Édition du
23 October 2017

Yves Bonnet le nostalgique !

LA DEUXIEME GUERRE D’ALGERIE : LES ZONES D’OMBRE DE LA TRAGÉDIE DES MOINES DE TIBHIRINE ENFIN LEVÉES. YVES BONNET (NOTE DE LECTURE)

Piazza di Santa Maria in Trastevere – Lieu de la réunion des partis de l’opposition (Ph Lalupa)

 

PAR BENYASSARI

 

L’auteur , se présentant comme un inconditionnel de la paix dans la guerre fratricide des années 1990, se débusque et tape sur la seule perspective de paix consensuelle qui se soit présentée dans un contexte tragique qui a marqué une décennie, l’initiative de Sant Egidio de 1995. Pourquoi ? Celle-ci n’aurait-elle pas eu l’assentiment de la France parce que celle-ci redoutait la dynamique enclenchée et ses retombées sur le plan géopolitique ? La position de l’auteur, contrairement à ses professions de foi sur la paix, recoupe celle de l’aile dure du régime algérien. L’échec de l’initiative de Sant Egidio, va signifier plus de morts, de massacres horribles, et un chaos économique programmé pour dilapider les ressources du pays. 

 

C’est un livre, l’auteur le dit « ouvrage sans complaisance, rapidement rédigé, lancé sur le marché comme un produit de consommation ». L’ouvrage a quelque peu, un côté histoire des religions en Algérie, qui tombe à point, mais pas que cela. Il cherche, à restituer le drame des moines de Tibhirine dans son contexte, « celui de la maturation lente et laborieuse d’une république laïque, dont les dirigeants commettent des fautes, oublient parfois leurs principes, pèchent par inexpérience. Mais qui se refusent avec leur dernière énergie à perdre les acquis de leur révolution et qui ont surtout établi avec l’église catholique d’Algérie, leur église, un dialogue sans faux-semblant ni réticences ».

L’ouvrage n’est pas consacré au drame des moines trappistes mais l’auteur, ancien patron du contre-espionnage français (DST aujourd’hui DGSI) tente de recadrer à sa façon, la polémique sur un évènement qui a fait couler beaucoup d’encre et de situer les enjeux qui dépassent le cadre d’une simple cabale qui a pour origine tragique, la mort de religieux qui ont voulu tout donner, pour se frayer une voie vers une population enclavée, démunie et vivre pleinement leur conviction.

Ces êtres, « ont fait don de leur existence terrestre pour le salut de l’humanité ou la quête insatisfaite de la vérité. Ils ont consciemment choisi la fidélité à une terre et à un peuple dont ils ont voulu partager le destin tragique ». Ces moines « se voulaient algériens, ainsi que le leur conseillait leur hiérarchie. Leur engagement spirituel, qui n’impliquait pas nécessairement une citoyenneté active et voulue au sens entendu dans les nations modernes, était indissociable de leur appartenance à un peuple qu’ils avaient eu des raisons très différentes d’intégrer ». Le livre se veut une introspection par delà « les querelles humaines ». Il invite « les partenaires d’un dialogue vivant entre croyants et agnostiques qui y trouveront l’essence de leur communauté, celle de la quête de l’absolu ». Les moines, étaient d’une communauté hors normes, « un ancien officier SAS, un médecin militaire, un prêtre-ouvrier, un enseignant coopérant, avaient rejoint des religieux de la première vocation dans une recherche duale, leur propre parcours de spiritualité et la quête d’un autre monde, celui de la décolonisation construit sur d’autres schémas, inspiré d’une autre éthique, sans doute parce que confronté à d’autres défis ».

Dans l’introduction, l’auteur essaie de montrer que les églises chrétiennes, ont toujours recherché « ces expériences d’évangélisation en terres impies ou seulement agnostiques ». Mais la « rechristianisation » en Algérie, est restée circonscrite à la population importée d’Europe. L’auteur essaie de relativiser l’échec historique de l’Eglise coloniale. Les communautés monastiques disséminées, écrit-il, « rétives au travail de prosélytisme ne partageaient pas l’engouement de Charles de Foucault pour l’évangélisation. Il ne s’agissait en rien pour elles, d’affirmer une présence française, ni même chrétienne, en terre d’islam, mais seulement de témoigner de la continuité d’une certaine expression religieuse qu’Augustin, Évêque d’Hippone a porté au plus haut ».

De ce point de vue, l’Église catholique d’Algérie, n’a pas manqué de son côté « ce grand rendez-vous de l’histoire que fut la guerre d’indépendance ». Monseigneur Duval, assuma jusqu’au bout « la transition du statut colonial à une république laïque proclamée démocratique et populaire ». L’Eglise dit-il, « s’est conformé à sa mission plutôt que de bénir les drapeaux des régiments ». Une gageure conclut l’auteur que la représentativité d’une Église chrétienne représentant une infime minorité (moins de 2 % de la population), « au sein d’un État qui reconnait l’islam comme religion de l’État ».

L’auteur, personnage clé des relations algéro-française, prend parfois les choses à rebrousse-poil. Dans le conflit avec l’islamisme, l’Église s’est conformée à sa mission et a préféré « exprimer à haute voix sa réprobation des tortures et des exécutions sommaires. Elle retrouve ainsi, sa vocation de secourir les humbles et les faibles dans tous les pays du monde où ils expient les fautes des autres.» Pris par le tourbillon des évènements, il s’interroge « que suis-je venu faire ici, pourquoi ce retour en des lieux où je ne trouve que désillusion et amertume, après tant d’années de désinformation, de rumeurs et, en fin de compte, des coups sournois et stupides portés à l’amitié algéro-française ? » Cet état d’esprit, montre la nature de l’engagement. Et de s’interroger quelque peu sceptique, « pourquoi contester la version facilement répandue d’un crime d’Etat ? Pourquoi est-ce à moi, qui suis hors circuit, qui ai rendu ma casquette de grand commis de l’état et mon écharpe d’élu, que revient la mission, de devoir dire ma colère d’une injustice aussi criante ? »

Il était déjà venu en ces lieux, pour y accompagner René Guitton, en quête d’éléments pour la rédaction d’un livre sur le martyre des moines trappistes. Grâce à une amitié haut placée, il avait accès aux lieux et au dossier top secret « qui relate avec une haute précision, la tragédie qui n’a pas fait que des morts humaines. Il n’y a plus de vie spirituelle, les fanatiques ont réussi dans leur entreprise de dispersion d’une communauté que je n’ai pas connue telle qu’elle fut, vivante et sans doute fraternelle ». Les soufis qui accompagnaient leurs frères chrétiens dans leur quête de l’absolu et dont « René Guitton souligne longuement la place qui leur était faite par le père Christian de Chergé, ne sont pas là non plus et nul ne sait encore ce que cette ébauche de dialogue interreligieux représente réellement dans un pays qui fut chrétien, qui a même donné à la chrétienté un de ses plus grands penseurs, Augustin, évêque d’Hippone, avant de s’ouvrir à l’islam dans le tourbillon des conquérants arabes ».

Ainsi, « cet islam algérien n’est pas comme les autres sans doute parce que pétri, façonné aux terres et par les hommes de la Numidie et que je sais de ce fait, empreint de tolérance et de générosité ». L’introduction à l’ouvrage remarquable, fait des digressions historiques qui rappellent un passé tumultueux. Elle note que « l’histoire y est pour beaucoup, qui inscrit l’Algérie dans des processus de conquête et d’évangélisation qui diffusent des influences et déposent des sédiments tour à tour politiques et religieux ». Et souligne que « Phéniciens, Romains, Vandales, Arabes, Ottomans, puis Français ont, avec des fortunes diverses, tenu et géré ces espaces, ces rivages, ces montagnes et ces déserts, sans forcément faire grand cas d’une large majorité ethnique berbère, pourtant remuante et rétive. Christianisme et islam se sont accommodés d’une présence juive héritée de la dispersion par Rome des habitants du royaume de Judée, mais ce sont leurs théologiens qui ont le plus fortement posé leur empreinte sur ces populations ». St Augustin était le plus connu, mais il y avait également « d’autres théologiens issus du Maghreb, Cyprien ou Tertullien et d’éminents saints musulmans qui ont perpétué une riche tradition de penseurs religieux qui ont donné de grandes confréries, qui ont développé à côté de l’islam orthodoxe, dans les zaouïas, un islam mystique qui va affirmer sa vitalité en résistant des siècles durant, à la domination turque ».

Pour l’auteur, dans ce cas d’espèce « la religion n’a jamais représenté en Algérie une alternative à la conquête du pouvoir ». L’arrivée des français, va donner un nouvel espace d’expression au christianisme qui va imprégner le milieu des « colons » et ne va en rien modifier la position prééminente de l’islam. L’auteur note à ce propos, « la seule modification notable d’un rapport non pas de forces mais d’influences, s’est produite à la fin de la deuxième guerre mondiale avec le départ volontaire des juifs séfarades pourtant parfaitement intégrés, vers le nouvel Etat d’Israël ». Ils quittèrent ainsi une société multiculturelle pour se retrouver dans une société marquée par la prééminence des juifs originaires d’Europe centrale et orientale, les Ashkénazes. Ils vont confisquer tout en Israël, avec les pères du parti travailliste Golda Meir et David Ben Gourion et l’économie organisée sur le modèle collectiviste.

Ce départ oublié des juifs, sera suivi en 1962, par celui des autres pieds noirs qui « connaitront une autre transhumance vers la métropole.» Pour le petit peuple, communistes ou catholiques, artisans, boutiquiers, commis de Bab el Oued ou de la Calère, « le cours des évènements ne laisse que peu de place à l’autonomie : ce sont les centres d’hébergement, les réquisitions d’immeubles vacants, les allocations de secours, la pitié des français involontairement cruelle. Un grand nombre va dériver jusqu’à la fin.» Un homme, un seul, va sauver « l’honneur de la France et la gloire de l’Eglise catholique : Léon Etienne Duval. » Les pieds noirs, « ces contempteurs du prélat ignorent, alors prisonniers d’une propagande à sens unique, confisquée par le pouvoir officiel. » Au lendemain de l’indépendance, « les autorités algériennes savent ne pas oublier » et rendent honneur au combat des prêtres et retiennent peut-être une leçon sur l’importance de la diversité de l’expression religieuse et « elles offrent à ce savoyard et aux sœurs et aux frères qui l’accompagnent dans sa démarche, la nationalité du pays dans lequel ils ont choisi de demeurer ». Et, « ces hommes qui agissent comme cela, sans doute parce qu’ils descendent du maquis ou qui regagnent l’Algérie, ne renient pas leurs racines musulmanes.»

Pour l’auteur, « c’est cette bonne intelligence qui est l’héritage d’une juste perception du contexte et des conditions de la décolonisation qui amène la hiérarchie catholique à s’adapter à la situation sécuritaire mais très vite monseigneur Duval, parmi les premiers, à la lumière des massacres du 8 mai 1945, développe avant la lettre, une théologie de la libération et déclare dans son discours d’intronisation en qualité d’archevêque d’Alger, quelques mois avant le déclenchement de l’insurrection que « la vraie civilisation doit être conçue en fonction des êtres les plus déshérités, les plus pauvres, les plus souffrants, les plus malheureux.» Cela lui vaudra beaucoup d’inimitiés à Rome et placera l’Eglise à Alger, sous les feux « des tenants de l’Algérie française.» Bien avant De Gaulle, l’archevêque s’est « autodéterminé ». Ce qui donnera à l’indépendance, les chances d’une cohabitation laïque d’« un Etat reconnaissant une religion officielle, avec une Eglise non officielle.» Et « l’Eglise catholique maintient un clergé disproportionné eu égard à une communauté chrétienne réduite au symbole.

Le Vatican, confère à l’Archevêque d’Alger le chapeau de cardinal et « le pape Paul VI en décide ainsi, autant pour reconnaître les mérites d’un homme d’exception que pour affirmer la qualité des relations que le Vatican entend conserver avec le jeune Etat.» Ahmed Ben Bella accueille monseigneur Duval avec les honneurs officiels à son retour de Rome et Houari Boumediene lui confère la nationalité algérienne, « afin de bien marquer la place que l’Eglise catholique occupe désormais au sein de la nation algérienne ». Le souverain pontife Jean-Paul II, a parfaitement compris combien « la personnalité du cardinal Duval s’avère incontournable dans le plus grand Etat du Maghreb ».

Dans l’ouvrage, la montée de ce qui est considéré confusément comme la longue marche du djihadisme d’aujourd’hui, correspond à la troisième phase, après celle de la résistance pendant la guerre de libération et celle de la reconstruction, au lendemain de l’indépendance. Ce mouvement inattendu, place les chrétiens alors dans une situation difficile et « les rend plus exposés que leurs frères musulmans ». Le cardinale et ses évêques, prennent le risque d’affronter une situation porteuse de tous les dangers et qui au demeurant, « suscite une violence qui s’abat effectivement sur les prêtres et les religieuses, assassinés par les salafistes fanatiques, sans autre justification que leur appartenance religieuse ». Dix-neuf d’entre eux, y compris les moines de Tibhirine, « sont exécutés comme le sont par dizaine des imams qui ne rejoignent pas la cause de la guerre sainte».

Mgr Duval trouve encore une fois les mots qu’il faut pour stigmatiser ce déchainement de cruauté qu’il qualifie de « débordement effroyable d’une violence injuste.» Un de ses évêques, le soutient alors « de toutes ses forces et de toute sa foi, Pierre Claverie, pied noir et évêque d’Oran. Il le dit sans ambages et à sa manière : « je suis contre l’extrémisme terroriste islamique, ce qui ne signifie pas que je sois un éradicateur » et ce qui est d’une première importance aux yeux de l’auteur, il ajoute « une remarque qui pèse très lourd dans le cours de la tragédie de Tibhirine : « Quand les chrétiens sont tués ou pris en otage, c’est pour frapper l’opinion internationale ».

Dans la même veine, s’exprime l’archevêque d’Alger, Henri Tessier qui déclare entre autre « l’insistance faite par Saint Augustin dans ses livres sur le thème de la paix montre que c’est un besoin très important pour toutes les sociétés humaines et que le rétablissement de la paix ne se fera que par la réunion de toutes les forces qui veulent que le pays sorte enfin du tunnel ». Et pour l’auteur, l’ouvrage y consacre une part importante, il y a une quatrième phase, « celle qui dessine une fracture au sein même de l’Eglise catholique : les visions de part et d’autre de la Méditerranée quant au devenir de l’Algérie, s’opposant vivement ». C’est, considère Yves Bonnet « sans doute inspiré d’un sincère désir de prendre sa part de la restauration du dialogue entre les camps musulmans, qui s’affrontent durement ».

 Pour lui, « la communauté Sant Egidio prend en 1995 une initiative qui aurait pu peser lourd dans l’évolution de la guerre si la réaction du gouvernement, celle de l’opinion publique algérienne et surtout celle du clergé chrétien algérien n’avaient été à la fois fermes et cohérentes ». L’auteur , se présentant comme un inconditionnel de la paix dans la guerre fratricide des années 1990, se débusque et tape sur la seule perspective de paix consensuelle qui se soit présentée dans un contexte tragique qui a marqué une décennie, l’initiative de Sant Egidio de 1995. Pourquoi ? Celle-ci n’aurait-elle pas eu l’assentiment de la France parce que celle-ci redoutait la dynamique enclenchée et ses retombées sur le plan géopolitique ? La position de l’auteur, contrairement à ses professions de foi sur la paix, recoupe celle de l’aile dure du régime algérien. L’échec de l’initiative de Sant Egidio, va signifier plus de morts, de massacres horribles, et un chaos économique programmé pour dilapider les ressources du pays.

Le parti pris est sans équivoque. Et l’auteur de s’interroger : « Le martyre des moines, servira-t-il la cause des hommes de paix ? » Vérité ou mensonge ? Vraisemblance ou vérité ? Des digressions philosophiques convoquent Saint Simon, Saint Augustin et son amour pour la paix. La géopolitique et les intérêts de l’ancienne puissance occupante, sont au cœur de l’ouvrage et « Le vraisemblable n’est pas nécessairement vrai et ce qui est vrai n’est pas toujours vraisemblable ». Comment tirer la vérité des abysses de la vraisemblance ? Quand les enjeux deviennent intérêts stratégiques, l’auteur perd de sa hauteur historique. Ainsi « Cette montée d’un intégrisme qui ne convient ni ne correspond à une Algérie profondément kabyle et tolérante, prend de court les historiques de la Révolution, politiques et militaires qui se veulent progressiste au sens premier du terme et n’entendent pas dévier de la ligne du congrès de la Soummam ». Pour lui, « des jusqu’boutistes ont imaginé de promouvoir l’arabisation du pays et d’oublier les attaches avec le monde non-musulman ». Cette dernière aurait été vécue comme une contrainte. L’auteur a du mal à cacher son dépit et « le désir des Algériens qui ne se voient d’avenir qu’en France » et de considérer « l’Algérie et la Tunisie, comme les héritiers légitimes de la laïcité française ». L’ouvrage, n’aborde pas moins des sujets qui étaient au cœur de la géopolitique du siècle dernier, « la guerre froide, la montée des mouvements de libération, le mouvement des non-alignés ». Il touche du doigt « la maladie incurable de la démocratie américaine, marqué par l’obsession maccarthyste qui fait faire à celle-ci des dérives qui vont de la compromission avec les dictateurs sud américains, aux colonels arabes qui chassent les roitelets : l’affaire des contras, l’assassinat de Salvador Allende, l’invasion de Panama, de la Grenade, l’Irangate qui sont les prémisses d’Al Qaïda qu’aucun responsable européen n’a dénoncé ». Dans les années 1980, « dans une Algérie qui frémit de toutes ses membrures, livrée à une violence qu’on croyait disparue » et qui adopte le modèle d’ « une démocratie qui a le front de se vouloir populaire et que des oiseaux de mauvaise augure dont la France avec une espérance malsaine, attendent qu’elle soit emportée ».

Pour beaucoup d’observateurs, le pays anticipe le mouvement « des printemps arabes ». Mais la dynamique réelle du pays est plus complexe et en tant que telle, ne pouvait se suffire des calculs formels d’une quelconque officine, ni structure de pouvoir. Il s’agit d’analyser le mouvement islamiste, son côté violent et aberrant non pas comme la résultante d’un simple complot contre un pouvoir paré de toutes les vertus, mais comme le prolongement d’une dynamique sociale née de l’échec des promesses portées pendant longtemps par la conquête de l’indépendance.

L’ouvrage pèche inévitablement donc, par le côté excessif de la vision policière. L’auteur, comme tous les tenants du statu quo, lie la question de la stabilité et de la sécurité du pays à celle de la longévité du pouvoir. Il adopte toutes les thèses connues qui ont fait le lit de la tragédie qu’a vécue le pays et dont il paye aujourd’hui le prix. Et tous les évènements graves ou importants, l’arrivée et l’assassinat de Boudiaf, l’interruption du 2e tour des élections législatives de 1991, la dissolution du FIS, seront liés à des impératifs de pouvoir. L’ouvrage, sous cet aspect manque d’originalité mais il reste utile à consulter, au-delà d’une certaine approche de l’histoire des religions en Algérie, pour voir comment un certain discours nostalgique d’une Algérie qui n’est plus, intègre des éléments critiques pour s’adapter à une nouvelle réalité géopolitique.

 


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2 Commentaires sur cet article

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  • Larbi Anti-impunite’
    28 septembre 2017 at 22 h 55 min - Reply

    le titre est faux, ce n’est pas Yves Bonnet le nostalgique! qui lui donne une dimenssion intellectuel, scientifique, literaire, chretienne meme. Le titre qu’il lui faut et est juste a cet ancien chef des services de securite de la France, la DST, c’est Yve Bonnet le Parasite.

    Son ami personel en Algerie c’etait Smain Lamari l’autre parasite criminel des services de securite A;gerienne la DRS. La fille de Yve Bonnet et la fille de Smain Lamari sont actionaire dans une entreprise de fabrication (conditionnement) des medicaments en Algerie.

    La majorite’ des chefs des services de securites en Europe, USA et surtous en France ont eu leurs cheque pour services rendu aux parasites criminels Algerien, les chefs des services de securites Algerien. Meme les petits gars des services en Frances qui ont affaires aux dossiers Algerien/terrorisme se remplissent les poches a partir, entre autre, des services Algeriens, Marocains, Egyptiens, Seoudiens, Emirati, etc. Ils y a trops de parasites criminels qui sont considere’ comme necessaire pour la  » securite’  » des nations et etats!

    Leurs noms au dessous d’un texte ou d’un livre ca rentre dans leurs actions parasitaires.




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  • Slimane
    4 octobre 2017 at 2 h 49 min - Reply

    Un des promoteurs et acteur important de la sale guerre contre l islam et du peuple algerien
    va mentir ailleurs bonnet d ane !!!




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  • Congrès du Changement Démocratique