Édition du
18 November 2018

Le médecin résident, le ministère de la santé et la peuplade DZ

 

La santé en Algérie s’enfonce jour après jour dans l’absolu décadence et cela depuis dénombrables années, une décadence exacerbée par un déferlement de ministres non qualifiés, des hôpitaux vieux, obsolètes, dépassés, surchargés, vicieux, archaïques,  anarchiques, dépourvus de tout respect des normes  requises, des hôpitaux  où règne l’hostilité, le laisser-aller,  la violence,  la pénurie, l’insalubrité, l’inégalité et l’injustice .

Si depuis des décennies  la santé était déjà dans un piteux état,  elle demeurait  récupérable et  curable si on n’avait pas élu Mr. A. Boudiaf à la tête du ministère de la santé dans le but de l’euthanasier  il y a de cela quelques années déjà.

Boudiaf ou «  Mr. un jour un scandale » ?, un homme aux multiples  frasques, on aurait tout vu de cet ancien ministre durant son mandat : de l’incitation à matraquer  éminemment  les médecins à l’inévitable scandale  du RHB, a-t-on oublié le soutien indéfectible que cet ancien ministre a porté à un escroc-charlatan au nom de Toufik ZAIBET ?  Comment le gouvernement avait il agi si ce n’est  de gracier ce pseudo-ministre de son poste, en cédant ses  collaborateurs au nouveau ministre de la santé , l’éminent Professeur d’ORL Mr . M Hasbellaoui.

Avouons que Mr. Hasbellaoui a hérité d’un ministère en faillite, de collaborateurs idiots, d’hôpitaux mouroirs et un personnel de santé en ébullition et un long passé de grève du personnel soignant, l’Algérie a-t-elle retenue quelque chose de la grève historique des médecins résidents de 2011 ? La réponse est clairement NON !

Désert médicaux et service civil obligatoire pour les spécialistes fraichement diplômés est un fabuleux mensonge dont lequel  seul le  gouvernement semble encore  y croire, l’Algérie mise tout sur cette politique calomnieuse et trompeuse pour maintenir la paix social,  faute d’une réelle stratégie de santé, l’Algérie ne dispose même pas de vrais hôpitaux, le médecin spécialiste le sait, les intelligents le savent mais malgré cela le toubib reste le bouc émissaire d’un système de santé DZ en faillite.

Depuis 2016 un comité de médecins résidents (NDLR médecin spécialistes en cours de formation) tente de se rebeller contre la politique perverse de ce système de santé, en se rassemblant d’une manière  ludique et organisée, d’abord d’une façon trimestrielle, puis mensuelle, on réclamait  principalement de meilleures conditions au travail, une meilleure prise en charge des malades et la suppression du caractère obligatoire du service civil.

Ce qu’il en a suit n’est pas méconnu , ce médecin résident rêvant d’un hôpital digne pour les algériens a vu son mouvement se durcir progressivement face au mutisme et l’indifférence de la tutelle, passant d’une demi journée de protestation par semaine à deux et suite à la répression injustifiée du 03 janvier 2018 par les forces de l’ordre à l’hôpital Mustapha seulement  la prise en charge des urgences a été maintenue.

L’histoire retiendra que de jeunes médecins  résidents se sont nourris d’optimisme et se sont vêtus de courage, de bonne foi et de détermination  face à un système de santé pourri,  pervers, injustice et ce malgré les difficultés ,  ces jeunes médecins  avaient compris que La dignité se mérite et que  les droits s’arrachent.

L’histoire se souviendra d’une  tutelle lâche, périmée, dépassée, incompétente, sourde, muette, aveugle adepte des monologues, ne connaissant pas grand chose au dialogue, une tutelle qui n’accorde aucune importance à la santé de ses citoyens  encore moins au bien être de ses médecins, on se rappellera d’un pays où le salaire d’un député est cinq fois le salaire d’un médecin, un pays où les citoyens ne sont pas égaux en droit et en devoir , un pays qui favorise l’idiotie au profit de l’intelligence, où un médecin étranger est mieux considéré qu’un médecin du pays.

L’histoire retiendra qu’on a transcrit notre mécontentement dans nos foyers,  dans nos hôpitaux, dans les médias et dans la rue, en réitérant à maintes reprises notre engagement  et notre détermination à  faire valoir la santé des citoyens Algériens,  on a souvent été tabassés, insultés, agressés,  malmenés par les forces de l’ordre dans les commissariats , embarqués dans des fourgons  destinés aux criminels puis abandonnés au milieu de nulle part pendant que les voyous, les dealers, les voleurs, les meurtriers, les agresseurs et les violeurs courraient la tête haute les rues, l’histoire se souviendra de la complicité de tous les Algériens, oui le silence est  une complicité, le silence est pire que la trahison.

L’histoire retiendra qu’en Algérie on peut se rassembler par milliers devant la grande poste  d’Alger pour  regarder un match de foot  jamais pour réclamer  ses droits.

L’histoire retiendra une santé algérienne en faillite qui pousse désespérément  les médecins Algériens  à quitter le secteur public au profit du secteur privé, l’état est complice de l’immigration massive des médecins  ainsi que  le déferlement de démissions  vers le secteur privé, un secteur qui avouons  apporte sérénité et sécurité.

Amina FEDJER


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2 Commentaires sur cet article

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  • HASSIBA
    29 juin 2018 at 1 h 56 min - Reply

    comme toute l’université parce c’est un pays d’importation pour permettre la corruption. il n’y a pas que la médecine : toute l’université algérienne et sa base, l’école ont été clochardisées : ils paient et paieront eux et leurs arrières petits enfants. il existe une justice immanente matkhafoch.




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  • Aich la vie
    1 juillet 2018 at 2 h 43 min - Reply

    Les hopitaux sont geres par la mafia et la cocaine comme l inmobilier …pourquoi d apres vous les 10 Chu n ont pas ete construit …certains y compris les ministres avaient places leurs enfants a l etranger pour le suivi de ces shorts listes surfacrures y compris les clonic a l Algerienne …Bezaa loulou y a loulou …




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  • Congrès du Changement Démocratique