Édition du
22 October 2017

Quand est-ce qu’ils vont s’arrêter ?

Fatma A.

Je commence croire que nous sommes le peuple le plus arriéré au monde ou pire encore le peuple le plus inconscient de la planète terre. Comment en effet tout une nation de 40 millions d’habitants avec ses universitaires, ses cadres, ses professeurs, ses journalistes et surtout ses économistes et analystes financiers, toute cette population de moutons dociles se fait berner sans broncher et sans dire un mot sur les dernières inepties du premier ministre, c’est incroyable, déraisonnable et inacceptable.
A l’exception d’une petite poignet de citoyens qui tentent d’alerter l’opinion publique sur les dangers que ces prédateurs font courir à notre pays, personne ne dit mot, personne ne comprend de quoi il s’agit, personne ne cherche à comprendre, c’est à croire que nous vivons mentalement encore à l’âge de la pierre. Pendant que ces bandits sont entrain de nous rouler dans la farine comme des sardines à faire frire, ils nous donnent des sujets pour nous occuper comme la Besmallah dans les livres scolaires, comme on donne une sucette à un bébé.
Soit, nous sommes tous bêtes et dans ce cas arrêtons au moins de dépenser notre argent dans ces garderies pour adultes appelées toute honte bue universités, et ayons la sagesse et le courage de déclarer notre incompétence en donnant le pays en location aux Japonais, Chinois ou Allemands s’ils veulent bien accepter ce marché inédit.
Soit ceux qui savent comment s’en sortir se taisent par peur, lâcheté ou égoïsme, ils tentent au contraire de tirer profit de l’ignorance de leurs compatriotes pour bénéficier des miettes que leur jettent ces prédateurs et dans ce cas là c’est pire que l’option précédente, car le comma sera généralisé et entretenu par ceux-là même qui sont sensés éveiller les consciences.
Tout le monde sait que le recours à la planche à billets génère une perte de valeur de la monnaie et conséquemment une augmentation de l’inflation et du chômage.
On sait qu’on peut plus ou moins lutter contre l’inflation en diminuant la masse monétaire en circulation (augmentation des taux d’intérêts), mais ceci a pour conséquence immédiate de freiner l’investissement et donc de limiter la création d’emplois nouveaux ce qui fait que les nouveaux arrivants sur le marche du travail seront des chômeurs.
On sait aussi qu’on peut dans certains cas (dans les pays développés) injecter de l’argent lorsque l’économie est grippée, c’est-à-dire en cas de récession afin d’encourager la consommation. Mais ceci se fait, dans les économies ou pays qui sont capables de produire tout absolument tout et qui ont des problèmes momentanés. C’est donc une technique qui permet de redynamiser l’économie. Si on prend l’exemple des Etats-Unis, lorsque ce pays utilise la planche à billets, il exporte de facto l’inflation à l’étranger puisque tous les pays du monde sont détenteurs de dollars américains, sans compter le fait que lorsque le dollar baisse à cause de cet action les USA vont exporter d’avantage car leur monnaie va paraître faible par rapport autres monnaies et leurs prix seront attractifs.
Il n’en est pas du tout de même pour nous, au contraire, puisque nous n’exportons rien à part le pétrole dont le prix est fixé ailleurs et en dollars et sur lequel notre dinar n’a aucun impact.
Le seul bénéficiaire dans cette affaire, c’est le gouvernement qui trouve de l’argent gratuitement pour payer les fonctionnaires qui ne produisent absolument rien. Mais ces fonctionnaires vont se présenter sur le marcher pour faire leurs achats et bonjour l’inflation. Par ailleurs, le recours à la planche à billets va faire chuter inévitablement le dinar, par conséquent les prix à l’import vont donc augmenter d’où une nouvelle inflation importée, sur ces prix déjà surélevés il faudra en plus calculer les droits de douanes et la TVA soit augmentation en chaîne.
Il faut remarquer que le gouvernement utilise déjà et depuis longtemps l’astuce qui consiste à faire glisser le dinar. La Banque d’Algérie dépréciait régulièrement le dinar depuis plus de deux ans, alors que nous avons en plus 100 milliards de dollars placés à l’étranger, des réserves en or et des recettes régulières en devises. Ces glissements du dinar assurent des recettes supplémentaires sans mérite aucun au gouvernement. En effet, il suffit de baisser la valeur de notre monnaie et le tour est joué, nous comptabiliserons plus de dinars à chaque entrée de devises.
Un exemple simple lorsque l’euro valait 90 Dinars, une recette de 10 milliards d’euros était comptabilisée pour 900 milliards de dinars, aujourd’hui la même recette rapporte au gouvernement 1 340 milliards de dinars, soit 440 milliards de dinars de plus et sans rien faire pourvu que ça dure. Ils peuvent donc payer les gens avec de fausses recettes, ce qui engendre encore et encore de l’inflation.
Quand est-ce qu’ils vont s’arrêter ? je ne sais pas peut-être qu’ils attendent que le pays coule complètement pour fuir avec armes et bagages à l’étranger.


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9 Commentaires sur cet article

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  • Abdellah Chebbah
    25 septembre 2017 at 22 h 23 min - Reply

    J’ajouterai à cela, si vous le permettez, les salaires qui n’augmenteront pas. Ce que peut ce permettre le citoyen aujourd’hui, il ne pourra pas se le permettre demain, donc contraint de se rabattre sur les produits de premières nécessité. On appelle cela: nous affamer pour obéir beaucoup plus et marcher au pas de la mafia politico-financière.




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  • tarak
    26 septembre 2017 at 0 h 21 min - Reply

    Bonsoir

    En quelque sorte :  » affamer ton chien pour qu’il te suive » et nous y voila!




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  • democratiquement
    26 septembre 2017 at 12 h 24 min - Reply

    Quand est-ce qu’ils vont s’arrêter ? je ne sais pas peut-être qu’ils attendent que le pays coule complètement pour fuir avec armes et bagages à l’étranger.
    Votre conclusion est exacte. Ce qui empêche l’Algérie d’emprunter à long terme, c’est sa non-sovabilité d’une part et le fait que les marchés financiers internationaux savent ce qui va se passer dans 5 ans. Dans 5 ans, la baisse des exportations d’hydrocarbures programmée depuis 20 ans sera effective.
    Ce qu’ils attendent avant de fuir: profiter des dernières années pour ramasser encore de l’argent. Sid Kaci nous l’a dit avant le 4e mandat lorsque les prix étaient supérieurs à 100$/b.
    Il n’aurait jamais imaginé la nomination d’un faux diplômé de MIT, mais vrai repris de justice à la tête de Sonatrach sans aucune réaction du peuple.

    http://www.lematindz.net/news/14110-le-complot-de-sid-kaci-06-avril-2014.html




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  • krimo
    26 septembre 2017 at 16 h 03 min - Reply

    Peut-être qu’ils ont raison, s’ils sont initiés à l’économie et à la finance. En tout cas avec ce OUYAHIA grand compétent, il l’a prouvé par le passé en jetant les gestionnaires en prison (pour leur demander pardon ensuite) et en opérant une ponction sur salaires des travailleurs. Il a juré, devant son parlement, qu’il réussira le tour de passe passe (on dirait qu’il sait jouer à rey-rey).En fait il a inventé le principe de kaddour (peter n’existe pas chez nous).Il va sauver ce pays OUYAHIA, en l’asphyxiant définitivement. Peut être a t’il reçu un ordre de mission de qui vous savez. L’Algérie ne doit jamais relever la tête avec ces politicards de pacotille.A BAS LA FRANCE




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  • allom
    26 septembre 2017 at 16 h 47 min - Reply

    @Fatma : je partage ce qu vous dites et je vais encore plus loin, les analphabètes genres Saadani jamel ouled abbes cherif abbes la liste est encore pleine, ont fait de l’algerie un grand jardin avec des paysans qui ne produisent rien….quelle honte d’être comme on et par rapport aux autres peuples »je suis dans ma journée confronté a la poussière de la rue des chantiers aux clandestins subsahariens dodanne embouteillage bagarre entre taxieurs des douaniers qui ne respecte pas les consignes, une administration corrompue etc……au secours.




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  • Bac
    28 septembre 2017 at 18 h 50 min - Reply

    C’est très bien résumé et ils attendent effectivement de tout lessiver pour partir chez eux, de l’autre côté de la méditerranée.




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  • Dria
    28 septembre 2017 at 21 h 44 min - Reply

    Ils s’arrêteront une fois qu’on décidera de ne plus subir et subir, ils s’arrêteront quand on aura le cran de réagir, ils s’arrêteront quand on passera à l’acte et qu’on arrêtera d’écrire, de ressasser et de vomir, ils s’arrêteront quand on aura des principes…oui eux ils en ont, ils s’entraident entre eux et mènent à bien leurs projets et affaires.

    C’est évident ils ont de très beaux jours devant eux car personne ne veut arrêter leur méfaits, en somme ils s’arrêteront un jour ou l’autre quand leurs cœurs s’arrêteront de battre; mais même après leurs départs leurs méfaits ne s’arrêteront pas de sitôt.

    alors de grâce arrêtons de se demander quand est ce ils s’arrêteront,et avouons que ça fait du bien de subir et subir ….




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  • Bac
    1 octobre 2017 at 15 h 48 min - Reply

    Vous avez très bien résumé la situation, reste maintenant le déclic




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  • Yassine
    2 octobre 2017 at 17 h 28 min - Reply

    chere Madame
    Je comprend votre indignation et votre frustration car il n ya aucun espace ou institution qui permet aux citoyens de s’opposer ou tout simplement de dialoguer avec le gouvernement. Ils font ce qui est dans leur interet et le peuple peut aboyer autant qu’il veut , Ils ne l’entendent meme pas .
    On tourne la question dans tous les sens , on n’arrive pas a trouver la solution pacifique qui permettera de degager ce regime et travailler a l’avenement d’une deuxieme republique algerienne respectant des equilibres et independances des pouvoirs .

    Par contre vous denoncez la devaluation du dinar , alors que celui-ci reste au contraire TROP SUREVALUE . Les algeriens vivent au dessus de leurs moyens. Ils ne produisent rien.
    Parait-il un classement US vient de nous mettre le bonnet rouge comme etant un des peuples
    les plus faineants au monde.

    Peut etre que Bouteflika & Co comprennent mieux les algeriens et leurs aspirations ?
    Ragda Wat-MANGI !




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  • Congrès du Changement Démocratique