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22 January 2018

Quand Fafa, spécialiste dans l’élevage des dictatures et un criminel contre l’humanité se chamaillent….

La réponse cinglante de Le Drian à Assad qui accuse la France de « soutien au terrorisme »

« Quand on a passé son temps à massacrer son peuple… »

19/12/2017 07:29 CET | Actualisé 19/12/2017 12:05 CET
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Reuters
La réponse cinglante de Le Drian à Assad qui accuse la France de « soutien au terrorisme »

SYRIE – Le président syrien Bachar al-Assad s’en est pris violemment lundi 18 décembre à la France, l’accusant de « soutien au terrorisme » et estimant qu’elle n’avait « pas le droit de parler de paix » en Syrie, ce qui a provoqué une réponse cinglante du gouvernement français.

Sa diatribe intervient quelques jours après des déclarations de Paris accusant le régime de Damas d’avoir fait « obstruction » aux dernières négociations à Genève, qui ont échoué. « La France a été le porte-étendard du soutien au terrorisme en Syrie dès les premiers jours » du conflit, a estimé Assad, en référence au soutien apporté par Paris aux rebelles qui luttent contre son régime depuis 2011 et que Damas qualifie de « terroristes ».

« Elle n’est pas en position de donner une évaluation d’une conférence de paix », a-t-il déclaré à des journalistes, après avoir reçu à Damas une délégation de responsables et d’hommes d’affaires russes. « Celui qui soutient le terrorisme n’a pas le droit de parler de paix et n’a même pas le droit de s’ingérer dans les affaires syriennes », a-t-il précisé.

Le Drian répond

« Quand on a passé son temps à massacrer son peuple, on a généralement un peu plus de discrétion », a répondu le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, interrogé par des journalistes lors d’un déplacement à Washington. « Bachar al-Assad ne semble pas vraiment en situation de pouvoir affirmer une prise de position politique tant qu’il est dépendant de la Russie et de l’Iran », a-t-il insisté.

Le chef de la diplomatie française a rappelé le rôle de la France, qui a été « dès le départ dans l’action de la coalition » internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique. « Aujourd’hui, c’est la coalition qui a permis la victoire », a-t-il estimé, jugeant que le régime de Damas ne pouvait à ce titre pas donner de « leçon » à Paris.

Le dernier cycle de pourparlers organisé sous l’égide de l’ONU entre régime et opposition syriens s’est achevé jeudi à Genève sans avancée. Le lendemain, le Quai d’Orsay avait dénoncé la « stratégie d’obstruction irresponsable » du régime, estimant qu’il avait « refusé de s’engager » dans les pourparlers.

« Inacceptables » pour Macron

À la mi-journée, le chef de l’État a réagi aux propos du dictateur syrien, estimant que Jean-Yves Le Drian avait « bien répondu ». « Nous avons été cohérents depuis le début », en luttant contre un seul ennemi, « Daech », a déclaré Emmanuel Macron devant la presse après avoir reçu le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.

Dénonçant les critiques « inacceptables » de Bachar al-Assad, le président de la République a répété la nécessité d’inclure toutes les parties dans les négociations à venir. « La Syrie ne se résume pas à Bachar al-Assad », a-t-il souligné.

Dimanche, le président français Emmanuel Macron a estimé qu’il fallait « parler » à Assad tout en estimant que le dirigeant syrien devra « répondre de ses crimes ».

A ce jour, toutes les tentatives pour trouver une issue au conflit syrien se sont avérées infructueuses, avec comme principale pierre d’achoppement le sort du président Assad. La délégation du régime refuse de parler directement aux représentants de l’opposition syrienne, n’acceptant de discuter qu’avec le médiateur de l’ONU.

Au processus de Genève, Damas préfère les pourparlers prévus l’an prochain à Sotchi et organisés par la Russie, principal allié du régime. « A Genève, les personnes avec lesquelles nous négocions ne sont pas même représentatives d’elles-mêmes », a dit Bachar al-Assad.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations pacifiques par le régime, le conflit en Syrie s’est complexifié au fil des ans avec l’implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé. Il a fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés.


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2 Commentaires sur cet article

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  • kaci Seddiki
    20 décembre 2017 at 17 h 06 min - Reply

    Ils ont tout faux et font semblant de croire détenir la meilleure réponse, alors que le monde entier n’est pas sans ignorer que c’est effectivement la France qui a remis sur selle la famille alaouite qui dirige actuellement la Syrie (alors qu’auparavant le pouvoir était détenu par d’autres fractions) et l’actuel dictateur syrien ne doit son salut qu’à la réalpolitique de Moscou . Perdant dans l’affaire est bien entendu le peuple syrien
    KS




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  • fatma
    20 décembre 2017 at 21 h 12 min - Reply

    Le conflit ou la guerre civile en Syrie puisque c’est de cela qu’il s’agit s’est déclenchée en 2011 dans le sillage de ce qui s’appelait le printemps Arabe. Avec le temps tout le monde s’est rendu à l’évidence que ce n’est qu’une grande supercherie fabriquée dans les labos impérialo-sionistes et financée par les monarchies du golf. Cette guerre civile a donc fait plus de 340.000 morts et des millions de déplacés et réfugiés, pourquoi ?
    Pourquoi ces centaines de milliers de Syriens ont été tués, des millions de pauvres gens ont tout perdu y compris leur demeure ?
    Pourquoi ce beau pays a été complètement ravagé par tous ces étrangers ?
    Pourquoi les Beni Saoud et les bédouins Qataris ont-ils financé cette destruction d’un pays frère ?
    Que sont allés faire les Français là bas ? Et d’ailleurs au Mali aussi ?
    Le ministre de Affaires Etrangères affirment toute honte bue que « c’est la coalition qui a permis la victoire », non monsieur ce sont les Russes de Poutine qui ont détruit Daech et tous les groupes djihadistes.
    S’il y avait un vrai droit international, vous seriez condamnés aux même titre que vos différents complices pour ingérence dans les affaires internes d’un pays étranger ayant entraîné sa destruction. Vous devriez avoir honte, mais ce n’est pas fini et l’histoire retiendra vos exploits maléfiques.
    Cela dit, personne n’est dupe, dans ce conflit, il n’y a qu’un seul grand perdant : le peuple Syrien. Tous ceux qui ont intervenu là bas l’ont fait pour des intérêts stratégiques et non pour ces pauvres Syriens. Les salops de turcs étaient là bas pour affaiblir Al Assad et surtout les Kurdes, les Russes voulaient récupérer leur influence dans cette région et ils ont réussis, les occidentaux comme toujours pour imposer leur dictât sur le pétrole et la protection d’Israel. Les arabes quant à eux sont les dindons de la farce, ils ont encore une fois et comme toujours tout perdu lâchement et sans dignité.
    Que dire de Bachar Al Assad, c’est un dictateur criminel comme son père qui tait toléré tant qu’il se tenait à carreau, il y avait un autre plan de partage de la région ou il n’était pas prévu. Ce plan a échoué alors, il va continuer à exercer sa dictature sous la protection des russes qui ne partiront plus jamais malheureusement.




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