Édition du
9 December 2018

Chronique sur le bavardage dans les cafés populaires

Nos cafés populaires sont des endroits trop fréquentés  par les lambadas,   ces cafés populaires  non littéraires ou plutôt non culturels ressemblent à  des  espaces de détente  en friche   ou la seule et unique matière première est communication  verbale  ornée d’idées chauvines pour effacer le  temps libre ou plutôt le temps vide .Ces espaces  sont dispensés dans une nuée de bavardage  gratuit ou le sens , la raison, le non sens se côtoient par des voix d’hommes pesantes ,les gens  piaillent, discutent entre eux alors que le sage  essaie d’en placer une idée qui n’a pas sa place et son lieu… On se croirait, dans une cour de récré, avec des rires diffus, des cris, un brouhaha de paroles en l‘air .et je ne sais quoi encore …

Que faire ?  on laisse faire, pour avoir une sorte de paix toute relative : ainsi, s’instaurent des habitudes de parler dans les cafés populaires  du coin  de la ville , de s’amuser, de crier souvent ,et de rire de s’énerver  parfois ! pour unique raison et unique saison dont le chauvinisme mène la dance à sa cadence

L’atmosphère des cafés populaires de la ville  est houleuse avec une dispersion totale de l’attention : comment peut-on supporter un tel vacarme ? c’est normal comme dit l’algérien

Pour ma part et je m’en excuse ; je n’en ai pas pris l’habitude et je me refuse à accepter tant d’inattention bruyante…

Face à un lieu public   de bavards, je choisis  le café press pour ne pas se stresser d’autre unvers d’eau pour garder la fraicheur  , mais même avec cette posture, le repos ou relaxe est épuisant,

Il semble que certains personnes admettent de se délivrer d’une éloquence  oratoire  trop chauvine   pour se « montrer » ( vanter)dans ces conditions alors : les gens  ont, de plus en plus de difficultés d’attention , du n’importe quoi ,au n’importe tout passe et repasse et rien n’est mis à sa place ; il faut leur pardonner ces écarts de conduite, ils vivent  les pauvres dans un monde d’immédiateté, il faut profiter de toutes les occasions de s’amuser, de rire, de discuter de dire du n’importe quoi pourvu que la langue se délie pour mieux booster le sens du chauvinisme …

Mais vers quel marasme d’inconduite, de permissivité les entraîne-t-on, si on leur accorde le droit de parler à tort et à travers pendant  les matinées pour les poses « café press » suivit par un détour de gustatif  de celui qui vend de la « calentica » pour mieux remplir le gosier

POUR MIEUX ECOUTER IL FAUT SE TAIRE

La culture de la spontanéité connaît, ainsi, un grand succès auprès des cafés populaires : il faut que le temps  soit vivant et que la Barca mène le jeu !.. Une terrasse de café populaire très  bruyante serait même un témoignage de vitalité.
Comme si le silence devait être banni des cafés populaires   du coin , comme s’il était un signe d’ennui de morosité …
Le silence n’est plus valorisé dans nos sociétés : nous vivons dans un monde de bruit permanent. Partout, le bruit est omniprésent.

Non, les lambadas  n’ont pas tous les droits, les adolescents doivent respecter  autrement les adultes : on donne comme  unique prétexte à certains « zigotos »  l’excuse de l’hyperactivité pour manque de culture et absence de valeurs , mais ce  genre de  trouble du comportement doit pouvoir être dorénavant corrigé juste après le fait accompli …

certains  ne supportent pas de parler dans le bruit : c’est nerveusement et physiquement fatigant…

Il semble que l’on assiste à une sorte de propagation des bavardages, la cité désordonnée et indisciplinée  permet de  , tolérer, d’accepter ce genre de situation accablante qui pousse la culture du chauvinisme vers l’inculture du verbiage  ,un nouveau  climat de l’espace occupé par les lambadas trop oisifs  Or, si cette habitude est admise par la société, on comprend  bien que le phénomène s’étende et se répercute à travers toutes la société que nos medias ne cessent de faire le constat d’un mal  qui se nomme c’est « normal «  ….

Le respect passe par l’attention, l’écoute de l’autre : sinon, on est dans  un café populaire ou la confusion la plus totale, sème  l’atmosphère dont le gagnant ne peut être que la « Barca »  qui booste les chauvins jusqu’ au fond de la lie et  La prise de parole par hurlement  ne peut s’effectuer  que dans le désordre du café populaire.

Il faut veiller à donner un cadre de conduite aux lambadas , leur montrer l’importance de la politesse sociale , mais dans certains cas, la tâche se révèle difficile « sociétalement »  : face à des lambadas  fatigués de ne rien faire ,démotivés, peu enclins au travail, il faut lutter pied à pied pour les inciter à l’écoute ne dit ton pas que dix femmes parlent mais une seule écoute quand le désordre remplis le café populaire ou la cigarette  avec le « café press » presse le temps pour s’enfuirai dans l’inculture  qui nous ronge du matin au soir

BENALLAL MOHAMED


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2 Commentaires sur cet article

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  • mohamed BENALLAL
    18 mars 2018 at 20 h 04 min - Reply

    erratum sur la 15ieme ligne « pas se stresser d’autre unvers d’eau » il fallait lire « se stresser ,d’autres un verre d’eau suffit pour garder… »
    l’avant dernière ligne
     » presse le temps pour s’enfuirai dans l’inculture » il fallait lire presse le temps pour s’enfuir dans l’inculture »
    je m’excuse sur les inattentions qui se dérobent de temps à autres car lire et penser il ya une bande passante qui troque les inaperçues
    encore des excuses benallal




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  • tarak
    18 mars 2018 at 23 h 44 min - Reply

    Bonsoir

    Al hadra batel de nos jours (actuellement).

    Avant 1988 tahdar tmout (tu parles tu meurs)
    Après 1988 ahdar hata tmout (parle jusqu’à la mort te survienne).

    C’est ça l’évolution de l’Algérie, hier les responsables étaient socialistes et aujourd’hui presque les mêmes responsables sont capitalistes. Il suffit de retourner la veste. Alors Ahdar!




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