Édition du
12 December 2018

Le FMI met en garde contre une chute incontrôlée du dinar algérien

TSA

La nouvelle stratégie économique de l’Algérie comporte « de sérieux risques », selon le rapport du Fonds monétaire international (FMI) sur l’Algérie, paru hier lundi.

Les réserves de change sous tension

La production algérienne étant faible et caractérisée par une faible flexibilité, « les injections de liquidités alimenteront la demande d’importations », selon les auteurs du rapport pour qui « la réponse à cette demande dépendra de l’efficacité des nouvelles barrières commerciales, mais les tensions qui ne pourront être apaisées via la balance des paiements (ce qui entraînerait une baisse encore plus importante des réserves) viendront alimenter d’avantage l’inflation ».

Ce déséquilibre de la balance des paiements et le besoin d’importations mèneront inéluctablement vers une diminution des réserves de change, ce qui fera que « les tensions exercées sur le taux de change augmenteront », selon le FMI. Si ces tensions sur le taux de change persistent, « elles risqueraient d’aboutir à une correction désordonnée du taux de change », soit à une chute incontrôlée du dinar algérien.

Un risque d’attiser les tensions inflationnistes

Pour les auteurs du rapport, les effets combinés de l’augmentation de la liquidité due à un défaut de « stérilisation adéquate» de l’argent du financement monétaire et le durcissement des barrières à l’importation font courir à l’Algérie un grand risque inflationniste.

La limitation des importations et la sur-taxation de celles-ci pourraient réduire l’offre, voire déboucher « sur des pénuries pour certains produits », affirment les auteurs du rapport qui voient que dans ce cas, « les attentes en matière de salaire et de prix pourraient s’ajuster rapidement et se renforcer mutuellement ». En clair, les salaires et les prix s’adapteront l’un à l’autre, en augmentant indéfiniment.

Dans cette situation, « les autorités pourraient alors se trouver obligées de recourir au financement monétaire au cours des années suivantes, ce qui risquerait d’entraîner l’économie dans une spirale inflationniste », selon le rapport.


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5 Commentaires sur cet article

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  • Amar
    17 juillet 2018 at 16 h 40 min - Reply

    Les escrocs mondiaux interpellent les escrocs locaux.Pour l’algerie c’est la peste ou le choléra,ou bien les deux à la fois. Solution :rejet total et radical des deux groupes de gangsters.




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  • wahid
    17 juillet 2018 at 22 h 48 min - Reply
  • ramta
    24 juillet 2018 at 17 h 18 min - Reply

    Nous les musulmans nous prions beaucoup afin qu’il pleut et nos divers invocations soient respectés, eux les non croyants viennent a la dernière minute nous piquent tous nos pognions et le disperse dans l’intérêt privé et le mal….the Daniel Trump nous a piqué 400milliards de dollars avec la complicité des traitre saoudite mais vont être puni par dieu…




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    • Dria
      25 juillet 2018 at 9 h 19 min - Reply

      C’est nous autres arabo-musulmans qui font le bonheur de l’Arabie Tayhoudite en les subventionnant avec des milliards de dollars via Hadj et Omra (en dehors du pétrole qui coule a flot et que les USA utilise comme mode de pression contre d’autre pays musulmans), ne faut il pas boycotter ne serais ce durant une année pour donner une leçon à ce régime sous tutelle US et pro-israélien

      Enfin c’est le cas de la plupart des régimes arabo-musulman. Donc jusqu’à preuve de contraire ce sont les peuples arabo-musulmans qui font le bonheur de Trump and Co (qui raflent la cagnotte qui devrait être réutiliser à la reconstruction du monde arabo-musulman). Donc une fois de plus la balle est dans le camp des peuples et particulièrement leurs élites qui se tiennent à carreaux car tirant profit de la situation. Comme c’est la cas chez nous, le peuple ne bougeras jamais tant que l’élite n’assume pas son rôle…




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    Congrès du Changement Démocratique