“La CNI ne coûte pas plus de 600 DA”
Édition du
19 August 2018

“La CNI ne coûte pas plus de 600 DA”

YOUNÈS GRAR, EXPERT EN TIC

“La CNI ne coûte pas plus de 600 DA”

© D. R.

Le gouvernement vient de donner un très mauvais signal à la population en décidant d’augmenter le prix des documents biométriques à travers une disposition de la loi de finances complémentaire (LFC) : carte nationale d’identité, passeport, permis de conduire, a laissé entendre Younès Grar.
“La carte d’identité nationale ne peut coûter plus de 3 euros, soit l’équivalent de 600 DA. La puce et l’emballage, même de très bonne qualité, ne peut valoir davantage”, a-t-il dit.
Contacté par Liberté, le spécialiste a relevé que “même si on incluait, par exemple, la réalisation de salles qui abritent les serveurs, l’amortissement des équipements biométriques, elle ne peut coûter plus de 10 euros, soit 1 000 DA. La carte à puce des opérateurs mobiles coûte entre 35 et 80 DA. Celle pour les documents biométriques plus sophistiquée ne peut coûter plus d’un euro. Les fabricants de cartes à puces peuvent vous confirmer ces chiffres”. Younès Grar a par ailleurs fait observer que l’utilisation des TIC a pour essence de réduire les coûts des services, de réaliser des économies. Or, avec cette décision, le gouvernement fait ancrer dans le subconscient des usagers que les TIC en Algérie font augmenter les prix des services.
“La numérisation a pour objectif de faciliter l’accès aux services, de réduire les coûts des services”, a-t-il argué. Il a cité en ce sens la déclaration d’un représentant du ministère de l’Enseignement supérieur qui a indiqué que l’inscription en ligne des nouveaux étudiants a fait économiser à l’État un milliard de dinars.
Un représentant du ministère de l’Intérieur a soutenu également que la numérisation des fichiers d’état civil a fait économiser au budget 20 millions de dollars. “Cette modernisation fait réaliser des économies de papier, dans les déplacements des agents et des citoyens”, a-t-il indiqué.
En outre, Younès Grar a rappelé que si le gouvernement avait relevé des droits de timbre, les Algériens n’auraient pas réagi de cette manière. Mais en justifiant les augmentations relatives aux documents biométriques, il laisse croire que la délivrance des documents biométriques est un service commercial (et non un service public). “C’est un service public et non un produit commercial. Ce n’est pas un prix, c’est un service. À ce rythme, on va faire payer les citoyens pour la réalisation d’hôpitaux”, a souligné Younès Grar.
Le spécialiste des TIC invite le gouvernement à la transparence sur le coût réel de chaque document biométrique délivré, sur l’attribution du marché concernant la fabrication de ces puces, l’acquisition des équipements biométriques, sur les bénéficiaires de ces marchés. “Le citoyen pourra alors comparer le coût de ces documents avec ceux des autres pays”, suggère-t-il.

K. Remouche


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3 Commentaires sur cet article

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  • mohamed
    30 mai 2018 at 19 h 42 min - Reply

    Et que coûte la tête d’un ministre ?




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  • tarak
    31 mai 2018 at 1 h 24 min - Reply

    Bonsoir à tous

    C’est la réponse de ouyahia à l’accueil chaleureux que lui ont réservé les jeunes supporters lors du match de la coupe d’Algérie JSK-USMB 2018.




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  • mohamed
    2 juin 2018 at 5 h 09 min - Reply

    Ouyahia fait appel à l’OAS pour l’aider à exporter !

    Cet individu invite les « anciens d’Algérie » à l’aider à exporter, rien que ça ! Idée géniale ! En quoi ces nostalgiques de  » L’Algérie française  » et autres traîtres qui le traitent aujourd’hui encore de bougnoul, raton, melon etc….peuvent-ils l’aider alors qu’il étouffe toute initiative du vrai patriote algérien et qu’il a une haine sans limite à toutes les compétences de nos compatriotes exilés: et le plus souvent exilés justement à cause de lui et ses semblables.

    Pauvre Algérie….




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