Édition du
21 June 2018

Comment l’Orthophonie crée-t-elle, en Algérie,  les Neurosciences cognitives ? De la Neuropsycholinguistique en lien avec la double notion économique  « pays exportateurs vs importateurs » ?

 

Pr Nacira  ZELLAL

 

Introduction

 

En effet, il faut dire : « pays exportateur » ou fort, producteur VS « pays importateur » ou faible, consommateur. Le monde, c’est cela : « ou je produis et tu consommes ou c’est l’inverse : on ne peut pas être tous les deux producteurs ni tous les deux consommateurs ». Si l’homme produit sans marché face à lui pour écouler son fruit, il disparaîtra avec ce fruit, du champ de la vie, car vivre c’est consommer. Et tout est Économie, tout est Projet.

Il n’y a qu’à voir ce qui se passe à l’Université : celui qui n’a pas de Projet lutte constamment pour sa survie, contraint de voler le produit d’autrui, car il est, de disparition menacé, constamment aussi.

L’Homme normal ne supporte pas la dépendance d’un autre Homme ; la dépendance crée la blessure affective et le complexe d’infériorité, à l’inverse l’Équilibre produit la sérénité, le bonheur et la paix. L’Équilibre c’est l’Échange, dans un rapport d’Égalité. C’est pourquoi c’est l’ignorance, qui produit la violence, l’injustice, la dépression, le stress, le traumatisme psychique, le choc face à l’innovation, bref, le symptôme social, qu’il s’agira, ensuite, de prendre en charge. Et c’est ce cercle vicieux-là, qui réalise la crise et les symptômes socio-économiques.

Le lien entre le concept de Neurosciences cognitives et ces préliminaires, peut être ainsi résumé : l’objet Économique des deux termes de la binarité : « Importation/Exportation », c’est le fruit de l’« Intelligence », objet scientifique de la Psychologie cognitive et non de la psychologie sociale.

L’objet de la psychologie sociale c’est le symptôme de l’échec cognitif (à prendre en charge et à soigner) et c’est ce symptôme du mal social, qui crée la dépendance du fruit du cognitif d’autrui et de l’importation.

 

Un symptôme ou « social humain » ou encore « comportement », on ne peut que le décrire ; en revanche, les Neurosciences cognitives sont des sciences explicatives

 

Pourquoi décrire un symptôme, si ce n’est pour le situer dans un ordre et en classer les traits diagnostiques ? Une thèse consiste à classer, à expliquer, à prévenir et/ou à prendre en charge le comportement compromis.

Tous les faits objet de recherches scientifiques (aphasiques, agronomiques, physiques, linguistiques, médicaux, orthophoniques, psychologiques, économiques, sociaux,…) sont approchés, à travers l’un de ses 04 angles d’attaque ; il n’y a donc pas 36 façons d’être scientifique et chercheur de thèses, de solutions.

Claude Bachelard a parlé de « l’esprit scientifique » au singulier : en effet donc, l’esprit scientifique est le même, quel que soit la discipline considérée. On l’apprend au Lycée, à travers « l’étude de texte », exercice qui travaille l’esprit de synthèse, l’argumentation scientifique, qui aboutit à une thèse (qui sera exportable, échangeable). En effet, le stylo, la voiture, les légumes, l’avion, … achetés, c’est le fruit de l’Intelligence Humaine, du Cognitif, bref, le résultat de Thèses. En termes de recherches scientifiques : la plaquette de comprimés d’aspirine, solution à la migraine, c’est le fruit de la vérification d’hypothèses dans un Laboratoire, qui deviendra objet pédagogique, toujours en progrès (hatta lellahd).

On parle aujourd’hui d’Intelligence Économique, d’Intelligence industrielle et, tant l’Internet contribue au développement du E-Business, d’Intelligence Artificielle.

Les Neurosciences cognitives ou « Sciences du cerveau et de la connaissance » (Edelman, 2008), intégrant ce raisonnement, sont des sciences Explicatives : le comportement ou  « social humain » est déterminé par les composants de l’intelligence, il faut donc rechercher les causes de ses déviances et de ses déficits, à l’intérieur du bagage cognitif : on soigne un mal à partir de sa cause : c’est l’étiologie en médecine. Sinon, pourquoi les thérapies cognitivo-comportementalistes l’emportent-elles donc, aujourd’hui, sur la psychanalyse ?

 

En synthèse, il existe donc « 03 psychologies » : la psychologie « cognitive », ou celle du conscient et de l’intelligence, la psychologie « sociale » et la psychologie de « l’inconscient » ou psychanalyse.

 

En effet, les Sciences de l’Homme enseignent que chaque individu est fait de deux registres : le registre volontaire et le registre automatique.

Plus on a d’automatismes, plus on est intelligent. Les conduites automatiques deviennent presqu’inconscientes, comme lorsqu’on réalise, par exemple, un gâteau, sans faire attention aux mesures de ses ingrédients ou, lorsqu’on est « rôdé » en mathématiques ou en dissertation, on trouve la solution à plusieurs problèmes et on écrit un bon texte structuré, en peu de temps.

Pour multiplier les automatismes, le volontaire est constamment développé. Apprendre toujours du neuf, exige l’effort, l’éveil, l’assurance, la forte structuration temporo-spatiale, la conscience, la vigilance.

L’intérêt pour les lapsus signifiants et les rêves prémonitoires, deux notions qui relèvent des automatismes et qu’approche, pour accéder au psychisme, le psychanalyste, atteint ses limites, dès lors, que dans ce monde de pragmatisme, de vigilance et de veille concurrentielle, sollicite la veille cognitive, la solide structuration temporo-spatiales et l’éveil. C’est pourquoi, laissant place au courant cognitiviste, la psychanalyse est devenue un courant évanescent.

Les Neurosciences, intégrant les thérapies cognitivo-comportementalistes (TCC) et les sciences du conscient (geste, action, décision, comportement concurrent, langage, communication par le Net et interindividuelle) ont alors grand succès. Les colloques internationaux et les Laboratoires de Neuro + une (voire des) science(s), poussent dans le monde développé, comme des champignons, du fait de l’explication du comportement social, par le bagage cognitif, c’est-à-dire par le conscient.

Si le jeune adolescent se drogue, c’est parce que ses perceptions lui dictent que ceci lui apporte bien-être et l’y conduisent, jusqu’à addiction. Seule une volonté perceptive, peut l’en départir. Les TCC, dont l’Orthophonie, neuroscience du langage, fait partie, agissent justement sur les perceptions, afin de modifier le comportement (voco-verbal, aphasique, suicidaire, …).

Le conscient dessine l’affectif : on façonne sa relation et son comportement par rapport à autrui, comme on le perçoit. Autre exemple : « on décide d’ouvrir une porte, puis on l’ouvre : on n’ouvre pas la porte, puis on décide de l’ouvrir » : en sciences de gestion, un chapitre est consacré aux notions de « Décision, de Risque ».

C’est pourquoi le cognitivisme l’emporte, aujourd’hui, sur « les 02 autres psychologies » (psychologie sociale et psychanalyse). Les chercheurs se focalisent d’une part, sur l’explication (perceptive-cognitive-intellectuelle) du comportement, plutôt que sur sa description, sa sémiologie, objet de la psychologie sociale et, d’autre part, sur les Sciences du langage, la communication, la pragmatique et le réel, plutôt que sur le rêve, objet d’observation de la psychanalyse.

En Sciences Humaines et Sociales, Neurosciences cognitives = Neurolinguistique +  Neuropsychologie

 

En effet, la Neurobiologie, elle, est développée, dans des Laboratoires de Biologie et dans les Hôpitaux. L’URNOP initie à l’Université d’Alger 2, l’intégration, dans ses projets et ses cursus LMD, des équipes de biologistes du comportement, qui sont des enseignants-chercheurs de l’USTHB dont les recherchent à l’URNOP, affèrent, outre aux neuro-dégénérescences à l’origine des déficits de la mémoire, au stress et à la dyslexie.

Ainsi, le couple Neurolinguistique (ex. création de tests linguistiques théoriquement justifiés, travaux en acquisition-apprentissage) + Neuropsychologie (ex. soin de l’aphasie et des troubles « dys ») s’associent, aujourd’hui, à l’Université d’Alger 2, à la Neurobiologie, afin de créer les Neurosciences tout court.

Et dernièrement, le Professeur Bairi (qui, chercheur au Laboratoire de Neurobiologie de l’Université d’Annaba, a fait partie du jury de soutenance, le 22 mars 2018, du Doctorat de Kacemi Salah dans le thème des effets du « MTA » numérisé, sur le soin de l’aphasie), a cosigné, outre le Laboratoire de Génie biomédical de l’Université de Tlemcen, du Pr Bereksi, une convention avec l’URNOP, dans le cadre du programme de Doctorat LMD « Orthophonie-Neurosciences cognitives et E-Therapy ».

La pluridisciplinarité est donc de mise au sein de l’URNOP, entité de recherches  aux 20 équipes, composées de linguistes, de médecins, d’orthophonistes, de biologistes, d’informaticiens et d’électroniciens, dont l’objectif est d’optimiser, en Algérie aussi, comme cela se fait aux exemples d’Universités des pays exportateurs comme celles de Stanford et de Paris 6, notre connaissance du cerveau et de ses fonctions cognitives, afin de prendre en charge valablement, c’est-à-dire de façon théoriquement justifiée par la recherche, le comportement compromis.

Nous visons donc, au final, le développement de l’autonomie humaine, sans exclure la maîtrise des fondements de l’échec scolaire en Algérie, le tout, pour enseigner ces modules neuroscientifiques neufs, dans le LMD et proposer des solutions.

 

C’est l’Orthophonie, qui crée les Neurosciences cognitives, en Algérie  

 

Depuis l’Égypte ancienne, il a été découvert que l’Intelligence est logée dans le cerveau, puisqu’une lésion cérébrale provoque une aphasie, une alexie, une amnésie, une apraxie ou une agnosie et le langage, la mémoire, l’exécution des gestes et les cognitions sont les composants de l’Intelligence humaine.

Ceci veut dire que la vie n’est qu’un cycle qui se réitère : les neurosciences existaient déjà avant l’antiquité et elles reviennent aujourd’hui, fondées par le concept de Pluridisciplinarité : jadis le philosophe était médecin et physicien. Puis, les sciences se sont séparées et ont évolué indépendamment et aujourd’hui, on parle de neuropsycholinguistique, courant qui circonscrit justement, formation et recherches en Orthophonie.

Autrement dit, cloisonnées, les sciences ont atteint leurs limites et c’est la crise économique mondiale, qui recrée les neurosciences depuis deux décennies, car il faut davantage développer l’intelligence, en optimisant la connaissance de l’organe qui la loge, le cerveau, moyennant l’exploitation de toutes les sciences possibles et imaginables à la fois, en même temps et dans un minimum d’espace.

Sinon, comment demeurer les exportateurs du monde ? Telle est la question centrale des recherches neuroscientifiques, en pays exportateurs. Les sous-questions coulent de source, les 02 principales, qui font la vie humaine peuvent se résumer en ces termes :

– Comment l’enfant acquiert-il la connaissance de 0 à 06 ans ?

– Comment l’apprend-t-il de 06 ans jusqu’à la fin de la vie ?

Deux moments de la vie humaine, que les psycholinguistes ont commencé à explorer et à créer, depuis les années 50-60.

L’enseignement de la psychologie a précédé, dans le monde entier, celui d’Orthophonie, il date du 19ème siècle. L’Orthophonie est enseignée au sein des Universités du monde exportateur, depuis les années 60 seulement. Pourquoi ? Parce que les thèses d’acquisition-apprentissage (nées en 50-60), expliquent les troubles d’acquisition-apprentissage et leur soin s’appelle « Orthophonie ». Ce sont les linguistes et non les psychologues, qui ont créé les thèses d’acquisition-apprentissage.

Ainsi, c’est l’Orthophonie, dont la base est la Psycholinguistique, formant le concept neuf, de Neuropsycholinguistique, qui m’a permis de comprendre, dès les années 80, l’échec scolaire et d’écrire des articles en vue de justifier (en 2015), l’arrêt de la gabegie, qui allait l’accentuer, si l’énigme de la « daridja » avait pu marcher.

La Neuropsycholinguistique c’est l’étude, l’explication cognitivo-biologique du comportement le plus spécifiquement humain, le langage, principale fonction cognitive et de son soin, lorsqu’il est compromis.

La voix, qui matérialise le langage et le rend audible, crée deux spécialités orthophoniques, la phoniatrie et l’audiophonologie.

Ainsi, les pays exportateurs voient donc loin : ils sont conscients qu’une crise économique fera chuter toute civilisation et qu’après l’apogée, la courbe d’évolution redescend. Pour se maintenir forts, ils ont alors lancé, dès les années 50-60, les thèses du développement cognitivo-cérébral, sans exclure l’imagerie, les TIC ; les TICE,… bref, toutes les technologies sophistiquées, pour optimiser la connaissance du cerveau, lieu de l’intelligence, dont le fruit est exportable.

Et, pour demeurer exportateurs de leur fruit intellectuel, ces pays ont tout intérêt à bêtifier les pays ciblés comme marchés importateurs, telle est l’hypothèse de travail, créatrice des Neurosciences cognitives.

L’éducation et l’école en constituent le fer de lance. L’école algérienne, depuis la Réforme des années 70, produit des cognitivement assistés et donc des importateurs, incapables de créer des Thèses exportables. Plusieurs conférences et articles l’expliquent, depuis les années 80 et le lien de l’école avec le critère économique, est repris au cours de ces dernières années, à travers plusieurs projets dont les résultats sont relatés dans le site l’URNOP, comme à travers les 02 exemples de vidéo-conférences : celle présentée en mars 2003, au service de Pédopsychiatrie de l’hôpital d’Evry, lors de la mission de l’équipe algérienne du projet CMEP 01MDU535 : https://urnop-alger2.com/ et celle présentée en novembre 2014, à l’Auditorium du Campus de Bouzarréah, lors de la Semaine du Projet CMEP 13MDU902 avec Paris 8 : http://video.urnop-alger2.com/.

 

En conclusion, signalons le fait que si aujourd’hui, en Algérie, le métier d’Orthophoniste est en train de dépasser de loin, celui du Psychologue, surtout en secteur libéral, lieu où se cristallise la vraie compétence, c’est du fait que le soin orthophonique est théoriquement justifié : il a ses fondements, qui sont validés par la confrontation internationale et la publication dans des éditions comme Wiley-Blackwell et Direct Science de la thèse thérapeutique, cognitivo-comportementaliste, évaluée en 1986 à Paris 3, par un jury justement pluridisciplinaire, composé du neurologue, du psychologue, du sémiticien, du phonéticien et du linguiste (thèse publiée dans le site de l’URNOP). Mes étudiants, qui sont encore en 2ème année de Master de « Neurosciences cognitives » touchent deux fois et l’une de mes thésardes en Doctorat de « Neurosciences cognitives et E-Therapy » trois fois mon salaire. Bien mené, l’exercice orthophonique neuroscientifique est donc plus rémunérant que celui du dentiste, du médecin et du pharmacien.

Mon élève, que j’ai faite enseignante, au lieu de s’y inscrire pour apprendre, a été utilisée, l’an passé, pour tenter de me dérober ce master, afin de le tuer, objet de l’enquête ministérielle en cours et mes assistants du Département, que j’ai créé, en complicité avec des psychosociologues, ont bloqué de 2012 à 2016, ce doctorat (programmes en ligne).

Tous les sabotages en série des neurosciences cognitives, visent donc à maintenir l’Algérie dans le statut de pays importateur. Cependant, nous parvenons à les créer et à les enseigner, car l’URNOP échappe aux mains ennemies du progrès et elle exporte même son LMD, première une, depuis l’indépendance.


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14 Commentaires sur cet article

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  • HOUR
    4 juin 2018 at 17 h 55 min - Reply

    J’ai aimé votre article et l’hypothèse développée. Bravo




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  • MAZA Nassila
    4 juin 2018 at 21 h 51 min - Reply

    Excellent article, bravo professeur ! étant votre doctorante, Je témoigne de l’apport novateur de l’URNOP.




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  • Mounir
    4 juin 2018 at 22 h 10 min - Reply

    Bonsoir, oui c’est vrai ce que vous décriviez est une science mais…,
    Dieu a crée ce monde en 6jour dans la nuit du Pouvoir il a soulevé les cieux en haut ليلة القدر




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  • hichem hicham
    5 juin 2018 at 3 h 34 min - Reply

    Bravo Chère Professeur Zellal pour ce constat triste et prometteur en Même temps. Triste d’abord, car les entraves aux progrès des neurosciences cognitives est un combat que mènent les médiocres, qui sont pseudo-nuisibles et chronophages. Ils s’acharnent à défendre le social, qui est daté et dépassé. Prometteur, ensuite, car l’essor des sciences de l’homme (tournées vers le cerveau) est un horizon indépassable dans une discipline qui soigne et qui ne se contente pas de décrire : les résultats des thèses psycho-sociales n’arrivent pas à sortir de l’incantation et des doléances.
    Vos travaux sont exportables et reconnus (même pillés). Félicitations pour votre combat.




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  • Abdelguerfi Aissa
    5 juin 2018 at 14 h 53 min - Reply

    Un grand bravo chère Pr. Zellal. Oui en Algérie, tous ceux qui innovent, qui arrivent à tirer notre université vers le haut,sont écartés, bloqués et/ou persécutés par des médiocres inconnus sur la scène régionale et/ou internationale.
    Vos nombreux travaux mettent bien evidence vos compétences connues et reconnues au niveau international.
    Je vous prie de continuer votre noble combat dans l’intérêt de vos etudiants et de vos nombreux doctorants.

    La vérité triomphera un jour! Dieu est grand.
    Vous avez tout mon soutien et le soutien de tous les scientifiques dignes de ce nom. Saha ramdhanek et que Dieu vous protège, inchallah.




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  • Bouzidi Souraya
    6 juin 2018 at 2 h 12 min - Reply

    Professeur Zellal, vous dépasser, encore une fois, toutes les réflexions simples et simplistes.
    en effet, tout est économie et l’avenir de ce pays va de la réflexion de son élite.
    Votre postulat devrait faire l’objet d’une loi éducative et instructive à voter devant le parlement ! vous ne laissez rien au hasard! vous avez soulevez toutes les dimensions touchant a cette science qui, apparemment, se voit attaquée par ses propres enfants.
    je serais toujours éblouie par votre savoir , savoir faire et savoir être .




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    • Hamid Lazoul
      6 juin 2018 at 12 h 21 min - Reply

      Y a t-il un parlement digne de ce nom dans ce bled??? Puisqu’en face il n’y a qu’une majorité de minables paraît-il?




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  • F-Z KOUCHKAR-FERCHOULI
    7 juin 2018 at 0 h 54 min - Reply

    Le Pr Nacira ZELLAL, auteur de la filière « orthophonie » et des « neurosciences cognitives » qui en découlent, a résumé dans cet article, de façon on ne peut plus claire et synthétique, ce qui fait cette particularité de l’être humain par rapport à toutes les autres créatures, à savoir la parole, tant il est vrai que l’homme n’est réellement perceptible à son semblable qu’à travers son langage, comme cela ressort de l’ouvrage de Claude Hagège : L’homme de paroles. Contribution linguistique aux sciences humaines (Editions Fayard, 1985).

    Mais, comme souvent, toute innovation suscite des réticences… Je reste convaincue que la lumière de la science finira par dissiper les ténèbres de l’ignorance.




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  • Dr IZEMRANE.Abdellatif
    7 juin 2018 at 17 h 39 min - Reply

    Dans le dernier paragraphe de l’article, le Pr ZELLAL aborde les sabotages. Je me dois d’apporter mon témoignage en tant que victime de ces pratiques qui ne doivent pas exister au sein d’une université digne de ce nom.

    Malgré mes articles précédents intitulés « université d’Alger 2 la Hogra au quotidien » I et II, et malgré l’élan de solidarité qui s’en suivit. Hélas, il n’y eut aucun changement.
    Je n’ai pas pu soutenir ma thèse de doctorat. Dois-je rédiger un article à chaque fois pour faire bouger les choses. Bien que la réserve de la  » langue » fut levée en octobre 2017 par une dérogation. Le reste de la procédure semble se pérenniser. Il n’y eut de CSD qu’après les vacances d’hiver. Après avoir déposé, il a fallu attendre un mois et demi pour qu’on me notifie que mon article scientifique, qu’on accepta lors du dépôt, est refusé. Je dépose un autre article de la revue URNOP, on me fit savoir qu’il n’est pas en rapport avec ma thèse. Or, il se trouve que dans l’article en question, il y a dix tableaux de ma thèse. Alors que tout est OK dans mon dossier, celui-ci n’a pas encore atteint le CSF au jour d’aujourd’hui. J’espère que ce conseil se fera avant la date butoir du 20 juin 2018, ou prendra fin le « doctorat ancien système ». Je prends à témoin l’opinion publique et le lectorat de LQA au cas où c’est la fin juin qu’on vise.

    J’aurais bien aimé entendre la version de ces responsables d’instances scientifiques qui bloquent inconsciemment ou sciemment des doctorants sous des prétextes d’ordres différents, mais surtout pas d’ordres scientifiques. Malgré l’arrivée d’une nouvelle rectrice à la tête Alger 2, il faut reconnaître que ce sont les mêmes pratiques qu’on retrouve et qui prévalent hélas dans les instances scientifiques de cette université.

    Ainsi, je viens de perdre une année de plus pour rien. Je ne remets pas en cause mon choix de faire de la recherche en neuroscience et de vouloir établir un lien entre les sciences humaines et sociales avec les sciences médicales. Ce lien s’avère être une nécessité, malgré le refus de certain qui me considère comme un corps étranger, qu’il faut éliminer (que dieu leur pardonne en ce mois sacré) sinon pourquoi toutes ces entraves et blocages depuis presque un quart de siècle. Ma première inscription en magister date de 1994, celle du doctorat de 2010. Dois-je figurer pour de vrai dans le Guiness-Book. Certes, ce n’est pas donné à tous de lutter et de résister ainsi et ce n’est pas tout le monde qui est immunisé contre ce genre de pratiques. Certains doctorants ont subi des préjudices moraux et physiques.

    Avant de clore ce commentaire, je tiens à préciser que ma démarche n’a jamais été motivée par ou pour de l’argent, car, croyais-moi aucun prix ne vaut ce sacrifice et aucune indemnité ne le compensera. Et qu’en terme d’économie, il faut fructifier des notions comme « principes, éducation, respects, sacrifices, partages… », qu’on ne peut ni importer ni exporter et qui sont en voie de disparition chez nous et que j’espère avoir pu inculquer à mes étudiants et collègues.

    Je n’ai pas renoncé et je ne renoncerais pas à ma thèse de doctorat, j’ai tout mon temps pour dénoncer ces blocages du règne de l’impunité. Et dites vous qu’il existe encore des hommes et des femmes de principe.




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  • Dria
    7 juin 2018 at 21 h 09 min - Reply

    A lire entre les lignes, on s’apercois que nous sommes prêt a exporté la Hogra, tout le monde en produit par excès que ce soit dans nos institutions, dans nos universités, dans nos villes, dans nos campagnes voire dans nos foyers et parfois envers nous même c’est le cas en en acceptant de devenir un Harraga ou un Terroriste. Un pur produit de Benbouzid and Co, donc en somme la Hogra est institutionalisé chez nous pour ne pas dire un pur produit de l’école algérienne, pourquoi ne pas créé une chaire académique, des Master et Doctorat en Hogra…et se présenter à la prochaine wakhda.




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  • N Orthophoniste
    8 juin 2018 at 3 h 41 min - Reply

    La personne signataire du commentaire qui cite Claude Hagège, F-Z KOUCHKAR FERCHOULI conforte l’adage bien connu : “L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut”. De Martin Luther King / Wall Street Journal – 13 Novembre 1962.
    Ainsi, le Professeur ZELLAL, grâce à ses sacrifices et aux avancées qu’elle insuffle aux sciences humaines, qui sont clochardisées en Algérie, ce qui engendre la clochardisation de toutes les autres sciences (car quand on touche à l’Homme, on touche à tout son produit), elle, est en train de réussir à remplacer les ténèbres par la lumière: cela fait alors trembler la terre à l’Université d’Alger 2, qui est le centre qui diffuse ses compétences novatrices à tout le pays et à l’étranger) et la terre finira alors, par se stabiliser. C’est dialectique. TIME IS TIME, IL FAUT JUSTE DONNER LE TEMPS AU TEMPS ET RABBE YEMHEL WELA YEHMEL. L’Orthophonie est la plus belle des sciences cliniques, oui, car elle soigne la parole humaine quand elle est atteinte.
    Pr ZELLAL, tous les ânes qui vous combattent, profitant de ce système, qui vous les a mis en face, croyant vous faire partir comme il a chassé tant d’intellectuels, sous-estimant votre divine force de résistance, sont incapables d’écrire une phrase de votre érudition, ce sont tous de faux diplômés et c’est eux qui gouvernent l’administration qui a ruiné le niveau de l’université. Merci donc, de continuer de nous illuminer, par vos articles si bien structurés, si pédagogiques et si étincelants. MERCI signé : Nadir BENKOULA, ancien élève du Pr ZELLAL (promotion 2000), orthophoniste-logopède à Bruxelles, venu passer le ramadhan en Algérie.




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  • Bellighou
    8 juin 2018 at 17 h 58 min - Reply

    Il ne faut surtout pas baisser les bras Dr Izemrane, et continuez à dénoncer ces vautours.
    Wkilkoum Allah fi had la3wacher…vous vous comportez ainsi parce  » meskine ali maqrache jarhou mayabrache  » djafer bek Allah yarahmou, maqritouche yal Habssine!




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  • gaceb
    8 juin 2018 at 19 h 11 min - Reply

    بالتوفيق للبرو فيسور زلال نصيرة فأنت قامة من قامات الجزائر والتي تشرفت بالتعامل معكم في
    المؤتمرات العلمية الدوليةالتي قمت بتنظيمها و أشرفتي عليها
    فكل التحيايا والتقدير لشخصكم مع تنياتي لكم بالتوفيق وموفور الصحة والعافيةوأدامك الله لعلم النفس بالجزائر

    أ.بوعلام قاصب
    باحث بجامعة الجزائر2




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  • yacine
    8 juin 2018 at 22 h 09 min - Reply

    il faut juste rappeler qu’il existe beaucoup de gens qui sont au chômage et qui n’aperçoivent aucune indemnité et n’ont jamais travailler vivent avec la solidarité ne mendient pas non plus, dans ce cas précis, l’ignorance dont vous faites revendications ne produit pas l’injustice, car les personnes en question sont victime d’une société où pratiquement les seuls statistiques qui existent sont ceux des corrompus, voleurs etc….le reste je suis plus où moins d’accord avec vous…




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  • Congrès du Changement Démocratique