Édition du
21 June 2018

Algérie, le chant du cygne n’aura pas lieu

Salim METREF

Ce qu’il faut à tout prix éviter, c’est que le chaos ne s’installe et qu’il y ait effusion de sang. Non pas au prix d’une privation des libertés fondamentales comme celle de penser ou de s’exprimer, non pas non plus au prix d’une gestion musclée, comme cela a été toujours le cas, d’une société civile déjà amplement désarticulée et qui pourtant partout ailleurs dans le monde continue d’incarner le meilleur rempart contre les soubresauts sociaux et sociétaux mais de se dire enfin et très simplement que seul le devoir de vérité nous incombe. Et d’agir en conséquence.

Un jour, un célèbre personnage, inspiré sans doute par la sagesse des anciens  et dans un arabe dialectal qui nous est si commun, demandait à ses administrés mais qui peut donc de ses seules mains arrêter les vagues ?

Ces dernières dans un mouvement incessant de flux et de reflux ne laissent sur les rivages que les objets les plus consistants, le reste étant définitivement  englouti par l’écume.

Ce pays est trop grand pour ne pas mériter un grand destin.  Et n’avons-nous pas déjà défrayé la chronique  armés juste que nous étions de notre courage et de nos convictions ?

Alors de grâce, point de procès en sorcellerie mais juste se dire que le repentir de ceux que l’on accable de tous les péchés est souvent sincère et que de ces cotés dits sombres de l’histoire, une source lumineuse pourrait aussi jaillir et éclairer notre route.

Oui l’Algérie est une puissance en émergence, un géant qui s’ignore. Mais soyez aimables et de ce coté-ci ne cherchez plus car le chant du cygne n’aura pas lieu.


Nombre de lectures : 923
PAS DE COMMENTAIRES

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Congrès du Changement Démocratique