Édition du
12 December 2018

«Nous sommes face à un pouvoir devenu colon…»

Khawla Taleb el Ibrahimi. Universitaire, linguiste

«Nous sommes face à un pouvoir devenu colon…»

28 JUILLET 2018

– Pensez-vous que l’on soit dans un schéma typique de reproduction sociale, tel qu’il a été théorisé par Pierre Bourdieu notamment ?

Bourdieu nous a donné les éléments de réflexion sur la reproduction des élites, sur le système de formation, cependant, je me demande s’il faut utiliser les même outils, les mêmes catégorisations pour une société qui n’est pas suffisamment structurée quand on la compare aux sociétés, comme la société française qui a mis plusieurs siècles pour se constituer (…).

Il y a bien des élites en Algérie, mais quels ont été les processus de leurs formations ? On se rend compte que ce que nous appelons élites, au pluriel, sont en fait très fragmentées. A la fois par le processus de formation, la culture, la langue. Le choix des écoles par exemple, dont le choix langagier, mais pas seulement, est un choix d’une promotion sociale, économique.

Comment nos élites se sont constituées : vous avez d’abord les lignées tribales qui continuent à fonctionner. Car il s’agit d’un lien très fort. En dehors d’Alger, cas particulier, le critère d’appartenance est très prégnant. En Kabylie, dans le M’zab, le Sud, les Hauts-Plateaux, les Aurès. C’est dans les villes qu’émergeront d’autres facteurs comme la culture.

Nous avons des familles de lettrés. A côté de cela, bien sûr, vous avez quelques élites qui ont pu se constituer à partir de critères économiques, c’est-à-dire en étant possédantes et qui ont échappé au laminoir colonial : familles de grands propriétaire terriens, grands commerçants, comme la lignée Abbès Turki à Alger, de grandes familles de Tlemcen, à Constantine, qui allient souvent les activités libérales à la possession de grandes terres.

Ce n’est pas un hasard si on retrouve, scolarisés, dès l’ouverture de l’école française aux indigènes, les enfants issus de ces familles et qui vont devenir de grands avocats, médecins et qui adopteront, à travers les médersa, les positions intermédiaires de l’élite, c’est-à-dire, les Adel, les Bach Adel, et qui serviront de courroie entre la population indigène et le pouvoir colonial. Il y a aussi ceux formés dans les lycées franco-musulmans, et qui ont constitué l’épine dorsale de l’administration algérienne post-indépendance (…).

En fait, ce sont ces élites-là qui ont eu à gérer l’Algérie indépendante au niveau administratif et/ou économique. Une partie préexistait à la conquête coloniale et a pu préserver son capital après, l’autre s’est constituée grâce à sa proximité avec le pouvoir colonial, d’où l’accès à l’école pour sa progéniture.

Ce sont ces familles à différents capitaux qui ont formé le noyau de la bourgeoisie nationale. Le capital savoir, l’avoir, le capital économique qui s’est construit à travers le commerce avec le pouvoir colonial. Les Hamoud, Tamzali, les Bendimered, les Benjelloun, les Ben Badis, de grandes familles mais qui commerçaient, dans tous les sens du terme, avec l’ordre colonial. Y compris politiquement. Sans être compromises pour autant comme le furent les familles des Bachagha et Caïds.

Gilbert Meynier dans L’Algérie révélée raconte bien comment l’Algérie s’est construite dans l’entre-deux-guerres. Dans les années 1900, nous étions une société paysanne dans son écrasante majorité, qui se relevait du choc colonial, de toutes les insurrections, et entre 1918 et 1939, notre société allait complètement changer.

L’instruction va prendre un peu plus d’ampleur, ce qui ne veut pas dire que tous les Algériens avaient droit à l’école. Les Algériens allaient, au contact de la société coloniale, essayer d’absorber ce qui pouvait les transformer, parce qu’ils ont compris qu’il fallait utiliser les mêmes armes : c’est comme ça qu’ils s’investiront dans le mouvement sportif, culturel, créeront des associations, des partis politiques, des écoles, le scoutisme. Il s’agit là d’une formation d’élite.

Maintenant, il faut se demander : ce long processus allant jusqu’à 1962, stoppé brutalement par la Guerre de Libération, huit ans de violence contre la société algérienne, avec des pertes énormes en intellectuels, une partie de cette jeunesse algérienne qui pouvait la construire (instruite ou pas), soit ceux qui pouvaient constituer l’élite politique parce qu’ils avaient l’instrument du savoir, qu’importe qu’elle soit issue de la catégorie des grands possédants, comme les Harbi par exemple, ou qu’ils soient fils de lettrés comme Ahmed Taled Ibrahimi, ou issus de profession libérale comme Ferhat Abbas, d’officiers de carrière, qu’ils soient issus de l’armée française ou autre, tous ces gens, en 1962, n’ont finalement pas eu accès au pouvoir.

Le pouvoir ce fut le PPA-MTLD, le FLN, mouvement d’essence plébéienne. Pas au sens péjoratif. Ce sont donc les héritiers du PPA-MTLD qui ont le pouvoir en 1962, et le gardent encore aujourd’hui. Les autres n’ont jamais été des leviers du pouvoir, ils ont été dans le pouvoir, parce qu’ils ont occupé des postes, des positions politiques, de dirigeants, ministres…

Monsieur Harbi me disait : «Ils ont eu le pouvoir sur nos épaules.» Ces gens-là qui étaient des intellectuels, de vrais intellectuels, qui ont pensé l’Algérie d’une certaine façon (…). Ceux qui pouvaient constituer une véritable élite politique ont été mis sur la touche. A l’indépendance, justement, un processus de formation par le haut a été enclenché.

Pour asseoir son pouvoir, Boumediène, une bête politique, avait déjà balisé son parcours en utilisant Ben Bella, et avec lui, l’Algérie verra la constitution d’une élite qui n’est pas l’émanation de la société, même si l’école allait jouer un rôle, ça sera l’embryon de l’élite qui va gouverner l’Algérie dans les années 1980. Boumediène va s’allier avec certaines élites, l’élite francisante et l’élite arabisante, et les quelques bilingues au milieu… Des gens avec une double culture. Les élites traditionnelles, genre zaouia, Boumediène s’en méfiait, contrairement au Président actuel.

Boumediène s’alliera aussi avec un certain nombre de ses anciens compagnons qu’ils aient été dans l’ALN ou dans les organisations civiles du FLN en leur donnant des avantages économiques, exemple de Khalifa Laroussi, Salah Boubnider, Commandant Azzedine et autres. On a donc la constitution par le haut d’une élite économique qui va s’adjoindre, avec la petite élite économique traditionnelle, ce capital privé, qui n’était pas énorme mais qui existait, toléré parce qu’il avait été pourvoyeur de fonds pour la Révolution. Les élites politiques étaient dans le parti, Boumediène n’a pas dissous le FLN, mais l’a relégué à un rôle passif. Les seules élites qui comptaient à l’époque c’était l’armée et le Conseil de la Révolution.

L’armée, qu’elle soit formée des éléments de l’ALN ou par les anciens officiers de l’armée française, a commencé à constituer une caste qui allait à la fois détenir les pouvoirs politique et économique. C’est encore plus vrai aujourd’hui que l’armée investit le secteur économique. Un processus à l’égyptienne où l’armée est omniprésente en économie. J’ajoute que les «fils de», dont vous m’avez parlés, c’est là qu’on les retrouve le plus.

L’élite militaire dispose d’énormes pouvoirs, en s’alliant avec d’autres élites disposant de richesse économique et/ou d’un certain capital politico-culturel. Aujourd’hui, ces gens-là, nous ne les voyons pas, on voit les sous-fifres, présentés à l’opinion comme de grands trafiquants, mais la société algérienne n’est pas bête : elle décode, car elle sait que derrière ces gens-là il y a à la fois des dirigeants militaires et politiques et leurs enfants, fils de…

– Une progéniture sur laquelle on investit et qu’on protège comme on protège le fils et la fille de bonne famille ayant commis une bêtise…

Moi, je pars du principe que ces gens-là ont pris le pouvoir par un coup de force. Leurs enfants ne peuvent que reproduire le coup de force. Et ils s’imposent à la société par des coups de force. La société observe, concernée, car ce sont ses ressources qui sont pillées, non concernée parce qu’elle considère que ces gens ne font plus partie d’elle. Rejetés. Dans mon quartier, on est confronté à la prédation de ces gens-là : on détruit une maison sitôt le patriarche décédé, ancien président du haut comité de l’Etat…ses enfants ont fait un énorme trou dans le quartier pour faire quoi ?

Une promotion immobilière. Quand on a été se plaindre : «On nous dit que pouvons-nous contre les fils de ?» Encore une fois, on n’est pas en présence d’une reproduction au sens bourgeois, ce sont des prédateurs, des générations de prédateurs qui considèrent l’Algérie comme leur bien propre. Que ce soient eux, leurs enfants ou leurs petits-enfants, ils sont tous établis à l’étranger, preuve qu’ils ne perçoivent pas leur futur en Algérie, sinon uniquement comme une source d’enrichissement, et le pouvoir politique s’est transmis dans la même caste, militaire ou civile, mais toujours les mêmes.

Quand je vois le comportement de leurs fils, j’ai peur pour mon pays. Les grandes bourgeoisies occidentales se sont compromises ; elles ont fait notamment durant la Première et la Deuxième Guerres mondiales des choix politiques, économiques mais la grande majorité d’entre elles s’est investie dans la construction de leur pays.

Les Dassault, Lagardère, en France se projettent dans le cadre de leur pays. Nous qu’avons-nous, un Bouchouareb qui se fait un peu d’argent et qui va de suite le mettre à Panama, un Chakib Khelil qui (…). Nous sommes dans le schéma de la reproduction de la prédation. La reproduction d’une caste qui vit au détriment du pays et qui ne permet pas l’émergence d’une véritable élite politique, économique, parce qu’elle n’a pas d’intérêt.

Une génération qui n’a d’autre projet (national) que de se faire une place au soleil, car elle sait sa légitimité nulle et utilise les moyens de la correction, le chantage à la paix : moi ou le chaos. Nous avons une génération qui se réclame de moins en moins de la légitimité historique, et cette génération de fils de… qui construit pour leur grande majorité un avenir ailleurs, à l’étranger. La chance, et peut-être malheur, de l’Algérie est d’avoir cette armée là.

C’est grâce à elle que le pays ne s’est pas effondré, mais le pouvoir n’a jamais fait attention à la profondeur du pays. Regardez ce qui se passe en Kabylie, c’est quand même grave. Ce qui s’est passé dans le M’zab, dans le Sud à Tamanrasset, avec les Touareg. A In Salah. Et dans les pays voisins de l’Algérie. Je crois que le malheur de ce pouvoir est de ne pas faire confiance à ses élites. On est face à un pouvoir devenu colon. Les Algériens en ont cette impression et ils le disent tous les jours.

Dès lors, comment voulez-vous qu’il pense l’élite, qu’il pense l’Algérie de demain. La société, certes, a des ressorts, une partie profite de ce système politique, autrement ce pouvoir serait isolé et deviendrait comme les pouvoirs beylik, avec ses janissaires ottomans qui n’ont aucune profondeur sociale et qui se contentaient de représenter la Sublime Porte, de prélever l’impôt non sans provoquer chaque jour une révolte dans le pays.

Quelque part, on est dans cette configuration. Les colons, les janissaires, les «fils de» sont, dans l’imaginaire algérien, considérés comme des entités extérieures. Nous avons le même type de pouvoir, un pouvoir constitué en castes qui ne pense qu’à ses intérêts, et mettant en œuvre toutes les formes de reproduction possible. Par l’armée, l’accaparement de terres par concessions de 99 ans, par la privatisation du secteur public et la formation par les écoles privées, nationales ou étrangères, participent de la perpétuation de ce système. Les castes au pouvoir sont perçues comme étrangères à la société.


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22 Commentaires sur cet article

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  • AMAR MOKHNACHE
    29 juillet 2018 at 20 h 13 min - Reply

    L elite celle qui eclaire deffriche la sociologie du pays et tente finalement de lever le voile sur une societe « en gerance libre » par une caste dont la preoccupation principale est l aspiration des richesses et ses tranferts vers leurs pays de residence … C est plus qu un constat et c est tres visibles…20ans de gouvernances et plus DE 1000 milliards de dollar n ont pas suffit pour mettre en selle la moindre volonte de mutation vers la prosperite…la regression atteind les seuils du tolerable la delinquance envahit les hautes spheres proches de la decison , en bas aussi l espace public est squatte et pas seulement par des « parkingueurs  » qui n hesitent pas parfois a tuer pour preserver LEURS RENTES..l algerie de la predation n a pas assouvit sa faim et ne veut pas partir…au nom d une « stabiliste  » dont les remparts ne sont visibles nulle part les bendir d un mandat de plus s echauffent….




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  • mohamed
    29 juillet 2018 at 21 h 07 min - Reply

    Une parfaite analyse. Maintenant Madame,que préconisez-vous pour nous libérer ?




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  • Dria
    30 juillet 2018 at 11 h 54 min - Reply

    Il n’ya pas 36000 solutions, il n’ y’a qu’une seule RÉAGIR ! comment? selon mon humble avis :

    -Primo : on commence par une ACTION commune, un gel de toute activité, dans tous les secteurs, une grève pacifique que le PEUPLE dans sa majorité doit suivre en se tenant bien au chaud chez soi. Ainsi ce pouvoir, comprendra que ça ne pas durer éternellement et que l’opinion international et les deux puissances qui gèrent l’Algérie à distance, savent pertinemment que si le peuple algérien réagira, il ne faut surtout pas qu’il sombre dans la violence. Car ces puissances seront les premiers perdants sur tout les plans.

    Il suffit de choisir une DATE, elle est entrain de fermenter, il faut la partager et la fructifier dès qu’elle apparaîtra.

    -Secundo: il faut libérer et renforcer la JUSTICE en créant des cours spéciales qui s’occuperont des cas urgents et aberrants(exp: affaire el bouchi) des sanctions exemplaires doivent être prises si des preuves concrètes les accablent. Des santions qui banniront a jamais ce sentiment d’IMPUNITÉ qui permet a certain de saigner le pays a ce , un sentiment de justice pour réactiver la confiance dans le pouvoir qui s’occupera de cette période de transition.

    – Tertio: une nouvelle étape avec la création d’une assemblée constituante et un nouveau départ pour une nouvelle période.

    Même si c’est un schéma caricaturale, il nécessitera beaucoup de sacrifices, il nous faut des gens honnêtes, authentiques, sincères, en existent- ils?, en nombres suffisants ? des civiles,des militaires?.

    Si je ne suis pas le seul a pensé de la sorte, alors oui il y’a de l’espoir , et il ne faut surtout pas jeter la responsabilité sur les jeunes ou la nouvelle génération , non c’est tout le peuple qui est concerné homme, femme jeune et vieux, civil ou militaire, croyant ou athée peu importe…

    Pourvu qu’on soient authentiques veridiques …et PRATIQUES en théorie nous le sommes TOUS. à bon entendeur SALAM

    Ça mérite bien un plongeon, et je vais le faire, je parle de la plage que je contemple , c’est valable pour la propostion de l’action, mais la j’arriverai pas à le faire tout seule ,alors en attendant laisser moi profiter de cette belle crique de chez nous et ce n’est pas du côté de club des pins ….




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    • mohamed
      1 août 2018 at 8 h 40 min - Reply

      Ce n’est pas utopique du tout…, il suffit d’avoir un grain de nationalisme !




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  • Abdellah Chebbah
    30 juillet 2018 at 11 h 55 min - Reply

    C’est une analyse assez réelle de la situation. Là où le bas blesse c’est que ces enfants de…ont les mains en Algérie et leurs pieds en Occident. Si seulement ils réinvestissaient l’argent public qu’ils dilapident en Algérie pour bâtir le pays et faire travailler leurs frères, ce serait un demi mal. Malheureusement, ils préfèrent les donner aux étrangers dans leurs banques et dans leurs entreprises. Ce sont des assoiffés de pouvoir et d’argent. Quand Rabrab veut investir en Algérie et faire travailler les Algériens, ils lui mettent les batons dans les roues. Comme vous l’avez si bien dit, ces castes et leurs progéniture n’ont rien d’Algériens. Ce sont des néo-colons qui vident le pays de ses richesses naturelles et humaines. La vraie élite, sincère, honnêtes et patriotique se trouve à l’étranger faisant le bonheur des entreprises, des universités et des labos de recherches étrangers. Comme me l’a si bien signifié une amie Américaine qui a séjourné en Algérie, permettez-moi l’expression: L’Algérie est un diamant plein de merde.




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  • wahid
    30 juillet 2018 at 13 h 53 min - Reply

    Est ce que c’est la fille de ahmed ex ministre des AE, fondateur d’un parti islanmiste et condidat en 1999.

    Qui a la reponse ?




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    • Rédaction LQA
      30 juillet 2018 at 22 h 42 min - Reply

      Non, c’est sa nièce.




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  • tarak
    31 juillet 2018 at 2 h 02 min - Reply

    @ monsieur Dria

    Je partage votre démarche mais pardonnez-moi d’être pessimiste car je ne reconnais plus mon peuple, il y a beaucoup de chiatines et beltadjias pour que ce mouvement soit suivi par la majorité. Le système a beaucoup d’argent pour acheter et corrompre ses hommes et ils sont nombreux malheureusement. Mais ne désespérons pas, toute chose a un début.




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    • sacco et vanzetti
      6 août 2018 at 18 h 43 min - Reply

      ils sont des milliers peut etre des millions a avoir vendu leur ame au diable, juste pour avoir des miettes et mettre en peril meme ses propres enfants




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  • clandestin
    31 juillet 2018 at 21 h 27 min - Reply

    après le colon, il faudrait peutetre inventer ce mot : colonational




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    • mohamed
      1 août 2018 at 8 h 42 min - Reply

      Ou colontraître !




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  • ibn Arabi
    2 août 2018 at 19 h 25 min - Reply

    Si vous aimez lire voir un long article redige par Sadek Sellam: « Des colons aux colonels ».
    Version pdf. Cherchez sur google.




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  • Kaci
    2 août 2018 at 22 h 03 min - Reply

    Bonne analyse Madame pour éclairer le présent. Mais cette progéniture qui reproduit le système savez vous quelle est bête à l’extrême. Car la richesse qu’elle se procure ici pour l’expatrier vers l’occident, les gouvernements étrangers avec toute leur lucidité leur prélèvent 70% de droit de mutation (sur leur fortune) quand ils décèdent. Donc tel est pris qui croyait prendre. Cette vérité m’a été communiquée par mon ami le docteur Sobhi (docteur en droit) (un syrien dont le père kabyle a été déporté en Syrie avec l’Emir Abdelkader). Il m’avait cité le frère de Bachar el Assad qui avait détourné 17 Milliards de $ et a disparu dans un accident en suisse. Le gouvernement suisse avait prélevé 70 % de droits de mutation. Donc tous ses reptiles du système ne l’emporteront pas au Paradis. Gloire aux Martyrs.




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  • Lagabi
    3 août 2018 at 12 h 27 min - Reply

    Qu-il s’agit d’une piètre ou pertinente analyse, le trait en commun entre la pensée ikhouaniste et celle des laïcs néo-libéraux, c’est leur entêtement à porter atteinte à tout ce qui est national avec une seule différence : la tendance ikhouaniste taxe tous ce qui n’est pas du fikr « BENAISTE » d’apostasie, quant aux seconds, ils taxent toute culture qui ne prend pas ses origines dans la culture gréco-latine, comme une culture rétrograde et arriérée. C’est pourquoi nous observons que les deux tendances, aussi divergentes semblent-elles en apparence, alimente l’une l’autre et la consolide. Témoins les décisions extrémistes prises récemment en Tunisie par la classe laïque concernant le mariage et l’héritage contraire aux recommandations de la Chari’a, à moins d’un an des élections présidentielles avec un président octogénaire, est considéré comme un plus beau cadeau offert au hizb Ennahda qui semblent s’exulter à cœur joie ; « Soit vous nous voter, soit vous dites Adieu à l’Islam. Ces écrits donc, aussi pertinents et intelligents qu’ils aient l’apparence,
    sont toujours détournés et déviés au profit de l’extrémisme religieux et ses alliés en Occident contre les intérêts de la Nation.




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  • malik
    4 août 2018 at 11 h 41 min - Reply

    quand on voit le nombre de lecteurs d’un tel article rapportant l’état des lieux connu du petit chat du coin, on réalise combien le pauvre algérien aime le qélé welqal des hammams et des pleurs des malheurs dus à l’éducation scolaire. Qui a coulé l’école de Mostefa Lacheraf? N’est-ce pas ces mêmes pleureurs une fois éjectés après avoir goûté aux délices d’un pouvoir « colon »?
    Algériens !!! Le problème n’est plus au constat du malheur, du conte des déboires de l’échec scolaire ! il est au niveau de la prise de décision pour dégager ces « colons ». Mais, pour cela, il faut avoir fait l’école de la réussite. Donc les échecs scolaires ont encore de beaux jours devant eux ! bssahathoum. Mais, seule la justice de Dieu les déstabilise comme l’affaire de la cocaïne. Ils paient et paieront. Ils n’ont pas où fuir.




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  • hichem hicham
    4 août 2018 at 20 h 40 min - Reply

    Le diagnostic social et la description sociologique peinent à solutionner la crise de l’élite. Dans un contexte post-colonial, les pays du Sud sont maintenu par les pays du Nord dans des questions sociétales et socioculturelles sans enjeux, alors que EUX, avancent dans les sciences de pointes (nano technologies, neurosciences, et
    génétiques). Ces sciences là ne s’attardent pas sur les particularités culturelles de tel ou tel. Cette attitude complaisante est validé par les sociolinguistes, les sociologues et les psychosociologues, qui décrivent le symptôme social, sans pouvoir l’expliquer par la question éducative, objet du cognitivisme (lire les travaux du Pr Zellal, dont les analyses ont fait reculer le MEN concernant son projet social de la « derdja scolaire »).
    Je préfère la grammaire universelle de Chomsky qui est tant décrié pas les sociolinguistes et qui fait de l’Universel une matrice de recherche commune.
    l’Universalité du cognitivisme de Piaget qui est le père de la psychologie de l’intelligence et qui fait des questions de l’élite une question d’Education Pédagogique et non de Culture. A bonne entendeur
    Psycholinguiste UHLB




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    • Merrad.B
      4 août 2018 at 22 h 00 min - Reply

      Apparemment, nos sociologues doivent se pencher un peu plus sur le narcissisme qui fait plus de dégâts au sein de notre école et de sa pseudo-élite, comme en témoignent ces deux derniers posts.

      L’utilisation de pseudos et de prête-noms, non pas pour faire une critique constructive, mais juste pour se mettre en valeur et sortir au-dessus du lot.

      Une bassesse que ni les cognitivistes, ni les psychologues, ni les sociologues et linguistes réunis ne peuvent régler.

      Pauvre Algérie un pays malade par sa propre progéniture et des profils pathologiques qu’on retrouve à l’Université, en politique, dans le sport et dans différents domaines.




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  • hichem Souhali
    5 août 2018 at 13 h 24 min - Reply

    je précise mon identité, sachant qu’ il ne faut pas s’attaquer à la personne, il faut s’attaquer à ses idées. Pour être sociolinguiste ou psychosociologue, il faut avoir étudié respectivement avec titres et évaluations académiques et la sociologie et la linguistique et la psychologie.

    La sociologie est une science. Bourdieu a été jusqu’à analyser et à critiquer la ségrégation par l’école et les psycholinguistes y ont apporté des solutions qu’il n’avait pas, créant les thèses d’apprentissages et d’acquisition.
    Lire les travaux de N. Zellal, qui l’a bien expliqué et a ouvert nos yeux :

    http://lequotidienalgerie.org/2018/06/04/comment-lorthophonie-cree-t-elle-en-algerie-les-neurosciences-cognitives-de-la-neuropsycholinguistique-en-lien-avec-la-double-notion-economique/

    Qui donc a si brillamment pu établir le lien entre l’école, le cognitivisme moderne qui la sous tend et …. tenons-nous bien !!! le critère socio-économique? Ceci nous cultive !

    En Algérie ces travaux-là, germeront et seront appliqués dans 50-60 ans, mais ce qui compte c’est ce pavé jeté dans la marre, c’est de l’avoir écrit avec courage et démonstration scientifique. Elle a eu le mérite de mettre à nu le fait que le critère social ne s’intéresse qu’au symptôme le malheur social visible et qui est donc à décrire seulement. Or, le scientifique explique le fait décrit. Et pour pouvoir aller au fond des choses, il faut avoir la compétence d’EXPLIQUER le symptôme. Et l’explication n’est ni plus ni moins, comme l’a dit Zellal, que cognitiviste. C’est l’éducation (par l’école!) et par l’intelligence qui déterminent et expliquent nos comportements sociaux : est-ce faux? Si oui, il suffit de nous en convaincre :

    http://reflexionsetcommentaires.blogspot.com/2015/09/mme-nacira-zellal-et-malika-greffou.html

    Ceci est si clair ! Comme de l’eau de roche, mais il fallait avoir l’intelligence et la matière grise pour le comprendre, le débusquer et bien l’écrire, démontrer et argumenter, pour pouvoir nous en convaincre avec art, comme elle l’a fait.

    Bien sûr, l’innovation fait sortir du lot alors, cela provoque des crises d’opposition, c’est normal et la meilleure façon de donner raison au scientifique, c’est soit de lui chercher un pou dans la tête soit quand on le sait propre, sain et honnête, on dit qu’il est cinglé, narcissique, prétentieux, … c’est fait connu, bas et déplacé. Au de démontrer que l’école et le CV ne sont pour rien dans l’état des lieux social décrit.

    Bref, nous continuerons de suivre l’école novatrice des analyses modernes : celle qui fait la relance économique des pays colons, l’école neuroscientifique (terme qu’entre nous et en effet, il faut être fou, pour le prononcer dans un environnement purement « sociologiste »!!).

    Hichem SOUHALI – Université de Batna




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    • Merrad.B
      5 août 2018 at 19 h 56 min - Reply

      Oui, on vous a compris Professeur, malheureusement ces manipulations ne servent ni la science, ni l’école algérienne.




      0
      • Chou fleur
        7 août 2018 at 14 h 31 min - Reply

        Est manipulé celui qui est manipulable. DARIJA = manip. École = PÉDAGOGIE cognitives = démonstration scientifique. Ça vous dépasse et vous choque. C’est humain.




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  • Ait Younès
    5 août 2018 at 19 h 42 min - Reply

    MME KHALWA TALEB EL IBRAHIMI A OCCULTÉ UN ÉLÉMENT ESSENTIEL DANS SON ANALYSE DE L’ARMÉE, DÉTENTRICE DU POUVOIR POLITIQUE EN ALGÉRIE:LE RÉGIONALISME.DANS SON LIVRE  »TESTAMENT » (VOIR AUSSI YOUTUBE:ENTREVUE SUR  »MAGHREB ÉMERGENT, ALI YAHIA ABDENOUR  »MENTIONNE QUE SUR 37 OFFICIER SUPERIEURS, 35 SONT ORIGINAIRES DE L’EST(AUCUN ALGÉROIS (WILLAYA 4 ET ALGER), AUCUN DU SUD, 1 SEUL DE KABYLIE (GÉNÉRAL TOUATI), UN SEUL DE L’ORANIE.LE CERCLE DOMINANT EST ISSU DE LA RÉGION BTS (BATNA-TÉBESSA-SOUK-AHRAS).LE SUD CONSTANTINOIS EST LE SECOND CERCLE DE CE POUVOIR.CE RÉGIONALISME EST OFFENSIF,VIRULENT ET VIOLENT CONTRE LES HABITANTS DU CENTRE:L’ALGÉROIS ET ALGER CAR DÈS 1962, IL Y’A EU UN MOUVEMENT D’ACCAPAREMENT DES VILLAS ABANDONNÉES PAR LES COLONS.LE SECOND MOUVEMENT FRAPPA LES TERRES DE LA MITIDJA, AVEC EN PARALLÈLE, LE TRANSFERT DANS LE CADRE DES INSTITUTIONS, DE CONSTANTINOIS DANS L’ALGÉROIS DANS LE BUT DE  »NOYAUTER »LES HABITANTS TRADITIONNELS DE CETTE RÉGION QUI SE SONT RETROUVÉS MARGINALISÉS, APPAUVRIS ET VICTIMES DE DISCRMINATION.DE FAIT, LA STRUCTURE POLITIQUE ET MILITAIRE DANS LE CADRE ALGÉROIS MONTRE QUE TOUS LES POSTES DE HAUTS NIVEAUX POLITIQUE, MILITAIRE ET MEME INTELLECTUEL SONT OCCUPÉS EN MAJORITÉ PAR DES PERSONNES NÉES DANS LE CONSTANTINOIS OU BIEN PAR DES GENS NÉS A ALGER MAIS DE PARENTS NÉS DANS LE CONSTANTINOIS.




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    • Aissa
      7 août 2018 at 2 h 16 min - Reply

      Ait Younès , Mme KHALWA TALEB EL IBRAHIMI VOUS AVEZ TOUS DEUX RAISON : SIMPLEMENT
      ———————————————————————————-
      1 – L’Algérie est controlé par des mains étrangères qui décident de la politique du gouvernement.
      Le (cabinet noir :certains généraux et…) ne sont que des intermédiaires qui assurent l’exécution des politiques.
      ———————————————————————————–Pour que sa marche bien, il faut récompenser et en méme temps corrompre tous le monde, ainsi des clans liés directement au cabinet noir se sont partagés toutes les richesses nationales au niveau de l’industrie, importation, commerce…et PIRE ILS BLOQUENT TOUT INVESTISSEMENT OU INITIATIVES EN DEHORS DES CLANS.




      8

    Congrès du Changement Démocratique