Algérie la citoyenneté impossible?
Édition du
19 August 2018

Algérie la citoyenneté impossible?

Une brève lecture dans l’ouvrage de MEBTOUL Mohamed : « Algérie, citoyenneté impossible ? »

M Mohamed MEBTOUL, sociologue de l’université d’Oran. Il  a commencé son parcours dans la sociologie de travail, et puis il a fondé le GRAS, dans lequel il a passé trente ans de sa vie à travailler sur la sociologie de la santé. Sa publication récente est sur la citoyenneté. Un ouvrage qui s’intitule  « Algérie, citoyenneté impossible ? »

L’auteur nous a fait part de son inquiétude sur la question de la  citoyenneté en Algérie, bien qu’il affirme qui n’est pas spécialiste sur cette question.  Mais son travail est basé sur des données recueillies sur le terrain.

Son travail constitue une approche de l’anthropologie du quotidien, ayant pour but de répondre  à une problématique : « comment peut-on  mettre l’épreuve la question de la citoyenneté par rapport aux comportements civiques ?».

La subjectivité du quotidien fait l’objet principal d’une étude anthropologique de la citoyenneté à partir de ce qu’on dit et ce qu’on entend tous les jours, car le citoyen n’est pas un individu, mais c’est un acteur de l’espace public.

L’auteur veut nous faire comprendre que la citoyenneté à un double sens : la citoyenneté formelle qui signifie avoir une carte d’identité qui permet de bénéficier de certains droit dans un cadre juridique bien défini, et la citoyenneté informelle qui signifie avoir un sentiment d’appartenance à une société ou une communauté. Ce double sens de la citoyenneté joue un rôle important dans notre quotidien. En cas de déchéance au niveau de la reconnaissance – à travers la gratitude, le respect…- c’est la violence qui s’installe.

Mis à part tous les discours au niveau national et international sur la citoyenneté, Mohamed MEBTOUL s’intéresse surtout sur le quotidien, car « il faut faire la différence entre des tentatives de la citoyenneté et la pratique quotidienne de la citoyenneté ».

Omar AOUAB, sous-directeur de Centre de Documentation Economique Social d’Oran


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6 Commentaires sur cet article

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  • tarak
    31 mai 2018 at 1 h 46 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Le citoyen algérien en général mène une vie quotidienne passive (c’est une forme de désobéissance civile) en réponse à la violence menée à son encontre par les institutions étatiques (la bureaucratie, la cherté de la vie, les difficultés d’épanouissement, les inégalités de chance, les passes-droits, la corruption, le populisme, l’éloignement du discours officiel des réalités que vit le citoyen, le mensonge étatique etc…). Seule l’instauration d’une vraie démocratie peut ramener l’algérien à participer à la vie quotidienne d’une manière citoyenne et civique.




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    • mehdi
      31 mai 2018 at 13 h 46 min - Reply

      Tout à fait, Tarak.
      Pour preuve que l’algérienne et l’algérien, sont au rendez-vous, lorsqu’ils ont à faire avec des dirigeants intègres et patriotes, il suffit de voir le parcours, de la révolution, de l’indépendance.




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  • Aouab
    13 juin 2018 at 2 h 38 min - Reply

    C’est intéressant ce que vous venez de dire. Mais il faut savoir aussi que être un citoyenne signifie une implication dans la vie quotidienne et aussi dans le processus de la vie politique : ce qu’on appelle la participation politique dans une dimension de socialisation politique.




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  • Nasri Zouaoui
    14 juin 2018 at 0 h 03 min - Reply

    Entre formelle et informelle c’est la violence qui s’installe…




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    • Aouab
      15 juin 2018 at 0 h 41 min - Reply

      Mais c’est l’informel qui nourrit le formelle




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  • hour
    11 juillet 2018 at 12 h 31 min - Reply

    où est-ce qu’on pourrait se procurer ce livre?




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