Édition du
12 December 2017

UNIVERSITÉ D’ALGER 2, LA HOGRA AU QUOTIDIEN,  L’ESPOIR PAS POUR DEMAIN  (suite de 2012) ou le doctorat a vendre

 

 Je ne suis ni un francophone aguerri, pour preuve vous allez trouver quelques coquilles par-ci quelques erreurs de formulation par-là, je ne suis pas non plus un arabophone chevronné qui respire la langue du « ض » mais je peux écrire aisément en langue arabe. Je suis un amazighphone pris entre les deux, en homme libre j’ai le droit, de choisir la langue avec laquelle je dois rédiger ma thése de doctorat portant de surcroit sur le parler algérien. Nous sommes des universitaires censés maitriser plus d’une langue.

Des écrivains algériens tels que Mohamed Dib ou Kateb Yacine l’on dit avant moi, « si j’écris en français, c’est pour dire au français que je ne suis  pas français », alors je n’arrive pas à comprendre l’attitude des responsables  du CSD (Conseil  Scientifique  du Département)  d’Orthophonie , a la Faculté des Sciences Humaines et Sociales  à  l’Université  d’Alger 2 ou j’ai voulu déposer ma thèse  de doctorat ,que je prépare depuis prés de six ans , dire que j’en avais bavé pour m’inscrire , et après m’être inscris  , voir  article paru ici sur LQA en décembre 2012 dont voici le lien http://lequotidienalgerie.org/2012/12/23/universite-dalger-2-la-hogra-au-quotidien-lespoir-pas-pour-demain/.  Et  j’en bave encore alors que je m’apprêtais  à déposer la mouture  finalisé de mon  second doctorat après celui du doctorat en  médecine générale en 1993 à l’INSSM d’Alger.  Cela fait six ans que je rédige ma thése en français, comme ce fut le cas avec ma thèse de magister que j’ai rédigée en français et soutenu en 2008 , sous la direction du Pr ZELLAL ,  bien que l’étude portait sur des tests en arabe sur des patients algériens arabophones.

Pour ma thése de Doctorat j’ai élargi le champ de ma recherche au parler algérien avec toutes ces composantes amazigh, arabe et latine,  avec l’apport de nouveaux tests orthophoniques que nous avons adapté au milieu clinique algérien en prenant en compte la réalité  linguistique et socioculturelle algérienne,  en élaborant deux tests  orthophoniques, l’un portant sur le versant suprasegmental c’est-à-dire le non verbal avec l’adaptation de la TMR[1] française dont on s’est inspirée pour l’élaboration de la   TMR Algérienne[2] , et  un autre portant sur le versant  verbal avec la création d’un  test de dénomination en kabyle le TDK [3], il n’en n’existe aucun en Algérie (en dehors du sub-test de dénomination qui fait   parti du MTA[4]).

En me présentant au service du doctorat avec ma thèse dans sa mouture finale, avec les tests (classeur et fascicule), je pensais que j’avais atteint la période de répit après tant d’effort, je me sentais un peu soulagé, mais vu mes péripéties,  je me disais au fond de moi-même que ce serais trop beau que ca se passe sans pépin, je m’attendais à  des remarques concernant d’éventuels  changements de mise en forme, de la page de garde, du manuscrit lui-même. Bref  tout semblait normal, on me donne les imprimés de dépôts que l’encadreur devait signer,  j’ai bهen fait de ramener la thèse avec moi, le spirale ne semble pas poser de problème. Au moment de sortir la responsable me demande de voir la thèse, elle semble sidérée  par je ne sais quoi  et me lance froidement «  mais c’est en français, c’est inacceptable ». Intérieurement, je rigolaisة je me disais je le savais que ca coincerais quelque part, mais pas de la sorte. J’ai beau à expliquer que j’ai eu l’aval et l’accord de mon encadreur , pourquoi on ne me l’avait pas dit quand j’avais déposé l’avant projet de mon doctorat en langue arabe et française  lors de ma première inscription. De plus, mon travail si je le traduisais  en arabe, n’aura ni la même  valeur ni la même saveur  il y a énormément de terme des sciences cognitives et de la linguistiques  qu’on ne peut pas traduire en arabe en plus  des nombreuses  transcriptions en API, qui donneront une autre thèse en langue arabe. Ce n’est pas la rédaction en langue arabe qui me pose problème mais pour résumé la situation, écrivez une ordonnance en arabe et vous comprendrez ou je veux en venir.

C’est autour de la responsable du CSD qui me dit que c’est une question de loi, je dis qu’à l’UMMTO ce problème ne se pose, s’il ya une loi elle doit être nationale, je demande à ce que le refus de dépôt me soit notifier par écrit elle refuse, et me dit de voir au niveau du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour une éventuel dérogation.

Moi qui voulais apporter un plus à la testhotheque algérienne, en enrichissant  ce domaine ou les productions se font rares pour ne pas dire, elles se comptent au bout des doigts, dire qu’en France ceux des éditions  ECPA[5] dépasse les 3000 tests.

Je prend l’opinion publique à témoin  de cette énième  entrave de gens qui se cachent derrière de fausses excuses et  qui  s’érigent en défenseurs de la langue arabe  que je maitrise hélas mieux qu’eux,  je rappelle que je suis le premier médecin qui enseigne  l’anatomie et physiologie ORL et du SNC, les sciences cognitives , la neurolinguistique en langue arabe et française simultanément,  aux étudiants de licence et master d’orthophonie  à l’UMMTO et à Alger 2.

Je rappel également à ces illuminés que j’ai  participé à des conférences internationales que je cite dans ma thèse ou j’ai parlé de la langue arabe et de certaines notions que les linguistes occidentaux essayent d’occulter telle que «  la syllabe » en langue arabe, au congrès de Dubaï (2016), de Kerala Inde (2017) avec des  communications que j’ai présenté  en langue arabe,  et d’autres communications ou je loue et défend les subtilités de la langue arabe, et que j’ai présenté  en langue française à Besançon (2015) ,et à la Rochelle (2016).

On me refuse de déposer mon doctorat car je l’ai rédiger en français, une des langues du parler algérien,  par principe  je refuse de réécrire en langue arabe sachant pertinemment que ma thèse stagnera dans les archives de nos bibliothèques, au lieu de la faire partager avec le plus grand nombre du personnel soignant du corps médical et paramédical et des orthophonistes qui travaillent  rarement avec la langue arabe classique sur le terrain, la langue arabe classique n’est la langue maternelle d’aucun algérien , ni d’aucun pays arabe non plus , la diglossie se retrouve dans tous les pays arabes comme je l’explique dans ma thèse, je parle sur le plan scientifique , malheureusement c’est le politique qui prend le dessus, au détriments de patients qu’on pénalise indirectement.

J’aurais aimé  avoir dans mon jury  des professeurs de médecine comme ce fut le cas lors de ma thèse  de magister,  à l’instar du Professeur MESSAOUDI chef de service de neurologie. Sincèrement où va-t-on trouver un professeur de médecine qui acceptera d’expertiser un travail écrit en langue arabe classique,avec des notions de  linguistique,  un module qu’on devrait enseigner en sciences médicales en Algérie.

J’aurais aimé aussi invité Mr Philippe VANEECKHOUT dans mon jury, fondateur de la TMR française que  j’ai adapté à la réalité sociolinguistique algérienne, afin de lui prouver que la TMR Algérienne n’a rien a voir avec la TMR Française  et qu’au contraire grâce à des donnés et des notions que nous avons puisé de la grammaire arabe , et des anciens grammairiens arabe tel Al-Khalil Ibn Ahmed ou du grand médecin Ibn Sina (Avicenne), on peut enrichir la TMR Française avec de nouvelle  données  sur le plan de la rythmique,  de nouvelles  données d’envergures universelles que toutes les langues du monde peuvent exploiter , pour servir  tous les patients quelque soit la langue qu’ils pratiquent.

J’interpelle Monsieur le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sur l’usage des langues dans nos universités, est ce qu’il existe vraiment une loi qui interdit l’usage du français dans la rédaction des thèses de doctorats, dans nos universités en sciences humaines ?        Est ce qu’il faut une dérogation pour le faire ? Si c’est le cas je viens de l’apprendre et c’est grave !

Dans  cette Algérie paradoxale ou je n’aurais aucune réponse de la tutelle,  Avec le malaise  que traverse  l’université algérienne, à l’ère des plagiats, du faux usage de faux,  je mets mon  doctorat  authentique en vente au plus offrant, un doctorat « prêt à porter » qu’on me refuse pour défaut de langue, qui paradoxalement traite des pathologie du langage.

Je n’ai plus la force de combattre, ni de subir,  je dénonce cette énième entrave de l’administrative sur le scientifique sous couvert du politique et que seule une prière en langue arabe arrive à apaiser alors disons                                                         حسبنا الله لا إلاه إلا هو عليه توكلنا  و هو رب العرش العظيم

 

Dr IZEMRANE Abdellatif

Médecin, enseignant chercheur UMMTO

Doctorant en orthophonie.U.Alger2

[1] TMR Thérapie Mélodique et Rythmée en arabe العلاج اللحني الايقاعي

[2] TMR Algérienne (TMRA Arabe classique+ TMRK Kabyle+ TMRD Daridja) qu’on pourra généraliser à toutes les langues maternelles et dialectes de l’Algérie, pour une meilleure prise en charge de nos patients.

[3] TDK : Test de Dénomination Kabyle faisant parti du TDA Test de Dénomination Algérien

[4] MTA : le Montréal Toulouse Algérien du professeur Zellal adapté du MT.

[5] ECPA les éditions du centre de psychologie humaine.


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43 Commentaires sur cet article

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    7 octobre 2017 at 9 h 42 min - Reply

    Quel est le point de vue de notre amie, Mme Le Pr Zellal?




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  • Mssisi
    7 octobre 2017 at 11 h 42 min - Reply

    WAllah c est triste et dramatique de voir que l’on est bon à décourager, entraver et briser les espoirs ,les volontés bref tout espoir digne de permettre enfin à notre pays si chère à nos coeur de pouvoir enfin apporter sa contribution par ses propres enfants en plus et sur le plan intellectuel surtout. L’Algérie à nourrit de son sein,de son sang des générations et continuera à le faire puis quand ses enfants tentent d’apporter leur contribution voilà se qu ‘ils méritent entraves, intimidations et règlements contradictoires …. Quoi les algériens fuient lebled ???mais non !!! Y a pas de raisons voyons !!!




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  • Abdellah Chebbah
    7 octobre 2017 at 12 h 01 min - Reply

    Nos institutions étatiques ne servent en aucun cas le citoyen. Elles ne portent que le nom. Quand vous entrez, vous ne trouverez aucune compétence, aucune réglementation, aucun chef, aucune hiérarchie, aucun service. C’est des écuries où le citoyen est malmené d’une personne à l’autre sans savoir pourquoi et comment. Voyez la justice, les hôpitaux, les commissariats, les universités, enfin toutes. On vous fait courir pendant des mois et des mois, parfois des années pour à la fin vous dire que les choses ont changé, que vous devez refaire le dossier et j’en passe. Quand une secrétaire, un planton vous refuse l’accès, vous dirige vers l’inconnu et vous perd vos documents, je crois qu’il n’y a plus rien à espérer. Il y a 20 ans que j’avais prédit qu’un jour on nous changera nos noms et nos dates de naissance sur les documents d’états civils. On en est arrivé avec le fameux 12S.
    Mr. Izemrane, comme votre nom l’indique, vous ne pourrez rien. Allez vous faire valoir chez les Koufars. Point. C’est fini et bien fini notre rêve. La crème des crèmes est à l’étranger. Ne perdez pas de temps avec des animaux verticaux.




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  • Bedjaoui Wafa
    7 octobre 2017 at 12 h 29 min - Reply

    Cher collègue,
    Je ne peux que vous soutenir dans une telle situation.
    Je suis au courant de cette histoire de dérogation pour pouvoir soutenir en langue française dans les établissements où il est coutume de soutenir en langue arabe.
    Bon courage pour la suite du combat.




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  • ROUADJIA
    7 octobre 2017 at 13 h 16 min - Reply

    Mon cher compatriote et citoyen Abdellatif IZEMRANE, bonjour. Je suis autant scandalisé que vous par le comportement incompétent et imbécile de ces pseudo « responsables » de je ne sais quel service…Tout ce que l’Algérie a d’honnêtes et de compétents citoyens se trouvent à la merci d’incultes avérés et de police de la pensée, et de la morale polluée et polluante. Cela me rappelle tristement une autre affaire aussi semblable que scandaleuse: celle dont a été victime Mme Sidhoum dont le Doyen, le nommé Mohamed KHODJA,de sciences politiques, avait cru devoir censurer sa thèse au motif qu’elle aurait porter atteinte à l’image de l’Armée Nationale Nationale Populaire!Alors que ni celle-ci ni la présidence de la République argués par ce doyen ne l’avaient mandaté de parler en leur nom, ce Monsieur s’était abrité derrière ces honorables institutions pour justifier ses ingérences inadmissibles dans les décisions indépendantes et souveraines du jury de thèse de l’étudiante en question!
    Conclusion: l’Algérie entière est otage et victime tout à la fois de l’arbitraire et de l’incompétence de gestionnaires autant incultes que zélés.




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  • selma
    7 octobre 2017 at 13 h 54 min - Reply

    Non, cher collègue, il ne faut pas baisser les bras. Il est vrai que le texte ordonnant la rédaction de la thèse en langue nationale existe ( il date de 1998), cependant, il comporte une clause qui précise qu’une dérogation peut être accordée au doctorant sur décision du chef d’établissement, c’est-à-dire le recteur et non le MESRS. Concernant votre parcours de formation en qualité de médecin, qui a jugé utile de se spécialiser dans un domaine à cheval sur les sciences médicales et celles sociales et humaines, vous faites donc partie de ceux qui ont fait tout leur cursus de base ( 7années, en langue française) et qui vous autorise de rédiger en français. Nombreux sont ceux qui en ont bénéficié, par exemples les boursiers
    jE reste persuadée que si vous vous adressiez à un responsable compétent, honnête qui n’utilise guère sa fonction pour bloquer les bonnes volontés et les compétences, il saura vous le permettre. Je pense notamment au recteur de Bouzaréah. Auquel cas, traduisez-là en tamazigh, vous y avez droit , car comme le texte n’a pas bougé depuis une décennie et demi et qu’il parle de langue nationale, et vu que depuis tamazigh est devenu langue nationale, créez un précédent juridique, ça les fera twister un peu
    Bon courage et j’en prends acte




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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    7 octobre 2017 at 14 h 30 min - Reply

    Mon indéfectible soutien à mon frère et confrère, Mr le Dr Abdellatif IZEMRANE, victime encore une fois de l’excès de zèle d’irresponsables qui sévissent dans notre malheureuse université et dont les seules « compétences » sont l’opportunisme, l’allégeance et l’aplatventrisme. Ne baissez pas les bras. Les Algerien(ne)s DIGNES sont de votre côté et sachez que nul droit ne se perd tant qu’existe un revendicateur.




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  • Fechlane
    7 octobre 2017 at 14 h 32 min - Reply

    Ce n’est qu’àprés l’assassinat de Boumédiène que la langue arabe a été appliqué à l’école , car ce président qu’on taxe de dictateur mais qui en réalité avait formé les meilleurs générations et avait rendu l’Algérie autonome dans tous les domaines avait répondu que la langue française faisait partie du patrimoine national algérien , et ce n’est qu’après son assassinat qu’on a instauré la langue arabe à l’école suite à la pression et aussi bien entendu au financement de l’Arabie Saoudite maudite.
    À comparer la génération francophone qui regarde vers l’occident avec celle arabophone qui subit le pays créateur de terroristes , il n’y a pas photo. Bien entendu , nos enfants ne sont que des victimes du pouvoir qui lui est complice..




    2
    • Salah-Eddine SIDHOUM
      7 octobre 2017 at 15 h 03 min - Reply

      Ce n’est pas une question de langues, cher compatriote. C’est une question d’irresponsables bornés aveuglés par l’idéologie (et des 2 bords) qui ont mené notre enseignement vers ce qu’il est maintenant. Quant à Boukharouba, il n’a absolument rien formé. Ce sont les rares compétences des premières années de l’indépendance qui ont essayé de maintenir un niveau appréciable et je salue à cette occasion leur courage et leur dévouement. Les « réformes » introduites par la suite par les analphabètes bilingues en poste ont mis l’école sur les rails de la clochardisation et nous cueillons aujourd’hui les fruits amères de cette politique populiste qui risque d’hypothéquer l’avenir de nombreuses générations..




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  • Amrouche Mohamed
    7 octobre 2017 at 14 h 54 min - Reply

    C’est desolant de voir toute cette bureaucratie scléroser le peu de rechercher qui se fait en Algérie!
    Voir une telle mentalité au sein méme des institutions univérsitaires qui sont censer apporter un minimum de fléxibilité intellectuelle, ne refléte que le dogmatisme des résponsables malgré leurs années passer dans le milieu univérsitaire.

    Dans un monde qui évolue a pas de géant, où les idées vont bon train au dela des langues ou des éthnies, où les chasseurs de conaissance invéstissent dans la matiére grise sans frontiére…On réussie chez nous a stagner le progrés par une bureaucratie issue du’un systéme Napoléonien moyen ageux!

    Tout mon soutien a l’auteur et a tout ceux qui veulent progresser dans le
    bon sense!

    Je conclue ma modéste intervention avec cette anécdote du grand érudite Ibn Rochd:

    بكى تلميذ ابن رشد بينما كان العرب يحرقون كتب معلمه، فالتفت إليه المعلم و قال: » إذا كنت تبكي حال المسلمين فاعلم أن بحار العالم لن تكفيك دموعا، أما إذا كنت تبكي الكتب المحروقة فاعلم أن للأفكار أجنحة و هي تطير لأصحابها ».




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  • I.Z
    7 octobre 2017 at 15 h 13 min - Reply

    Salem à tous,

    Et dire que je suis passée par le même scénario, il y a presque 25 ans lorsque j’ai déposé mon mémoire de fin d’année dans le même département. On m’a demandée de traduire tout en arabe pour soutenir…j’ai dû en baver à l’époque…Heureusement,qu’il a été fait en français à l’initial car on avait besoin de cette version à la Sorbonne pour préparer mon DEA quand je suis partie finaliser mes études en France.

    Ce qui est choquant et que je trouve aberrant après toutes ces années l’Algérie et ses/ces dinausores n ‘ont pas changé d’un iota! Laisser travailler et percuter nos étudiants et formateurs.Toute langue est une richesse! Qu’elle soit en arabe ou en français, l’essentiel c’est le fond de la thèse non ? Pourquoi perdre du temps dans la traduction. Il faut que l’État réagisse quant à ce massacre. Ras le bol des HABSSINE!

    I.Z




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  • Sidhoum leila
    7 octobre 2017 at 15 h 58 min - Reply

    اتقدم بالدعم المطلق للدكتور ايزمران و اعبر عن تضامني الكامل لقضيته العادلة،كما ادعوه لعدم الرضوخ وانما مواصلة مشواره كما انه لا بد من التنديد و بقوة بمثل هذه الاساليب التعسفية و العراقيل التي تسعى الادارة من خلالها الى عرقلة الاساتذة، فقد كنت انا ضحية تعسف اداري و بعد نضال طويل و صمود تمكنت من انتزاع حقي بالقوة مما دفع السلطات العليا للبلاد الى اصدار اوامر للوزارة الوصية و المسؤولين في ادارة الجامعة لحل هذه المشكلة في اقرب وقت ممكن، نظرا للضجة الاعلامية التي سببتها هذه القضية، لو قررت السكوت كما نصحني العديد من « الزملاء  » قائلين ان القضية سوف تحل اداريا و لا حاجة للضجة الاعلامية لا كنت الى يومنا هذا لم احصل على حقي المشروع،فلم اندم يوما على الخطوة التي قمت بها بمساندة من والدي و بعض المثقفين في داخل و خارج الوطن وقلة من الزملاء و الزميلات الشرفاء و الاحرار

    نحن نساندك بكامل قوتنا من اجل انتصار قضيتك
    ماضاع حق وراءه طالب و لك مني كامل التقدير و الاحترام




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  • F-Z KOUCHKAR-FERCHOULI
    7 octobre 2017 at 15 h 58 min - Reply

    Cher collègue
    Je suis retournée par ce que vous enduré et vous comprends d’autant plus que je suis passée par les mêmes obstacles.

    Il y a une solution et c’est de demander une audience à M. le Recteur de l’Université d’Alger 2, qui est habilité à accorder une dérogation dans certains cas.

    Je serai heureuse d’apprendre que vous avez soutenu brillamment votre thèse de Doctorat…




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  • bara sid ahmed
    7 octobre 2017 at 16 h 04 min - Reply

    j’ai eu le même problème lors de ma première inscription ou j’ai interrogé le CSD de psychologie de bouzareah,sur la possibilité de faire ma thèse en français (dans le but d’approfondir mes connaissances dans cette langue puisque nous étions jusqu’au doctorat monolingues à cause de ce système MERDIQUE), il a rigolé en me disant: Tu te crois qui toi pour faire une thèse en français et ici avec nous?!
    C’est vrai que j’ai rédigé ma thèse en arabe comme ils ont souhaité et je l’ai soutenu avec des arabisons, mais j’ai juré de ne plus jamais travailler en arabe c’est un choix.
    Nous avons passé toute notre enfance à étudier les poèmes de l’Arabie saoudite, mais basta, nous sommes des algériens et nous sommes libres.
    Dr BARA




    1
  • Mohammed
    7 octobre 2017 at 16 h 05 min - Reply

    Pourquoi ne pas accepter une thèse de doctorat en orthophonie rédigée en français alors que la loi l’autorise à condition d’avoir une dérogation(ce qui est,à mon avis, facile à obtenir) vu le cursus du doctorant?

    Puisqu’on parle de l’utilisation d’une langue nationale ou officielle,ça nous paraît difficile à comprendre cette façon de jouer, non pas avec les lois,mais surtout avec l’intelligence des gens.Expliquer-nous Messieurs les défenseurs du nationalisme à fleur de peau,comment tolère-t-on que les conseils de ministres,des réunions officielles ou officieuses dans beaucoup d’administration du pays et autres ministères se font tous en français!? Alors qu’il ne s’agit dans ces cas ni de cours ni de débats scientifiques!

    Et,ces enfants, de la nomenklatura,qui courent après les cours de différentes matières des écoles privés,dispensés tous en français!
    Cela ne suffit pas de cette hypocrisie qui est devenue un sport national dans certains milieux?
    Ceux-là mêmes qui prétendent être les gardiens du temple des constantes nationales.




    7
  • YS
    7 octobre 2017 at 18 h 48 min - Reply

    Bonjour à tous,

    Je me présente, Yasmine, orthophoniste, exerçant en France et ayant collaboré avec le Dr IZEMRANE. Je tiens à mettre en avant son sérieux, ses compétences ainsi que sa volonté de faire! Je déplore totalement cette décision, qui est totalement contre-productive.
    Cher confrère, je vous soutiens pleinement! En espérant que leur décision soit revue…

    Bon courage à vous, et à bientôt !




    29
  • Larbi Anti-Impunite’
    7 octobre 2017 at 19 h 19 min - Reply

    Meme En France, ainsi que dans plusieurs pays Europeens non-Anglophone, les theses de doctorats peuvent se faire et sont aussi defendu en Anglais. J’ai moi meme soutenu une these, ecrite et soutenu en Englais en Algerie. J’ai refuse’ de l’ecrire et la soutenir en Francais, certains membres de jury ont refuse’ que je soutien en Anglais. J’ai refuse’ qu’ils participent en tant que membres du jury, j’ai demande’ a les ecarte’ et les remplacer et ca etait fait. la date ou les dates de soutenance ont ete’ defere’. Donc ca a pris un plus de temps, car ont a faire a un lobby puissant, agressif et qui defend ses interets meme mesquins.

    Je considere que le francais n’est pas ma langue et/ou (mon) un « BUTIN de Guerre »!.

    Neanmoins, Les scientifiques en Algerie doivent avoir le droit d’utiliser toutes les langues vivante pour travailler si ils/elles veulent. Le Francais et une des langues dominante en Algerie, elle est encore vivante et vehicule un savoir donc pourquoi l’interdire. Mais de la a dire que c’est un butin de guerre, et ou de l’exclure c’est irresponsable!




    5
  • Choix cornélien de WG
    7 octobre 2017 at 19 h 50 min - Reply

    Quand on prétend aimer on accorde un minimum d’attention à l’objet de notre amour. Or, à ma connaissance, la langue arabe n’est ni dynamisée via des grands corpus (big data), ni valorisée au niveau des représentations sociales…par ceux qui sont supposés l’aimer.
    Elle ne sert, malheureusement, qu’à assoir une idéologie « mediocratique » et en devient le synonyme dans les esprits…
    Mon cher docteur, ton histoire est celle de millions d’Algériens minorés scientifiquement dans leur propre pays. Il est à mon sens pertinent de songer, au moins pour un temps, de choisir une vraie vie à la place d’un faux statut professionnel et d’une soumission linguistique, administrative, économique à une idéologie binaire ad hoc…

    Résistez autrement afin de ne pas alimenter cette cécité d’attention/impuissance programmées…




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  • ليالي
    7 octobre 2017 at 20 h 11 min - Reply

    السلام عليكم ورحمة الله وبركاته وبعد أنا لا أناصر اللغة الفرنسية، ولا أعتبرها كمايعتبرهاالبعض غنيمة حرب لأنني أعتبرها أداة دمار شامل للجزائر لأنها فرضت من قبل الإستعمار. أما فيما يخص متاقشة رسالة دكتوراه زميلي وأخي الدكتور عبد اللطيف إزمران فأنا أسانده وأعتبر ما حصل له عرقلة من بعض الحاقدين وأعداء النجاح. وذلك لأنني أعرف مدى وطنيته وشهامته،وأنا أعرف أنه يوجد نظام الترخيص للمناقشة باللغة الأجنبية، لماذا يحرم من الرخصةالتي استفاد منها غيره من قبل.وبالتالي أرى أن يحل المشكل على مستوى الجامعة والوزارة المعنية، حتى نقضي على عرقلة العلم في بلادنا.و عدة لغات خير من لغة واحدة.




    9
  • Saly
    7 octobre 2017 at 20 h 56 min - Reply

    Cher collègue, j’ignorais comme vous qu’un docorat en sciences cognitives ne pouvait être soutenu qu’en langue arabe!!!
    Je ne peux que vous soutenir dans votre démarche à faire valoir vos droits de présenter votre travail de recherche dans la langue que vous estimez être le meilleur outil. Car, l’arabe, le français, l’anglais ou tout autre langue est le moyen qui nous permet de communiquer ( émission/ réception) des informations. Tous les chercheurs universitaires sont censés connaître ces trois langues car enseignées dès la première scolarisation!!!
    En France, les directeurs de thèses surtt ds le domaine des sciences cognitives obligent leurs doctorants à produire en anglais car ils savent d’emblée que leurs travaux ne sont valorisés au plan international qu’ en cette langue.
    Je pense sincèrement qu’il est temps de dépasser toutes ces futilités et s’intéresser à ce qu’ est essentiel, développer l’université algérienne et la recherche scientifique en motivant le chercheur pas en lui mettant des pierres ds les roues…




    5
  • Bellighou
    7 octobre 2017 at 21 h 52 min - Reply

    C’est quoi ce cirque, pourtant les thèses de Doctorat en Médecine se font bien en français non ? Pourquoi pas en Ortophonie ?La langue algérienne c’est arabe /français/ kabyle et autres ..khalaha Dariassa  » samini gharbi samini charqui ana anqoulek ana Djazairi ».On reste algérien avec cette langue patchwork.Arretez de compliquer et laisser la recherche émerger!




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  • كوثر
    7 octobre 2017 at 22 h 46 min - Reply

    في حقيقة الامر واضح جدا
    لم يقبلو هذه الاطروحة لا لانها بالفرنسية
    بل لان مستواهم لا يستطيع ان يصل الى مستوى هذه الاطروحة لذلك لم يفهموها ولن يستطيعو فهمها بجهلهم !!!!




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  • Yacine Taalba
    7 octobre 2017 at 23 h 27 min - Reply

    Je ne comprends pas cette attitude hostile, méprisante et insultante à l’intelligence envers la crème de la société, je ne trouve pas les mots pour qualifier cette position dictatoriale qui fait barrage au développement et au savoir. La science et le savoir n’ont pas de langue, c’est universel, c’est très décourageant, je me suis mis à ta place mon frère Abdellatif, j’ai une larme à l’œil, donner six ans de labeur de sa vie pour recevoir une baffe d’une administration archaïque, laquelle on dirait sa mission est pour faire obstacle au lieu d’aider, accommoder et ouvrir les portes au savoir quel que soit sa langue. Je ne comprends pas l’essence de cette loi si elle existe, si c’était un fils d’un gradé je pari qu’ils ne regarderont même pas si c’est une thèse écrite en chinois ou en hébreu. Je suis de tout cœur avec toi Abdellatif, tu as tout mon soutien et respect, ne mets pas ton doctorat en vente, ça n’a pas de prix, courage, ça va surement inchallah avec l’aide de dieu voir le jour.




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  • Kamel Ferrat
    8 octobre 2017 at 10 h 12 min - Reply

    La bétise humaine. A l’ere des nouvelles technologies de l’information et de la communication, la langue ne doit pas etre un obstacle pour acceder au savoir. Ecrire en Arabe, en Francais, en Anglais et meme en Tamazight ne doit pas en principe poser problème dans un milieu sensé maitriser le plurilinguisme. Le plus important doit etre le contenu de la thèse, les nouvelles connaissances apportées par l’auteur de la thèse. Ailleurs, les meilleurs travaux sont diffusés en plusieurs langues pour une meilleure diffusion du savoir. Chez nous, la pensée unique a fait des degats et on récolte aujourdhui les fruits amères. L’université algérienne est à la queue du peloton et n’est meme pas classifiée dans le classement des universités relatif aux publications, communications et diffsuion du savoir. Tant que les langues etrangères sont ignorées et ne partcipent pas à la valorisation de la science, nous resterons toujours derrière. Il faudra revoir les lois et faire une réforme profonde pour aller de l’avant. Kamel F.




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  • bouraoui
    8 octobre 2017 at 11 h 47 min - Reply

    je suis vraiment desole pour ce qui c passer concernant votre doctorat mais j t pas etonnais car c de la mafia qui gerent notre administration malheureusement mais matoskotelhomch car c bon il faux qu’on mets un stop pour ces comportements irresponsables et illogique! je vous dis bon courage et s’il ya quoi que ce soit on es avec vous car vous etes notre prof qui nous a appris ce qu’ils ont pas pu apprendre pendans 4 ans d’etude! merci




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  • moussa
    8 octobre 2017 at 16 h 39 min - Reply

    Je donne mon Point de vu, personnellement je m’oppose a tous intellectuels algériens ayant fait ses études en algérie d’être au Pouvoir, si ce Pouvoir Tombe?! Vraiment marre de ses algériens tels que Bouchouareb, kalida toumi, brerhi, sellal, lamamra; ouyahyia, ben bouzid, l’actuel Ministre de la culture etc……., Avant de prendre quel conque de responsabilité furent comme des anges et des sages une fois au pouvoir ont trahi même leurs mamans, je suis pour l’idée d’un changement radicale on a des jeune en étranger et qui sont très nationaliste et depuis le temps maintenant sont éduqués et ont apprit le code pénal et la gravité d’une faute où d’un délit, faudra leurs faire appel, je ne supporte plus les algériens d »‘algérie tous pareil.




    0
  • Rachida SADOUNI
    8 octobre 2017 at 19 h 00 min - Reply

    J’étais moi-même victime de ce genre de bureaucratie. J’en ai souffert jusqu’à devenir malade au sens propre du terme. J’ai fini par soutenir ma thèse hamdoullah malgré tous les osbtacles.
    Donc, je vous dis: « Patientez, car tout vient à point à qui sait attendre. »
    Dieu vous enverra de l’aide tôt ou tard. Soubhanou. Sans lui, même l’espoir nous sera interdit dans notre propre pays.




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  • Rachida SADOUNI
    8 octobre 2017 at 19 h 10 min - Reply

    J’ajoute que si vous proposez votre thèse telle quelle à ces gens, et vous la leur offrez pour qu’ils la soutiennent en leur nom, ils trouveront une autre loi qui leur permet cette soutenance. C’est facile pour eux de créer des lois pour eux-mêmes et d’autres lois pour les autres: nous qui n’avons que Dieu comme protecteur et consolateur dans ce pauvre pays dirigé par des gens incompétents!!!




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  • Kacemi salah
    8 octobre 2017 at 21 h 39 min - Reply

    السلام عليكم، زميلي المحترم الدكتور ازمران نوافقكم الرأي في كل ما طرح أعلاه، المشكل ليس لغة عربية أو فرنسية، المشكل على مستوى العقول المتعسفة التي لها تاريخ حافل بالعراقيل والتجاوزات التي حدثت ولا تزال لحد الآن في حق الطلبة والأساتذة .
    مشكلهم مع التخصص نفسه والأستاذة البروفيسور نصيره زلال التي ناضلت كثيرا للوقوف بهذا التخصص الذي كلل بقسم الارطفونيا.
    كل التربصات الخارجية خاصة المستشفيات الحكومية الفرنسية كان الفضل لها من الدرجة الأولى للاستفادة منها.
    الأستاذة بوعبدالله وحضرتكم نشهد شهادة حق في دورها
    الفعال لتحقيق مثل هذه الشراكات الدولية
    ما احرجني زميلي الدكتور ازمران كيف لكم أن تكتبوا مقالا دون ذكر الأستاذة المشرفة على الرسالة والإشارة ولو بقلليل بمقابل ما بذلته من جهد في سبيل الاستفادة من التربصات العلمية في إطار CMEP TASSILI.
    ومؤخرا في المغرب، جامعة الطب بمراكش.
    فلا حرج منا ومنكم ان نشكرها ولو بسطرين في مالكم.




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  • Y.Bouabdallah
    8 octobre 2017 at 21 h 49 min - Reply

    Bonjour cher collègue;
    je comprends votre déception seulement je me permets de vous faire remarquer que la langue arabe exigée pour la rédaction de la thèse au département d’orthophonie est une condition posée par l’administration et non pas par le Professeur encadrante Mme ZELLAL; neurolinguiste fondatrice de la chaire et du métier d’orthophonie en Algérie .
    Nous sommes trois doctorants du Professeur ZELLAL Nacira qui nous a donné la chance de faire nos thèses dans le cadre du projet CMEP -TASSILI avec différents stages ; Université de Paris 8, hôpital Salpêtrière, colloque international de SILF à La Rochelle auxquels vous avez participé .

    On lui doit beaucoup de reconnaissance pour les efforts fournis à ses étudiants.

    Y.Bouabdallah
    Maître assistant -A- Département des lettres et de langue française Université Setif 2
    Chercheur au sein de l’URNOP
    Doctorante sous direction du Pr ZELLAL Nacira .




    0
  • Zakia
    9 octobre 2017 at 9 h 10 min - Reply

    Après vous osez parler de l’exode des cerveaux …Y a qu’à voir ce qui cloche.
    Vous faites TOUT pour faire fuir! Wkilkoum Allah.




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  • Y.Bouabdallah
    9 octobre 2017 at 10 h 29 min - Reply

    Je voudrai juste préciser que nous sommes 03 doctorants sous la direction éminente du Pr zellal en neurolinguistique : vous kacemi salah et moi-même et la moindre des choses c’est de le publier noir sur blanc !
    Le Pr Zellal a dirigé nos thèses depuis notre magistère et notre doctorat, on le lui doit ! comment ne pas la citer comme telle dans son statut?
    , vous le lui devez ! Cher collègue je fus étonnée qu’elle ne soit pas citée comme telle dans son statut?

    Y.Bouabdallah
    Maître assistant -A- Département des lettres et de langue française Université Setif 2
    Chercheur au sein de l’URNOP
    Doctorante sous direction du Pr ZELLAL Nacira .




    0
  • Zakia
    9 octobre 2017 at 15 h 13 min - Reply

    Mme Bouabdallah ou Monsieur ? Je suppose que c’est Mme car je viens de lire (ée).
    Ca sent l’intox là avec ces tours de manège. Wallah vous me faites penser à : » TAHIYA Président, TAHIA Président »…soit une pure Chiyata (à moins que zadoulek f’le grade), soit vous avez une dent contre ce Docteur? Je ne comprends vraiment pas…
    Que vient faire ici la Directrice de thèse ? Avec tout le respect pour cette dame…Que viennent faire ici les éloges dans cette histoire ?
    Ce Docteur a soulevé un réel problème qui le touche et touche la communauté universitaire, et non un problème personnel, non ? Relisez plus haut!
    Pour une doctorante, drôle de personnalité…tout ça n’est pas sain ni fertile : bassesses, abjections et coups bas. Les personnes comme vous m’ont poussée à quitter le pays. Mais, je crois en moi, je crois à mon Algérie et à l’Algérien en particulier. Heureusement que la masse algérienne ne pense pas comme vous…Allah ay3afina!




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  • WLDCHT
    9 octobre 2017 at 17 h 58 min - Reply

    C’est une énième démonstration kafkaïenne. Les arabophones et francophones en perpétuel conflit existentiel dans la terre des amazighs, au lieu de s’accepter et s’épanouir, alors que la langue anglaise prime le monde entier — et même le système solaire… (ask, for instance, NASA’s Curiosity Mars Rover.)

    Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique algérien — comme plusieurs autres organismes officiels algériens — communique, informe et publie avec les deux langues: arabe et française. Le journal officiel algérien publie les lois algériennes avec les deux langues: arabe et française. Le président de l’Algérie lui-même parle… avec les deux langues: arabe et française… Même les panneaux de signalisation routière, en Algérie, ils sont écrits en arabe et en français — et en kabyle dans certaines régions kabyles.

    Le français est partout dans ce pays, comme l’arabe (abstraction faite de l’histoire et de qui domine qui… des lois et des penchants personnels.) Donc, en Algérie, on est censé communiquer avec l’arabe et/ou le français — ou bien, mieux, avec l’Amazigh, les trois langues. Que chacun parle et écrive avec la langue qu’il préfère et maîtrise. Pourquoi doit-on utiliser l’une et pas l’autre? Pourquoi doit-on forcer l’un et l’autre à utiliser l’une ou l’autre langue? Pourquoi faire ainsi quand on est supposé être bilingue ou multilingue?… Quand on est des thérapeutes de la communication, supposé enseigner le bilinguisme et le multilinguisme; et travailler dans un environnement multilingue? Pourquoi nous limiter quand la variété s’offre???

    On est supposé être des scientifiques/universitaires. Je crois que l’essence de la connaissance c’est la transmission. Transmission en arabe ou en français, ça ne doit pas être problématique pour un scientifique/universitaire algérien bilingue/multilingue. L’importance réside dans la finalité, non pas dans le moyen. Mais, franchement, ouvrons les yeux, la communication de la science mondialement se fait en anglais ; donc, comme je l’ai exprimé au début, on devrait faire mieux en apprenant et en utilisant, voir même en adoptant, la langue anglaise.

    Je n’ai jamais saisi cette réalité de l’enseignement supérieur où certaines sciences sont enseignées en français et d’autres en arabe. Plus incompréhensible, faire une loi qui dicte que telle science doit être étudiée avec telle langage ; et dans tel domaine la rédaction doit se faire avec telle langue — encore une fois, dans un pays multilingue. Je n’ai aussi jamais accepter la croyance qu’il n’ai pas possible d’enseigner, par exemple, la médecine, ou les mathématiques, avec la langue arabe. Je trouve que ceci est aberrant.

    Je crois que le fond de la chose, ce n’est pas une question de loi. Je crois que c’est une question de culture, de mentalité, et de compétence ; mais surtout, une question de progression vs stagnation vs régression ; une question de simplification vs complication des taches et des réalisations ; autrement dit, et vu, une question de recul et de perspective.

    Ceci n’est qu’une vision subjective et théorique, peut-être réduite et incorrecte ; et, comme j’aime souvent penser, entre théorique et pratique, il y a une différence — du moins chez moi. Pratiquement parlant, M. Izemrane, je crois que tu devrais frapper sur les portes des instances supérieures, peut-être qu’elles seront plus flexibles.

    (Mise à jour 1:) je ne suis pas certain, mais, apparemment, les lois ont voulu que tous les enseignements se fassent en arabe. Mais, certaines universités, où les sciences dures sont enseignées, ont jugé que la langue arabe n’est pas… la bonne… alors, encore une fois, je crois qu’on travail d’une manière contraire aux réglementations…

    (Mise à jour 2:) maintenant je suis certain, après que je me suis un peu documenté, qu’on fait tout d’une manière contraire à la réglementations. La loi (n° 91-05 du 16 Janvier 1991) de la généralisation de l’utilisation de la langue arabe a voulu que toute, je dis bien toute, communication possible se fasse avec la langue arabe… entre autres, l’enseignement… Mais, apparement… ça n’a pas marché… Personnellement, je suis de plus en plus… étonné, confus et déçu par cette amère et absurde réalité de ce pauvre pays…

    Enfin, je dois préciser et reconnaitre que, moi, je suis un Amazigh fasciné par la langue arabe, pour plusieurs considérations: sa richesse, son harmonie, ce qu’elle a véhiculé… Entre arabe et français je tends vers la première — même si, paradoxalement, j’essaie de m’exprimer, ici et ailleurs, plus ou moins, en français ; l’histoire à aussi son influence dans cette liaison.

    M. Izemrane, le décret exécutif (n° 98-254 du 17 Août 1998) relatif à la formation doctorale, à la post-graduation spécialisée et à l’habilitation universitaire, précise dans l’article 59 que « le document de thèse doit être rédigé en langue nationale. Il peut également être rédigé dans une autre langue, si une autorisation expresse est accordé par le chef de l’établissement, après avis motivé du conseil scientifique de l’entité universitaire concernée ou du conseil scientifique ou pédagogique de l’établissement habilité. » Bon courage mon ami.




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  • UNIVERSITÉ D’ALGER 2, LA HOGRA AU QUOTIDIEN,  L’ESPOIR PAS POUR DEMAIN  (suite de 2012) ou le doctorat a vendre | Presse et Actualité – Revue de Presse Généraliste
    11 octobre 2017 at 9 h 17 min - Reply

    […] ne pas dire, elles se comptent au bout des doigts, dire qu’en France ceux des éditions  ECPA[5] dépasse les 3000 […]




    0
  • Dr IZEMRANE.Abdellatif
    15 octobre 2017 at 16 h 49 min - Reply

    REMERCIEMENTS
    Je tiens à remercier le tout puissant Allah a travers tous ceux et celles qui m’ont soutenu, par leur commentaires, mails, ou par leurs positions claires et nettes. Un Merci particulier aux Docteurs Sidhoum père et fille, qui ne lésinent point sur les principes, quand il s’agit de dénoncer l’injustice d’où qu’elle émane, c’est une histoire de famille …

    A mes collègues, ami(e)s, étudiant(e)s, à tous ces anonymes qui m’ont épaulé, par des mots simples et sincères, je vous dis simplement à mon tour »Merci ». Je viens d’obtenir une dérogation pour ma soutenance.
    Je remercie également le recteur d’Alger 2 Mr Hamidi, pour sa compréhension et sa réponse sans ambiguïté.

    On apprend toujours dans ce bas monde et cette humble expérience m’a fait comprendre le fameux dicton d’Al Capone « dieu préserve moi de mes amis, mes ennemis je m’en occupe », il, elle se reconnaîtra, je dirais dans la vie et dans les études c’est bien d’avoir une personnalité et c’est encore mieux d’être surtout autonome.
    Je ne crie pas encore victoire, le combat continu… même si l’espoir n’est pas pour demain, l’espoir demeure. Merci a vous tous .

    Dr Izemrane Abdellatif




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    • Mohammed
      16 octobre 2017 at 0 h 46 min - Reply

      Abdellatif,vous portez un joli prénom,c’est prémonitoire pour réaliser tous vos rêves, allez-y tout doucement et sûrement,je vous souhaite bonne chance et qu’Allah vous Aide!




      15
  • Mssisi
    16 octobre 2017 at 11 h 43 min - Reply

    Que c’est bon de voir la justice ,la raison prendre le dessus sur l’incomprehensible pour ne pas dire la bêtise humaine… cher Dr je me permets de vous présenter mes meilleurs voeux pour l’avenir. Notre pays a besoin besoin de ses enfants. Ses derniers ont le devoir d’apprendre (ikraa) afin de s’épanouir,de se surpasser, de lutter, de dénoncer, de jouir de la connaissance et de transmettre le savoir.
    Je vous souhaite de réussir dans votre noble mission, ainsi qu’à tous vos collègues quelque soit le cycle ou la discipline.Un (tahya el djazair houra ridjal ou nesswan )sincère.Bonne continuation.




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  • PR ZELLAL
    16 octobre 2017 at 14 h 35 min - Reply

    J’ai recommandé hier à Izemrane de remercier M. le Recteur pour son accord de la dérogation de dépôt de la thèse en langue française. Cette thèse n’est que l’aboutissement du fruit de l’intégration, de ce doctorant-chercheur à l’URNOP de l’Université d’Alger 2 et enseignant à l’UMMTO et ce, depuis le milieu des années 2000, aux projets du Laboratoire dont j’ai la charge depuis 2000. Réalisée dans le cadre du CMEP 13MDU902, cette thèse est en train d’être corrigée pour être bientôt déposée sous ma direction, comme sous ma direction a été fait son magistère (soutenu en 2008), toujours dans le domaine de la neurolinguistique. J’inviterai à sa soutenance M. Salaheddine Sidhoum, qui fera sûrement un article au sujet de ce concept de « neurolinguistique », qui, né au milieu des années 70, ne pouvait naître que de la conjugaison de 02 autres : la linguistique + l’orthophonie. La reconnaissance du Capital-Apport du Premier? Merci à l’Histoire. Elle est en ligne et demeurera « inconfisquable ». La DGRSDT met sur le plateau la Norme en Science en diffusant un Questionnaire aux universités, ayant trait à la protection de la Propriété Intellectuelle. Félicitons-la, à l’heure où beaucoup de thèses sont soutenues sans que l’encadrant l’eût lue. Le Pr Zellal lit, travaille, corrige ses thèses et les suit au millimètre, les intégrant dans des communications en colloques nationaux et internationaux après avoir intégré le doctorant dans les Sociétés Savantes internationales idoines, dans les stages de courte durée et CMEP, des publications d’articles dans la RSH, envoie ses doctorants à la Salpétrière et même chez des cliniciens en cabinet en France… Pourvu qu’il parvienne à l’internationale.




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  • Henneke
    16 octobre 2017 at 17 h 42 min - Reply

    Intéressant… on ne supporte plus l’idée académique au point du soutien nécessaire pour la diversité intellectuelle requise à l’épanouissement de l’établissement. C’est très décevant, mais a la fin de la journée, c’est l’université qui perd les étudiants & la qualité de langue nécessaires au progrès. En Suisse, on utilise quatre langues & très effectivement d’ailleurs avec toutes les options disponibles à l’auteur(e) de la thèse. Par contre, en Algérie, on se retrouve à la case départ avec des imbécilités pareilles. Peut-être que ces arabophones se retrouvent avec des fonds épargnés de pays arabes qui ne sont même pas capables de maintenir leur langue… & ce louche me gene beaucoup plus que l’idée de réécrire une thèse. L’arabe est effectivement une langue académique morte, mais avec le Tamazight ou le Français on retrouve une communauté de support & d’intellectuels forte. Il est peut-être temps d’abandonner ces sottises & essayer d’appliquer ailleurs; les experts & spécialistes formés sont de plus en plus en demande ces jours & avec le phénomène de globalisation à l’extrême en ce moment, il est peut-être temps de chercher ailleurs. Bon courage & il faut tout simplement trouver une autre route si celle utilisée est bloquée! Se soumettre ne sert point, sauf au cas ou le pion devient reine…




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    • LlH
      21 octobre 2017 at 2 h 30 min - Reply

      As stated by Shaykh ‘Abd al-Hamid Ben Badis the leader and the founder of the Islamic Reform Movement in Algeria. “شعب الجزائري مسلم وإلى العروبة ينتسب”
      All praise be to Allah that we still have many people in our home country follow his legacy, despite some sneaky tacit tensions seeded by the colonialists and followed, if not disseminated advertently or inadvertently by the neocolonialist among some of us ; who seek disintegration and miss to focus on our rich diversity and integration.
      From my standpoint as an Algerian born and raised Berber who left three decades ago, akundinigh azoul felawan ayatma distma imazighan. Please note, bien que je sois kabyle je n’échangerais jamais la langue arabe sémite la plus vivante, la plus riche, la plus adaptable, la plus éloquente, la plus harmonieuse et l’une des plus anciennes langues pour une autre. Il est temps de faire histoire sur cette dernière et sortir de vos ténèbres. Therefore, l would like to express my gratitude and extend my particular thanks to the ones who tackled this sensitive issue with integrity. Bravo à ceux qui ont su établir la justice et répondre au besoin du Dr lzemrane pour résoudre son problème en consolidant notre culture et patrimoine without compromising our main national language and identity. Enfin, tout bien qui finit bien! والحمد لله tant qu’il y aura des hommes justes et de principes. Tahya l’Algérie.




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  • Zakia
    17 octobre 2017 at 9 h 41 min - Reply

    Quel plaisir! Bravo Dr Izemrane pour votre action et merci au Recteur pour ce rayon… Chaque personne à un potentiel caché. Lorsqu’il est dans l’urgence, il sait l’exploiter instinctivement. En ayant une meilleure maitrise de ce potentiel, l’individu peut soulever des montagnes, et vous êtes parvenu.

    Je vous souhaite du courage dans votre engagement, une soutenance tonique et active, détente et quiétude par la suite.

    PS : Hennek, à vous lire, je sens le chant des supporters islandais « hou hou » à la « IMAZIGHENE !».
    Je ne suis pas d’accord, la langue arabe n’est pas une langue morte. C’est la langue de notre livre saint. Toute langue est une richesse en elle-même. Par contre, tout n’est pas langue arabe. Je suis pour la diversité, la différence, et le tolérantisme.




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  • User
    9 novembre 2017 at 8 h 10 min - Reply

    Toutes mes félicitations pour vous Mr. Izemrane. Ça fait un grand plaisir d’entendre que vous avez pu surmonter les obstacles qu’on vous a imposé le long de votre parcours. Malheureusement, l’université algerienne ne tire jamais profit et continue toujours de réprimer les compétents. Bon courage.




    3
  • Congrès du Changement Démocratique