Édition du
23 September 2018

LA COLERE EST UNE COURTE GRANDE  FOLIE DE NOTRE TEMPS  

                                 La critique est facile l’art est difficile

 

Pour un petit rien chez soi, au marché dans le bus , au café, dans la rue , en voiture, à pied , à la poste, dans une administration, dans tout endroit public ou privé ….., le tempérament du lambda  algérien , prend une allure d’affolement et de nervosité vomissant les  mauvaises paroles, créant de mauvais actes le tout  dans un état de grande turbulence ;  c’est l’ordre tout à fait naturel  de son nouveau reflexe et de son impulsivité  qui ne lui permet, pas de se retrouver dans le cadre de sa pensée, de sa façon d’être ,   ,ni de sa culture qui fait son quotidien pour mieux raisonner et se retenir  dans un état de placidité et l’impassibilité  afin de se faire distinguer ou valoir  en tant que sage qui aime cultiver plus la sagesse ;ignorant totalement le fait qu’écouter pour comprendre et bien agir ne fait pas l’objet de son attitude pour le lambda spécifique algérien «  écouter» veut dire pour lui automatiquement   répondre pour  parler et crier sinon gueuler quand il s’agit de le faire .  Par contre le fait de s’emporter,  et le refus de raisonner dans le sens de la logique lui ouvre la voie de l’insulte et de dégager  des invectives, des offenses  et des imprécations et anathèmes  gratuites pour mieux se montrer en tant que lambda qu’il existe bel et bien qu’il est un Homme,  qu’il est viril avec un nif sans morve tout en étant lambda  cherchant un mouchoir!   . Cet état factuel relatif au cadre   comportemental   favorise la démission sinon la paresse  de la pensée sage  qui est une forme de renoncement à cette observation.

Devant cette situation contextuelle, ou ce fait nouveau faisant partie du cadre  sociétal  se manifeste   par un langage qui se relâche  dans les échanges de la vie quotidienne ou l’incivisme de ces propos écarte tout usage de la politesse et du savoir être pour ne pas dire du savoir vivre car il a perdu depuis bien longtemps son savoir faire qui représente l’art de vivre , et chaque regard est interprété comme une forme d’agressivité et de méchanceté ,les bonnes manières ne font plus partie du jeu social des échanges amicaux et fraternels, fini la bienséance, la convenance, la courtoisie, les bons égards, l’urbanité  ne représentent plus une valeur sociale commune chacun fait ce que bon lui semble en toute impunité la saleté n’est plus la morale que l’on instruit à l’école et l’on apprend en famille , car une remarque déplacée provoque une insulte qui est   une forme de violence verbale ; elle a été cultivé par un refus dérangeant l’intérieur de l’être,  derrière le PC ; dans les jeux de chat ; dans les commentaires et les faces book et autres communication virtuelles ;  la protection sous l’anonymat ou sous un pseudonyme est une couverture sécurisante qui rend   la permissivité  et la sécurisation pour mieux booster la violence par voie de l’ insulte, les moqueries, les risées et toutes sortes de propos qui freinent les débats par un refus d’argument et laisse place aux invectives une façon de rabaisser l’autre par la perte de l’art de la conversation ; les insultes  faisant abstraction de toute civilité, courtoisie, bienséance, de salamalec et d’aménité .La colère  provoque souvent dans l intérieur de l être faible,  des insultes, une forme d’indignation suivie d’une salves d’injures on ne choisie plus nos mots et on ne nuance plus sa pensée quand l’insulte remplace la réflexion

Aujourd’hui La mode est aux insultes et aux « gros mots » : au marché, sur la rue, dans le bus, en voiture, sur twitter, face book, commentaires chat……. les insultes fortes, mauvaises et méchantes sont de plus en plus fréquentes, certains n’hésitent pas à injurier des personnalités, des hommes et des femmes politiques, des enseignants des personnalités des hommes calmes et sages. Il faut bien le reconnaître, ces insultes ne sont que des déversoirs de méchanceté, de jalousie, de  haine, des défouloirs sans grand intérêt pour un rien et c’est le monde qui devient à l’envers de l’extrême dans le sens du négatif.  Parfois, les mots sont moins grossiers pour certains buveurs de culture mais tout aussi insultants  parce qu’ils tendent malicieusement à nier les autres par leur ivresse d’ignorance. 

Ces injures dites derrières le paravent ou comme on dit chez nous « derrière nos dos » ne servent qu’à cacher sinon  masquer les maux par un manque de réflexion qui fraternise et qui fait partie du domaine de la culture et par conséquent les insultes ne peuvent  que  remplacer sous  une forme bien plus que  réelle en terme d’argumentation qui se manifeste très souvent  chez nous. Il est très facile de traiter les autres de « vauriens », il est facile de dire  que mes écrits sont vains, sans intérêt pour mieux faire baisser la cote de la personne.. C’est un comportement sociétal qui  sert à déculturée la personnalité humaine dans le sens de son civisme social.Ca se fait à l’école chez nous  ou le bon élève et le cancre de la classe se mesurent en équivalence dans tout passage vers le plus,  la note d’un travail n’est plus un critère de distinction on a choisie la fausse route pour aller vers l’égalitarisme.

 

La réflexion nécessite une marche en arrière, un recul positif, un temps d’arrêt pour élucider l’idée par contre  l’insulte n’est qu’un réflexe spontané semblable à un instinct : l’insulte  peut marquer très fort la colère, mais en aucun cas, elle ne peut  la  justifier, ni l’expliquer, surtout quand il s’agit d’une personne qui ne veut de mal à quiconque surtout pour ce quelqu’un qui fait preuve de politesse, de gentillesse de courtoisie…

 Il est clair que le fait d’invectiver des gens ( Al-Ghachi) ,  la notion du terme « Al-Ghach »i  se sont des gens qui s’en moquent éperdument de la civilité et des règles de société  dans leur propre contexte sociétale c’est pourquoi je les qualifie d’ « Al Ghachi » au lieu de peuple car ce dernier il est imprégné de valeur, de moral et de civilité  … Ces  gens « Al-Gachis » malveillants commettent facilement de mauvaises actions lorsqu’ils sont sous l’emprise de la colère ( courte folie) au lieu de se calmer , le comportement de notre contexte  social vire facilement à l’insulte  et autres gesticulations et engueulades pour se faire valoir d’être plus fort que jamais et d’autrui une façon de diminuer et de rabaisser l’autre pour se donner trop d’importance ; ce comportement orné d’invectives sert à écraser le partenaire devenu ’adversaire.

C’est plus facile  surtout avec les moyens de la nouvelle T.I.C( technologie de l’information et de la communication) qui sauvegarde dans une certaine mesure l’anonymat ou sous un faux profil ,elle booste plus  la force de l’incognito et par delà tout est permis  de dire des saletés  verbales ou écrites par un esprit qui ne sait pas penser  sachant que sur le web les insultes sont vraiment blessantes.

De telles attitudes sont blâmables et indignes qu’il faudrait éviter par tout moyen ou la patience est règle et la prudence est reine.

C’est un nouveau phénomène qu’il faut gérer  en tant que nouveau signe de notre temps ou les jeunes et parfois même des adultes se livrent à ce jeu de défoulement de mauvaises paroles ;  déverser  la méchanceté et la haine sur le web    et le temps passe par le dépérissement de toute réflexion positive sage et humaine un désœuvrement de leur vacuité. 

L’injure sert souvent à impressionner les autres, à s’imposer mais elle n’est qu’une marque bien déposée de faiblesse : l’insulte qui vise à nier les autres se retourne contre celui qui la prononce..

BENALLAL MOHAMED ECRIVAIN


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2 Commentaires sur cet article

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  • ABDOU
    5 septembre 2018 at 22 h 46 min - Reply

    L’injure est le propre du lâche, vociférer derriere le dos d’une personne generalement c’est pour la decredibilisé, la desolvabilisé à l’egard de son entourage, mais quand le calomnieur se trouve en face du calimnié, c’est toutes l’art de l’hypocresie qui se met en marche, sourrir, ça va, labesse, kifak, unechorbo lkawa, si tu as besoin je suis là…
    Cette bassesse de l’âme et du essentiellement par le niveau d’abrutissement qu’à atteont la populasse, ce plongeon est un programme mis en oeuvre par les tenants de l’executif, (pour mieux comprendre 1984 d’orwell)
    Ils ont un super labo gratos à ciel ouvert, avec les suceptibles, les vaniteux, les orgueuilleux, les envieux, mythomanes, schyzo, debiles, vrais fou, que possede notre société, tout ça en libre circulation, normal que cette violence agisse partout




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  • Ahmed Nouni
    6 septembre 2018 at 12 h 34 min - Reply

    Certains ne se contentent pas seulement d’insulter les autres(même si les mots peuvent aussi faire autant de mal).
    Mais dès qu’ils ont un différend politique ou idéologique avec leurs semblables d’êtres humains ils n’hésiteront pas à les rabaisser,les emprisonner,les exhiber pour les excuter froidement.Qui dit mieux !?
    Alors dans ces conditions parler de respect et de fraternité entre les humains, »ce n’est pas demain la veille »!
    Comme dit l’adage : »la plus belle femme du monde ne peut donner que ce qu’elle a »!




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