Édition du
9 December 2018

« La police secrète gouverne toujours l’Algérie »

www.la-croix.com

Recueillis par Marie Verdier , le 03/04/2018

Par Mohammed Hachemaoui, sociologue du politique qui enseigne à Science Po Paris (1),

Cinq ans après l’attaque cérébrale qui a considérablement affaibli le président Abdelaziz Bouteflika, la puissante police politique est plus que jamais aux commandes du pays.

 La Croix : Mais qui gouverne l’Algérie ?

Mohammed Hachemaoui : L’accident vasculaire cérébral qui a foudroyé le président Abdelaziz Bouteflika en avril 2013 a mis à nu le régime en révélant au grand jour les institutions qui gouvernent l’Algérie, à savoir la police secrète, l’État profond. Depuis lors s’est mise en place une narration hégémonique qui fait de Saïd Bouteflika, le frère du président, un « vice-roi » à la tête du « clan présidentiel » et qui prétend à une « déstructuration » et une « décapitation du DRS » (le département du renseignement et de la sécurité), la puissante police politique.

N’est-ce pas crédible ?

M. H. : Pourquoi un président, coopté et reconduit par le DRS malgré sa maladie contractée en 2005, attendrait-il d’être anéanti par un AVC pour s’attaquer au monstre institutionnel qu’est le DRS alors qu’il n’a pas pu le faire pendant les 15 ans de ses trois premiers mandats ? La légèreté de ce récit relayé en boucle fait fi de la grammaire qui structure la politique, à savoir la prévalence du pouvoir informel sur les institutions formelles depuis les fondations de l’Algérie indépendante, depuis la naissance du collège prétorien des « 3B », en référence à Abdelhafid Boussouf (le père de la police secrète), Lakhdar Bentobal (ministre de l’intérieur) et Krim Belkacem (ministre de la défense), le noyau dur des chefs au moment de la guerre d’indépendance. Depuis lors, le chef de l’État n’est que la façade institutionnelle derrière laquelle se cache le pouvoir réel, ce dernier ayant été siphonné par le DRS et son redoutable patron depuis 1990, le général de corps d’armée Mohamed Liamine Mediene alias « Toufik ».

N’a-t-il pas été limogé en septembre 2015 ?

M. H. : Plus de deux ans et demi après, aucun décret certifiant le prétendu « départ » de Mohamed Mediene et la nomination de son successeur, Bachir Tartag, n’a été publié. Or ces décrets sont indispensables pour mettre fin aux fonctions du patron de l’appareil le plus puissant de l’Algérie depuis un quart de siècle et pour asseoir l’autorité de son successeur. Et ce n’est pas parce que la police secrète aurait une nouvelle fois changé d’appellation – DSS ou département de surveillance et de sécurité – qu’elle a été dissoute. L’élément de langage « dissolution du DRS », que la presse a répété en chœur, est trompeur.

Saïd Bouteflika n’a-t-il pas pris les rênes du pouvoir ?

M. H. : Lorsque Saïd Bouteflika a été violemment attaqué dans sa vie privée début 2014, nul n’est venu à son secours. Il n’a même pas pu poursuivre devant la justice ceux qui l’avaient calomnié. Si le frère du président était aussi puissant qu’on le dit, n’aurait-il alors pas pu œuvrer à la nomination de proches aux postes stratégiques ? Au contraire il s’est vu imposer le « quatrième mandat » ainsi qu’Ahmed Ouyahia comme directeur de cabinet de la présidence en 2014 puis comme premier ministre, alors que les relations entre celui-ci et Abdelaziz Bouteflika sont notoirement tendues de longue date. De même, Abdelmoumen Ould Kadour, le PDG depuis avril dernier de la Sonatrach (la société nationale des hydrocarbures) et le ministre des Mines Youcef Yousfi, sont des protégés du DRS. Et la liste est longue.

Qui pour succéder au président Bouteflika ?

M. H. : Le premier ministre Ahmed Ouyahia, comparé par les éditorialistes un mois avant son intronisation aux présidents égyptien Sissi et turc Erdogan, symboles d’un autoritarisme décomplexé dont les pays occidentaux s’accommodent, est désigné de longue date, comme je l’avais déclaré à votre journal lors de la visite du président Hollande à Alger le 15 juin 2015 ! L’agenda diplomatique déroulé par le DRS, aussitôt après l’intronisation d’Ahmed Ouyahia à la tête du Palais du Gouvernement ne laisse aucun doute : visite officielle du premier ministre russe Dimitri Medvedev « à l’invitation » de son homologue algérien en octobre 2017 ; participation du représentant du DRS au 5e sommet Union Africaine-Union Européenne (Abidjan fin novembre 2017) ; escale algéroise très médiatisée d’Emmanuel Macron le 6 décembre 2017 et son tête-à-tête avec le « chef de l’exécutif » Ahmed Ouyahia apportant la caution de Paris au plan de succession post-Bouteflika. Le retour gagnant de Total dans les gisements gaziers algériens donne un petit aperçu de la contrepartie de ce soutien géopolitique.

Pendant la décennie noire, ce « DRS boy » a été imposé au général président Zeroual comme directeur de cabinet de la présidence puis chef du gouvernement de 1994 à 1998, période pendant laquelle il a appliqué avec zèle la feuille de route de la contre-révolution prétorienne néolibérale avec thérapie de choc et contre-insurrection armée. D’où son impopularité ! Il est ensuite ministre de la justice de 1999 à 2003, à l’époque où la politique de l’impunité et de l’amnésie sur les crimes des années 1990 est institutionnalisée. C’est encore lui qui est chef du gouvernement de 2003 à 2006 et de 2008 à 2012 pendant les deuxième et troisième mandats. Et c’est à nouveau lui qui est aux commandes pendant le quatrième mandat. L’élévation du Tamazight comme langue officielle dans la Constitution de 2016 et la décision en janvier dernier de décréter le nouvel an berbère jour férié ont surtout vocation à remédier à l’impopularité et à légitimer en amont l’élection, pour la première fois dans les annales de l’Algérie, du futur président kabyle Ouyahia.

Les « nouveaux oligarques » ne pèsent-ils pas dans la vie politique ?

M. H. : Cette narration fabriquée depuis quelques mois est très fragile. Le DRS, qui a siphonné le pouvoir d’État et institué un capitalisme des copains à l’ombre de la thérapie de choc des années 1990, a hissé sur les décombres des entreprises publiques des magnats dans la grande distribution, l’huile, le sucre, etc. Est-ce un hasard si les acteurs prépondérants de ce capitalisme de copinage, tels CEVITAL et CONDOR et SOVAC, sont aussi proches du DRS ?

La société ne réagit-elle pas ?

M. H. : Depuis la contre-révolution prétorienne et néolibérale des années 1990, la communauté politique a poursuivi son processus de fragmentation et les institutions civiles de l’État et de la société se sont délitées au rythme des assassinats, des purges, des massacres de populations, des départs en exil des cadres, de l’effondrement de l’école et de l’université, etc. Les doutes se confirment sur la mort des moines de Tibhirine Et depuis les soulèvements populaires arabes, la police politique est soucieuse de véhiculer une rhétorique réactionnaire sur la futilité de la révolution et ses risques inhérents de bain de sang. Le DRS algérien est l’héritier de la première contre-révolution prétorienne qui s’est affirmée aux dépens de la révolution algérienne depuis l’éradication thermidorienne des partisans de Messali Hadj parmi les populations civiles en Algérie et le massacre de la direction prolétarienne du premier syndicat algérien (USTA). Le DRS est le stratège de la seconde contre-révolution néoprétorienne et néolibérale des années 1990. D’où la spirale de silence et d’impunité qui entoure les crimes de ce processus historique de contre-révolution permanente. Qui revendique la vérité sur les massacres des populations des années 1990 ? Qui remet en cause l’intégration de l’État garnison algérien dans le dispositif de l’Otan depuis les années 1990 ?

Quel rôle joue la religion ?

M. H. : Il n’y a jamais eu de socialisme en Algérie, contre-révolution oblige. Le gouvernement « socialiste » a fait de l’islam « religion d’État » dès 1963. Le FLN avait pour seul but d’arracher l’indépendance et de procéder à la « restauration de l’État souverain algérien » anté-colonial « dans le cadre des principes islamiques », là où, le père de l’indépendance Messali Hadj prônait, outre la lutte contre le féodalisme, la fondation d’une communauté politique à partir de l’élection au suffrage universel d’une « Constituante souveraine élue par un collège unique sans distinction de race ou de religion ».

Ainsi le régime prétorien, soucieux de ne pas s’aliéner les secteurs conservateurs de la population, fut dès le départ assis sur une contre-révolution. Après l’effondrement de la « légitimité historique » à la fin des années 1980, il a favorisé un fondamentalisme religieux d’un genre nouveau : rigoriste, anti-politique et néolibéral.

Recueillis par Marie Verdier


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15 Commentaires sur cet article

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  • Ouas Ziani
    4 avril 2018 at 20 h 21 min - Reply

    Après Lahouari Addi, Mohammed Hachemaoui est le second observateur des cuisines politiques algériennes qui rappelle le b.a.-ba de l’examen critique auquel est astreint un universitaire, sociologue de surcroît. Ce n’est pas rien d’appeler les choses par leurs noms dans un pays où l’opposant politique majoritaire et le « commentateur politique affecté aux médias » sont les meilleurs ouvriers du régime




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  • MALIKA
    5 avril 2018 at 0 h 19 min - Reply

    OUI ON SAIT TOUT CELA. BEAUCOUP NE FONT QUE DÉCRIRE LA SITUATION DU PAYS. D’ACCORD. ALORS COMMENT FAIRE POUR TROUVER DES SOLUTIONS? LE PEUPLE N’A PAS BESOIN DE CES ANALYSES. IL A BESOIN DE VIVRE DANS UN PAYS DE DROIT. C’EST TOUT.




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    • aziz
      5 avril 2018 at 9 h 50 min - Reply

      Un peuple (surtout et je mets trois ligne ceux appelés intellectuels ou élites) qui ne comprennent pas beaucoup dans les priorités dans cette vie lui permettant de vivre libre et avec dignité, ne peut pas comprendre ce que veut dire un état de droit, c’est une étape très avancée et qui se mérite. Il faut qu’on lui apprend quelles sont les vrais valeurs de l’humanité et qu’il croix en ça.




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  • rachida
    5 avril 2018 at 11 h 12 min - Reply

    Un état de droit avec des briseurs de rêves des des voleurs de vie!




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  • Youssef
    5 avril 2018 at 12 h 14 min - Reply

    .
    SM-DRS-CSS : ORGANISATION CRIMINELLE et MAFIA TENTACULAIRE
    .
    « En dépit de ses mues, le serpent demeure un serpent! », dit un adage populaire, qui ressemble bien à une lapalissade. Pourtant, c’est une vérité : le Régime militaro-mafieux d’Alger avait procédé à plusieurs reprises à des changements d’acronyme pour son « organe répressif » principal. Et l’on comprend que ce n’est pas anodin ou sans intérêt, mais plutôt pour brouiller les pistes, et tenter d’atténuer les très mauvaises associations liées à sa nature et son passé amplement criminels et mafieux, comme partout ailleurs dans le monde les officines semblables ont changé de «logo » pour mieux tromper et leurrer. Mais, les observateurs avertis ne se trompent sur la véritable mission de cette « machine à broyer les hommes et les femmes patriotes » de ce pays, une organisation « gestapiste » qui a pour mission de pérenniser le Pouvoir dictatorial militaro-mafieux, par tous les moyens répressifs et coercitifs.

    La SM-DRS : POLICE POLITIQUE SECRÈTE ET MAFIA TENTACULAIRE, RAMIFIÉE
    PARTOUT
    .
    De nos jours, la SM-DRS s’est muée en « mafia tentaculaire », « ramifiée » à tous les domaines d’activité sécuritaire, politique, économique, sociale et associative, et tissé sa « toile d’araignée », son quadrillage partout : institutions, associations, entreprises, sociétés, tous les secteurs, à tous les stades et échelons. Ses agents et correspondants ont pour domaines de prédilection : le commerce extérieur, l’import-export, le trabendo, les
    trafics en tous genres, le proxénétisme, la prostitution, les hôtels de passes, les lieux de débauche, les bars et restaurants, la drogue, le net, les sites, les blogs, les médias, la presse, les radios, partis, associations, le bâtiment, l’immobilier, et autres secteurs où ça rapporte énormément d’argent, l’argent comme autre instrument de domination. La SM-DRS recrute fortement dans les institutions (facs, lycées, collèges, hôpitaux, cliniques, usines, administrations, entreprises) convoitées quotidiennement par les flux importants de populations, ces populations que le Régime militaire considère comme « l’ennemi intérieur » , l’ennemi à abattre, et tient à le surveiller, le contrôler, l’embrigader, le terroriser, le régenter et l’empoisonner par la propagande et l’intox.

    La SM-DRS : « INSTRUMENT DE TERREUR » ET « MAFIA TENTACULAIRE » AU SERVICE
    DES GENERAUX-ET-COLONELS CRIMINELS ET MAFIEUX

    La SM-DRS n’est pas la SM-DRS si elle ne sème pas la terreur ! Exactement comme la Gestapo hitlérienne. Cette dernière a été définie et qualifiée « organisation criminelle » par le Tribunal de Nuremberg. Ainsi va de la SM-DRS, dont la logique principale, la marque spécifique de la dite Police politique du Régime dictatorial militaro-mafieux d’Alger est « la violence meurtrière permanente ». Ce « modèle gestapiste » de la violence extrême est celui emprunté et adapté par toutes les Polices politiques des Régime militaires post 1945, en Europe (Grèce, Espagne, Portugal…) et en Amérique latine (Chili, Argentine,…). Et c’était en fin connaisseur, de l’intérieur même de la « boîte » que Mécili disait en 1962 déjà : ‘ Le MALG va dévorer l’Algérie ! …….

    La SM-DRS ET SON « SYSTÈME CONCENTRATIONNAIRE » : LA « 49° WILAYA »

    Bagnes, prisons, redoutes, cachots, caves…..où ses sbires assoiffés de sang pratiquent ‘ la torture généralisée ‘ , héritée de triste mémoire, celle des sinistres pratiques de Bigeard, Massu, Aussaresses, Le Pen, Godard, Trinquier, Léger et compagnie . Lambèse, Berrouaguia, la Villa Sésini, Serkadji, El Harrach, le Forteresse de Bouzaréa, Ben Aknoun et autres lieux de sinistre mémoire, sont en permanence utilisés par les tortionnaires de la SM-DRS pour infliger les tortures les plus atroces aux militants et opposants …..

    La SM-DRS ET SES CRIMES :

    Assassinats, massacres, tueries, attentats, rapts, kidnappings, tortures, la manipulation massive des extrémistes de tous bords (islamistes, baassistes, éradicateurs, militaristes, racistes et xénophobes, séparatistes, régionalistes, etc.), et toutes autres sortes de crimes dans son parcours. Faut-il rappeler aussi qu’à sa naissance, les Généraux français n’avaient ressenti aucune inquiétude : ils savaient que le MALG de Boussouf est conçu pour exercer le contrôle et la surveillance de la société, de la population ‘ indigène ‘ . Et c’était au plus fort de la Guerre d’indépendance que le criminel Boussouf avait commencé ses besognes sanguinaires, ciblant les héros du mouvement libérateur : Abbane, Mellah, Amirouche, Zighout et autres grandes figures de la Résistance contre la barbarie coloniale… La liste est longue de ces Grands Hommes tombés sous les balles et/ou les tortures du MALG, de la SM, puis du DRS. Et combien de mouvements, de protestations ont été cassés, dont la Grève des dockers d’Alger en 1976, le Printemps berbère et ses suites, le Printemps noir 2001et ses 121 victimes, les 250 000 victimes de la ‘ Guerre interne ‘ , instiguée et planifiée par un Cabinet noir (un groupe de Généraux ultras), et mise en pratique par le DRS. Les 250 000 morts, 20 000 disparus, 40 000 veuves, 300 000 orphelins, 900 000 exilés, xxx 000 milliards de dégâts matériels et logistiques font aussi partie de la comptabilité macabre induite par la «Stratégie de la tension » érigée par les Maitres du DRS (1991-2015)…. Cette collection d’horreurs pourra être consignée dans un « Grand Livre noir des Crimes de la Dictature militaire d’Alger ».

    La SM-DRS : « CHEVILLE OUVRIÈRE » DES COUPS D’ÉTAT SUCCESSIFS

    La Police politique a toujours été la « cheville ouvrière » des Coups d’Etat successifs depuis 1956, qui consacrent la victoire et l’emprise du Clan fort. Le Pouvoir dictatorial militaire repose sur un ‘ trépied ‘ : primo, la Police politique (DRS) ; secundo : le Commandement militaire (DRS + Etat-major) ; tertio, les Clans rivaux, unis contre la population civile,(bien que) désunis entre eux (ligués en meutes), en raison de l’immense amarré/arrimé/accroché à la Police politique
    .
    Le Régime militaire constitue un ‘ mouvement d’intérêts communs ‘ , selon la formule Wébérienne : ses membres, franges et factions sont animés par des réflexes et des sentiments de solidarité clanique, familiale, idéologico-politique et régimiste construits durant 50 ans….Pour une nette et meilleure précision sur les termes et les notions, il faut dire que ce sont les Maitres du DRS (d’abord) et de l’Etat-major (ensuite), les
    Généraux ( la Hiérarchie) qui commandent, et non l’Armée (l’Institution
    militaire, cadre institutionnel).

    La SM-DRS QUADRILLE LE PAYS :

    Le DRS est ‘ partout et nulle part ‘ ! Partout, du fait de son quadrillage systématique. Nulle part en raison de son organisation et sa structuration secrètes, invisibles, imperceptibles…mais décelables !

    La SM-DRS CONTRE TOUT OPPOSANT OU MOUVEMENT VRAIMENT OPPOSITIONNEL :

    La SM-DRS cible et utilise ses moyens, stratagèmes et mécanismes contre tout mouvement ou opposant « fédérateur » , rassembleur, et vraiment oppositionnel ‘, et aide à la promotion des organisations fantoches qu’elle crée pour « diviser, séparer, isoler et délégitimer (discréditer) , sponsorise et propulse au devant de la scène des faux-opposants

    La SM-DRS : L’ENCLAVE AUTORITAIRE PRINCIPALE QUI ASPHYXIE ET BLOQUE LE PAYS

    La SM-DRS est le Pouvoir réel, le Sommet de la « Pyramide du pouvoir » , c’est l’Enclave autoritaire principale, la Main de fer des Généraux décideurs, leur Bras politique, la Colonne vertébrale et l’Epine dorsale du Régime mafio-militaire, son Syndicat du crime, son Fer de lance, son Cœur et son Cerveau, son Centre névralgique, son Mur de soutènement, sa Digue de protection, sa Force d’interposition……contre tout ce qui peut menacer les intérêts de la « caste militaro-mafio-bureaucratique « » qui détient le Pouvoir dictatorial, total, intégral, absolu, le Pouvoir ‘ militaire et mafieux ‘ qui accapare et pille les richesses, réprime et embrigade la population, hypothèque l’avenir du pays tout entier. Ce Pouvoir dictatorial « militaire et mafieux » (nature double) qui est donc « l’Ennemi commun, l’Ennemi principal, l’Obstacle premier, le Mal originel, l’Origine du Mal,




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  • Omar Guendouz
    5 avril 2018 at 12 h 38 min - Reply

    Toute vérité dite à haute voix est la bienvenue!
    La réalité est que certains ne veulent pas l’entendre de cette oreille,alors ils font tout ce qui est en leur pouvoir (en espérant régner pour de bon)pour garder leurs privilèges dans un statu quo digne de république couscoussière.
    Pourtant tôt ou tard le changement est inéluctable car la nature a non seulement horreur du vide mais surtout de l’immobilisme.




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  • Dria
    5 avril 2018 at 12 h 52 min - Reply

    Décrire, analyser, inférer, interpréter, critiquer, dénoncer, expliquer jusqu’à quand.
    Est ce que ça change quelque chose à la donne niet. Le constat est unanime chez tout les algériens, le mal est circonscrit depuis belle lurette, que faire pour que ça change, il faut du concret trop de théorie tue, il faut toujours terminer par des exemples pratiques. L’exemple du boycott du marché de voiture est un exemple concret d’un passage à l’acte tant espérer. En continuant sur cette lancer le boycott du pouvoir en place est une question de temps.
    Pour ne pas subir éternellement,il ne faut pas lire la même chose…
    Des podcasts a la raniza3fane, des actions comme « khaliha etsadi »valent mieux que dedms analyses qui ne mènent nul part et qui profitent au système pour faire son autocritique, faire une mue et perdurer encore …




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  • Antar M.
    5 avril 2018 at 13 h 11 min - Reply

    Que savons-nous? Possible que par des intermèdes médiatiques pareils et selon un agenda précis,les vrais stratèges de la politique algérienne,sont entrain de déblayer le terrain pour préparer une opinion publique désabusée et installer sur le trône du pouvoir leur coqueluche toute désignée malgré une révulsion générale? Qui se souvient de l’épisode kasdi Merbah ?!




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  • MALIKA
    6 avril 2018 at 14 h 18 min - Reply

    A aziz
    5 avril 2018 at 9 h 50 min – Reply

    RAK GHALAT YA AKHI. Le peuple algérien est mûr et il sait entre autres, que ceux qui le critiquent tout en profitant de leur servitude à et chez fafa, sont des blessés au fond. rabbe mâahouma. ils nous envient car on ne s’est pas vendu à fafa et le fait de rester c’est une résistance qui dérange.

    oui à DRIA, il faut boycotter achat des voitures, des viandes, des ….. et ils crèveront enfin tous !




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    • aziz
      8 avril 2018 at 9 h 26 min - Reply

      Par mon commentaire ci-dessus je ne veux pas dire qu’il est encore tôt pour le peuple de mériter de vivre dans un état démocratique, mais je voulais défendre l’idée de la nécessité de cultiver le peuple et de le faire penser, analyser et critiquer correctement et d’avoir les compétences de raisonner correctement, je sais que ça viens pas de jour au lendemain mais c’est une nécessité. Entre vouloir et pouvoir il y a un grand champs qu’il faut travailler. Vous prenez un exemple: deux personnes même sont des élites, si leurs priorités nationales sont différentes alors leur plateforme commun de dialogue et d’actionner serait limité, cette dernière serait très limité s’il y a plus de deux personnes et leurs priorités nationales ne se croisent que rarement. Avoir la bonne volonté ne suffit pas mais réfléchir, raisonner, analyser correctement c’est ça qui pousse les gens qui croient vraiment à la démocratie de faire des concessions sur des choses pas importants ou non prioritaires. Qui ne comprend pas dans les priorités et ne raisonne pas correctement soit il vit comme un animal débile ou il utilise la violence pour changer les choses selon ça vision.




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      • aziz
        8 avril 2018 at 13 h 56 min - Reply

        Il est mure juste pour comprendre qu’on n’est pas dans une démocratie, mais il ne trouve pas des réponses ou des explications pertinentes pour certaines questions. Celles-ci si elle ne trouvent pas que le peuple est capables de les désamorcer, voire parfois il opte pour les réponse de certaines chaines pro-pouvoir dites privées vont faire du peuple comme des parti faibles et surtout les pré-jugements des uns à l’autre.




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  • Bessaïh
    9 avril 2018 at 12 h 26 min - Reply

    Dans le fond, cette analyse est assez proche des réalités algériennes. Je met cependant en doute certaines affirmations et certitudes (assassinat des Moines de Tibhirines). »La contre révolution,l’instauration de l’islam d’état,l’échec du socialisme et la suprématie des armées et du DRS/SM » sont bien réels!
    Notre révolution a été détournée de ses objectifs pour instaurer un pouvoir militaire autoritaire et des castes d’oligarques chargées d’accumuler et répartir le magot!le devoir de chacun (une) est de rétablir les idéaux de la révolution qui répondaient aux besoins et attentes du peuple qui a tant souffert du colonialisme et de la guerre et même indépendant, ne jouit ni d’une totale liberté, ni d’une égalité en droit et en justice sociale….etc….




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  • Lotfi
    13 avril 2018 at 17 h 38 min - Reply

    Police secrete????
    plutot le balaie de chiotte des francais des americains et des sionistes.
    Mediter sur kadhafi’!!!




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  • Alal
    8 mai 2018 at 9 h 38 min - Reply

    C’est quand même impressionnant voire allucinant que  » sociologue politique  » es qualité escemote a,ce point l’origine du mal . En effet, point sur me coup d’état de Boumedienne ( un putchiste complotiste) sur le GPRA. Certes, les 3B ( dont boussouf et le MALG , lancetre du DRS et homme de main de boumedienne) ont inauguré peut être les premiers assassinats politiques, il reste cependant claire que le mal de l’Algérie est bien l’été 1962 avec le coup d’état du couple Boumedienne -Benbella et sa chasse aux figures de la révolution d’un côté et la main tendue aux DAF de l’autre. Le pouvoir aujourd’hui est tricephal: Résidu du clan de Oujda, résidu des DAF et enfin depuis 2000, oligarques. Je suis aussi étonné que ce es sciences attribué des galons à l’homme qui était à l’origine de l’aliénation identité ire du pays au profit d’un panarabisme destructeur, en locuurence Hadj messali, un communiste francais et un contre révolutionnaire.




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  • Mohammed MADJOUR
    29 mai 2018 at 16 h 16 min - Reply

    Monsieur Hachemaoui, j’ai déjà commenté plusieurs fois vos écrits…

    Vous dites : «  »Le FLN avait pour seul but d’arracher l’indépendance et de procéder à la « restauration de l’État souverain algérien » anté-colonial… » »

    C’est précisément cette phrase qui discrédite totalement vos écrits et les écrits de tous ceux qui reprennent le poison des historiens français sans même se donner la peine de réfléchir !

    En dehors de ma « SYNTHÈSE DES EVÉNEMENTS HISTORIQUES » de 2003 que l’ensemble des historiens français ont lue, il n y a rien : La vérité historique n’épargnera alors ni la France hypocrite, ni l’Algérie-faux pays !

    Vous êtes dans une université parisienne monsieur Hachemaoui. Retenez bien ceci : L’HISTOIRE N’A PLUS RIEN A M’APPRENDRE. Je vous rappelle l’une de mes plus importantes conclusions qui vous permettra de voir plus clair : » »Depuis 1830 à ce jour, seule l’intelligence française est à l’oeuvre en Algérie » ».

    Concernant les agents de l’obscurité et leur pouvoir, il est vrai qu’ils infestent toutes les institutions, toutes les administrations mais ils ne se soucient pas de la sécurité nationale ; le pays a été dévalisé librement par le régime hors la loi (généraux et civils pourris) sans que la justice ne réagisse ! Les agents de l’obscurité surveillent les honnêtes citoyens et les empêchent d’agir dans l’intérêt du pays, mais en plus ils assurent la totale impunité à tous les voleurs et criminels qui détruisent lentement mais surement l’avenir du pays ! Le régime algérien FLN/RND/UGTA/STALELITTES a détruit l’avenir de l’Algérie et celui de l’Afrique du Nord !




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