Édition du
18 November 2018

Quand des éradicateurs s’entre-déchirent !

http://www.lematindalgerie.com
Les mémoires courtes du général

Il est trop tard pour déserter, Monsieur Nezzar !

Aux dernières nouvelles, vous seriez blasé de la politique, elle ne vous intéresse plus, vous avez même eu cette réponse hautement philosophique à l’adresse d’un journaliste qui voulait connaître votre avis sur le 5ème mandat de Bouteflika : « Cela ne m’intéresse pas, je m’en lave les mains, khatini, je suis dans l’obscurité comme toi ! » Khatini ? Vous ? Avez-vous réfléchi à l’impact de vos propos ? Cela revient à dire aux Algériens : « Débrouillez-vous avec les coquins qu’on a installés à la tête du pays. Pour nous, c’est l’âge du jardinage, des coquelicots et des mots croisés. » Vous oubliez juste qu’il est des hommes qui n’ont pas droit à la lassitude, à une retraite apaisée ni peut-être même à une mort tranquille.

Vous faites partie de ces hommes-là. Vous avez trop longtemps dirigé, trop parlé, trop agi, trop écrit, pour subitement vous murer dans un silence sous le prétexte de l’âge. Les chefs militaires algériens devront avaler ce pain de vieillesse qu’ils ont si longuement pétri pendant la jeunesse. Mais tout cela, vous le savez, M. Nezzar…J’allais dire « Mon général ».

La dernière fois que je vous ai appelé « Mon général », c’était cette matinée de septembre de l’année 1998 où vous aviez téléphoné au journal Le Matin pour « prévenir les Algériens de la malédiction qui allait s’abattre sur le pays, la malédiction Bouteflika ». Vous étiez alors un peu plus indigné, sans doute un peu plus jeune, probablement un peu moins riche mais, j’en témoigne, très remonté. Ce jour-là vous avez fait publier dans Le Matin le fameux communiqué décrivant Bouteflika comme une « marionnette roulant dans le burnous de Boumediène » et qui allait soulever une terrible controverse. Vous étiez allés à l’encontre d’une grande partie de la hiérarchie militaire qui s’apprêtait alors à commettre l’irréparable, faire démissionner Liamine Zéroual pour placer l’homme qui allait organiser les funérailles du pays.

J’avais trouvé votre texte trop dur et je me rappelle parfaitement de votre commentaire : « Tu ne connais pas Bouteflika, il nous a trahi en 1994 alors que le pays avait besoin de lui, il nous trahira encore.» Je peux affirmer que votre communiqué avait déstabilisé Bouteflika. Le lendemain, le journal reçut par fax un texte extrêmement violent intitulé « Réponse au général Nezzar » et signé Abdelaziz Bouteflika. Avant de le publier, je voulus m’assurer de la véracité de la signature, et j’ai laissé un message sur le répondeur du futur président, à son domicile algérois, le priant de confirmer ou de démentir la paternité du texte. Une heure plus tard, déboulait au siège du journal le jeune frère Saïd Bouteflika, celui qui passe aujourd’hui pour le vrai maître du pays et dont je me rappelle le ton prévenant, le sourire embarrassé et la mine chafouine : « Je viens de la part d’Abdelaziz, me dit-il, qui vous transmet ses amitiés et vous dit qu’il n’a rien à voir avec cette lettre, que ce n’est pas sa nature de polémiquer. Il m’a chargé de vous faire part de sa gratitude pour la peine que vous avez prise en l’appelant et souhaite longue vie à la presse algérienne… »

La suite, vous la connaissez, Monsieur Nezzar. Deux mois plus tard, vous changiez d’avis, converti à la raison supérieure, une de celles qui ne se discutent pas. Vous accordiez alors le bénéfice du doute à Bouteflika et aviez couvert de votre silence la besogne qui consistait à troquer une ligne patriotique contre une aventure qui allait transformer le pays en eldorado pour mercenaires. Vous aviez alors justifié votre choix en ces termes bien suffisants : « Nous connaissions les pages pas très nettes de son passé, mais nous n’avions pas le choix et nous restons attentifs. » C’était le temps où la hiérarchie militaire, ciblée par de curieuses campagnes internationales, était accusée d’avoir pris part aux carnages de sa propre population.

La désignation de Bouteflika est-elle le résultat d’un marchandage entre les chefs de l’armée et ses tourmenteurs ? Y avait-il urgence à se débarrasser de Zéroual ? Que s‘est-il passé entre le 20 août 1998, date du discours ambitieux et résolu du président et le 11 septembre de la même année où il annonça sa décision de démissionner ?

L’affaire de l’AIS explique-t-elle tout ? Voilà 19 ans qu’a été commis le forfait. Dix-neuf ans qu’on se raconte la fable de l’armée qui aurait rejoint les casernes et laissé le pouvoir à un civil…choisi par elle. Cet avril 1999 il y a eu trafic de recel de vol : les chefs militaires ont offert à un homme qui n’en demanadait pas tant, un pouvoir qui ne leur appartenait pas et qu’ils avaient pris de force à l’indépendance. Vous le dites vous-même, « sans le peuple, il n’y aurait jamais eu de victoire ». Mais alors pourquoi les chefs militaires avaient-ils fait le choix de l’ignorer, ce peuple, et de rétrocéder à un civil choisi par eux, un pouvoir qui, dans les textes fondamentaux de la République, appartenait au peuple

Aujourd’hui, on sait que le transfert du pouvoir à un « pouvoir civil » n’a généré qu’un « pouvoir irresponsable », celui-là qui a conduit à l’effritement de l’État algérien, ou de ce qu’il en reste, et à son enlisement dans le sable mouvant de la corruption. Dans le contexte d’opacité et de faux-semblants qui est le nôtre depuis l’indépendance, cela ne pouvait déboucher que sur cela. les chefs de l’Armée ont joué, en 1999, le destin de l’Algérie à la roulette russe.

 

Auteur
Mohamed Benchicou

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8 Commentaires sur cet article

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  • Antar Al Kotomi
    25 avril 2018 at 23 h 48 min - Reply

    Non ,lis n’avaient pas joué’ à la roulette russe: ils l’avaient mis au pouvoir parce qu’ils ne VOULAIENT PAS ALLER À LA HAYE ET FINIR LEURS VIES EN PRISON pour cause de genocide contre leur peuple.Voila pourquoi le petit monarque avait pu se débarrasser FACILEMENT du parrain Larbi Belkheir ,du puissant Mohamed Lamari et plus tard du pseudo Rab Dzair .En effet certaines puissances étrangères savaient tout sur pas mal de massacres perpétrés contre la population civile afin que « la peur changeât de camp ». La paix fut signée contre l’octroi de certains monopoles et bien-sûr le pardon et l’immunité infâmes .Mais c’etait une victoire à la Pyrrhus car le salafisme arme’ vaincu par la force et la fuite en avant du Pouvoir est revenu « sournoisement comme un immense tsunami silencieux grâce à la bienveillance du petit monarque et l’argent de ses amis du Gulf qui n’ont cessé de construire des mosquées et former des agents « imams » à Medine ,Ryad ,Qatar et ailleurs .Une religiosité ,bavarde ,débitée mécaniquement ,imbibée de superstitions mortifères efface tout doute et anesthésie toutes les synapses du raisonnement critique ,du savoir objectif et de la culture .
    La fin du règne du petit monarque clôturera celle du clan illégitime d’Oujda mais notre pays souffrira encore longtemps des séquelles désastreuses laissées par ces criminels sanguinaires ,qui après avoir exécuté Abane et bien d’autres pendant la guerre ,n’hésitèrent pas à continuer à assassiner : Chaabani,Khemisti,Medeghri ,Krim,Khider ,Medelci,Boudiaf ….et à la fin des massacres en masse : Bentelha …..
    L’essence même du pouvoir incarné par la majorité des dirigeants de la guerre d’indépendance et après l »indépendance est la violence et le mépris du savoir .L’oeuvre de redressement va être titanesque et elle passera forcément par l’école : il faudra expliquer à tous nos enfants les raisons de la mort de tous nos martyrs depuis les temps immémoriaux incluant celle de Abane, Medeghri , Boudiaf,.De là ,viendra le patriotisme,civisme,tolérance de l’avis de l’autre ,valeurs indispensables à l’édification de la future Nation Algérienne .




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  • tarak
    26 avril 2018 at 0 h 53 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Nezzar est un DAF (Déserteur de l’Armée Française) et il le restera jusqu’à la fin de ses jours. En effet, il a déserté l’armée française, puis l’armée algériennne pour se consacrer à son business après avoir tué tout le monde de droite et de gauche et maintenant il déserte ses responsabilités dans l’enlisement de notre cher pays dans la médiocrité par la famille royale de Fahamatouhou. Que Dieu préserve notre beau pays des mauvais esprits nezzar, fahamatouhou, ouyahia, louh, messahel etc.




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  • Si Salah
    26 avril 2018 at 15 h 19 min - Reply

    Une ancienne chronique, toujours d’actualité….

    Lettre ouverte de Lamari et Tewfik: ”Benchicou, maintenant tu sais…”
    Mounir Sahraoui, 1 août 2004

    Cher Benchicou,

    Juste avant les élections, tu nous avais adressé une lettre très émouvante avec ce titre qui nous a fait beaucoup pleurer « Lamari et Tewfik, maintenant vous savez ». Tu nous avais averti que s’il passait, Boutef nous enverrait au TPI, et peut-être même qu’il nous balancerait à la mer pour servir de snack aux crocodiles… Tu aurais dû savoir qu’il n’y a pas de crocodiles en Méditerranée, et quand bien même ils y seraient, ces bêtes ne bouffent pas de « junte-food »… ils ont plus d’éthique que toi, ya bouguelb…

    Nous avons appris récemment que tu étais devenu l’illustre hôte de la prison d’El Harrach. Nous, on ne commente jamais les décisions de justice, car notre justice est tout à fait indépendante… de sa volonté. Tu auras aussi noté que c’est une femme juge qui t’envoie derriére les barreaux. Ca c’est du progrés que tu ne pourras pas contester…

    Tu es en taule, d’accord, mais il faut savoir positiver. Tu avais dit dans le prologue de ton livre que la parution de ce dernier « doit beaucoup » à Boutef, qui, en t’empêchant de sortir d’Algérie, t’avait procuré le temps nécessaire pour parachever ton « chef-d’oeuvre »… bien ! Réjouis-toi donc, Boutef te donne maintenant 2 ans d’ombre, assez pour écrire une encyclopédie si tu le voulais…

    On aimerait quand même te mettre en garde contre tes co-détenus. Ce sont des gens fort peu recommandables et notoirement violents… défais-toi vite de ton accent parisien, ça pourrait vachement incommoder les truands genre Chikour Soustara alias Lemwechem…

    De notre coté, on tente de comprendre pourquoi tu t’es fait prendre si bêtement. D’habitude, les canailles qu’on connaît font sortir des devises, alors que toi on t’a pris entrain de faire rentrer des dinars… t’es trop patriotique, ce qui n’est pas très sain avec tous les Harkis installés au pouvoir… Peut-être es-tu allé vendre tes devises à Paris, là où le taux de change est meilleur…

    On ne sait pas aussi pourquoi tu t’es obstiné à défendre avec une insistance si satanique le truand de Khalifa, alors qu’il a aspiré 2 milliards de dollars à notre pauvre peuple privé de caviar et de truffes… Tu payes un peu pour lui aujourd’hui… Nous sommes contents que les dizaines de milliers de gens qu’il a arnaqués sous tes applaudissements trouveront dans ton sort quelque source de consolation…

    Peut-être que tu dois te demander pourquoi on ne pleure pas sur ton sort. Bonne question! D’abord, on t’a jamais demandé de nous défendre, c’était du volontariat de ta part. Secundo, tu insistes comme un dingue pour semer la zizanie entre nous et notre président, c’est un appel à la sédition, et c’est impardonnable de ta part. Tercio, Boutef nous donne l’argent et l’impunité, et c’est logiquement qu’on accepte de partager l’Algérie avec lui, et on ne va certainment pas risquer notre peau pour tes beaux yeux, surtout qu’à la moindre alerte, il reparle de TPI et de Tibehrine sur les TV françaises… Nous sommes des criminels ingrats, on te le concède, mais pas des fous comme toi…

    Pour finir, nous tenons à te faire savoir que Lamari a bouffé 30 moutons hier. Ce n’est pas une surprise à proprement parler, mais la bonne nouvelle, c’est qu’il a ordonné au Sardjane Bouras de laisser de coté une ou deux haydoura pour que tu puisses dormir dessus… on s’est dit que les lits d’El Harrach ne devaient pas être excessivement confortables pour ton dos délicat…




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  • Youssef
    28 avril 2018 at 10 h 17 min - Reply

    Le silence complice de Benchicou sur l’assassinat de Said Mekbel par la SM-DRS

     » Pas un mot, pas une ligne  » : Benchicou n’a jamais parlé ou écrit sur l’assassinat de Said Mekbel par les tueurs de la SM-DRS. Il le sait pourtant ! Et, comme à l’accoutumée, ce Benchicou attaque le Clan Boutef-Zerhouni’-Kabila-Koudjetti (ex-MALG) , mais jamais il ne cible le Clan Nezzar-Mediene-Tartag-Djebbar (néo-MALG=SM-DRS). Parce que tout ce simplement, comme bon nombre de ses semblables, ce Benchicou fait partie de ces nombreux valets des Généraux prédateurs et sanguinaires, fait partie de ces porte-flingues, ces  » chiens de garde « , ces snipers, plumitifs et propagandistes à la solde de l’aile dure et ultra du Pouvoir militaro-mafieux, en l’occurrence les Maitres gestapistes de ladite Police politique secrète qui avait voulu décimer ‘ l’élite ‘ (juristes, universitaires, inetllectuels, écrivains, journalistes, opposants, etc.) dont la mission historique est de contribuer à la construction de la Démocratie réelle et l’Etat de droit social, solidaire, moderne, progressiste, laïc…..

    Sur l’assassinat de Mekbel, lire :

     » Saïd Mekbel : UNE MORT À LA LETTRE, de Monika Borgmann, 140 pages – 15€
    ISBN 978-2-912868-47-3. service de presse : Jean Ferreux 06.60.54.09.26

    « Lorsque je suis arrivée en Algérie, la peur, les menaces et la violence avaient déjà poussé de nombreux intellectuels à l’exil. Je voulais comprendre pourquoi certains ne cédaient pas à cette peur, à ces menaces, à cette violence, pourquoi ils restaient en Algérie alors que d’autres quittaient leur pays.

    Lors de mon premier rendez-vous, en novembre 1993, avec Saïd Mekbel, directeur et chroniqueur du quotidien francophone Le Matin, celui-ci évoqua ses liens d’amitié avec le journaliste et écrivain Tahar Djaout et le sentiment d’impuissance absolue qui l’avait envahi lorsque ce dernier avait été assassiné. Il parla des métamorphoses de sa peur et de ses tentatives pour comprendre les raisons secrètes du meurtre de Djaout et des autres. Il plongea dans le passé et se remémora sa vie clandestine sous Boumediene, la torture, et cette absurde relation de pouvoir qu’il avait alors entretenue avec ses bourreaux. Puis il revint au présent et développa dans les grandes lignes sa théorie des « meurtres pédagogiques ». Il réitéra plusieurs fois son désir désespéré de vivre assez longtemps pour pouvoir transmuer son vécu en oeuvre littéraire.

    À la suite de cette première rencontre, trois autres entretiens eurent lieu. Je découvris alors un homme qui mettait à nu l’effrayante logique du meurtre des journalistes et des intellectuels et qui se sentait, du fait même de sa découverte, encore plus menacé, encore plus seul. Les interviews elles-mêmes, où se mêlaient le politique et le personnel, cessèrent pour moi – et peut-être pour lui aussi – d’être de simples entretiens journalistiques pour devenir des sortes de « confessions », faisant de moi le témoin de ses pensées. Je ne sais pas et ne saurai jamais pourquoi il s’est prêté à ces aveux.

    Le 3 décembre 1994 à midi, dans la pizzeria Errahma, Saïd Mekbel fut atteint de deux balles dans la tête et succomba à ses blessures après un combat de plusieurs heures contre la mort. Un an auparavant, nous avions déjeuné dans ce restaurant, tout proche du Matin, et j’avais pu remarquer les coups d’oeil incessants et nerveux qu’il jetait derrière lui, conscient que lui aussi pouvait un jour devenir une victime. » [extrait de l’avant-propos]

    Monika Borgmann, née en Allemagne, a étudié la Philologie et les Sciences politiques à Bonn et à Damas. De 1990 à 2001, elle a travaillé en tant que journaliste indépendante pour la radio et la presse au Caire, tout en voyageant à travers le Moyen Orient et l’Afrique du Nord. Elle est également co-auteure et co-réalisatrice du film Massaker, documentaire dressant le portrait de six hommes impliqués dans le massacre de Sabra et Chatila en 1982 durant la guerre civile libanaise. Elle est aussi co-réalisatrice du film Le Balcon, court-métrage tourné lors de la guerre de l’été 2006 au Liban. « 




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  • Kamel Bendris
    2 mai 2018 at 19 h 50 min - Reply

    Bravo à Monsieur Sidhoum d’avoir publier cette petite contribution de MONSIEUR Benchicou .

    Moi je reconnais avoir été pour l’interruption du processus électoral car je pensais que c’était pour faire barrage aux fondamentalistes islamistes du FIS qui voulaient instaurer une république islamique imposable à tous sans distinction avec pour constitution la charia obligatoire imposée à tous, ce qui est pour moi une stupidité à l’aube du troisième millénaire.

    La grave situation que vit le pays est pour moi de la responsabilité du pouvoir depuis 1962 et des deux parties (FIS et pouvoir) depuis 1991.

    Mais il faut que le peuple algérien comprennent que ces vermines au pouvoir (dont Nezzar) nous ont trompé et trahi car on pensait que le pouvoir a arrêté le processus électoral pour instaurer la vraie ré^publique , la vraie alternance, la vraie dé&démocratie,le respect de la liberté d’opinion, de la liberté de conscience, des libertés individuelles et collectives, de la justice sociale, etc… etc.. ! Or en 2018 , on constate encore que c’est une grand arnaque , que rien n’a changé depuis 1962 et qu’il faut dénoncer tout çà chaque jour que Dieu fait !

    Merci Monsieur Sidhoum !




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  • tarak
    5 mai 2018 at 22 h 36 min - Reply

    Bonsoir à tous

    @Monsieur Kamel Bendris

    Je ne vais pas polémiquer sur les événements de 1991, mais il faut préciser une chose, c’est que le FIS quand il avait déposé son dossier d’agrément et présenté son programme politique il n’avait pas inscrit ses intentions de remplacer la république algérienne par un état islamique sinon il n’aurait pas eu l’autorisation d’activer légalement, de participer aux élections locales et législatives qu’il avait remporté haut la main donc il avait la majorité populaire ce qui est démocratique n’en déplaise à ses détracteurs, tout le reste c’est de la boulitique (quand tu veux tuer ton chien tu l’accuses de la rage).
    Par contre, il est stupide d’affirmer, sans aucune étude sérieuse ni jugement impartial, que le FIS partage la responsabilité avec le pouvoir sur la situation que vit le pays depuis 1991, sachant que le FIS a été dissout courant mois d’avril 1992, c’est à dire moins de deux mois après le coup d’état que beaucoup, comme vous d’ailleurs puisque vous le confirmer, ont salué, non parce qu’ils ont arrêté le processus démocratique mais surtout ils ont barré la route aux islamistes (après moi c’est le déluge).




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    • Kamel Bendris
      9 mai 2018 at 10 h 55 min - Reply

      Monsieur @tarak , moi j’estime je suis dans le vrai, n’en déplaise aux partisans ou aux sympathisants du FIS, ce parti politique qui avait une milice armée et qui est connu comme un parti politique totalitaire comme d’ailleurs le pouvoir de 1962 ! Avec mes respects !




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    • Kamel Bendris
      9 mai 2018 at 12 h 15 min - Reply

      Malgré çà je vous ai accordé quand même un point positif pour votre contribution pour passer de 4 à 5 points ! Bon courage dans notre combat commun pour la démocratie, les libertés et pour une nouvelle république algérienne digne, juste et sociale débarrassée des dinosaures du FLN de 1962 !!




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    Congrès du Changement Démocratique