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25 June 2018

Plagiat : à qui dénoncer ?

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El Watan Etudiant  le 14.02.18 

Plagiat : à qui dénoncer ?

Y a-t-il ou n’y a-t-il pas de lutte contre le plagiat scientifique dans les établissements du supérieur ?

Depuis quelques années, et plus précisément depuis 2016, le ministère de l’Enseignement supérieur s’est engagé dans une dynamique de lutte contre cette malhonnêteté intellectuelle.

Promulgation  de l’arrêté ministériel n°933 du 28 juillet 2016, fixant les règles relatives à la prévention et la lutte contre le plagiat ; ouverture d’une année universitaire sous le thème de la lutte contre ce fléau ; organisation des Doctoriale au niveau de certaines universités (Béjaïa, Biskra et Constantine) ; installation de logiciels antiplagiat dans quelques établissements du supérieur, sensibilisation des directeurs de thèses… le 6 mars 2017, le secrétaire général du ministère avait même défrayé la chronique en dénonçant, du haut de son statut, la complicité de «certains responsables, à divers niveaux hiérarchiques dans les établissements universitaires».

Il donnait carrément les astuces utilisées par ces responsables indignes qui procèdent, selon le SG, «au remplacement de jurys ayant fait le constat de plagiat, en excluant les membres dont les rapports apportent des preuves de plagiat».

Selon le directeur général de l’enseignement et de la formation au MESRS, Noureddine Ghouali, le ministère est dans l’impossibilité de prévenir et de contrôler à son niveau, toutes les tentatives ou actes de plagiat. «Il ne faut pas dramatiser la situation, le plagiat n’a pas atteint ce niveau de gravité tant dénoncé, même si je reconnais qu’un seul acte est un fait gravissime.

Mais, il faut savoir que pour les doctorats de troisième cycle, nous avons plus de 4500 soutenances par année», argue-t-il en énumérant les opérations de sensibilisation et autres formalités instituées par le département de Tahar Hadjar afin d’éradiquer ce fléau.

Mais dans cette dynamique de lutte, le DG des enseignements implique en priorité les responsables locaux, entre recteurs, membres des conseil scientifique et ceux du conseil d’éthique, mais surtout et particulièrement les directeurs de thèse qui doivent «accompagner, cadrer, piloter et contrôler les étudiants».

«Il y a un grand travail à faire, surtout pour sensibiliser les universitaires qui parfois pèchent par ignorance. Les encadreurs doivent leurs apprendre ce qui peut être fait de ce qui ne doit pas être fait», préconise-t-il. Mais loin de ces directives et ces annonces, la réalité telle que rapportée par certains universitaires mérite toute l’attention nécessaire.

Dossiers

Des dizaines de dossiers structurés, détaillés, recoupés et confirmés de «monstruosités» scientifiques — au sens éthique — inondent régulièrement les boîtes mails de la rédaction d’El Watan étudiant. Depuis, plusieurs mois, un groupe d’enseignants ne cesse de dénoncer des actes de plagiat commis par des docteurs et des enseignants de différentes universités, aidés dans cela par la complicité «encourageante» de certains responsables de l’université de Tiaret.

Après le décorticage d’un grand nombre de thèses et de publications scientifiques plagiées à des taux ahurissant, frisant dans certains cas les 100%, ce groupe d’enseignants écrit : «Le recteur et sa femme sont à plus de 10 articles plagiés. Nous avons interpellé les concernés et informés les autres enseignants.

Selon une publication à notre disposition, ce clan n’a produit que des articles plagiés. Il est constitué d’enseignants appartenant à 6 universités différentes (Tiaret, Saïda, Mascara, Mostaganem, Chlef et Sétif). Ces noms sont en co-auteurs dans une même publication. Vous constaterez que le plagiat est régional et pas du tout marginal.»

D’après ces dénonciateurs, plusieurs lettres ont été adressées à l’instance suprême de l’Enseignement supérieur, soit le ministère, sans résultat probant. L’affaire du docteur Ramdane Kheireddine, professeur à l’université des sciences et technologies d’Oran, est plus qu’édifiante.

Dénonçant le plagiat d’un enseignant inscrit en thèse de doctorat sous sa propre supervision pendant dix ans, le professeur du département de génie civil craint aujourd’hui pour sa carrière. D’après ce dernier, en 2015, le plagiaire incriminé aurait «commis» un article scientifique largement copié d’une autre thèse de doctorat, dont le Dr Ramdane avait été l’examinateur en 2014.

C’est dire, s’il contrôle le sujet. L’article plagié a été publié dans la revue scientifique JMES : Journal of material environnement science, une revue prédatrice, cataloguée par la direction générale de la recherche scientifique.

Ayant suivi toutes les démarches nécessaires pour faire régner la loi et appliquer les sentences légales dans pareil cas, soit : information du vice-doyen chargé de la post-graduation en mars 2016, envoi de courrier avec preuves aux présidents des CSD et CSF, information de la rectrice de l’université, puis lettres adressées au ministère et même à la présidence de la République, aucune mesure n’a été prise pour mettre un bémol à cet acte de vol scientifique.

«J’ai même appris que la semaine dernière, le conseil du département et celui scientifique ont débattu de l’affaire. L’enseignant incriminé pourra dans quelques temps soutenir quand même sa thèse», peste le Pr Ramdane, dénonçant des complicités de différents niveaux. Le professeur est d’autant plus aigri, qu’il estime qu’il y a eu dissimulation des faits.

«J’ai rencontré le président du conseil d’éthique des universités, Berrached Nacereddine, par hasard. Je lui ai parlé du dossier qui devait être reçu par lui. Mais ce responsable m’a assuré qu’il n’a absolument rien reçu», dénonce-t-il en informant toutefois que le ministère aurait envoyé des inspecteurs : deux experts de Tlemcen et un autre de Boumerdès.

S’agissant de ces inspecteurs, le professeur dénonce la partialité et la «connivence régionale» des deux premiers et assure que le rapport de l’inspecteur de Boumerdès qui aurait, selon lui, était très dur, aurait été «caché» ! «Avant, le ministère réagissait vraiment à ce genre de sollicitations.

J’avais un contact presque régulier. Mais depuis près de trois ans et l’installation de certains nouveaux cadres, les choses ont empiré. Il y a de la complicité et de la complaisance au niveau même du ministère. Certains, que nous connaissons bien dans la région, ont carrément encouragé ce genre de pratiques», fulmine le professeur.

Aujourd’hui, le Pr Ramdane Kheireddine dit avoir adressé des lettres au Premier ministère pour demander non plus de mettre un terme à ces agissements, mais pour être protégé dans sa carrière et son intégrité physique.

Ce que prévoit la loi

Arrêté n° 933 du 28 juillet 2016, fixant les règles relatives à la prévention et la lutte contre le plagiat

Section IV
Des sanctions

Art 35 : Sans préjudice des sanctions prévues par la législation et la réglementation en vigueur, notamment celles prévues par les dispositions de l’arrêté n°371 du 11 juin 2014, susvisé, tout acte de plagiat au sens de l’article 3 du présent arrêté et ayant un rapport avec les travaux scientifiques et pédagogiques requis à l’étudiant dans les mémoires de licence, mster, de magistère et thèses de doctorat, avant ou après sa soutenance, expose son auteur à l’annulation de la soutenance ou au retrait du titre acquis.

Art 36 : sans préjudice des sanctions prévues par les dispositions de l’ordonnance n°06-03 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 15 juillet 2006, susvisé, tout acte de plagiat au sens de l’article 3 du présent arrêté en relation avec des travaux scientifique et pédagogiques revendiqués par l’enseignant chercheur, l’enseignant chercheur hospitalo-universitaire et le chercheur permanent lors des activités pédagogiques et scientifiques, les mémoires de magister et les thèses de doctorat et autres projets de recherche ou travaux d’habilitation universitaire, ou toute autre publication scientifique ou pédagogique dûment constaté, pendant ou après la soutenance, l’évaluation ou la publication, expose son auteur à l’annulation de la soutenance ou au retrait du titre acquis ou à l’annulation ou au retrait de la publication.

Art 37 : Toutes poursuites disciplinaires à l’encontre de toute personne inculpée cessent lorsque les griefs formulés à son encontre manquent de preuves ou pour des faits non prévus à l’article 3 du présent arrêté.

Art 38 : Conformément aux dispositions de l’ordonnance n°03-05 du 19 Joumada El Oula 1424 correspondant au 11 juillet 2003, susvisé, toute personne ayant subie des dommages par le fait du plagiat dûment constaté, peut instruire en justice l’auteur du plagiat .

Samir Azzoug

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13 Commentaires sur cet article

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  • Rédaction LQA
    27 mars 2018 at 17 h 21 min - Reply

    Oran, le 11 Février 2018

    Dr. RAMDANE Kheir Eddine
    Professeur
    Université des Sciences et de la Technologie Oran Mohamed Boudiaf, USTO

    A
    Monsieur le Premier Ministre M. Ahmed OUYAHIA,
    01 Rue Dr Saadane, Alger – Algerie

    Objet : Dénonciation d’un plagiat de Doctorat (copier coller)
    Acharnement des responsables de l’USTO contre ma personne depuis fin 2003
    Demande de changement d’université
    Demande de protection

    Monsieur le Premier Ministre,

    Monsieur le Premier Ministre, permettez-moi de prendre quelques instants de votre temps précieux et permettez-moi de faire appel à votre haute autorité pour la nième fois (depuis mon retour du Japon et de la Grande Bretagne ou j’étais chercheur et maitre-assistant pendant une quinzaine d’années) pour intervenir dans les plus brefs délais concernant un plagiat (copier-coller) d’un doctorant que je dénonce depuis fin février 2016. Malheureusement Madame la Rectrice vient de lui signer l’autorisation de soutenance malgré les preuves irréfutables que j’ai présentées au vice doyen, à Madame la Rectrice et au Ministre de l’Enseignement Supérieur.

    Les preuves que j’avais présentées au vice doyen ont été dissimulées à la veille du Conseil Scientifique de la Faculté (CSF) d’Architecture et du Génie Civil (le 9 mars 2016). Ensuite, je présente ces preuves avec une lettre à Madame la Rectrice en juillet 2016, elle ne me répond pas. Je dépose une demande d’audience au rectorat (30 avril 2017), elle refusa de me voir. Et malgré ma lettre à monsieur le ministre avec toutes les preuves, elle signe l’autorisation de soutenance que je viens de voir sur le PV du Conseil Scientifique du Département (CSD) de génie civil.

    Aussi je ne comprends pas pourquoi le CSF du 31/10/2016 s’était prononcé, malgré toutes les preuves irréfutables, incompétent pour juger l’affaire de plagiat d’autant plus que l’article du candidat figure sur la liste des revues scientifiques prédatrices 2016 établie par la DGRSDT (Direction Générale de la Recherche Scientifique et du développement Technologique) du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique. Je ne comprends pas aussi pourquoi la décision du CSF dont voici l’extrait (PV du CSF du 31/10/2016) n’a pas été respectée:

    «Le CSF n’étant pas compétent pour juger le dossier de plagiat déposé par le professeur RAMDANE Kheir Eddine contre le doctorant MAMMAR Lahouari. Pour cela, il renvoie ce dossier au conseil d’éthique et de déontologie de la profession universitaire, conformément à l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016.».

    Je vous fais savoir Monsieur le Premier Ministre que l’article 16 l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016 fixant les règles relatives à la prévention et la lutte contre le plagiat stipule :

    «Tout acte de plagiat comme fixé à l’article 3 du présent arrêté, est notifié par toute personne au responsable de l’unité d’enseignement et de recherche, par le biais d’un rapport écrit détaillé accompagné de documents justificatifs et des preuves concrètes.
    Le responsable de l’unité d’enseignement et de recherche transmet immédiatement le rapport suscité au conseil et de déontologie de la profession universitaire de l’établissement, afin de procéder à toutes les enquêtes nécessaires.».

    Malheureusement cette procédure n’a pas été respectée et les responsables de l’université ont envoyé l’article à deux enseignants de l’université de Tlemcen et un enseignant de l’université de Boumerdes pour expertise. Je déplore la non-transparence et le non-respect de la procédure de l’arrêté N°933 du 28 juillet 2016 et la dissimulation du rapport d’expertise de l’enseignant de Boumerdes.

    Monsieur le Premier Ministre, de graves difficultés secouent l’université Algérienne : violence, favoritisme, plagiat, injustice…… , et il est temps de remédier à ces difficultés. L’avenir de notre nation repose sur toutes les catégories et couches sociales du pays, mais particulièrement l’élite intellectuelle : l’UNIVERSITE.

    Je vous prie Monsieur le Premier Ministre, de bien vouloir accepter mes salutations les plus respectueuses.

    Dr RAMDANE Kheir-Eddine
    Professeur
    USTO Mohamed Boudiaf, Oran

    Encl. :
    – lettre adressée à Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur du 14 mai 2017 avec accusé de réception




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  • lyes Laribi
    27 mars 2018 at 17 h 43 min - Reply

    Le vieillissement de l’élite corrompu doit être renouvelé, et vous avez une façon dans cette exemple là de ce renouvellement.




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  • kamel
    27 mars 2018 at 20 h 40 min - Reply

    je suis enseignant universitaire et je temoigne de la degradation de l universite algerienne sur tous les plans en particulier l ethique et la deontologie




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  • tarak
    30 mars 2018 at 1 h 14 min - Reply

    Bonsoir

    A qui vous vous plaignez? Au grand manipulateur de ce système pourri.




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  • HANENE
    30 mars 2018 at 18 h 23 min - Reply

    On ne peut pas se plaindre à des faussaires voyons !




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  • Universitaire
    30 mars 2018 at 20 h 23 min - Reply
  • Universitaire
    30 mars 2018 at 20 h 26 min - Reply

    La tricherie de certains chercheurs
    Quand une mouche se pose sur le plus beau visage, c’est elle qu’on voit d’abord. La fraude est une maladie endémique du monde scientifique. A l’Université algérienne, des garde-fous peuvent être établis pour réduire la fraude, le plagiat ou les articles achetés des journaux payants qui s’avèrent une fraude beaucoup plus «pernicieuse». Il s’agit du jugement de pairs, la relecture systématique des manuscrits scientifiques par des experts algériens avant publication dans des revues, plus particulièrement douteuses, la reprise des expériences par d’autres scientifiques qui doit aboutir aux mêmes résultats et l’utilisation des données de type « benchmarks » pour confirmer ou infirmer les résultats.
    Concernant la fraude et le plagiat, même l’Amérique n’est pas épargnée. Dans [*), p.34], on a retrouvé un écriteau du type : … C’est le hasard seul qui dénonça le Dr John Roland Darsee, jeune chercheur à la célèbre Harvard Medical School et qui, en deux ans, a publié près de deux cents articles et résumés, dont certains co-signés par son chef de service, le cardiologue Eugène Brauwald, directeur de deux laboratoires de recherche ayant reçu plus de trois millions de dollars de financement des National Institutes of Health (NIH), qui sélectionnent les projets de recherche d’intérêt national qui méritent d’être financés.

    *) Revue Science & Vie, les nouvelles théories de l’Univers, août 1983, mensuel, n°791.




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  • Universitaire
    30 mars 2018 at 20 h 28 min - Reply

    L’Etat est conduit à déléguer ses responsabilités en matière de recherche et de développement aux vrais chercheurs et directeurs de laboratoires.
    Les grandes administrations scientifiques sont devenues d’énormes machines qu’il convient d’alimenter en budget d’Etat faramineux pour la recherche que les « vrais chercheurs» leurs procurent par le biais des plans triennaux, et dont certains ne voient presque jamais la « couleur » de l’argent.
    Leurs responsables sont habitués à un certain train de vie.
    La bonne représentation exige aussi de nombreux voyages à l’étranger, afin de visiter les scientifiques algériens qui y résident et pour entretenir leur engagement à servir la patrie et leur fibre patriotique.
    Tout cela coûte cher. La grandeur d’un progrès se mesure même d’après le sacrifice qu’il a fallu lui consentir.
    Les enseignants ne sont pas des hérauts du progrès, leur niveau scientifique y est pour quelque chose.
    Le problème de la valeur est : tout est relatif, tout est égal, tout se vaut.




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  • Universitaire
    30 mars 2018 at 20 h 36 min - Reply

    Selon Marx : « Nous savons qu’il n’existe de science pure qu’à la condition de la purifier sans cesse, de science libre dans la nécessité de son histoire qu’à la condition de la libérer sans cesse de l’idéologie qui l’occupe, la hante ou la guette. Cette purification, cette libération ne sont acquises qu’au prix d’une incessante lutte contre l’idéologie même» [*].
    Il faut interdire toute « sédentarisation» du personnel des directions des « études », des vices-rectorats, des rectorats, afin d’éviter des scandales récents de type de « gonflement de notes » au département de biologie de l’Université de Annaba. Tous les deux ans, le personnel doit être polyvalent et « roulant ».

    *) In Hilary Rose, Steven Rose et Jalna Hanmer, Hans-Magnus Enzensberger, Robert Franck, Jean-Marc Lévy-Leblond, Liliane Stéhelin. L’idéologie de/dans la science. Editions du Seuil, 1977, p.28.




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  • KARIM
    30 mars 2018 at 21 h 38 min - Reply

    Dès que ce ministre dangereux et ses dirlou à sa solde dégageront, sortons toutes les preuves de fraudes accumulées ; là haut il y a encore des Hommes qui veulent que le pays s’en sorte. je pense que c’est pour bientôt, son limogeage.




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  • Pr Nacira ZELLAL
    30 mars 2018 at 23 h 58 min - Reply

    Cher Dr Ramdane
    Mes anciens élèves, en échec scolaire, mais forts de leurs clans de « sans CV » comme eux et d’administrateurs complexés (une organisation aujourd’hui démantelée, par la loi du retour à la Nature et à l’Ordre), sont tombés comme des cannibales affamés de 2010 à 2017, sur chacun de mes projets (tous mis en ligne et brevetés à mon nom à l’ONDA), les dévorant à coups de canines d’enragés hystériques.
    Je passe sur l’épisode 1980-1994. Ce sera pour une autre fois. En deux mots, les enseignants algériens, qui se sauveront chez eux en France dans les années 90, ne m’ont pas pardonné d’avoir dénoncé l’irrégularité de la filière de 02 ans appendus au tronc commun de psychologie, créée comme « spécifique » à l’Algérie, par l’institutrice française Jacqueline Zwobada, une personne connue pour ses perversités, qu’ils avaient introduite en 1973, sans titres académiques, à l’université d’Alger (Caroubier).
    Cette faussaire, au lieu de se baser sur l’enseignement de son pays, a fait comme si l’orthophonie était un « adjectif qualificatif » du substantif « psychologie » comme « clinique, industrielle et scolaire », voulant en faire un greffon, comme en étant sa « 4ème spécialité » ! Du jamais vu !!
    Pour « faire de l’orthophonie », elle ramena alors comme enseignante avec elle qui ne savait rien des aphasies et des dysphonies, l’orthophoniste France Hamonet, qui était praticienne de 1975 à 1979 au service d’ORL du CHU Mustapha.
    Si France Hamonet était titulaire du même titre académique d’orthophonie de Paris 6 que le mien (décroché en même temps que le cycle licence-maîtrise-DEA de sciences du langage puis du Doctorat de Paris 5), je signale et dénonce le fait que Jacqueline Zwobada n’avait aucun titre universitaire d’orthophonie puisqu’elle s’installa à Alger comme institutrice de 1964 à 1979 et l’enseignement universitaire de son pays n’a été créé qu’en 1966, au sein des Facultés de Médecine. Je conserve à ce jour la lettre que cette étrangère avait adressée en catimini au Département en 1979, demandant mon retour en France, lorsqu’à l’âge de ses enfants, je rentrai, bardée de diplômes, suite à l’obtention d’une bourse d’excellence en 1976. J’avais un projet : créer le Département et le Laboratoire d’Orthophonie dans mon pays.
    Ses complices « algériens » re-tenteront mon renvoi en 1991, mais suite à l’échec de leur historique mouvement collectif contre ma personne, qui dura jusqu’à 1994, c’est moi qui les ai renvoyés chez eux et en 1994. De 1991 à 1994, j’ai créé la SAOR, y instaurant les cours qu’on m’a volés, comme Formation Continue (qui fonctionne à ce jour), j’ai dirigé mon premier CMEP et je fis parvenir une quinzaine de magistères. Je les ai essoufflés…
    Mon élève sexagénaire, envoyé par mes soins en 1985 chez mon propre DR à Paris 5 pour se former en linguistique cognitive et en sciences du langage, mais, sans refaire le cursus de base, il est revenu en 1992, avec une thèse unique de … socio…linguistique, ce qui a bloqué ses progrès à ce jour, motivant ses détournements en série de mes créations.
    Par exemple, il s’appropriera mon offre de licence LMD-2007, alors que je l’avais fait moi-même inviter au CPN de Bechar en juin 2003 ; il a dirigé toutes les opérations du vol de mon magistère-1987 après avoir consommé comme un goinfre mes projets du LaboSLANCOM (2ème CMEP, CNEPRU, colloques, voyages en congrès internationaux jusqu’en Guadeloupe, le tout, motivant en 2004, son grade de professeur, mais en psychologie (il n’a pas pu accéder à la clinique) et il a programmé le vol de mes 22 thèses, en 2011.
    En 2010, il a inscrit, sur la page de garde de l’offre de licence-2007, son nom et celui de sa complice, sa camarade (alors qu’elle était absente en 2009-2010) à la place du mien et, dans le stress du vol, ils ont oublié de remplacer au bas de chaque page de mon offre, l’année 2007-2008 par l’année 2010-2011.
    Ainsi, l’Arrêté n° 276 du 07/09/2010 habilite une Licence d’orthophonie, sur la base d’un document officiel, le canevas-CRC, qui est frauduleux.
    En 2013, pris au piège suite à mon article d’El Watan du 12/08/2012, il a voulu camoufler le vol de la licence, fruit de mon travail, il a alors remplacé le L2 par la 2ème année de tronc commun de psychologie sociale des années 60-70.
    Depuis 2010, le « licencié » ignore tout de l’orthophonie ! Le ministère est au courant.
    En 2008, il a fait bricoler par mes 03 étudiants une pseudo-thèse à un personnage ramené du département de psychologie industrielle, à l’allure assez étrange, il la lui a fait soutenir en 2008, durant l’Aid, dans l’arrière cuisine, autour d’une rechta, pour pouvoir l’improviser « orthophoniste » et lui permettre d’aller à Sabahiyet pérorer sans hésiter que … « l’orthophonie… c’est de l’orthophonie », lorsqu’on lui a demandé ce que c’était.
    Pour parfaire le cinéma, il lui a même et à ce jour, livré mes cours sur le test du « MTA », ce qui lui permet d’y enseigner « la felsafa ».
    Malgré les plaintes des étudiants, personne n’a réglé le problème dans un département que l’Algérie me doit, mais que des psychologues ont pris en otage, me volant même mon statut au sein de son CSD, afin d’y poursuivre encore « plus à l’aise » que dans l’ex-département de psychologie, car ils sont « entre eux » tous mes projets, y compris mes sujets de thèses. Le CSD d’orthophonie est composé depuis 2015 de mes élèves et de psychologues. Ubuesque, cette situation, bien bénie par l’administration, fait rire tout le monde sous cape.
    Pour « provoquer l’élection » au CSD (comme si j’étais éligible!!) la fraude miraculeuse fut celle-ci : mon élève-meneur du complot contre l’orthophonie a placé le 10/09/2015 comme des militaires obéissantes, mes 04 assistantes leur exigeant « de me faire voter pour 04 professeurs »… de psychologie sociale…, ce qu’elles firent, tête baissée. Pour ne pas les mettre dans la gêne vu qu’elles tremblaient, je glissai mon bout de papier dans l’urne des « professeurs ».
    Or, à ma connaissance, je suis le seul Professeur Titulaire de la Chaire d’Orthophonie du monde Arabo-Africain et depuis 1989 (Normes UNESCO) et je n’ai jamais été membre-expert à la CUN. Les externes à mon département, des « professeurs » de psychologie depuis 2004, 2013 et 2014 (voir leur Arrêtés ministériels de nomination) et des assistants m’évaluent chez moi. De quoi défrayer la chronique, la comédie dure à ce jour. Ma punition d’avoir enfin et au bout de 40 ans de productions, obtenu l’Arrêté du 16 juillet 2015, reconnaissant le Département, fut donc ce CSD, qui sabote, détourne et falsifie mon LMD et mes thèses. Dans la mascarade organisée la veille, par mes élèves psychologues mais non orthophonistes, s’est infiltré par effraction un autre personnage lui aussi, choisi du fait de son allure étrange (pour que je sois impressionnée et que l’orthophonie me rebute). Lorsque je l’ai vu rôder là où je suis enfin un peu chez moi, j’ai cru qu’il cherchait une prise en charge pour sa dysmorphose… Or, ils s’en sont servi pour avoir le nombre suffisant qu’il fallait de « professeurs », pour provoquer l’élection. Il a marché car, visiblement choqué par cette ascension qu’il n’espérait pas, lui aussi voulait cannibaliser de l’’orthophonie, cette discipline, qui n’ayant personne pour la protéger et la défendre, les nourrit tous, sans qu’ils sachent où se situe le larynx, prenant la voix pour l’intelligence !
    Sa complice-camarade et ex-cheffe du département, qui siégea durant 03 ans à la manière d’une reine dans un bureau que je n’ai pas, s’offrant même un doctorat LMD (fut-ce sans objectif ni programme), n’ayant pas pu me dérober le master neuroscientifique, mijota alors en 2016, une potion autrement atypique : faire signer les praticiens du CHU Mustapha, la pétition (dont je conserve la preuve) où elle ordonne que je le lui cède. Ses camarades la dénoncèrent, elle vint alors me demander mon titre de licence. Elle paniqua et disparut de la circulation dès que je lui ai rappelé que son titre de licence est un titre irrégulier puisqu’elle est « licenciée de psychologie option orthophonie » (elle fit partie de mes promotions des années 1979…) alors que le Décret de 1973 et de 1987 (ce second décret ayant été obtenu à ma demande, afin de créer le magistère), créent, respectivement, le « Diplôme d’orthophoniste » et la « Licence d’orthophonie ».
    Une chose qui, à mon sens, relève du « politique » : sitôt qu’en 1979, j’ai compris que c’était une question de nationalité (ces personnes ont apprécié comme enseignante à l’ex-ISS du Caroubier, la française France Hamonet, diplômée d’orthophonie de Paris 6, comme moi et dès qu’elles apprirent, à mon retour (de 03 universités de la Sorbonne), que je détenais le même diplôme, en plus d’autres titres gradués et du Doctorat, elles convulsèrent, ce qui m’intrigue à ce jour, au point que j’ai créé et le Département et l’Unité de Recherches en Orthophonie : elles sont chez moi et dans leur cervelle d’oiseau, ce serait moi l’intruse…
    Ce vol permanent au grand jour, de mon produit n’a lieu, en fait, que pour améliorer leurs salaires et leur accès aux grades de « MCA » et de « professeur ». Ils avaient leur complice, placé dans la CUN à cet effet, de 2013 à 2015, il a « sauvé » en « professorisant » bien de ses pairs, y compris des administrateurs, au CV aussi louche que le sien! Il menaçait de bloquer l’octroi du grade aux enseignants, s’ils ne quitteraient pas l’URNOP. Mon article du LQA http://lequotidienalgerie.org/2014/09/11/la-revue-scientifique-a-promotion-administrative/, le fera limoger.
    En plus de m’avoir volé 02 thèses de ses camarades, l’un d’eux, de l’université d’El Oued, a traduit en 1996, l’un de mes cours, en arabe, en catimini, plagiant ma classification des troubles orthophoniques, publiée dans l’un de mes premiers livres (OPU, 1984).
    Deux enseignantes (mes anciennes élèves en psychologie mais jamais en orthophonie, l’une, plus âgée que moi, mon étudiante en DEA de psychologie de l’enfant en 1979-1981, en l’occurrence, celle qui me dérobera mon LMD en 2010 et en 2012 ; et l’autre, quinquagénaire, en doctorat de psychologie, thèse que personne n’avait voulu diriger, vivent cachées depuis que leurs plans-potions de magie noire et leurs fantasmes de me faire fuir l’université d’Alger 2, dans ses harcèlements connus de tous, se sont écroulés. En effet, elles me doivent toutes les 02, l’amélioration de leur salaire, puisqu’elles sont récemment passées « professeur » ….avec mes thèses EN … ORTHOPHONIE!!! Or, leur Arrêté ministériel mentionne « professeur de psychologie » avec mes thèses d’orthophonie comme si le médecin passait au grade de Professeur de médecine avec des thèses de pharmacie ! Or, pire et encore, j’en suis l’encadrante et la loi inscrit, parmi les critères d’accès au grade : »thèses encadrées/soutenues »!
    La première psychologue a minutieusement effacé mon nom sur la couverture de la thèse et elle a frauduleusement inscrit le sien à sa place, quant à l’autre psychologue, dans l’affolement et le stress du vol, elle a tout bonnement oublié de pratiquer cette potion. J’aurais bien voulu voir la tête des membres du jury qui l’ont cautionnée avec mes exemplaires de thèse estampillés de mon nom comme encadrante sur la couverture d’un document, qu’ils savaient objet d’un vol programmé.
    Aujourd’hui, toute l’organisation de ces malfaiteurs ne dort plus. Elle a été dynamitée de l’intérieur suite au gros changement subit, survenu il y a 03 mois à Alger 2 et ces faussaires subsistant de mon produit ne savent plus si ce n’est pas plutôt eux, qui doivent s’enfuir aujourd’hui… Etouffés par mes projets prolifiques, puisqu’à chaque projet volé, je leur ai, les tourmentant et les déconcertant, systématiquement flanqué un autre, encore plus puissant. Aujourd’hui, ils sont pris dans leur propre filet… Un adage dit : « qattalerroh win troh ».
    Ce qui me déconcerte, moi !!! Mais comment ces gens-là vivent-ils le cambriolage scientifique ? Aucune dignité ! Comment ces gens-là peuvent-ils donc se regarder dans un miroir sachant qu’ils survivent du fruit d’une personne qu’ils ont passé leur carrière à harceler et fustiger par pure heusd, qui l’ignore !?
    Ridicules, ils évitent de me croiser… mon élève prend littéralement la fuite dans la forêt de Bouzarréah à ma simple vue, de loin !!! Bref, un vrai cirque, qui perdure à ce jour, mais dont l’agressivité s’étiole, pour laisser place au HAQQ : le îlm weldjouhlou kofr.
    Cela leur apprendra à chercher à renvoyer celle qui leur a permis d’exister. Ils sont condamnés à respecter l’Apport et à lui témoigner gratitude et reconnaissance.
    Pr Nacira ZELLAL

    Département d’Orthophonie – FSS
    Directrice de l’URNOP – U. Alger 2
    http://www.urnop-alger2.com
    Expert international en neurosciences
    Directrice de la RSH électronique
    Présidente de la SAOR & de la SAN




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  • ilha
    31 mars 2018 at 10 h 37 min - Reply

    Essalm’alik’m To Day j’ai envie de faire un commentaire pour les gens honnêtes de ce site qui sont arriver a leurs but sans copier qui que soient et sont fière!; mon commentaire peut servir un jour si les gens intellectuels de ce site arrivent au Pouvoir et ou prennent le Pouvoir : voilà j’ai fais mes études sous le ministère de Monsieur Brerhi, mais cependant je n’ai pas autant réussi; j’ai doubler et j’ai dû quitter l’école un peux jeune, j’étais pas un idiot mais je faisait parti de ces élèves qui arrivent en retard et comprennent vite et au même temps emmerde les profs etc…alors pendant les compos j’étais excellent en Francais un peux en arabe bien en anglais mais nul en math, je faisait aussi passer mon travaille de francais et anglais a mes amis qui n’ont pas des connaissance élévés dans ces matières, le problème comme j’étais nul en math et le coefficient dépsser 7fois celui de Francais anglais etc…je me suis vu doublé la classe et j’ai du quitter l’école vers la rue, bien sûr je trouvait ca injuste, car les vrais bouricot de la classe ont réeussi ont eu des bonnes notes en math avaient des frères ainés qui leurs montrés les solutions où bien sont tombés sur des sujets faciles où étaient dans le beau jour c’est tous, ils ne sont en aucun cas mieux que moi, a constater également après maitenant 30ans le pays n’a pas du tout avancé avec ses mathélèmes au contraire s’est regréssé: mais qu’est ce qu’on doit faire? tirer les lecons du passé? voilà mon histoire y on a 10000milles comme la mienne,




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  • hichem hicham
    2 avril 2018 at 11 h 00 min - Reply

    J’adhère aux propos de Pr Zellal, et de ceux collègues indignés par ces pratiques qui déshonorent l’Université Algérienne, et après on se demande pourquoi nous traînons dans les bas fonds des classement!




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  • Congrès du Changement Démocratique