Édition du
20 June 2018

Moines de Tibhirine: la puissance de la désinformation

5 AVR. 2018

    PAR 

      BLOG : LE BLOG DE FRANÇOIS GÈZE

      Révélées le 29 mars, les expertises des têtes des moines assassinés en Algérie en 1996 ont confirmé l’enquête de Jean-Baptiste Rivoire en 2011 : leur assassinat a été l’issue d’une opération de la police politique (DRS) qui a mal tourné. Le faible écho donné par les médias dominants à cette information capitale est le résultat de la désinformation orchestrée par le DRS. Mais pas seul

       

      Le 29 mars dernier, dans un article sobrement titré « Moines de Tibhirine : les ultimes expertises dévoilées », le journaliste Benoît Collombat révèle sur France Inter les résultats des expertises scientifiques effectuées, à la demande des magistrats français, sur les têtes des sept moines français assassinés en Algérie en 1996. Pour l’essentiel, ces expertises montrent que : a) « L’hypothèse de décès survenus entre le 25 et le 27 avril [1996] reste plausible compte tenu de l’état de décomposition des têtes au moment de leur découverte » ; b) « l’analyse au micro-scanner n’a pas révélé de particules métalliques sur les sept prélèvements osseux » (constat, précise Collombat, « qui affaiblit la thèse d’une bavure d’un hélicoptère de l’armée algérienne, comme l’indique un témoin dans le dossier judiciaire » ; c) les lésions constatées sur les crânes des moines plaident « en faveur d’une décapitation post mortem ».

      En France, ces informations capitales ont à peine été reprises par les médias audiovisuels dominants. Elles l’ont été en revanche mondialement par quantité de dépêches d’agence et d’articles de presse, mais en général a minima et sans la moindre investigation complémentaire. Beaucoup, en particulier dans la presse algérienne (par exemple El WatanMaghreb émergent ou Algérie patriotique), soulignent d’abord, avec Jeune Afrique, que « l’absence de traces de balles sur les crânes vient une nouvelle fois amoindrir la version d’une éventuelle bavure de l’armée algérienne lors d’une opération menée depuis un hélicoptère » (ce que martèle à nouveau El Watan le 2 avril) ; tandis que Le Quotidien d’Oran titre même quant à lui : « Pas d’éléments nouveaux selon des experts français. »

      Comme si l’invalidation de la thèse ancienne de la « bavure par hélicoptère » dédouanerait l’armée algérienne de toute responsabilité dans le crime. Mais tous ceux qui ont enquêté sérieusement sur ce drame, comme le père Armand Veilleux (ancien procureur général de l’ordre des trappistes) ou le journaliste Jean-Baptiste Rivoire (voir son blog Tibhirine, vérité et justice), n’ont jamais cru à cette version d’une « bavure », avancée en juin 2009 devant le juge d’instruction en charge de l’affaire par le général François Buchwalter, ancien attaché de défense à l’ambassade de France à Alger. Moi-même, moins de trois mois après ce témoignage, j’expliquais précisément pourquoi la thèse du général était « hautement improbable », alors que nombre d’autres éléments permettaient désormais « de mieux cerner le scénario le plus probable de ce drame : celui d’un enlèvement organisé par les services secrets de l’armée algérienne, suivi de l’assassinat des moines par ces derniers, en réaction à un grave cafouillage au plus haut niveau de l’État français » (« L’assassinat des moines de Tibhirine : vers la vérité ? », Mediapart, 14 septembre 2009). J’indiquais notamment pourquoi Buchwalter relayait très vraisemblablement (volontairement ou non, on l’ignore) une intoxication du DRS (la police politique du régime algérien, ex-Sécurité militaire, dite « Sport et musique » par les opposants depuis les années 1960).

      Surtout, toutes ces réactions médiatiques aux révélations de France Inter font en général silence sur l’essentiel, ou ne l’évoquent que très discrètement. Seule ou presque, la journaliste de La Croix précise, mais sans aller jusqu’au bout de la démonstration : « Les experts jugent non plausible le fait que les moines soient morts le 21 mai comme le prétend à l’époque le communiqué du GIA. S’il ne fait guère de doute que le GIA a enlevé les moines, l’authenticité de son communiqué deux mois plus tard est restée incertaine. » Et de fait, c’est bien là le point clé : si les moines ont été tués plus de trois semaines avant le 21 mai, date avancée par le fameux communiqué n° 44 du GIA du 23 mai 1996, signé de l’« émir Abou Abderrahmane Amin » (pseudo de Djamel Zitouni), c’est que ce communiqué est un faux. Ou plus précisément une « forgerie » des services du DRS qui manipulaient à l’époque les « groupes islamiques de l’armée », comme la rue algérienne, bien plus lucide que les journalistes occidentaux, qualifiait alors les « GIA ». Plus encore, seuls La Croix et Le Monde ont relevé au passage que la date présumée de l’exécution des moines indiquée par les experts, près d’un mois avant la date « officielle », est précisément celle qui avait été déjà donnée… sept ans plus tôt par un dissident du DRS. « Dans mon souvenir, c’était vers le 26 ou le 27 avril » a en effet relaté, avec maints autres détails sur les circonstances de l’assassinat, Karim Moulaï (alors réfugié en Écosse) au journaliste Jean-Baptiste Rivoire.

      Ce dernier le rapporte dans son livre Le Crime de Tibhirine (p. 198), que j’ai publié en septembre 2011 (accompagné d’un film remarquable), fruit d’enquêtes rigoureuses et obstinées conduites pendant plus de dix ans. Outre celui de Moulaï, qui identifie les quatre tueurs du DRS ayant exécuté les moines à Blida sur ordre du général Smaïl Lamari (le numéro deux du service, décédé en 2007), Rivoire y cite les témoignages circonstanciés de plusieurs acteurs directs de l’enlèvement, membres ou agents du DRS, qu’il a retrouvés. Il documente aussi le fait que Djamel Zitouni, le « terroriste officiellement responsable de la mort des trappistes » et « tué fort opportunément dès juillet 1996 », était de longue date un homme du DRS (p. 250 et p. 286). Et il explique pourquoi le communiqué n° 44 du GIA ne peut être qu’un faux « made in DRS » (chapitre 16). Je ne peux que recommander aux lectrices et aux lecteurs de lire cet ouvrage magistral (dont les informations sont aujourd’hui largement confortées par les résultats de l’étude scientifique des crânes). S’il ne délivre évidemment pas une vérité judiciaire – ce n’est pas le rôle d’un journaliste –, il réunit un ensemble tellement dense d’analyses, de faits avérés et de témoignages précis qu’il ne laisse aucune place au doute : l’assassinat des moines de Tibhirine a été le résultat imprévu d’une opération des chefs de la police politique algérienne qui a mal tourné.

      Mais alors, pourquoi cette réalité n’est-elle jamais rappelée, sauf parfois de façon allusive, dans les centaines de papiers ayant repris celui de France Inter ? C’est le résultat de la conjugaison de trois facteurs aux origines distinctes. Le premier tient à la finesse et la puissance de l’entreprise de désinformation conduite par les services d’« action psychologique » du DRS sur les exactions et les manipulations de la violence islamique orchestrées par les autres branches de la police politique (DCE et DCSA). Citons seulement ici l’article « La vérité sur la mort des moines de Tibhirine ? », où Baudouin Loos, excellent journaliste au Soir de Bruxelles, procède au décryptage rigoureux des manipulations et mensonges qui tissent le film Le Martyre des sept moines de Tibhirine (diffusé en mai 2013 sur France 3), lequel prétendait accréditer la thèse du régime. Pour des démonstrations plus étendues et documentées de la désinformation fabriquée par le DRS, je ne peux que renvoyer au livre précité de Rivoire, Le Crime de Tibhirine, et plus encore à son maître ouvrage (avec Lounis Aggoun), Françalgérie. Crimes et mensonges d’États (La Découverte, 2004). Deux livres qui démontrent notamment, après bien d’autres, le rôle essentiel d’un deuxième facteur : la diabolisation absolue, par nombre de médias Occidentaux, des diverses manifestations de l’islam politique, confondant à dessein ses expressions les plus inacceptables (nourries notamment des idéologies obscurantistes wahhabites) et les plus légitimes (nées des révoltes contre le déni de démocratie).

      Mais les succès durables de cette stratégie de désinformation ne s’expliqueraient pas sans un troisième facteur : la crise économique de la presse française, écrite ou audiovisuelle. Comme dans bien d’autres pays, la baisse de leur diffusion a conduit beaucoup d’organes de presse à réduire depuis deux ou trois décennies leurs effectifs de journalistes. Pour ceux d’entre eux qui avaient traditionnellement à cœur de rendre compte de l’actualité internationale, cela s’est traduit par la diminution du nombre de correspondants à l’étranger et des journalistes spécialisés sur une région.

      S’agissant de l’Algérie, l’éviction à partir de 1993 par le régime militaire de tous les correspondants étrangers dans le pays – il ne fallait aucun témoin objectif de la « sale guerre » – a été suivie dans les années 2000 en France par les mises à l’écart progressives, dans leurs rédactions, des journalistes spécialistes du pays (une petite dizaine, surtout des femmes). D’autant que la politique calculée du pouvoir algérien de ne délivrer qu’au compte-gouttes les visas aux reporters étrangers s’est alors conjuguée à la crise des groupes de médias et au découragement des « rédacs chefs » (sur le thème « L’Algérie, c’est trop compliqué »). Ce qui a conduit à réduire drastiquement le niveau global d’expertise de la presse française sur le « dossier algérien » – alors même que, du fait du passé colonial, il s’agit de la principale question de « politique étrangère » concernant la société française. D’où la difficulté, pour les médias, de démonter les fake news produites depuis (au moins) un quart de siècle par la police politique algérienne.

      Dans bien d’autres domaines, ces pratiques sont aujourd’hui de plus en plus dénoncées et décryptées par la presse internationale. Peut-on espérer que les dirigeants de la presse française, qui donnent le « la » dans les médias internationaux sur les questions algériennes depuis l’indépendance du pays, rejoignent enfin sur ce point ce mouvement pour la vérité et le vrai journalisme ? Par exemple pour faire enfin connaître ce que révèle vraiment l’enquête judiciaire en cours sur l’assassinat des moines de Tibhirine ? L’espoir, en la matière, peut venir des médias « hors système ». Mais aussi, bien sûr, de l’obstination des magistrats chargés d’instruire en France ce dossier si douloureux et complexe.

      Un dossier qui fait directement écho à ceux des dizaines de milliers de victimes algériennes de la « sale guerre » des généraux. Lesquelles ne pourront se voir reconnaître « vérité et justice », comme cela a été le cas en Argentine, qu’à partir des mobilisations de la société algérienne elle-même, avec l’indispensable soutien des citoyens du monde entier attachés à la défense des droits humains en Algérie, dont le site Algeria-Watchse fait l’écho depuis 1997.


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      13 Commentaires sur cet article

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    • Betache Mohamed
      7 avril 2018 at 10 h 42 min - Reply

      Je lis dans cet article :……. un dossier qui fait directement écho à ceux des dizaines de milliers de victimes algériennes de la sale guerre des généraux , ok !

      Mais il faut plutôt écrire pour être objectif :…. dizaines de milliers d’algériens victimes de la sale guerre des généraux et des islamistes armés du FIS.

      N’oublions jamais que le FIS est un parti politique qui avait une branche armée (AIS) bien équipée et bien entrainée ! Son équipement n’avait certes rien à voir avec celui de l’ANP mais suffisant pour avoir une capacité de nuisance et de frappe avérée ! Est-ce légitime pour un parti politique d’avoir une armée ?? Le drame vient aussi de là.

      Le doute sur l’affreux crime des moines peut donc être aussi bien du côté des islamistes maquisards que du pouvoir autocratique, criminel et dictatorial algérien !




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      • chems
        8 avril 2018 at 22 h 04 min - Reply

        je trouve qu’on occulte un peu trop le role du fis sur ce site, tout les crimes ne sont pas le seul fait des militaires , il y a eu aussi des groupes indépendants islamistes sans oublier que outre le fait que que le fis avait son armée il faut penser aussi au côté idéologique , est ce que un parti qui pense que la démocratie est impie et qui pensait au djihad bien avant le scrutin ( l’hésitation a se présenter aux élections , le soutien aux bouyalistes … ) aurait accepter un résultat autre que leur victoire , ce qui était possible vu que le nombre de personnes n’ayant pas voté … la société est je pense un peu coincé entre ces deux maux qui sont le régime et le pouvoir et aussi l’islamisme qui fait aussi beaucoup de mal puisque il perpétue les archaïsmes de notre société .




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    • Assange
      7 avril 2018 at 15 h 59 min - Reply

      Trés claire et surtout objectivement honnete , quant aux exigences de verité souhaité par le journaliste envers les algeriens François GEZE ecrit  » Lesquelles ne pourront se voir reconnaître « vérité et justice », comme cela a été le cas en Argentine, qu’à partir des mobilisations de la société algérienne elle-même, avec l’indispensable soutien des citoyens du monde entier attachés à la défense des droits humains en Algérie, dont le site Algeria-Watchse fait l’écho depuis 1997″. Le pouvoir a fait sienne ce slogan  » Pour diriger un pays il faut affamer le peuple »On comprends dès lors mieux la passivité et la resignation des algeriens, La messe est dite.




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    • rachida
      7 avril 2018 at 18 h 52 min - Reply

      La raison des intérêts bloque mais un jour la vérité éclatera.
      La question c’est qui a tué qui et pourquoi?




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      • Assange
        8 avril 2018 at 12 h 29 min - Reply

        l’ argent, toujours l’ argent, Les etats ou Les personnes ont commis les pires crimes les plus horribles contre les populations innocentes ,juste pour de l argent, Qui a dit que le bien triomphe du mal? celui qui l’ a dit s’ est trompé de planéte ; les preuves: on le voit en algerie, en egypte, en syrie, en afghanistan , en irak ,au yemen,en russie, en corée du nord ,en chine, etc, etc.Que peuvent les gens honnetes qui luttent pour un monde meilleur , devant la cruauté et la lacheté machiavelique de ceux qui aiment l ‘argent par dessus tout qui ,eux ne s’encombrent pas de valeurs morales.




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    • tarak
      8 avril 2018 at 0 h 06 min - Reply

      Bonsoir

      A ma connaissance l’AIS est née après que les militants du FIS ont raflé les urnes des législatives 1991(confirmation de l’adhésion populaire à son programme politique). Ces militants ont été arrêtés arbitrairement et envoyés vers les camps de concentration préparés à cet effet par les putschistes et beaucoup d’autres ont subis des tortures, emprisonnement, assassinats et règlement de compte. Le pouvoir en place (les putschistes)les a poussé à s’armer pour se défendre, objectif atteint par les généraux putschistes pour crier sur tous les toits que l’Algérie est victime d’actes terroristes  »Si tu veux tuer ton chien, tu l’accuses de la rage » un vieux dicton politique des dictateurs. Malheureusement beaucoup d’algériens bon gré ou malgré eux étaient tombés dans le panneau et croire que la violence (terrorisme) était créé par le FIS. Pour rappel des faits tangibles: pourquoi le FIS parti politique gagnant les suffrages des municipalités et confirmant sa suprématie politique aux législatives, eu recours à la violence pour prendre le pouvoir. Cette vérité n’en déplaise aux politicards de la gauche que le pouvoir avait toujours utilisé contre les vrais opposants au régime. Pour preuve, hier ils étaient tous socialistes contre l’intégrisme et aujourd’hui ce même pouvoir est capitaliste contre le même opposant l’intégrisme comme il aime définir ses dversaires.




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      • Betache Mohamed
        8 avril 2018 at 17 h 36 min - Reply

        @tarak, je suis d’accord avec toi que le FIS avait la majorité relative des scrutins exprimés aux législatives…. mais pas la majorité absolue ! La faute du pouvoir c’est de ne pas avoir laisser le scrutin allait au deuxième tour comme le souhaité le FFS , Mehri (et non le FLN), des représentants de la direction du FIS, le PT et certaines autres personnalités, comme Ali Yahia Abdennour ! Il a bien existé un camp de regroupement des militants du FIS dont certains n’ont jamais commis des meurtres ou des attentats.

        Pour ce qui est de la frange armée du FIS (je parle del’AIS et non du GIA),elle existait bel et bien avant les législatives. Même dans les années 80, des milices violentes sous les ordres de Nahnah ont commis des petits attentats et se sont attaqués a des civils qui ne pensaient pas comme eux. Le gros de la troupe de l’AIS qui revenait de l’Afghanistan était très bien entrainé et assez bien équipé!Jusqu’à aujourd’hui, il existe encore des « moudjahid » islamistes armés dans plusieurs maquis du pays !Il n’est pas normal qu’un parti politique ait une armée.

        Les milices civiles du FIS ont bien existé avant les législatives et ont exercé des pressions terribles sur la population notamment sur les femmes pour les mettre à la mode « islamiste ».

        Beaucoup d’intellectuels civils qui ont soutenu l’arrêt du processus électoral ont été exécutés par les milices terroristes armés du FIS parce qu’ils ne partagaient pas leur projet de société et se sont lâchement attaqués à eux alors qu’ils n’avaient pas d’armes comme eux.

        Le pouvoir militaire et le DRS sont responsables de beaucoup de disparus. Jusqu’à présent aucune enquête n’est diligentée ce qui est révoltant

        Bref, j’insiste à ur dire que et l’un (le FIS) et l’autre (l’armée) ont une responsabilité partagée sur la décennie noire.Point final.




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        • chems
          8 avril 2018 at 22 h 28 min - Reply

          il ya eu les bouyalistes aussi dans les années 80 , qui avaient le soutien de ali benhadj d’ailleurs , ali benhadj necachait pas son admiration pour eux, et pour l’ais je pense que vous parlez du mia de said mekhloufi et chebouti ( si je ne me trompe pas ) qui avait commencé a se former entre la grève de mai 91 et l’annulation du scrutin ( le livre de issami donne quelques détails sur ça) . le fis avait une idéologie djihadiste il faut le dire. et il n’a pas eu l’adhésion populaire dans le sens ou tout le peuple ou la grande majorité était derrière lui, quand je vois les résultats du vote, avec cette abstention assez considérable et ces bulletins blancs je préfère dire que le fis est le parti qui avait fédérer le plus de personnes pour aller voter ( surtout qu’il avait les mosquée et que dans la tête des gens il se confondait avec l’islam ) bref comme vous le dites bien Tarek , les deux ont une grosse part de responsabilité dans cette guerre .




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    • tarak
      8 avril 2018 at 0 h 16 min - Reply

      Bonsoir

      Qui a tué l’archevêque d’oran juste en rentrant de mission à Alger (ambassade de France, après avoir rencontré son ministre des affaires étrangères De Charette au sujet précis des moines de tibhirines auquel il lui a remis des informations importantes sur leur kidnapping). L’assassinat a été commandé pour prouver que les islamistes du FIS sont contre les autres religions, contre la présence des étrangers dans notre pays donc contre les intérêts des pays qui n’avaient apprécié ce coup d’état.




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      • Assange
        8 avril 2018 at 12 h 17 min - Reply

        absolument juste




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      • Betache Mohamed
        8 avril 2018 at 18 h 06 min - Reply

        @tarak, tu as peut-être tes raisons et tes preuves pour accuser « x » ou « y », mais pour moi et cela n’engage que moi tant le religieux et le militaire ne sont pas séparé du politique, il y aura toujours ce problème dans notre pays ! Il y a non seulement le religieux et le militaire qu’il faut séparer du politique mais aussi le régionalisme, la langue, la culture etc… Nul ne doit avoir le monopole sur ces valeurs.

        Moi mon avis est celui-ci, et çà n’engage que moi : Il faut ne pas permettre au pouvoir ni aux partis politiques le recours au Coran ou aux zaouiyas, aux marabouts et aux confréries religieuses la veille des élections ! Les partis politiques religieux islamistes (comme d’ailleurs les partis politiques basés sur le régionalisme ou sur la culture ou sur la langue) devront être interdits. On est désormais des Imazighène, des arabes et des musulmans et la Constitution protège ces valeurs là , devenues les vraies constantes désormais.

        Certes, au nom de la liberté d’association, les associations religieuses ont le droit d’exister mais elle ne doivent s’occuper que de théologie, d’exégèse et de liturgie, c’est à dire de l’ensemble des rites, cérémonies et prières dédiés au culte de Dieu et du Prophète Mohamed (qlsssl), mais pas pour interférer ou interagir dans le politique ! Les lois algériennes s’inspirent déjà de la loi coranique c’est déjà une bonne chose !

        Le jour où en Algérie la religion, l’armée, la culture et la langue ne seront plus le monopole du pouvoir ni de quelques partis politiques qu’ils soient alors on pourra dire qu’on s’est engagé dans la construction d’un État de droit moderne digne de ce nom !

        Salutations !




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    • NABIL
      13 avril 2018 at 17 h 20 min - Reply

      LES CHIFFONS DE LA FRANCE DEPUIS 58, N’EXCELLENT QUE DANS L’INVERSION ACCUSATOIRE ET LA LACHETE




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    • Samir
      19 avril 2018 at 10 h 50 min - Reply

      QUI UN JOUR DEMANDERA AUX CRIMINELS DE PAYER CETTE LOURDE FACTURE?

      IL N Y A QUE LE BON DIEU QUI LE FERA




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    • Congrès du Changement Démocratique