Édition du
20 May 2018

LA KABYLIE NE VOUS SERVIRA PAS DE BOUC-ÉMISSAIRE !

 « Quand trop de sécheresse brûle les cœurs, Quand la faim tord trop d’entrailles,

Quand on rentre trop de larmes, Quand on bâillonne trop de rêves,

C’est comme quand on ajoute bois sur bois sur le bûcher,

À la fin, il suffit du bout de bois d’un esclave,

Pour faire, Dans le ciel de Dieu, Et dans le cœurs des hommes Le plus énorme incendie! “

Mouloud MAMMERI.

La jeunesse d’un peuple est la locomotive de son histoire. Elle lui permet de rêver et lui offre la puissance nécessaire pour que ce rêve devienne réalité. C’est dire que le rêve d’une Algérie plurielle, diverse, démocratique est forte d’une identité citoyenne transcendante est entre les mains de la jeunesse algérienne. N’en déplaise aux barons claniques du régime, à ses brigands, aux bandits de ses circuits mafieux de la rente, à ses voleurs, à ses guignols issus de sa base sociale, à ses guezzanates, à ses blataguias et aux sous-produits des ignorances qu’il a institutionnalisées, la jeunesse algérienne est l’avenir du rêve algérien !

A l’occasion de la récente finale de la coupe d’Algérie ayant opposé la JSKabylie à l’USM Bel Abbès, la jeunesse algérienne présente au stade du 5 juillet s’est distinguée par une hostilité inouïe à l’égard des “officiels” présents pour ce genre de “grandes fêtes” que les décideurs, du haut de leur arrogance, “réservent” au peuple. Dans un élan de révolte consciente, les supporteurs de la JSK ont tourné le dos à l’Hymne national et à l’Emblème de notre pays pour signifier leur rejet de l’instrumentalisation dont ces symboles de la Révolution et de la Nation Algérienne font l’objet par un régime illégitime. Le pire ennemi du peuple et de la patrie dont ils sont les enfants.

Hautement politique, ce geste met le régime, ses décideurs et tous ses sous-fifres nationaux et locaux devant leurs trahisons et leurs crimes commis contre l’histoire de notre pays, nos mémoires, nos espoirs, notre peuple et les rêves de nos enfants. Celles et ceux qui pensent que la jeunesse algérienne n’est pas “consciente” doivent revoir leurs copies ! Ils doivent surtout apprendre à lire l’histoire du combat de notre peuple pour sa liberté. Ce témoignage admiratif du “porte-parole” de l’opposition algérienne, Maître Ali Mécili, à l’égard des masses populaires algériennes lors des manifestations de décembre 1960 est des plus instructifs : ” Nous n’avions rien à leur apprendre, nous avions tout à apprendre d’eux. Leur ferveur révolutionnaire n’avait d’égale que leur maturité politique. Leur détermination à prouver la vanité de toute solution militaire, et cette espèce de souveraineté tranquille face à la mort et à la brutalité coloniale leur ont valu cette admiration et ce respect qui demeurent aujourd’hui encore.”

La jeunesse d’aujourd’hui porte dans ses veines le sang de celle d’hier. Ne l’oublions surtout pas ! Nos enfants n’ont pas rejeté l’Hymne des Chouhada et l’Emblème de la Révolution algérienne. Ils ont dit non à leur instrumentalisation ! Nos enfants n’ont pas rejeté notre patrie. Ils ont dit non au régime du crime et de l’argent sale ! Nos enfants n’ont pas rejeté tout ce qui rappelle les sacrifices de notre peuple. Ils ont dit non à tout ce qui représente le régime ! Nos enfants ne rejettent pas l’Algérie de leurs illustres aînés. Ils disent non à l’héritage colonial du premier collège et du deuxième collège dont bénéficient les enfants du régime et leur progéniture !

Imaginons un instant une finale de coupe d’Algérie rehaussée par la présence de Abane Ramdane, de Larbi Ben M’hidi, de Mohamed Boudiaf, de Mourad Didouche, de Mostefa Ben Boulaïd, de Hassiba Ben Bouali, de Ferhat Abbas, de Souidani Boudjemaâ, de Hocine Aït-Ahmed et de tant d’autres parmi les meilleurs enfants de l’Algérie, cette jeunesse aurait été fière de se lever comme un seul homme derrière eux pour honorer l’Hymne national et saluer l’Emblème du combat du peuple algérien pour sa liberté. Une liberté confisquée par des décideurs qui n’ont de passé dans la Révolution algérienne que celui du crime, de la conspiration anti-révolutionnaire et de l’appartenance à la cinquième colonne de l’armée coloniale.

En ce moment de vérité, le régime n’a trouvé mieux que d’actionner l’une de ses guezzanates “parlementaires” pour appeler l’armée algérienne à commettre un génocide en Kabylie. C’est que la Djâhiliya de l’ignorance et de la barbarie n’ont pas de limites chez certains fous furieux qui se croient tout permis ! Une folie aussi barbare est générée par l’impunité que le régime a érigée en force de domination de la société. Elle rappelle la sinistre promesse de l’un des généraux janviéristes d’exterminer “3 millions d’algériens”. Cette “promesse”, le peuple algérien en payé le prix le plus forts : 250 000 morts et plus de 20 000 disparus. Tout appel au meurtre, toute apologie du génocide, toute publication haineuse et raciste doit être fermement de condamné ! Le sang et les larmes, le peuple algérien n’en a versé que trop !

Il est dangereux de faire du “syndrome anti-kabyle” dont souffre le régime, celui du peuple. C’est à cette sale besogne que s’attelle des chargés de mission dans le but de construire un bouc-émissaire pour satisfaire la voracité sanglante du simulacre de la prochaine “présidentielle”. Ainsi, le régime n’hésite pas à souffler sur les braises des idnetités segmentaires. Quitte à prendre le risque de provoquer un incendie national ! Pris de panique, il multiplie les coups de boutoir contre les syndicats autonomes, les médecins résidents, les militants des droits de la personne humaine et toute forme d’organisation ou de manifestation traduisant une volonté d’autonomiser la société. La crise de fin de cycle que vit le régime porte le risque réel d’une situation de non-retour. Les bruits de bottes se font de plus en plus proches ! Que les choses soient claires : le Commandement militaire, la Présidence et les services de la police politique seront tenus entièrement responsables de la moindre dérive sanglante de leurs manœuvres claniques mesquines et anti-patriotiques.

Force est de constater que depuis le Printemps Amazigh du 20 avril 1980, la nature du régime n’a point changé ! A l’époque déjà, les mercenaires plumitifs de la pensée unique n’ont pas hésité à brandir le spectre de “la main de l’impérialisme” pour assigner Mouloud Mammeri et les militants du combat identitaire au tribunal d’un chauvinisme nationaliste issu de la perversion du patriotisme. Il a fallut la lucidité éclairante de Dda Lmulud pour remettre les pendules de l’un de ces “donneurs de leçons” à l’heure de son initiation à sa propre culture, la nôtre : “L’unité algérienne est une donnée de fait. Elle se définit, comme incidemment vous l’avez écrit, dans la diversité, et non point dans l’unicité. À cette unité dans la diversité correspond une culture vivante. La culture algérienne est, dites-vous, « sortie de ses ghettos, de ses inhibitions et de ses interdits ».

Votre article est la preuve éclatante qu’hélas, elle y est enfoncée jusqu’au cou. Mais soyez tranquille : elle en a vu d’autres, la culture algérienne, et une fois de plus, elle s’en sortira. Elle s’en sortira car « toute tentative d’imposer quelque chose à notre peuple est vaine et relève de l’irresponsabilité ». C’est votre propre propos. Dommage que vous n’y croyiez pas !” Depuis, il est malheureux de constater que le régime n’a pas encore retenu cette belle leçon ! Comment peut-on oublier les 500 jeunes algériens morts sous les balles réelles des militaires en octobre 1988 ? Comment peut-on oublier les 128 morts de Kabylie en 2001 ? Comment peut-on oublier les dizaines de morts dans le M’zab et dans d’autres régions du pays ? Décidément, entre nous et les criminels du régime, il y “un fleuve de sang” !

Cela dit, nous faisons confiance à la maturité de la jeunesse algérienne, en Kabylie ou dans d’autres régions du pays, pour éviter le piège de la violence qui lui est, encore une fois, tendu par le régime et ses relais. Le rêve algérien, il n’y a que les enfants du peuple qui le portent. Ceux du régime font tout pour l’éteindre. Seulement, quelle que soit l’épaisseur des nuages qui le traverseront, le ciel de notre histoire de renoncera jamais au soleil de notre rêve !

Les signataires :

Essaid Aknine : Démocrate impénitent.

Tahar Si Serir : Syndicaliste et militant des droits de la personne humaine.

Hocine Gasmi : Journaliste.

Idir Tazerout : Journaliste.

Hacene Loucif : Journaliste.


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17 Commentaires sur cet article

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  • Amokrane
    6 mai 2018 at 22 h 24 min - Reply

    BRAVO A LA JEUNESSE ALGERIENNE UN VIEUX AMAZIGH AZUL SALAM




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  • salim sellami
    7 mai 2018 at 0 h 16 min - Reply

    Analyse pertinente, néanmoins le geste de la galerie de la JSK est lui intolérable et plus que condamnable? sinon quel est l’Algérien épRis de justice et de liberté qui est content de la situation médiocre dans laquelle se trouve le pays dans tous les domaines à part bien sur Haddad,Saïd, Sidhoum, Takkhout, Oul Abbas et leurs acolytes pour ne pas les citer tous… Non Messieurs, on ne transgresse pas comme si de rien n’était l’hymne national pour lequel des millions d’Algériens de toutes les régions du pays bravant la mort, sacrifice suprême, sont tombés au champ d’honneur.dont les valeureux chefs cités dans votre article…Et ne serait-ce que pour eux, la galerie concernée aurait du observer le respect.Ceci étant dit, confondre un pouvoir  » السلطة « corrompu représenté par Ouyahia avec l’état- nation « الدولة « dont l »hymne national est le meilleur représentant pour justifier ce geste inadmissible est de la mesquinerie pour moi d’autant qu’il conforte LE POUVOIR CORROMPU dans sa quête d’asseoir dédinitivement sa politique de diviser pour mieux regner. Amicalement !




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    • louf
      7 mai 2018 at 15 h 37 min - Reply

      il y a des repris de justice en algérie?! avec ce pouvoir que vous décrivez comme criminel?!! de mon point de vu un repris de justice en algéie est un non repris de justice vu la délinquance des hommes »d’état ».




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  • Liesse SI-CHAIB
    7 mai 2018 at 9 h 11 min - Reply

    Il faut arrêter de justifier l’injustifiable, rien absolument rien ne justifie l’attitude des supporters qui ont tourné le dos à l’hymne national. Personnellement je n’ai pas trop voulu commenter l’incident parce qu’après tout ça reste un comportement de supporters et que par conséquent il ne fallait pas lui donner plus d’importance qu’il ne mérite ni d’aller très loin dans les interprétations , mais là , je crois qu’il est grand temps pour les élites kabyles de prendre leur responsabilité et d’expliquer très clairement que les revendications légitimes , le rejet de ce système pourri (qui comprend beaucoup de kabyles du reste) ne justifient pas de tels agissements. Le manque de respect au drapeau et à l’hymne national sont avant tout un manque de respect à tous les chouhadas de ce pays et particulièrement à ceux de la région . La non réaction des dirigeants du club pour se démarquer du comportement de certains de ces supporters n’est pas normal.
    On ne peut pas interpréter ce geste irréfléchi , maladroit et irresponsable comme étant un acte politique et citoyen ,à mettre sur le compte d’une jeunesse consciente et mature.
    NON messieurs les signataires, ce geste est tout simplement INADMISSIBLE et il faut le dire .
    OUI, il est grand temps pour les élites kabyles de faire leur travail et de commencer sérieusement à sensibiliser les jeunes de la kabylie , notamment en les mettant en garde contre les dangers que fait peser le MAK sur la région et sur le pays tout entier , et aussi en cessant de développer le discours sur le particularisme et la spécificité de la région. Nous sommes un seul et même peuple , il n’ y a ni peuple élu ni peuple honni , aujourd’hui c’est tout le peuple algérien (de Tizi Ouzou à Tamanrasset et de Tlemcen à Tebessa) qui souffre de ce régime illégitime et corrompu.
    Pour prétendre réellement combattre « le syndrome anti-kabyle » il faut aussi oser combattre « le syndrome anti-arabe » qui sévit chez certains esprits kabyles et qui est nourrit par les manœuvres dangereuses du régime et leurs larbins kabyles dont un grand nombre est devenu ministre du « régime assassin » après avoir été longtemps les ténors de la « revendication identitaire ».
    L’insignifiante députée qui n’agit d’ailleurs surement pas de sa propre volonté est l’alter égo de ferhat mehenni , et ça aussi il faut le dire .
    SALAM ET TAHYA EL DJAZAYER




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  • Lila Benzaza
    7 mai 2018 at 9 h 42 min - Reply

    Je suis totalement de votre coté, sauf que tourner le dos à l’hymne National des chouhada et des vrais combattants pour la liberté et tourner le dos à notre emblème National, c’est rejeter les valeurs de la révolution et de ceux qui se sont sacrifiés pour qu’on puisse exister aujourd’hui. Nous devons tout le respect à ces deux signes forts de notre liberté et des sacrifices endurés pendant la lutte de libération Nationale. Surtout ne jamais les confondre avec le régime quel qu’il soit.Je suis profondément contre tout régionalisme, racisme qui diviserait notre nation et notre pays.Nous sommes tous algériens et fiers de l’être et riches de notre diversité. Nous devons au contraire nous serrer les coudes pour faire barrage à ce qui détruirait notre pays dans son unité ou dans son intégrité. Refuser le chant des sirènes pour une quelconque autonomie qui casserait le pays à coup sur et qui arrangerait pas mal de nos ennemis qui jalouse notre pays et ses valeurs.Notre jeunesse doit avoir le pays et son unité dans son cœur car c’est le prix de notre survie et la continuité de ceux qui ont donné leur vie. J’ai confiance en notre jeunesse et je sais que si un danger quelconque survient, nos jeunes oublieront toutes les mesquineries qui les sépare pour faire un front uni et défendre leur pays.




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  • Si Salah
    7 mai 2018 at 9 h 47 min - Reply

    Par quel tour de passe-passe les auteurs en sont-ils arrivés à « interpréter » comme un camouflet aux gouvernants le geste tout à fait inexcusable et répréhensible de tourner le dos à l’hymne et au drapeau? C’est franchement tiré par les cheveux et il semble bien que ne pas regarder les choses en face ne soit pas l’apanage du seul pouvoir. Disons-le clairement: il y a en Kabylie une partie de la population qui veut l’indépendance et ne veut plus de l’Algérie, ce qui n’est pas un crime en soi, entendons-nous bien, il faut juste trouver les moyens civilisés de se séparer si la majorité de la région le souhaite. Nous claironnons depuis 45 ans sur le droit de 70 milles âmes du Sahara occidental à disposer de leur état, je ne vois pas pourquoi les 3 millions d’habitants de Kabylie n’auraient pas ce droit. Je ne connais pas de façon catégorique si la partie indépendantiste est minoritaire ou majoritaire, mais elle existe, fait du bruit, et s’en prend avec de plus en plus de virulence à tout ce que nous considérions jusque-là comme valeurs communes, à savoir l’Algérie, l’Islam et la langue arabe. Ceci n’est pas de bon augure en présence d’un pouvoir qui brulerait le pays pour rester sur sa chaise roulante.




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  • Djaziri Hakim
    7 mai 2018 at 11 h 41 min - Reply

    Soucieux de la cohésion et de l’unité nationale millénaires, je ne peux/nous ne pouvons rester muet(s) devant ces dérapages et dérives successives de la part de ce que vous applelez la ‘jeunesse révoltée’ contre le régime. Révoltés, tout le peuple algérien l’est, mais quel que fut ce rejet du pouvoir, on doit respecter certaines règles et constantes sacro-saintes: l’autre, l’hymne nattional et le drapeau qui sont, en fait, l’incarnation d’un million et demi de martyrs et la somme de tous les sacrifices depuis 1830.
    Soulignons au passage que ces jeunes du stade qui ont crié haut et fort sur les réseaux à ceux qui leurs rappelaient le simple devoir de respect envers l’hymne national et le drapeau qu’ils avaient les leurs propres! (et ils les ont montrés), ces jeunes représentent une énergie, O combien précieuse mais anarchique, voire orientée sciemment sur une voie dont l’issue ne saurait etre que funeste puisqu’elle apporte de l’eau au moulin du pouvoir et de tous ceux qui, à l’affut, guettent l’instant propice pour nous renvoyer tous au fond de l’abime ou nous avons passé la plus grande partie de notre histoire et vers lequel, à chaque fois que nous commençons à entrevoir la lumière, nous sommes renvoyés. Ces jeunes, disions nous, Allah ghallab aalihoum, au vu de la qualité de l’éducation familiale et nationale et de la formation universitaire, sont manipulés, les vrais responsables sont ceux qui couvrent leur dérive et leur font croire que par l’insulte et le jet de pierres, ils sont en train d’accomplir des actes héroiques! et ceux qui pour des desseins politiques les utilisent comme combustile et boucliers humains. Je voudrais noter enfin que si la raison ne règne pas alors c’est l’arbitraire qui règne. Mettons l’intérèt suprème du pays au dessus de tout calcul aux perspectives étroites et ne cherchons pas à cacher le soleil avec un tamis comme le font les signataires de l’article. Opposons nous au 5ème mandat pour que vive l’Algérie unie et prospère pour tous.




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  • Benamiona
    7 mai 2018 at 15 h 54 min - Reply

    L’équipe rédactionnelle de l’article tente malencontreusement et vainement de détourner l’attention des algériens horrifiés et révulsés sur l’acte odieux et condamnable du stade du 5 Juillet un certain premier Mai en focalisant les réactions sur le pouvoir.
    publier svp, c’est un avis comme un autre.




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  • Kamel Bouras
    7 mai 2018 at 21 h 06 min - Reply

    Les auteurs de l’article nous ont habitués à plus de finesse d’analyse. Il semble que cette fois-ci, à propos du scandale du premier Mai, ils aient été victimes d’une vilaine hallucination collective et n’ont pas vu ce que tout le monde a vu, à savoir une insulte insupportable au drapeau algérien et à l’hymne national. Si on les suit dans leur raisonnement, ceux qui vandalisent les tombes des martyrs ne font que protester contre le pouvoir qui se cache derrière le sacrifice de ces martyrs…n’est-ce pas aberrant comme raisonnement?




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  • M.Bous
    7 mai 2018 at 21 h 58 min - Reply

    Messieurs , Allons ! … ce qu’ont fait ces jeunes au stade est condamnable inadmissible et injustifiable … Ces jeunes endoctrinés par les uns et manipulés par les autres sont utilisés _ parfois meme comme chaire a canons _ a la fois par les clans du pouvoir , par les régionalistes ,par des puissances étrangères et meme par les vautours de la finance et des affaires … ces jeunes comprendront un jour dans quel jeu ils ont été enrolés …




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  • tarak
    8 mai 2018 at 0 h 03 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Le vent de la libération passera par la Kabylie.




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  • Mohand
    8 mai 2018 at 1 h 23 min - Reply

    trop obscure, trop de phraséologie populiste dans ce papier qui nous propose une ébauche de la nature de la crise du régime à travers un évènement qui se déroule dans un stade. A vous y prendre de cette facon, vous rendez service aux hommes du régimes comme vous les nommez. vous perpéyuer une manière identique d’appréhender les évènement politiques dans notre pays. Il n’ y a pas que le régime qui est populiste, votre analyse trahit ce penchant populiste qui est aussi le votre. Nous gagnerons à mettre plus de rigueur et d’objectivité dans tentatives de nous représenter la réalité socio-politique de notre société, qui est plus complexe que ne le suggere l’analyse que vous proposez.
    Tanemirt




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  • tetepleinsanlesous
    8 mai 2018 at 5 h 49 min - Reply

    Très belle photos de nos libérateurs ,ça me rappel ma jeunesse lorsque en 1958 j ai emporté par l oued en cru en plein mois de décembre et ma grande mère partie à ma rêcherche s était perdu ds la colline alors qu’il pleuvait et c est les bergers qui l avaient retrouvé au petit matin complément gelée …c’était à cause de l abri découvert chez moi par les paras et on a eu juste 48 h pour déguerpir …certaines de nos femmes avaient passé quelques mois de corvée à éplucher la pomme de terre et peut être violees …cela est resté gravé à jamais ds ma mémoire …




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  • Amar
    8 mai 2018 at 17 h 32 min - Reply

    Je salue l’initiative de ces jeunes algériens conscients du délabrement sur toute la ligne qui sévit en Algérie. Comme ils sont loin d’être hypocrites et plutôt révolutionnaires,ils refusent d’être associés à encore un autre épisode de populisme faux,misérable et lâche.Ils donnent le dos à tous ces voyous qui ont trahi l’algerie et qui ont vraiment donner le dos aux chouhadas.
    Et messieurs, mesdames et vu l’état actuel critique dans lequel se trouve notre pays,ne serait il pas sage de cesser d’interpeller leur sacrifice à tout moment et faire comme eux et elles.Cela nous évitera de leur donner le dos.
    @Liesse SiCHAIB « le syndrome antiarabe »qui sévit chez certains esprits Kabyles ».Non monsieur,cet anti arabisme est le travail des Arabes eux-mêmes.Comme l,antisémitisme est la conséquence du travail des sioniste.




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  • salim sellami
    8 mai 2018 at 19 h 35 min - Reply

    Arabistes, kabylistes, islamistes… Il faut oublier très vite cette idée d’ « identité unique » du pays…
    Un pays est un territoire limité par des frontières, à l’intérieur duquel vit un peuple, nécessairement multiculturel, multilingual, multi-racial et de tendances politiques différentes pour ne pas dire divergentes…mais qui est soumis à des lois qui lui donnent des droits et lui imposent des devoirs pour en faire un ensemble de « citoyens »…

    Entre autres devoirs, ceux de respecter et défendre l’intégrité territoriale et ses symboles: hymne et drapeau.

    N’allez pas inventer la citoyenneté ethnique, linguistique ou religieuse… c’est comme si vous voulez créer un pays regroupant les seuls supporters du FC Barcelone ou les seuls rouquins aux yeux noisettes ou les seuls pêcheurs à la ligne ou mangeurs de loubia blèch…

    l’Algérianité transcende tous vos chauvinismes d’origine, de races, de religions, de langues, de cultures, de costumes… et si vous voulez développer ces caractéristiques, ce qui est noble, faites le à l’échelon restreint de votre groupe social, pas à l’échelle du pays…

    Et gardez-vous de vouloir faire adopter les caractéristiques de votre groupe à tout le pays… vous ne réussirez pas à imposer vos spécificités, vous ne ferez que les pervertir !

    Ugh j’ai dit !

    Mohamed Adjou




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  • Si Tchad
    9 mai 2018 at 13 h 29 min - Reply

    Cette histoire me rappelle celle du chanteur chaabi Boudjemaa Laankis qui avait la repartie assassine. Un jour, un jeune Titi algérois fit la promesse devant ses amis de clouer le bec à Boudjemaa Laankis, et se rendit au café où celui-ci avec ses habitudes. Ayant vu qu’il avait involontairement tourné le dos à Laankis, le jeune Titi se tourna et dit : pardon Ammi, je vous ai tourné le dos. Ce à quoi Laankis répondit : lala ya wlidi, khellik kima kount, dhahrek khir men wechek !(non mon fils, rassieds-toi comme tu étais, ton dos est plus amène que ta tronche !)




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  • tarak
    11 mai 2018 at 0 h 07 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Sportivement les jeunes supporters de la JSK ont commis une faute impardonnable en usant de mots vulgaires entachant le fair play qui aurait honoré cette belle fête footballistique et familiale algérienne.
    Politiquement les jeunes supporters de la JSK ont envoyé un message fort rejetant à haute voix la mauvaise gestion des affaires du pays et message reçu 5 sur 5 par les officiels présents dans le stade. Quant à l’hymne national, il restera l’hymne national de tous les algériens dans toutes les circonstances et rien n’entachera sa notoriété et sa valeur.




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  • Congrès du Changement Démocratique