Édition du
14 December 2017

UN LAMBDA ALGERIEN DANS SA VILLE

UN LAMBDA ALGERIEN DANS SA VILLE

                                « Eli maadou floss klamou massous »

 

                  Le Ramadhan, c’est tout le monde  qui est gentil, tout le monde il est beau  , tout le monde a faim  et tout le monde se gave après la faim et  puis c’est  la fête de la fin du ramadhan, l’été Algérien arrive   il est différent de l’été indien, car il ya plus de « parkingueurs » qui s’occupent moyennement un prix fort cette fois ci des parasols et des tables avec chaises au bord de leur plage, ils occupent leur propre bien pardi !  Cet espace public devenu privé par  la force du fait accompli et par  l’absence totale de l’état; mais c’est aussi l’occasion et une aubaine  pour les chômeurs de se transformer en de petits faux  commerçants ou plutôt revendeurs informels de petits gadgets fabriqués ailleurs. Il ya beaucoup de monde soit disant des touristes made in chez nous, c’est toute la population de l’Algérie non littorale qui se réserve son petit espace sur la cote méditerranéenne ou le sable et la mer deviennent des vespasiennes publiques.

La monnaie des singes refait surface

                 Les locations  de maisons se diversifient avec des prix causant le tournis et les  tous  risques accompagnent les touristes en matière environnementale.  Enfin l’été finissant pour entamer une rentrée sociale avec un autre gros budget à dépenser en une seule tranche le mouton de l’aïd suivit d’ une rentrée scolaire  garnis par-dessus tout   une facture trop salée, une facture  de l’eau anormale et  une quittance d’électricité électrifiant sans compter  le trousseau . C’est pour cela que nos medias nous ont rapporté récemment  que la poste à fait sortir de sa caisse plus de 100milliards de DA  qui vont alimenter une consommation dont les « input » vont grossir les importations de biens et services permettant de booster la croissance économique des pays exportateurs et faire grossir le nombre de chômeurs chez nous c’est la bêtise intelligente de nos gouverneurs, l’inflation aura son espace pour grimper et le lambda n’aura que sa langue pour la remuer au gré de ses sentiments et de son esprit. Il faut ajouter la création de monnaie non conventionnelle pour renflouer les caisses du trésor public qui a été vidé par les prédateurs de tout bord , créer de la monnaie de singe qui n’a pas de contre partie en valeur, c’est justifié  la bêtise humaine car un séisme inflationniste va dévaster notre économie spéculative.il est plus préférable de laisser peut être chaque algérien créer sa propre monnaie selon sa propre valeur ajoutée. Car la monnaie non conventionnelle a une valeur défalquée qui va booster le pays vers une nouvelle colonisation financière, monétaire  économique et tout ce qui s’en suit….

Le climat social subit des turbulences dans son porte monnaie

Le climat social reprend sa coutume d’antan tout le monde se hâte dans les rues commerciales et vaque à ses préoccupations quotidiennes  ceux qui font encore des courses ont encore des sous, ceux qui se baladent pour tuer le temps font la toilette des yeux  et ceux qui rêvent d’avoir ce qu’il ya derrière les vitrines. L’ambiance quotidienne est trop amicale, le lambda traine ses semelles et provoquent un bruit d’ensemble  kheche !kheche !  D’autre part  les yeux brillent devant le charme féminin que tout le monde désire sans être une âme sœur ; l’air est léger comme le petit bonjour, ca ressemble à de nouvelles vacances « automniere »  qui ornes la journée du lambda algérien.

                            Le lambda dans la ville se sent cool !

                Les cafés de la ville se bondent de monde , le lambda algérien ne sait pas parler  dans les espaces publics, il crie très fort, les terrasses de café dégagent un tapage ou bruitage extraordinaire, je fais partie de ses lambdas qui en profitent de la journée dans la ville  que le Bon Dieu .a fait …il ya beaucoup de monde dans la rue de la ville, qui ne font rien mais que  chacun a besoin de chacun pour exprimer sa joie de vivre sa petite journée  sécurisée à travers  le  bavardage sur des vacances que l’été avait  permis. Les jeunes twistent  sur les routes avec leurs motos pour mieux deguster la liberté qui nait du désordre face à un agent de l’ordre ennuyé par l’incompréhensible situation environnementale, Les jeunes méprisent les principes, encore plus la morale mais ne connaissent pas les valeurs donc twister avec des motos sur des routes leur donne l’envie de vivre pour mieux emmerder le code de la route .

Les lambadas  parlent plus  de  cadre de vie , de niveau de vie et finance  le meilleurs endroit après avoir fréquenter la rue, c’est  le café pour se reposer c’est un cadre qui représente  un marché de bavardage ou le chauvinisme affronte les idées tordues  et puis après  c’est bien le marché de biens , cette bibliothèque des fruits , légumes et poissons qui alimente les panses des lambadas, par contre   chercher une librairie est devenue une insolite pendant les temps qui courent. Pendant que le lambda fait ses emplettes.

L’amour efface la misère

                 Le lambda fait semblant de ne pas remarquer, la prolifération des mendiants qui occupent les espaces populeux, certains  mendiants  pas tous représentent la misère, le désarroi, l’émotion, le trouble, l’angoisse ; que reste t il d’humain ? de ses lambdas face  aux mendiants et SDF , l’expression est absente c’est normal disent les algériens ; plus d’un visage  dont devrait sortir un regard   qui pleure  la pitié sur terre ;Il semble ne plus faire partie de notre monde ce mendiant cet SDF…

Les gens passent et repassent , indifférents,  pas du tout pressés,  ni gênés ils se sentent mal car leur poche vide  se confond avec le portefeuille. La situation est bien  déplacée  deux mondes coexistent  dont l’un ignore l’autre et l’autre veut être reconnu.

Un petit lambda  généreux  dépose, alors, dans le creux de la main du SDF une pièce de 10Dinars avant au temps de la civilisation musulmane les premières  pièces d’or sont appelées DINARS et les premières pièces d’argent  des DIRHEMS alors que nos dinars  ne valent point l’idée et l’esprit des premiers  qui les ont conçu.
le pauvre se redresse, regarde bien l’homme, et puis soudain il retrouve   quand même son humanité et prononce bien distinctement ces mots :  » Que Dieu vous le rendra… ».Il voulait lui faire insinuer  qu’à travers cet acte le Bon Dieu  lui prodigue plus de joie  que n’importe quel spectacle sur terre , car avec de l’argent surtout en dinars  on peut acheter un lit , mais pas le sommeil. On peut acheter des tranquillisants mais pas la paix; On peut acheter des livres, mais pas l’intelligence. On peut acheter une maison, mais pas un foyer. On peut acheter des médicaments, mais pas la santé, on peut acheter le plaisir, mais pas l’amour;
On peut acheter un esclave mais pas un ami.
On peut acheter des aliments, mais pas le gout, On peut acheter n’importe quel diplôme, mais pas le savoir; c’est  devant cette vision des choses qui nous manque elle nous permettra peut être  d’être plus humain plus réaliste  et plus intelligent  c’est aussi une façon de réinstaurer une assise  pour un nouvel développement harmonieux durable créateur de civilisation ou principes, morale, valeurs, normes se mesurent selon le degré de l’amour qu’ on a  pour notre prochain car aujourd’hui est un héritage pour nos enfants de demain.

 BENALLAL MOHAMED ECRIVAIN


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2 Commentaires sur cet article

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  • ALTALLI
    23 septembre 2017 at 8 h 47 min - Reply

    Bonjour

    Je vis à CANNES je lis par hasard cet article qui me donne envie de voir……




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    • MM
      17 octobre 2017 at 14 h 28 min - Reply

      Il faut voir pour y croire




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    Congrès du Changement Démocratique