Édition du
23 October 2017

UN NON CONVENTIONNEL TOTAL ET PERMANENT POUR UNE ALGERIE EN PANNE

 

 

 

Pour des raisons de stagnation dans le secteur des technologies et particulièrement dans celui des technologies nouvelles la FED bank aux Etats Unis fut amenée à baisser ses taux d’intérêts jusqu’à 1% en vue de relancer la machine. Cet argent peu couteux avait provoqué une frénésie au sein des marchés financiers et cette abondance bon marché des liquidités aller pousser certaines banques d’affaires à des risques réels qui consacrés, furent à l’origine entre autres des subprimes (emprunts toxiques) et par suite à l’effondrement des prix de l’immobilier et enfin la faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers.

Cette faillite, conjuguée à une mauvaise décision politique des autorités américaines, eu pour conséquences entre autres la contraction du marché interbancaire international. L’absence de liquidité qui s’en suivit impacta l’économie mondiale, et Entre 2008 et 2009, le taux de croissance dans l’UE est passé de 0,3% à -4,4%

La dette publique est passée de 62,3% à 80% du PIB

Le déficit public est passé de 2,4% à 6,3 et à 6,8% dans la zone euro

Le chômage passe de 7,1 à 9% et à 9,6% dans la zone euro. Il était de plus de 10% aux USA, au Portugal,

en Islande etc… et à près de 20% en Espagne.

Cette récession économique faisait courir l’immense danger très prévisible et bien réel du reste d’une déflation importante et donc d’un effondrement de l’économie mondiale. Le renflouement des banques commerciales devenait une nécessité presque vitale notamment pour l’Europe.

Il faut cependant souligner dans ce cadre, que la Banque Centrale Européenne (BCE) prêtait aux banques et non aux Etats, et au fur et à mesure, les montants remboursés étaient retirés du circuit monétaire afin de contrôler l’inflation. Le financement de l’économie se devait de rester une affaire des banques et des investisseurs.

Pour autant, et dans cette situation de crise, les investisseurs s’orientèrent vers les valeurs sûres et notamment en direction des métaux précieux et des matières premières provoquant cette envolée des prix des hydrocarbures entre autres au moment où pourtant la demande en pétrole fléchissait du fait de la morosité économique mondiale. Et c’est de cette façon que cette crise financière qui affectait négativement l’économie mondiale opérait un effet inverse sur les finances algériennes avec cette embellie majeure de ses avoirs étrangers qui très malheureusement furent gérés avec un amateurisme dont nous mesurons aujourd’hui les conséquences.

Ce qui précède fait surtout la preuve irréfutable que l’Algérie, totalement déconnectée de l’économie mondiale et de son système monétaire, réalise des résultats inversement proportionnels aux pays développés ou émergents. Très peu productive, arcboutée presque exclusivement que sur la richesse de son sous-sol, forcément extravertie pour l’ensemble de ses besoins, ‘‘l’économie’’ algérienne, si ce terme sied à un ensemble d’opérations de négoce, est adossée à un financement tout aussi archaïque. L’Etat est le plus grand investisseur et le plus grand employeur, Il est tout autant propriétaire des banques commerciales algériennes que de la banque d’Algérie faisant que toute la mécanique baigne en fait dans le non conventionnel.

S’en sortir commande à reconstruire l’économie algérienne tout autant que ses finances avec pour objectif de les faire d’abord retrouver l’orthodoxie qui régit ces sciences pour ensuite les conduire à s’amarrer à l’économie mondiale. Un chantier de titans dont aucune prémisse n’apparait dans la déclaration du nouvel exécutif. Pour ce dernier, l’objectif semble se limiter à gagner du temps, en attendant la reprise éventuelle des cours des hydrocarbures. Avec cette amertume et cette angoisse qui étreint les gorges, il est à la fois rageant et désespérant de constater que le bien être minimum ou le malheur des Algériens reste une fonction de l’état d’âme de la bourse US des matières premières, lorsque les grandes assemblées nationales continuent de discourir et d’applaudir la souveraineté économique, financière et politique de l’Algérie. Le minimum de pudeur commanderait donc aux dirigeants de faire grâce aux Algériens de toute cette torture qui consiste à vouloir coute que coute transformer un échec économique et financier sans précédent en Algérie en un succès triomphal.

Dans la création monétaire envisagée (elle possède aussi un coût), il y forcément une partie qui ira à l’équipement pour faire encore tourner à vide nos grandes entreprises. La partie destinée à l’investissement ira probablement gonfler les 700 milliards dénoncés par le précédent chef de l’exécutif et dont l’organe de contrôle fut dissous avant même sa naissance par l’actuel chef de gouvernement. Dans tous les cas de figure, cette cagnotte qui retournera à la BA n’aura pas d’impact sur l’inflation mais impactera assurément les réserves de changes sans résultats probants. Très tendancieux par contre de traiter que des salaires et des retraites à payer lorsque l’ensemble du budget de fonctionnement de l’Etat, de l’ensemble de ses institutions et sous institutions seraient financés par la planche à billet dont la tendance inflationniste, une réalité intangible, est conceptuelle à la notion même du fiduciaire. Si la volatilité de la parité du dinar pourrait quelque peu, en aucun cas entièrement, être contrôlée administrativement, il n’en irait pas de même au niveau du marché parallèle dont le change a déjà pris son envol à la suite des déclarations du chef de l’exécutif.

S’il n’y a peut-être pas lieu de rappeler les 5 milliards de dollars octroyés au FMI en échange d’un paquet de papier nommé pompeusement DTS et qui ne sert pratiquement à rien, il est par contre tout à fait surprenant et fortement incompréhensible dans cette crise monétaire qui affecte le pays, que cet engagement pris courant du mois de septembre de l’année en cours par le ministre des affaires étrangères à Paris et qui consiste à prendre en charge quelques projets inscrit dans le PND (programme national de développement) du Tchad.

Il est vrai aussi que le peuple sait où est passée la partie invisible de l’iceberg des 1000 milliards de dollars US. Il a tellement entendu parler des sociétés écrans érigées dans les paradis fiscaux et ailleurs, et donc tout autant des surfacturations, des commissions et rétro commissions qui sans l’existence des grands projets d’infrastructures ou en d’autres termes de la partie visible de l’iceberg, ne sauraient aucunement fonctionner et donc exister. Effectivement, le peuple a une idée et ce grâce à la presse nationale de la nature et de l’ampleur de toutes ces acquisitions immobilières d’outre-mer, il suffit juste de tendre l’oreille au peuple pour l’entendre en vomir.

ELISSA.D

 

 

 

 

 

 


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