Édition du
27 April 2018

« L’arabe, langue du monde »

L’arabe, langue du monde est un ouvrage bilingue qui rassemble les actes du séminaire organisé le 13 décembre 2016 à l’Institut du monde arabe (IMA) à Paris par sa directrice du département de langue arabe, Nada Yafi, qui fut l’interprète de François Mitterrand et de Jacques Chirac avant d’embrasser la carrière diplomatique ; elle est aussi aujourd’hui membre du comité de rédaction d’Orient XXI. Parrainée par les ministères de l’éducation nationale et de la culture et de la communication, la rencontre a voulu souligner que loin de sa réputation en France de langue « communautaire », l’arabe est l’expression d’une culture de portée universelle, au cœur de la transmission des savoirs1 à travers l’histoire, et, comme pour toutes les grandes langues vivantes, une langue d’avenir pour les jeunes.

Les communications de spécialistes de l’université, de la culture et de l’éducation, mais aussi de l’entreprise, des médias, de la diplomatie, de la formation professionnelle et de la certification apportent un éclairage original sur les enjeux d’une langue que beaucoup perçoivent comme étrange plus qu’étrangère, alors qu’elle est devenue aussi « française » que les langues régionales, car parlée par un grand nombre de Français arabes (ou d’Arabes français, comme on voudra). L’école s’est adaptée à l’évolution démographique en introduisant des « Ali » ou des « Fatima » dans les manuels, mais elle persiste à négliger leur langue d’origine, demeurée exotique bien que locale.

Le propos du livre est d’extraire la langue arabe du déni national dont elle est victime, qui l’entoure au mieux d’une extranéité, au pire d’une suspicion (une langue « terroriste » ?). Elle est exclue d’une communauté de valeurs qui la marginalise et récuse la composante arabe de la culture française, ancienne comme contemporaine. Les auteurs apportent des réponses à ce malaise identitaire en rappelant à bon escient quelques réalités d’hier et d’aujourd’hui, de nature à dépassionner un débat dans lequel le pays de Descartes semble parfois perdre la raison.

— Ramener l’arabe dans le monde ou le normaliser en lui conférant sa juste place.
De nos jours, la langue arabe voyage bien au-delà des frontières d’une région ou d’une religion. Des messes sont célébrées en arabe dans les églises d’Orient quand retentissent des sermons en français dans nos mosquées. L’arabe serait la quatrième langue la plus parlée au monde. Outre les vingt-deux membres de la Ligue arabe, dont elle est la langue officielle, elle est utilisée communément dans de nombreux autres pays, dont Israël où elle s’impose même aujourd’hui dans la culture populaire. La langue arabe occupe le deuxième rang par le nombre de pays où sa présence est attestée et elle est l’une des six langues officielles des Nations unies. Si elle poursuit sa croissance démographique dans la première moitié du XXIe siècle, l’aire arabophone devrait dépasser les espaces linguistiques lusophone et hispanophone en 2060 et compter plus de 700 millions de locuteurs d’horizons divers.

Dépassionner l’histoire.
La langue étant le sésame de la culture, ceux qui, à travers les siècles, se sont intéressés à la culture arabe en ont appris la langue : pas seulement les orientalistes européens auxquels on pense immédiatement, mais aussi, beaucoup plus nombreux, les lettrés persans, chinois, subsahariens et autres non arabophones qui ont œuvré autant que les Arabes à la diffusion de cette langue et de sa culture, un peu comme les Indiens pour l’anglais de nos jours. Les nombreux apports de l’arabe au français devraient nous rappeler son impact sur la culture française2.

Replacer la langue dans l’histoire longue, ce qui permet d’opposer aux crispations actuelles sa contribution à la culture universelle3.
Les traductions en arabe des œuvres des philosophes grecs et persans ont montré l’ouverture intellectuelle et linguistique du califat abbasside, y compris dans le domaine politique, à laquelle on peut opposer la fermeture des fondamentalistes d’aujourd’hui, qui prétendent tout trouver dans le Coran (sans doute influencés par la prétention d’Ernest Renan de réduire l’Orient au seul islam, selon l’auteur). Les causes d’un tel appauvrissement de la pensée critique sont multiples, parmi lesquelles les carences du mouvement contemporain de traduction vers l’arabe. Il en résulte que les intellectuels arabes d’aujourd’hui connaissent souvent moins la pensée occidentale que ceux du Moyen-âge !

— Rappeler qu’elle est une langue de civilisation dotée d’un génie propre, et non le véhicule d’une idéologie imaginé par certains. Le génie de la langue arabe réside dans sa morphologie qui lui permet une exceptionnelle souplesse dans la fabrication de néologismes, et favorise de ce fait l’intégration du changement. Une capacité d’adaptation qui fait écho à celle de l’homme arabe à s’accorder à la marche de l’histoire, sous le signe de la tolérance.

C’est sa capacité d’intégration liée à son ouverture qui a permis à la culture arabe de valoriser puis d’enrichir si brillamment un héritage grec classique qui lui était au départ totalement étranger, et qui a permis à l’anthropologie politique arabe de conquérir de manière fulgurante des espaces immenses, voire au religieux d’instaurer un « vivre ensemble » — comme le montrent la diversité et donc la tolérance de l’islam, du christianisme oriental et jusqu’à une période récente du judaïsme — dont les Arabes semblent aujourd’hui avoir perdu le secret. L’ouverture du monde arabe est certes avant tout géographique, en tant que lieu de passage des hommes et des idées, au confluent de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique. Transposée sur le plan culturel, elle a fait sa fortune, mais lui a aussi valu un manque de cohésion, à l’exception de la vallée du Nil, et de nombreux conflits, dans son histoire comme dans son présent.

Le monde arabe en retire une image de violence qui tend à l’essentialiser, en dépit de la diversité qui fait la richesse de sa culture et de sa langue. En des temps troublés qui tendent à dévaloriser ou à soupçonner tout ce qui est arabe, à commencer par la langue, ce livre œuvre tout simplement à restituer à celle-ci sa place parmi les grandes langues vivantes de la mondialisation.

1Contribution d’Ahmed Djebbar « La langue arabe aux VIIIeXVe siècle. Un outil scientifique et un vecteur interculturel ».

2Habib Abdulrab Sarori, dans sa contribution intitulée « La langue arabe sur l’Internet : vers une infrastructure du savoir » relève avec humour que le mot algorithme, assurément l’un des plus valorisés et usités du monde d’aujourd’hui, dérive du nom du mathématicien Al-Khwarizmi, certes ouzbèke, mais incontestablement arabe par la langue et la culture.

3Contribution de Makram Abbès : « La traduction des textes philosophiques vers l’arabe : Regards croisés sur les expériences du passé et du présent ».


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19 Commentaires sur cet article

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  • lop
    9 avril 2018 at 9 h 52 min - Reply

    En Algérie on a de la chance de connaitre et de la parler ce qui nous permet de fréquenter d’autres culture et communiquer avec eux facilement par l’intermédiaire de l’arabe, je vous donne un exemple, j’ai eu a a faire dans un pays étrangers a des réfugies erythériens je ne savait pas comment communiquer avec eux sans l’arabe, ils l’a parlent très bien moi aussi mais l’arabe »fousha » par contre j’avais un ami Kabyle azzedine lui les erythériens me disait qu’il le comprenait pas, car il parle derja avec eux…..




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  • Benamina
    9 avril 2018 at 12 h 36 min - Reply

    La langue Arabe aujourd’hui, est une langue universelle: elle n’appartient en propre à aucun pays. aucun état. Elle est la langue véhiculaire de plus de 400 millions de locuteurs natifs ou acquisitifs. Elle est la langue officielle dans 22 états membres l’ONU. Elle est la 5° langue officielle à l’ONU. Elle est la langue liturgique de plus d’un milliard et demi de musulmans. Elle a été la langue vecteur de la plus brillante, la plus prestigieuse et la plus extraordinaire civilisation humaine : la civilisation arabe musulmane. elle a a été, comme l’anglais aujourd’hui, la langue du monde pendant plus de 8 siècles.




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    • M.Bous
      9 avril 2018 at 20 h 10 min - Reply

      Elle est aussi la langue avec laquelle on stocke informations et archives pour les générations du 3eme millénaire ( USA , Canada ) … ils sont convaincus que l’Arabe résisterait a toutes les  » tempetes  » possibles et resterait presque intacte comme langue écrite et parlée …




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  • أبو لؤي
    9 avril 2018 at 15 h 02 min - Reply

    و هل يشك عاقل و منصف في قيمة اللغة العربية و أهميتها في عصرنا هذا؟ إن اعتراف الغرب بهذه اللغة و إدراكه لأهميتها الإستراتيجية و الإرث الحضاري الذي تحمله لا يخفى على المتتبعين لهذا الشأن.
    في بعض المؤسسات التعليمية الكندية، يشجع القائمون عليها أبناء الجالية العربية و المغاربية على تعلم اللغة العربية في الأطوار الإبتدائية من خلال دروس دعم على نفقة وزارة التربية، و كأنّي بالمسؤولين هناك يطالبون الأجيال الناشئة ذات الجذور العربية و المغاربية بضرورة التمسك باللغة العربية لأنّ هؤلاء سيكونون في مستقبل قريب الجسر الذي يربط كندا بالعرب و المغرب العربي.
    ما أذكى الشعوب في تصوراتها و تخطيطها للمستقبل؟




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  • دراع
    10 avril 2018 at 0 h 38 min - Reply

    و هي لغة الملك سلمان بن محمد خادم الحرمين الشريفين و لغة محمد السادس اميىر المؤمنين و عبد العزيز بوتفليقة و العهدة الخامسة و و ولد عباس …و لغة اليمنين و الفلسطنيين و السوريين و الليبين و اكثر من مليار مسلم و لا نستطيع ان نقول كلمة الحق لا في بلداننا و لا في جامعاتنا و لا في تجمعاتنا و لا حتى في مساجدنا نهيك عن اصواتنا في السياسات الخارجية مع الدول المهيمنة و لا وجود لنا في المحافل العلمية الدولية فما هي انجازاتنا التي يمكنننا ان نفتخر بها اليوم دون الرجوع الى ذالك الماضي المجيد و رجاله الذين ولو.اين محلنا من الاعراب كدول عربية و اين هم حمات
    هذه اللغة في الميدان ارونا البرهان كفانا الشعرات و الاوهام و التمنيات و الكلام للكلام
    و اسفاه …و عليكم مني السلام يا عرب و يا امة الاسلام فلم يبقىى مكان للتمني و الاحلام




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    • hamou
      10 avril 2018 at 9 h 52 min - Reply

      تعليق ممتاز




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    • M.Bous
      10 avril 2018 at 12 h 31 min - Reply

      و ما ذنب القلم ان فقعت به عيني ,,,,




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      • دراع
        10 avril 2018 at 18 h 43 min - Reply

        ذنبك انك تصبح كفيفا يصلح للعهدة الاتية و مسلم صالح لا يتدخل في شأن الحاكم و لو كان باغيا و سيقودك قلمك لكتابة فتاوى تكفيرية و تنديدات كجامعة الدول العربية ، فالقلم ليس قلمك و اللغة ليست ملكك ان لم تنهى عن المنكر و تامر بالمعروف فالعيب ليس في اللغة . والجبن و الرضا بالمعوق حاكما لا يكون الا من قوم صم بكم زادهم قلمهم فقد البصر و البصيرة
        يا صاحب القلم بالله عليك ، لا اريدك ان تصبح اعمى و لا اعور ان كنت ممن يفقه في لغة الضاد ففسر لي اماذا مدمر ليبيا معمرها( معمرالقذافي) و قبيح تونس زينها (زين العابدين) و جبان سوريا اسدها (بشار الاسد)و مفسد اليمن صالحها (صالح) و مذل الجزائر عزيزها (عبدالعزيز بوتفليقة) ولماذا ال السعود انشروا بين الامة الحزن و سلمان لم يسلم منه المسلمون. الجواب لان عرب اليوم يعرفون الحق و يعملون ضده




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        • M.Bous
          11 avril 2018 at 12 h 57 min - Reply

          عن ماذا نتكلم ,,,, عن لغة دون بها ابن سينا و الفرابي و الخوارزمي و ابن رشد و جابر ابن حيان و ابن فرناس ,,,, علومهم التي الهمت العالمين الحضارة ام نتكلم عن انسان ما بعد الموحدين و قابليته للاستعمار ,,,,




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          • دراع
            11 avril 2018 at 21 h 01 min -

            لا لقابلية الاستعمار و لا لقابلية الاستحمار ولا للتقيد حرية الراي و التعبير ، هؤلاء الاعلام لذين ذكرت كانوا منفتحين على الغير و كانوا يعملون بحكمة « كلامنا صواب يحتمل الخطاء و كلام غيرنا خطاء يحتمل الصواب  » و للاسف خلف من بعدهم خلف اضاعوا الصلاة و العلم و الحكمة و اللغة …انا ذاهب للاندلس لاتابع الشوط الثاني من الريال و جيفانتيس و لا يمكنني ان اجيبك يا بوس و يا بن امينة بالرغم من احترام رايكم اكرر رايكم اننا لسنا بحاجة لحمات المعبد و لستم بضمير البلد ، كفاكم ان تبحثوا عن رئيسا يمثلنا ويكون لنا وجودا بين الامم و القظاء عن قابلية حكم الذل المنتشرة في عالمنا العربي الاسلامي




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    • mounir
      10 avril 2018 at 16 h 43 min - Reply

      لا يا اخي و كانت الحصارة الاسلامية من اعرف الحضارات و ارقهاو خاصة في عصر الفتوحات الاسلامية




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  • Benamina
    10 avril 2018 at 8 h 08 min - Reply

    وهي بريئة محصنة مما نَسَبْتَ إليها في مرافعتك. السبب و اللوم فينا, كلنا، جميعنا بما فيه الغير العرب منا وبيننا. الداء فِيَْنَا والبعض بَيْنَنا (عرب وغير عرب) عن جهل، عن حقد، عن تصفية حسابات تاريخية أو عن أجندة خَفِيّة خبيثة, يوجه السهام إليها ملمحاً التخلص منها وإستيراد لغة أخرى من الخارج وهو يَتَبَنَى (إليه وحتى الفرض علينا) في السر وفي العلنية لغة هو بصدد التحضير لها في مختبرات مظلمة. هي لغتنا ولغة أجدادنا وتاريخنا وماضينا ومخزون حضارتنا لا نتخلى عنها ولا نستبدلها ندافع عنها في عقر دارنا في بيتنا في بلدنا. نصحح ونرمم ما استدعى التصحيح والترميم. لنا رأينا فيما يخصنا ولك رأيك فيما يخصك، فاعمل ما تراه في عقر دارك ونحن منها وأدرى بيها .




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    • دراع
      10 avril 2018 at 17 h 59 min - Reply

      لغة انزلها الله للعالمينَ و يريد خوصصتها بن اميننَه، يا سيدي ان كان للكعبة ربا يحميها فاعلم ان للغة العربية قرءان يكفيها ، فتدخلي ليس بمرافعة و لسنا بحاجة لمحامي نصب نفسه للدفاع عن لغة لا تحتاج للكلام و اللسان كما اشرت اليه في تدخلي .لغة شوهها حكام طغاة و علماء البلاط ، فاللوم ان كان فيك فليس فينا…. ا




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  • Djillali Y.
    10 avril 2018 at 21 h 04 min - Reply

    On parle de la langue arabe comme support véhiculaire universel d’un message divin:le Coran.Cette langue arabe parlée tout au début de sa manifestation par peu de gens,bédouins dans leur majorité,elle fut élevée par le Seigneur des mondes à l’universalité sans pour autant à être exhibée comme un symbole de piété ou de foi là est toute la différence,sinon Abou Djahl et consorts parlaient l’arabe aussi et mieux que nos pieux contemporains!




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  • Benamina
    11 avril 2018 at 10 h 37 min - Reply

    بن أمينة لم يخصِص شيء و لم يدعي تمثيل لوحده شيء. بن أمينة عربي مسلم جزائري يفتخر بعروبته و إسلامه، يدافع عن لغته لغة أجداده لغة الحضارة التي ينتمي إليها ويعتبر نفسه من وارثيها حين يهاجمها الجهلة الحاقدين المتربصين الغَيَّارين. إبن أمينة يأسف ويتألم ويعبر عن حسرته (وهذا حقه) حين يسمع أن جزائريين يُرْسَلون من طرف الدولة الجزائرية إلى الخارج لتمثيل اللغة العربية في مؤتمرات وندوات عالمية على حساب دافع الضرائب الجزائري وهم، هؤلاء المرسلون المحظوظون، في حياتهم الخاصة ينتقدون بشراسة اللغة العربية وينكرون عروبة الجزائر ويثورون مُنْتَفِذُون حين يُصَرِِِِّحْ جزائري أمامهم بعروبته ويدافع عن لغته.

    بن أمينة حُرْ في أفكاره ومواقفه, لا يقدم حساباته ولا يطلب إذن من أحد.




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    • دراع
      11 avril 2018 at 19 h 20 min - Reply

      يا ابن امينة لقد عرفت نفسك كانسان جزائري عربي مسلم، متجاهلا عمدا او عفويا المكون الامازيغي ،فان كان من غير قصد فلا تثريب عليك و ان فعلته عمدا فالمسلم الحق ليس فتانا و حسبنا الله و نعم الوكيل.و اعلم انك ان ابيت ان تذكر
      الامازغية فانت امازيغي كما عرفت نفسك في جملتك الاخيرة فالامازيغي حر في افكاره و و
      مواقغه و لا يطلب اذن من احد…يا ابن امينة انت بشر مثلنا ياسف و يتالم و يخطىء فانا لست ذالك الشخص الذي تدعي و ان حصل لي الشرف ان اشارك في مؤتمرات دولية على حسابي الخاص و اعلم اني لست مختصا في اللغة العربية من المؤسف ان اقرأ اتهمات باطلة من جهلة و و حاقدين و متربصين و غيارين …لغة الخشب و الإيحاء بالمؤامرة من ايادي خارجية و داخلية أجبني عن سؤالي الاول اين مجلك من الاعراب
      اليوم و إذا كنت غير قابل لاصرف فاسأل نفسك لماذا ؟ ايها الغيور عن لغته و دينه اكثر من الغير




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  • batni
    11 avril 2018 at 14 h 06 min - Reply

    Nos deux langues nationales et officielles (Le Tamazight et l’Arabe) constituent une partie du riche patrimoine immatérielle dont le peuple Algérien est fier. Avec la reconnaissance et l’officialisation de Tamazight, le peuple Algérien ne veut pas être un peuple sans racine.

    Mes respects,




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  • Benamina
    12 avril 2018 at 13 h 07 min - Reply

    يا سي دراع ، لماذا يُسْمَحْ للقبائلي ان يُصَرَّحْ بِأَنَه جزائري قبائلي بربري وكفى ، ويسمح للشاوي أن يقول أنه جزائري شاوي بربري وكفى ، وللميزابي أن يصرح أنه جزائري ميزابي بربري وكفى (كلهم لا يخشون لومة لائم ولا ملاحظة معارض) ولا يُسْمَحْ لأبن آمنة أن يُعَبِرْ عن هويته كجزائري عربي وكفى ؟!
    إن بلدنا الجزائر يوجد بها طائفتان (سواء أحببنا أم كرهنا هذا واقعنا و علينا قبوله وتقبله والعيش به و التعايش معه) بارزتان معترف بهما ومكرستان في الدستور، و هما عرب و ببربر. ولماذا يسمح للأخرين (المذكورين) ولا يسمح لإبن آمنة ؟! لماذا حلال عليهم وحرام عليّا ؟!




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  • Benamina
    23 avril 2018 at 16 h 49 min - Reply

    L’introduction des dialectes arabes populaires dits maternels (il n y en a pas qu’un, il y en a au moins une quarantaine en Algérie) dans le débat sur l’enseignement général en Algérie durant l’été 2015 avait un but malicieux et des velléités machiavéliques. Ce qu’on appelle la derja (certains malintentionnés ont même osé lui dénier son caractère et son origine arabes) est une déclinaison informelle et orale de l’Arabe classique, dénominateur commun de tous les peuples arabophones de l’atlantique à la cote-est du golfe persique, de la berge sud de la méditerranée aux profondeurs sud du Sahara. En plus d’être le dénominateur commun et facteur de rapprochement de ces peuples, l’Arabe littéraire classique, 5° langue de travail à l’ONU et dans les instances politiques et forum mondiaux, est la langue formelle et véhiculaire de 400 millions de locuteurs à travers le monde. madame benghebrit et tous le lobby qui est derrière elle peuvent aller dormir s’ils croyaient pouvoir abuser de leur pouvoir éphémère et aller à l’encontre des aspirations et des convictions de dizaines de millions d’algériens et remettre en cause un acquis identitaire, patrimonial et historique enraciné depuis 14 siècles. Quant à ceux qui nous disent que l’Arabe classique n’est pas la langue de la science et la technologie du 21° siècle et que nous devons faire le choix, même douloureux, d’opter pour le plus utile, le plus pragmatique, nous disons, oui, mais alors soyons plus pragmatique et sortons le français (aussi) et optons pour l’anglais (comme première langue étrangère et de l’enseignement du primaire au post-universitaire). Et c’est dans leurs réponses que nous percevrons leur agenda caché et leur intentions malicieuses.




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  • Congrès du Changement Démocratique