Édition du
18 July 2018

Les tourments de la commisération…

Eli ma andouch flouss famou massous
Dans une société comme la notre où la compétition vers le bien, le beau, l’agréable, l’utile et le nécessaire  est pratiquement absente alors qu’elle devrait être par principe permanente dans le quotidien de nos jours pour le commun des mortels que nous sommes, c’est parce que l’ on ne pense plus à préparer  nos jeunes, nos enfants d’aujourd’hui à affronter les embûches de la vie courante .
L’habitude de la facilité dont nous nous sommes armés, et  dont nous nous sommes  munis  avec  beaucoup de fausses adresses comme le laisser faire, laisser aller, « maalich » « smahli », c’est pas du tout grave « « khali alayk »……  tous cela  conduit aux pires dérives.
Les lieux de préparations des bonnes choses de la vie sont certainement l’école et la cellule  familiale mais aussi le contexte environnemental ou le respect des biens et  des règles d’un état qui se dit de droit.
Revenant à l’école ,cette noble institution qui représente un système scolaire intégré et de là prépare l’enfant à l’élève et l’élève à l’étudiant et l’étudiant au citoyen  en lui engrangeant une éducation pleine de sciences de techniques, de valeurs et  de morale , lui apprenant à affronter les difficultés et tous les obstacles possibles. Malheureusement ce que l’ on remarque le plus  aujourd’hui ,c’est la facilité qui a ratiboisé  toutes sortes d’examens ,par toutes sortes de moyens de « soudoyement »( corruption) tout est possible et le positif égoïste l’emporte sur  tout ; les sanctions sont devenus de plus en plus rares, car « smahli » « man aaoudch » « ma dart hach bel aani »ces actes amicaux effacent la sanction et enfin gomme les difficultés et le obstacles qui forgent la qualité de l’effort de l’homme.
devant cet état factuel on crée forcement des générations qui ne connaissent pas l’échec car avec de l’argent ce  n’est  plus la peine de passer l’examen du permis de conduire, avec du fric on achète facilement les agents de l’état du plus haut de la pyramide au plus bas de l’échelle, avec des sous tout est permis……et celui qui n’a pas de flouss klammou massous !

Il est difficile maintenant de faire apprendre et comprendre aux jeunes d’aujourd’hui le sens de l’effort,  de l’humilité, de l’abnégation et la simplicité.
Une année scolaire  ou les arrêts de cours ,les grèves illimitées  ne permettent pas d’accomplir convenablement le cursus scolaire alors que le taux de réussite de la mêmes année dépasse la norme de la règle de l’art
,le résultat, Ainsi, la plupart des élèves obtiennent le brevet des collèges du moyen, et la plupart obtiennent aussi le Baccalauréat.la question devrait être poser, ces élèves ont-ils tous le niveau requis pour mener à bien des études dites  supérieures ? Sinon le tout juste moyen qui prédomine le plus, c’est le règne de l’autosatisfaction qui les domine ; le plagiat, la course vers la note de passage ou de réussite….
Ces étudiants , Sont-ils prêts à affronter les difficultés de la vie juste après l’obtention du diplôme ? Sont-ils aptes et capables à juger de leurs compétences, de leurs savoirs ?Sont-ils à même de percevoir leurs manques, leurs défauts ?ont-ils le sens de la modestie, celui de la volonté ?

L’école  de ces quatre paliers  en générale doit être un apprentissage de la vie, de ses obstacles, elle doit donner le goût de l’effort, et du sacrifice  elle doit permettre d’être confronté à des difficultés pour mieux forger l’élève, l’étudiant et enfin l’homme de demain.
A force de gommer les difficultés de la vie de   notre quotidien par le biais du laxisme  on risque de créer une génération  inapte à affronter la réalité et facile à détériorer l’environnement en général.
BENALLAL MOHAMED ECRIVAIN


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UN COMMENTAIRE

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  • Abdellah Chebbah
    5 juillet 2018 at 19 h 36 min - Reply

    En effet tout ceci est vrai. Vous avez oublié de mentionné RABI IDJIB. Croire en Dieu est une chose, ne rien faire s’en est une autre.




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