’existe pas de droit contre lui, il n’y a ni Etat de droit ni séparation des pouvoirs. Montesquieu a enseigné que «la démocratie reposait sur trois principes nettement séparés : l’exécutif, le législatif et le judiciaire. Quand les deux derniers se mettent au service du premier, il n’y a pas démocratie mais dictature». L’Algérie a vécu dans un pouvoir dont le soleil est le président Bouteflika et les partis qui le soutiennent avaient pour mission d’en réfléchir les rayons. Le Président imprime sa propre marque à la marche des affaires de l’Etat, et la totalité des grands dossiers relèvent de sa responsabilité.
Il est au-dessus des lois, a tous les droits, viole de façon délibérée, voulue, réfléchie, outrageante la Constitution. Il incarne la verticalité du pouvoir charismatique césariste. Il a fait main basse sur la pays, a imposé une politique néolibérale opposée au libéralisme, a servi les riches toujours plus riches, desservi les pauvres toujours plus nombreux, a redistribué les revenus et les richesses nationales de manière illégale, injustifiée, inacceptable, intolérable, qui ont fait la rupture avec les couches moyennes et populaires de la société.

L’inquiétude, la déception, le découragement, la frustration, le désarroi, la détresse habitent les gens. Une caste monopolise l’Etat et ses bénéfices, le transforme non seulement en instrument de domination politique, mais en source de pouvoir économique. La politique conservatrice du pouvoir a créé une société duale verticalement divisée, qui reproduit comme au temps du colonialisme une véritable hiérarchie sociale stratifiée.

Le FCE (Forum des chefs d’entreprise) s’investit dans la politique, se place au niveau des décideurs qui détiennent la réalité du pouvoir, cherche à asseoir la fortune de ses dirigeants et à conforter leur pouvoir. Tous les dirigeants des institutions de l’Etat expriment leur attachement indéfectible et leur fidélité totale au président Bouteflika.

Dans chacune des deux chambres du Parlement, les députés et les sénateurs en séance de travail se lèvent et acclament en chœur «l’homme providentiel, le guide suprême» dès que le nom du Président est prononcé. On se croirait en Corée du Nord. Le président Bouteflika est la président d’honneur du FLN qui applique le principe que Lassale recommandait à Karl Max : «Le parti se renforce en s’épurant». Purge au sommet et purge à la base. Les secrétaires généraux du FLN ne peuvent prétendre à la longévité politique. S’ils sont bien avisés, ils doivent méditer la leçon apprise par Louis XVIII : «Ce qui bouge trop meurt vite». Le pouvoir a conduit l’Algérie dans l’impasse, alors qu’elle a besoin d’un redressement politique, économique, social et culturel. Il écrase les libertés et les droits humains.

L’Algérie comme un Etat soviétique doit donner l’autorisation de son gouvernement pour une conférence ou un événement culturel. Le Conseil constitutionnel est à genoux, et son président qui ne dispose d’aucun pouvoir n’est qu’un fonctionnaire aux ordres du Président.
Nos libertés, notre dignité, le respect des droits humains fondamentaux nous les défendrons. Le peuple qui lutte pour sa liberté veut un nouveau locataire au palais d’El Mouradia qui assume toutes ses responsabilités. Le président Bouteflika a dominé la vie politique jusqu’à 2005, puis suivant le déclin de sa santé, il l’a abandonné progressivement et s’est effacé depuis 2013.

Le pouvoir glisse des mains du Président qui ne peuvent plus le retenir, le garder, vers sa fratrie, ses clans, qui agissent en son nom. La vacance du pouvoir est ressentie par les institutions et tous les secteurs de la vie publique. L’Algérie s’enfonce dans une crise multidimensionnelle aux conséquences imprévisibles. Le Président malade qui ne dirige plus le pays arrange les clans du pouvoir qui parlent en son nom pour pérenniser un pouvoir qui leur permet d’accaparer les richesses du pays pour acheter des biens à l’étranger. Il est soumis à des forces contradictoires qu’il ne contrôle plus et qui le déstabilisent. Le Conseil des ministres se tient depuis 2013 deux ou trois fois par an, alors que partout dans le monde il se tient une fois par semaine. Il dure 3 à 15 minutes selon l’état de santé du Président. Le dernier Conseil des ministres s’est déroulé dans un silence total durant quelques minutes pour permettre aux photographes de prendre des photos et au Président de tourner de sa main droite quelques pages d’un document.

Puis, le président Bouteflika se retire et le Conseil des ministres, en l’absence du Président, devient Conseil de gouvernement qui étudie le programme du Premier ministre. Ahmed Ouyahia, qui n’est pas au service de l’Algérie mais seulement du président Bouteflika, ne laisse pas le train présidentiel partir sans lui comme conducteur. Il a été nommé Premier ministre d’abord pour gagner les élections locales du 23 novembre 2017, car il est un grand spécialiste de trucage des élections depuis 1997, et ensuite pour gérer l’austérité. La planche à billets va fonctionner à plein régime. L’inflation qui sera bientôt à deux chiffres est un cancer du peuple. La présence de billets de banque en surnombre alors que la production stagne va permettre la montée en flèche des produits de consommation. Sous la présidence Chadli Bendjedid, Boualem Benhamouda, ministre des Finances, a décidé le retrait des billets de 500 DA. Un commerçant qui avait trop de billets de 500 dinars dans des sacs les a mis dans les cloisons des murs de séparation des chambres de sa villa en construction à double cloison. Si la masse monétaire augmente, d’autres détenteurs de billets de 2000 DA les placeront dans les murs de leurs villas et luxueux appartements comme papier peint qui redevient à la mode.

L’armée nationale populaire (ANP)

L’ANP, source du pouvoir, est le reflet de la société dans toutes ses composantes. Elle veille à préserver son rôle prédominant à la tête du pays. Elle détient la réalité du pouvoir. Qui dirige le pays ? Le regretté Rachid Mimouni, à qui le peuple a rendu un hommage bien mérité, a déclaré : «Qui dirige le pays ? L’armée. Qui a arrêté le processus électoral ? L’armée. Qui a proclamé l’Etat d’urgence ? l’armée. On peut continuer. Qui a destitué le président Ahmed Ben Bella ? L’armée. Qui a obligé le président Liamine Zeroual à écourter son mandat ? L’armée. Qui a porté Abdelaziz Bouteflika au pourvoir ? L’armée. Devant qui est responsable le président de la République ? L’armée qui l’a porté au pouvoir…» Le général de corps d’armée, chef d’état-major de l’armée, Mohamed Lamari, a tracé les lignes rouges avant l’élection présidentielle d’avril 2004, que le Président ne doit pas dépasser sous peine de sanctions. La mainmise du président Bouteflika sur l’armée s’est faite après la mise à la retraite de Mohamed Lamari en 2004, et son remplacement par Gaïd Salah en 2005. L’histoire se répète mais en bégayant.

Le président Bouteflika a mis du temps pour se libérer du DRS qui contrôlait ses activités et celles de ses amis placés aux postes stratégiques de l’Etat. Dans la loi de la jungle que connaît bien Mediène dit «Toufik», l’homme bien armé qui se trouve à un tournant face à un tigre, doit l’éliminer ou se laisser manger. Mediène a écarté le coup d’Etat constitutionnel par l’application de l’article 88 de la Constitution. Il a signé son arrêt de mort politique en s’attaquant à Chakib Khelil, ami d’enfance de Bouteflika. Au niveau de l’Etat coexcistent deux pouvoirs qui parfois s’opposent, celui apparent officiel du chef de l’Etat, et celui occulte de l’armée.

La hiérarchie militaire, le discours de Gaïd Salah, général de corps d’armée, vice-ministre de la Défense, comme les éditoriaux de la revue de l’armée El Djeïch, son organe de presse, ne cessent de rappeler leur loyauté au président Bouteflika. L’armée dit qu’elle est républicaine, mais le Président auquel elle obéit n’a pas ancré dans sa mentalité république, étant pour un pouvoir totalitaire, dictatorial.

Il faut ouvrir un débat avec intelligence et clarté en se limitant à l’essentiel avec l’obligation de vérité, sur le cheminement suivi par l’armée depuis 2005. Des voix qualifiées se sont élevées pour dire leur point de vue. Le devoir et l’honneur des militaires c’est de servir la nation. L’armée appartient à la nation et ne peut s’identifier à un pouvoir. Elle ne peut être marginalisée dans la prise de décision politique, ni devenir une institution de l’Etat comme les autres. Les déclarations de Noureddine Boukrouh qui a tiré la sonnette d’alarme ont donné lieu à de nombreux commentaires et polémiques.

Il faut calmer le jeu. Il a le droit de critiquer, d’exprimer son point de vue sur la situation du pays, et la position de tout organisme national, car le temps politique est lourd comme un orage d’été qui n’éclate pas, mais une étincelle peut déclencher un incendie. Tout peut basculer, le tragique peut frapper à tout moment, il faut l’écarter. Le changement plane, se dessine, il faut éviter qu’il ne se fasse pas par la violence. Proverbe iranien : «Si l’on peut défaire le nœud avec les doigts, pourquoi y mettre les dents ?» Il existe dans l’opinion publique, qui est la forme directe de l’expression des citoyens, une volonté de changement de pouvoir et de politique. Il faut donner le pouvoir au peuple, le pouvoir qu’il n’a eu qu’à subir jusqu’à présent, pour éviter la radicalisation politique qui le précipiterait dans l’escalade de la violence. L’avenir s’écrira par le peuple qui œuvre pour l’intérêt général.

En cet été 2017, l’armée se trouve dans le même dilemme qu’en 2013 : faire un coup d’Etat constitutionnel ou laisser le pourrissement gagner la rue. Le changement ne se fera pas par la violence, mais par le recours au suffrage universel par des élections crédibles. Ce sera quand la démocratie aura droit de cité dans le pays. L’armée doit garder sa cohésion et son homogénéité. Peut-on dire que dans un pouvoir dictatorial l’armée peut être marginalisée dans la prise de décision politique ? Les visiteurs du soir qui se rendent à la Présidence pour diriger le pays en qualité de centre de décision ne peuvent agir sans la participation de l’armée ou sa bienveillance. Le pouvoir au peuple, l’armée à la nation, l’Algérie à tous les Algériens. Il faut  méditer l’exemple du Venezuela qui est tombé dans le chaos sous l’effet combiné de la baisse des cours du pétrole, de la corruption et de l’incapacité des dirigeants. Poursuivre avec vigueur et rigueur, persévérance et lucidité, sans jamais se décourager, quels que soient les obstacles, ou se laisser intimider, le combat pour la démocratie est le devoir de chaque Algérien et de chaque Algérienne.


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19 Commentaires sur cet article

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  • rabah
    14 septembre 2017 at 12 h 33 min - Reply

    tout est vraie.
    je vous salue maitre




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  • FACIH
    14 septembre 2017 at 12 h 58 min - Reply

    Lorsque un Père d’une nation ou une Mère protèctrice donnent le mauvais exemple du mauvais chemin à suivre, toute leur progèneture saine ou malsaine soit’elle est amenée à leur obéir et à les suivre! Où sont les enfants de la patrie ou est le jour de gloire…




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  • Farid
    14 septembre 2017 at 21 h 55 min - Reply

    Tout à fait d’accord, mais le problème en Algérie est cette dictature au niveau de la mentalité qui veut que l’on vénére une personne pour sa simple image (idole)et non sa fonctionne et à tous les niveaux, un exemple tout simple : le FFS incarne Hocine Ait Ahmed mais l’inverse est aussi vrai, le culte de la personalité, les occidentaux votent pour le concret qui dit ce que la personne pour qui on vote va effectivement faire ce qu’elle dit et on a cette capacité de mesurer la veracité vs les mensonges de cette personne en se basant sur son programme et non sur cette personne même, chez nous c’est tout à fait l’inverse, on vote pour les enfants de chouhadas, les anciens moudjahidines, les personnes historiques tout en omettant d’evaluer le poids de leur programme dans le monde réel et c’est pour cette raison fort simple que l’on continue à tourner en rond, si je posais la question suivante : connaissez-vous le chef d’etat ou chancelier ou au moins le premier minstre suisse ? même les suisses ne le connaitraient pas et je sais de quoi je parle, et pourtant c’est un pays exemplaire au niveau du civisme, mais chez nous nous voulons toujours nous montrer une fausse image de la réalité, un trompe l’oeil, et çà ne va pas changer, car j’ai vu ce comportement même chez les directeurs d’instituts de l’USTHB ou les chefs de labos rien que pour vous citer deux exemples.




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  • toutela verite
    15 septembre 2017 at 10 h 41 min - Reply

    Cher Abdennour,
    Je vous cite: « En cet été 2017, l’armée se trouve dans le même dilemme qu’en 2013 : faire un coup d’Etat constitutionnel ou laisser le pourrissement gagner la rue. Le changement ne se fera pas par la violence, mais par le recours au suffrage universel par des élections crédibles. »
    Ce constat dénote que vous avez préféré ignorer les analyses prospectives de court et moyen termes. Une partie de l’armée est consciente que si elle ne fait rien aujourd’hui, elle disparaitra demain. En fait, l’armée est la principale cible de 20 ans de programmation de sabotages successifs. Sans armée, plus de souveraineté , plus d’État nation et retour au colonialisme sous une nouvelle forme.
    Les islamistes le savent et attendent l’héritage qu’on leur a promis en échange du silence et de la neutralité. Les autres diront « j’ai crié au loup » comme tout le monde.
    Vous me décevez quand vous écrivez  » Il faut méditer l’exemple du Venezuela qui est tombé dans le chaos sous l’effet combiné de la baisse des cours du pétrole, de la corruption et de l’incapacité des dirigeants. » Le Venezuela était une colonie que les ex propiétaires américains cherchent à reconquérir depuis des années (comme nous avec certains). Contrairement à l’Algérie, le Venezuela est très riche avec ses immenses reserves de pétrole. Son problème vient du boycott des banques internationales (aux ordres) qui cherchent à le couler en lui refusant les prêts. C’est un problème de trésorerie.
    Ayez toujours en tête l’équation très simple qui nous fait vivre depuis des décennies: nous vivons de l’importation qui dépend à 98% de nos exportations en devises (services, biens industriels, agricoles etc..). Tous nos médias traitent des thèmes annexes qui concernent les 2% restants.
    Personne n’analyse ces 98% qui nous font vivre au moment où on les confie à un repris de justice. Projetez vous, analysez le pourquoi et le comment et vous trouverez ce qu’on nous prépare. IL N’Y AUCUNE IMPROVISATION DANS CE QUI NOUS ARRIVE
     » Il(Mediene) a signé son arrêt de mort politique en s’attaquant à Chakib Khelil, ami d’enfance de Bouteflika. »
    La vérité serait plutôt  » Mediene a été écarté quand il s’est opposé au plan de destruction de l’Etat nation en s’attaquant à Khelil chargé de détruire les 98% de recettes qui font vivre le pays » . Aujourd’hui, le peuple a accepté son sort puisque le lieutenant de Kheli est patron de Sonatrach. L’armée qui ne pourra pas prétendre ignorer tout ce qui se prépare sera décimée par la rue et c’est l’objectif principal.
    En lybie, la destruction était facile car il n’y avait pas d’armée structurée.




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    • Alilou
      15 septembre 2017 at 15 h 36 min - Reply

      Y a rien a rajouter vous avez pointé du doigt le vrais bobo….l’objectif principal détruire l’Algérie et la merceler….ce sera pour très bientôt. …we are the next target




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    • Alimoukh Ben Fatma
      15 septembre 2017 at 17 h 58 min - Reply

      Dire plutôt qu’en Algérie,on a une armée structurée et si la rue bouge elle serait décimée par l’armée et c’est le cas Syrien qui nous guette.
      Conclusion ni l’armée ni la rue ne seraient gagnant et c’est le chaos qui attend tout le monde,donc ouvrez les yeux ou fermez-les mais n’oubliez pas d’applaudir le manège des sioux sous nos yeux si on veut vraiment la paix, point barre.




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  • krimo
    15 septembre 2017 at 14 h 11 min - Reply

    Nous sommes dans un puits bla djerrara (El Harrachi) et nous allons nulle part car notre sort nous échappe à cause d’un régime militaire qui détient les rênes de ce pays et qui nous a décapité en 1962. Tant que la délinquance politique perdure dans notre pays point de salut Maître combien même ils règneront 1000 ans.




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  • Nordfine
    15 septembre 2017 at 15 h 41 min - Reply

    Institutionnellement on ne peut rien faire !!!
    alors que c’est ça qu’il faut cogner pour que ça change
    sans ça ça ne changera pas que blablater avec des resettes des solutions etc etc




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  • Dria
    15 septembre 2017 at 20 h 00 min - Reply

    Désolé maître Ali Yahia
    Le peuple, l’élite au règne de la médiocrité se refuge dans une seule action.

    Parolé, parolé, parole…
    parolé, parolé, parole…
    parolé, parolé, parole…
    Parole, parole, parole…

    Nous avons ressuscité et relancé le tube de Dalida en oubliant l’oeuvre monumentale de Moufdi Zakaria et de sa génération (dont vous faites parti) qui en plus de la « parole » agissez sur différents fronts …
    Désolé maître on vous entends , on vous comprends , mais on sait que parler, d’ailleurs je préfère me taire ….




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  • Dria
    15 septembre 2017 at 20 h 02 min - Reply

    Pour repondre a la question du titre je dirais
    Nous sommes un peuple qui mérite son sort et nous savons tous ou nous allons




    5
  • Si Tchad
    15 septembre 2017 at 20 h 06 min - Reply

    Globalement l’armée est républicaine, mais certains de ses soldats ne le sont pas forcément…

    Pour qu’il y ait un changement de président, doit-on plaider pour un retour des défilés militaires avec obligation pour le président d’être présent?




    2
  • Yassine
    16 septembre 2017 at 13 h 21 min - Reply

    Merci Monsieur pour cette analyse de l’etat des lieux . Je voudrais juste attirer votre attention sur deux points :
    1) Politique : Ne surevaluez pas les effets des elections honnetes et la presence d’un nouveau locataire au palais du Mouradia !
    Regardez honnetement le profil du peuple algerien , son histoire . Ne revez pas que vous allez avoir une democratie
    a l’occidentale . Ca sera une au fait une nouvelle  » Tchekchouka  » arabo-musulmane .
    Mais il faut toujours garder espoir .
    2) Le mythe : Les riches cachent leurs gros billets de banque dans les cloisons des murs .Ca ce voit que vous ne connaissez pas
    grand chose au « capitalisme » primitif et a la fructification des biens .
    Si des gens deviennent riches et quelque soit le moyen ; il faut au moins admettre qu’ils sont au moins assez filoux.
    Alors pourquoi garderaient-ils les billets de 2000 DA dans les cloisons des murs au lieu des changer contre d’autre
    biens tels que les devises , l’or ou bien l’immobilier .
    Personellement , je connais quelques tres gros riches et croyez moi ils n’ont pas plus de 3% de leurs bien en monnaie
    dinars .

    Mes respects




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  • Hamid Belaïd
    21 septembre 2017 at 14 h 40 min - Reply

    Monsieur Ali Yahia Abdennour, avec tout le respect que je vous dois, à mon avis ce qui est urgent c’est d’établir et d’encourager UNE FEUILLE DE ROUTE, résultat d’un consensus des forces du changement. Pour ne pas continuer de tourner en rond et perdre du temps, moi je pense qu’il n’y a QU’UNE SEULE FEUILLE DE ROUTE IDOINE qui tienne la route, celle que j’ai toujours défendu à savoir :

    1/- continuer à faire pression pacifiquement sur le pouvoir pour faire appliquer l’article 102;

    2/- engager le combat dès maintenant (et donc avant 2019) pour mobiliser le peuple algériens (via les partis politiques, la société civile, les intellectuel, les personnalités etc…) pour exiger la constitution d’un gouvernement de transition.

    3/- rejeter à tout prix toute proposition d’une élection présidentielle anticipée dans le cas où on arrive à réaliser l’action n°1 ou dans le cas où Boutef est à « bout de souffle ». Une élection présidentielle anticipée avec le même système politique est un coup d’épée dans l’eau et une autre perte de temps vers le changement;

    4/- désignation d’une Assemblée Constituante qui regroupera les représentants des différents partis politiques, des personnalités crédibles et les représentants de la société civile, dont le rôle est de proposer une nouvelle Constitution ;

    5/- graver dans le marbre de cette Constitution la séparation des champs religieux et militaire de celui du champ politique sachant et étant entendu que l’Etat algérien est souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques et dans le respect de toutes les libertés fondamentales sans distinction de races et de confessions, comme le stipule clairement l’appel du 1er Novembre 1954 ;

    6/- graver dans le marbre de la Constitution notre identité commune, consacrée, acceptée et respectée dans sa triple dimension «amazighité, arabité, islamité» ;

    7/- dissoudre l’actuel Haute Instance indépendante de surveillance des élections (HHIISE) et désigner une nouvelle instance véritablement indépendante du pouvoir ;

    8/- adoption de cette constitution par voie référendaire pour lui donner une assise juridique et une légitimité;

    9/- interpeller l’armée pour lui faire jouer le rôle de garant durant tout le processus de transition et pour qu’elle l’accompagne d’une manière impartiale, transparente et loyale.

    Moi je ne vois que çà comme solution idoine même si elle demande un peu de temps, de la persévérance, de l’engagement et de la pédagogie politique en direction du peuple ! Enfin, je sais que chacun à sa propre vision des choses mais j’ai l’impression que les forces du vrai changement n’avancent pas et continuent de patiner !

    Bon courage Monsieur Ali Yahia Abdennour et que Dieu vous prête longue vie !




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    • Hamid Belaïd
      21 septembre 2017 at 16 h 23 min - Reply

      Avec ou sans l’application de l’article 102, tous ceux qui sont pour une élection présidentielle anticipée sans changement de système politique et de gouvernance seront pour moi « suspects » jusqu’au moment où ils me donnent des arguments tangibles que c’est la seule solution pour l’avenir du pays !




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  • omar
    23 septembre 2017 at 14 h 50 min - Reply

    Gouverner c est prévoir

    pour éviter tous les déboires

    la situation du bled n est pas brillante

    elle est mème vacillante

    Le peuple juvénile gaté par lANSEJ

    ACCULE PAR LE CHOMAGE ET QUE SAIS JE?

    Continuera de quitter le bled ou mourir en mer

    pour fuir restrictions et misères

    QUAND D AUTRES SE REVOLTERONT EN USANT DE PIERRES

    C EST LE RESULTAT D UNE TRISTE GESTION SANS FRONTIERES!!!!

    Avec les nouvelles technologies plus besoin de pétrole!!!!

    LES ALGERIENS AYANT PEU PRODUIT N AURONT RIEN DANS LA CASSEROLE!!!!!

    G/O fils de chahid dépité et pas député débouté!!!




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  • Akli Ali Oussaid
    24 septembre 2017 at 21 h 25 min - Reply

    Qui sème le vent récolte la tempête.En un demi siècle d’indépendance,l’Algérie n’a connu aucune alternance réelle au pouvoir.Les alternances claniques qui ne remettent pas en cause le système despotique ne sont pas des alternances mais la continuité « idiologique ».L’Etat algérien repose sur des bases fausses et fragiles avec une image virtuelle de stabilité.Car la stabilité despotique est un leurre et une illusion éphémère.L’Algérie est un colosse aux pieds d’argile! Le carburant du système commence à fondre et la panique s’installe chez les usurpateurs du pouvoir.Un pays qui vit d’une rente (pétrole) ne fait que retarder sa ruine et sa faillite.Me Yahia-Abdenour est un homme respectable et courageux.Mais personnellement je ne crois pas à un sursaut démocratique,au vu de l’état de délabrement des forces démocratiques et progressistes.C’est vrai,les algériens ont été vaccinés contre la démocratie et les libertés par un régime illégitime et sans foi ni loi.La culture démocratique est inexistante en Algérie,les tenants de l’immobilisme et de l’archaïsme ont fait le vide autour d’eux.Les islamistes seront les grands gagnants en cas d’implosion,car le terrain,tout le terrain a été balisé pour eux par des dirigeants en manque de légitimité,incultes,incompétents et arrogants.La salafisation de larges pans de la société n’augure rien de salutaire pour l’Algérie.




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  • HOUARI
    25 septembre 2017 at 1 h 45 min - Reply

    NOUS SOMMES AU SEUIL DU ZERO ET NOUS ALLONS NULLE PART.

    LES ANNÉES PASSENT LES GOUVERNEMENTS SE SUCCÈDENT ET LE PAYS S ENFONCE DANS L INJUSTICE DANS L ANARCHIE LA CORRUPTION LA DECADENCE ET DANS LA DÉCHÉANCE.

    UNE SOCIÉTÉ CLOCHARDISÉ, UNE ECONOMIE PARALYSÉE, UN PEUPLE LIVRÉ A LUI MEME

    DONC A QUOI BON DE PARLER JUSTE POUR SALIVER OU JUSTE POUR FAIRE DES CONSTATS AUCUN CHANGEMENT AUCUN DÉVELOPPEMENT ET AUCUNE AMELIORATION.




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    • Hamid Belaïd
      25 septembre 2017 at 14 h 37 min - Reply

      @HOUARI, tous comme nous sommes ici sur LQA , nous tous internautes, font très exactement ce que tu fais toi c’est à dire …SALIVER JUSTE POUR FAIRE DES CONSTATS …! Koune s’baah !




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  • Cherif
    4 octobre 2017 at 17 h 52 min - Reply

    Rien à dire un constat implacable. Mais quelqu un avait dis nous méritons se que nousbsubissons et c est la vraie vérité malheureusement.

    L erreur c s’est que on a trop idéalisé l Algérie alors que c est un pays qui a eu son indepondance récemment et avec mes respect à certains moujaidine et tous les martyrs. Nous avons hérité et dirigé par des voyeux le résultat on ait dans un État nation de voyeux ça ne sert à rien de s alarmer il faut suivre son destin la terre est vaste et on vis qu une seul fois.
    Ceci dis je respecte et j admire le combat du maître Ali yahiya abdennour elle sera utiles au générations futures mamans la nôtre malheureusement

    À bon enttandeur




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  • Congrès du Changement Démocratique