Édition du
20 October 2018

Rester ou partir en France, le dilemme des médecins algériens

Confrontés au manque de moyens dans le secteur de la santé en Algérie, un nombre croissant de praticiens choisissent l’exil.

Des internes en médecine manifestent à Alger, le 30 janvier 2018, contre le service civil obligatoire, une période de un à quatre ans qu’ils doivent à l’Etat après leurs études.

Ils sont là sans qu’on n’y prête attention, maillon essentiel du système de soins français. Si une part croissante des médecins qui exercent en France avec un diplôme étranger sont roumains, les diplômés des universités algériennes les talonnent. Selon le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), ils étaient 4 404 au 1er janvier 2017 (+ 60 % en dix ans). Soit environ le quart des médecins nés à l’étranger exerçant en France. Si l’on y ajoute ceux qui, nés en Algérie, ont été diplômés en France, ce chiffre monte à 14 305 personnes.

Et encore, ces données ne concernent-elles que les praticiens inscrits au tableau de l’Ordre des médecins. Elles n’incluent pas ceux recrutés directement par les hôpitaux sous des statuts spécifiques. « Après l’instauration du numerus clausus dans les années 1970, on s’est retrouvé avec un manque chronique d’internes, d’où la volonté de fairevenir des médecins étrangers », rappelle Victoire Cottereau, qui a fait sa thèse sur la question des « médecins migrants ».

« Une forte disposition à l’expatriation »

De nouvelles législations ont permis leur venue mais sous des statuts précaires : faisant fonction d’interne (FFI) et praticien attaché associé (PAA). « Ils ne sont pas inscrits au Conseil de l’Ordre des médecins. Ils sont officiellement sous l’autorité d’un titulaire mais en réalité, assument la même charge de travail », souligne Victoire Cottereau.

Payés jusqu’à deux fois moins que leurs collègues français, contraints de patienter des années pour passer les concours qui leur permettront d’obtenir un statut plein, nombre de médecins algériens font pourtant le choix de venir en France, pour travailler et se former. Dans un entretien au quotidien algérien francophone El Watan en août, l’économiste de la santé Ahcène Zehnati soulignait « une forte disposition à l’expatriation » des médecins algériens. « Si on prend les médecins nés en Algérie exerçant en France, le taux d’émigration est de 23,35 %. » Des chiffres qui varient selon les statuts et les spécialités mais témoignent d’une tendance : l’Algérie a du mal à retenir ses médecins.

Lire aussi :   En Algérie, l’épidémie de choléra révèle la défiance envers le pouvoir

L’exode ne date pas d’hier. Le docteur Hacène (les prénoms ont été modifiés) est arrivé en France au début des années 2000. Diplômé en médecine générale et pédiatrie, il avait travaillé pendant quatre ans dans un hôpital algérien proche de la frontière tunisienne, afin « de voir autre chose que la capitale, Alger ». Raison de son départ à l’époque : progresser en pédiatrie, se spécialiser. Mission difficile dans une Algérie en pleine « décennie noire », où les professeurs en médecine partaient un à un.

A cela s’ajoutait aussi la rémunération. « En quatre ans de travail, impossible de mettre un sou de côté. Le salaire était ridicule, il nous maintenait à peine la tête hors de l’eau », rappelle le médecin, qui débarque un jour en France avec un visa d’études, recommandé par un professeur de région parisienne. Rapidement l’homme a compris que sa venue était « gagnant-gagnant » : payé moins cher, disponible pour les gardes, sa présence était aussi à l’avantage de l’hôpital.

Contestation croissante

Aujourd’hui encore, installé en Normandie, mais visiteur régulier de l’Algérie, il observe les problèmes matériels, le manque d’accès à l’information médicale et la contestation croissante parmi les jeunes médecins. « On ne peut pas envoyer des gens travailler sans matériel à plus de 1 000 km de chez eux, sans leur assurer un minimum de conditions de vie », pointe-t-il en contestant que c’est pourtant la réalité.

Le pédiatre fait référence au mouvement des médecins « résidents » algériens, l’équivalent des internes en France, qui a récemment secoué l’Algérie, incarnant le ras-le-bol du personnel de santé. A partir de novembre 2017, et pendant près de huit mois, plusieurs milliers d’entre eux (ils sont 15 000 au total) se sont mis en grève pour dénoncer leurs conditions de travail et demander l’abrogation du service civil obligatoire : une période de un à quatre ans qu’ils doivent à l’Etat après leurs études, et pour laquelle ils sont souvent envoyés dans des zones reculées.

Lire aussi :   Lutte contre le cancer : le bond en avant de l’Algérie

Les manifestants dénonçaient notamment des salaires extrêmement bas, l’absence de logements de fonction et des hôpitaux sans moyens ne leur permettant pas de remplir leur mission. Leur mouvement, parfois réprimé sans ménagement par les autorités, a été très dur, les grévistes allant jusqu’à ne plus assurer les gardes dans les hôpitaux.

Meriem, 37 ans, est, elle, arrivée dans l’Hexagone en 2015 après dix années comme généraliste, d’abord en cabinet puis dans un hôpital de périphérie près de Constantine. Elle n’a pas quitté l’Algérie pour des raisons professionnelles. « C’est quand j’ai commencé à travailler en France que j’ai pris conscience de la situation en Algérie, explique-t-elle. On n’a pas la moitié de ce dont on aurait besoin. Du coup, on prend mal en charge les patients. On le sait, mais on s’habitue. »

« L’offre de soins s’est beaucoup appauvrie »

Même réaliser une prise de sang ou une radio est problématique. « On s’appuyait uniquement sur l’examen clinique », se souvient-elle. Elle met en cause la médecine gratuite, entièrement financée par l’Etat qui n’y consacre plus les moyens nécessaires. « La situation dans les CHU est aussi catastrophique que dans les hôpitaux de périphérie, avec un vrai manque de moyens, un public agressif et un Etat qui ne soutient pas ses médecins », précise-t-elle.

Sara, urgentiste, avait 20 ans et deux années d’études derrière elle quand elle est arrivée en France, en 2000. Dans les statistiques, elle fait partie de ces médecins nés en Algérie mais qui ont suivi leur formation initiale en France. Il y a cinq ans, elle est retournée en Algérie dans le cadre d’un programme d’échanges : « On a trouvé des hôpitaux où les anesthésiques manquent pour soigner les plaies, où il est difficile de trouver un électrocardiogramme. Des services de réanimation où il n’y a qu’une machine à ventiler alors qu’il en faudrait une par patient. On a réchauffé des poches de sang en les mettant sous les aisselles ! Même l’hygiène est défaillante. Il y a eu une nette dégradation depuis les années 1980. »

Lire aussi :   Choléra en Algérie : à l’hôpital de Boufarik, « on a déclenché le plan Orsec »

La situation n’a en effet pas toujours été celle-ci. Dans les années 1980, rappelle Meriem à titre d’exemple, les greffes de rein étaient réalisées sans difficulté à l’hôpital public, « mais les anciens n’ont pas formé les jeunes. L’offre de soins s’est beaucoup appauvrie et c’est la population qui en souffre. Ceux qui ont les moyens vont dans le privé ou à l’étranger ». Du côté des médecins, la fuite des cerveaux se poursuit. « Beaucoup de mes amis, qu’ils soient médecins ou étudiants en médecine, voudraient partir », souligne Meriem, reconnaissant qu’elle-même aurait pu rentrer après quelques années : « Mais on se dit qu’ici au moins on peut être formé, et que le système de santé là-bas est dans un tel état qu’il faudrait des années pour voir une amélioration. »

______________________________________________________________________
https://daraj.com/

البقاء أو الهجرة إلى فرنسا: معضلةٌ تواجه الأطباء الجزائريّين

يختارُ عددٌ متزايدٌ من ممارسي المهن العامة طريقَ المنفى، في مواجهة المشاكلِ المتراكمة التي تَحُول دون أداءِ مهامِّهم في المستشفيات، من ظروفِ عملٍ قاسية ونقصٍ حادٍّ في الوسائل العلاجيّة والتشخيصيّة التي يُعاني منها القطاعُ الصحيّ في الجزائر.

يوجدون هنا بيننا، حتى دون أن يشعرَ بحضورِهم أحدٌ، ويشكّلون حلقةً رئيسيّةً في نظام الرعاية الصحيّة الفرنسيّ. وإذا كان الرومانيّون يستأثرون بنسبة متزايدة من حيث عدد الأطباء الذين يعملون في فرنسا بشهاداتٍ أجنبيّة، فإنّ خريجي الجامعات الجزائريّة يُزاحِمونهم عن قرب، حيث بلغ عدد الأطباء الجزائريّين 4,404، وفقاً للمجلس الوطنيّ لرابطة الأطباء ، اعتباراً من 1 كانون الثاني/يناير 2017 (بزيادة 60٪ في عشر سنوات)، أي أنّهم أصبحوا يشكّلون حوالي ربع الأطباء المولودين في الخارج الذين يمارسون العمل الطبّي في فرنسا، وإذا أضفنا إلى ذلك المولودين في الجزائر الذين تخرّجوا بشهادات في فرنسا، يرتفع هذا العدد إلى 14,305 أطبّاء.

وحتى هذه الإحصاءات غيرُ شاملة، لأنها تتعلّق فقط بالممارِسين المسجَّلين في قائمة رابطة الأطبّاء الرسميّة، ولا تشمل الأطبّاءَ المُعيَّنين مباشرَةً من قِبَل المستشفيات بمُوجب قوانين وعقود محلّيّة خاصّة. تذكُر فيكتوار كوترو، التي تمحورَت أطروحتُها حول موضوع “الأطبّاء المهاجرين” أنه “بعد إدخال معيار “العدد المغلق” في قبول المرشّحين لمتابعة الدراسات الطبّيّة في السبعينيات، واجهْنا حالةً من نقصٍ مزمنٍ في عدد الأطبّاء المتدرِّبين، مما حتم علينا التعويضَ عن ذلك من خلال جلب أطبّاء أجانب”.

“استعدادٌ قويّ يدفع نحو الاغتراب”

سمحت التشريعات الجديدة بمَجيئهم إلى فرنسا لكن في إطارِ أوضاعٍ هشّة، مِن قَبيل العمل بصفة متدرِّب  وطبيب ممارِس ملحق . وتشير فيكتوار كوترو إلى أنّ “عملَهم بصفتهم تلك لا يسمح لهم بالتسجيل في مجلس الرابطة الطبّيّة، ومِن ثمَّ يخضعون رسميّاً لسلطةِ الجهة التي عيَّنَتهم، في حين يتحمّلون عملِياً نفسَ عبءِ العمل الذي يتحمّله زملاؤهم المسجّلون”. فهم يتقاضَون أجوراً تصل إلى نصف أجور زملائهم الفرنسيّين، ويضطرّون إلى الانتظار لسنواتٍ من أجل إجراء المسابقات التي تسمح لهم بالحصول على وضعٍ كامل؛ ورغم ذلك كلِّه، اختار العديدُ من الأطبّاء الجزائريّين القدومَ إلى فرنسا للعمل والتدريب. في مقابلةٍ مع صحيفة “الوطن” اليوميّة الجزائريّة، الناطقة بالفرنسية، الصيف الماضي، أكّد الخبيرُ الاقتصاديّ في مجال الصحّة حسن زناتي “وجودَ استعدادٍ قويٍّ للاغتراب” بين الأطبّاء الجزائريّين. و”إذا أخذنا في الحسبان الأطبّاءَ المولودين في الجزائر والعاملين في فرنسا، فإنّ معدَّلَ الهجرة يصل إلى 23.35٪”، هذه الأرقام تختلف بحسب وضعيّة الأطبّاء والتخصّصات التي يُمارِسونها، لكنها مع ذلك تعكس هذا الاتجاه: الجزائر تواجه صعوبةً في الحفاظ على أطبّائها.

هجرة الأطباء ليست جديدة. لقد وصل الدكتور حسن (تم تغيير الأسماء) إلى فرنسا في أوائل العقد الأول من القرن الحادي والعشرين. بعد تخرُّجه من الجامعة وحصوله على شهادة دكتور في الطبّ العام وطبّ الأطفال، اشتغل لمدّةِ أربع سنواتٍ في مستشفًى جزائريٍّ بالقرب من الحدود التونسيّة، “لرؤية شيءٍ آخر يختلف عن الجزائر العاصمة” على حدّ تعبيره. وكان سببُ رحيله في ذلك الوقت هو الرغبة في تعزيز تعليمه في طبّ الأطفال والتخصص، وهي مهمّةٌ صعبةٌ جدّاً في الجزائر، خاصّة في ظلّ الاضطرابات التي شهدَتها الجزائرُ فيما يعرف بـ”العشريّة السوداء”، عندما كان أساتذةُ الطبّ يغادرون البلدَ تِلوَ الآخر.

يضاف إلى ذلك مسألة المرتّبات. يقول طبيبٌ آخَر، وصلَ إلى فرنسا ذاتَ يومٍ بتأشيرةٍ دراسيّة و توصيةٍ من أحد أستاذ الطبّ من منطقة باريس، “خلال أربع سنواتٍ من العمل، يستحيل عليك توفير قرش واحد. كان الراتب سخيفاً، بالكاد يسدُّ رمقَنا”. وبسرعةٍ، أدرك الرجلُ أنّ وصولَه كان “مكسباً للجانبَين”، يتقاضى راتباً أرخَص مقارنةً بزملائه الفرنسيّين، ويظلّ متاحاً للحراسة في العُطَل، وكان وجودُه أيضاً في صالح المستشفى.

احتجاجات مُتزايدة

ولا يزال حتّى يومِنا هذا، بعد استقرارِه في منطقة نورماندي، مع زيارته المُنتظِمة للجزائر، يتابع باهتمامٍ المشاكلَ الماديّة في القطاع، مِن قَبيل عدم تمكُّن الوصول إلى المعلومات الطبّيّة اللازمة والاحتجاج المُتزايد بين الأطبّاء الشباب. يخبرنا أنه “لا يمكن إرسال أطبّاء للعمل بدون معدّات إلى مناطق نائية على بُعد أكثر من 1000 كم من محلّ إقامتهم، دون ضمان الحدِّ الأدنى من الظروف المعيشيّة”، مؤكِّداً أنَّ هذا هو الواقع الذي يعيشه الأطبّاء والقطاع الصحيّ عموماً، في إشارةٍ إلى حراك الأطبّاء الجزائريّين “المُقِيمين” (ما يقابل المتدرِّبين في فرنسا)، الذين أحدَثوا مؤخّراً هزّةً كبيرةً في الجزائر، مُعبِّرين عن ضيقِ ونفادِ صبر العاملين في قطاع الصحّة. فقد دخَل عدة آلاف منهم (15,000 في المجموع) في إضرابٍ، ابتداء من نوفمبر/تشرين الثاني 2017 -وطيلة حوالي ثمانية أشهر- للتنديد بظروفِ عملِهم القاسية والمطالَبة بإلغاء الخدمة المدنيّة الإجباريّة، وهي فترة من سنة إلى أربع سنوات يَدينون بها للدولة بعد انتهاء دراستِهم، والتي يتمُّ خلالَها في أغلب الأحيان تَعيينُهم في المناطق النائية.

أكّد الخبيرُ الاقتصاديّ في مجال الصحّة حسن زناتي “وجودَ استعدادٍ قويٍّ للاغتراب” بين الأطبّاء الجزائريّين. و”إذا أخذنا في الحسبان الأطبّاءَ المولودين في الجزائر والعاملين في فرنسا، فإنّ معدَّلَ الهجرة يصل إلى 23.35٪”

وقد عبَّر المتظاهرون بشكلٍ خاصّ، عن سخَطهم من الأوضاع المُزرية، من أجورٍ منخفضة جدّاً وغيابِ المَساكِن الوظيفيّة والعمل في المستشفيات من دون وسائل تسمَح لهم بأداء مهامِّهم العلاجيّة، لكن تعرَّض حراكُهم الاحتجاجيّ لحملةٍ قمعيّة، بلغَت أحياناً ذروةَ القَسوة على يدِ أجهزةِ الأمن؛ وكان لِحراك الأطبّاء المقيمين آثاراً بالغة على سَيرِ أعمال المستشفيات، نظراً لقرار المُضرِبين تعليقَ حتّى نوباتِ الحراسة في المستشفيات.

وصلت مريم (37 عاماً) إلى فرنسا في عام 2015 بعد عملها عشرِ سنواتٍ كطبيبة عامّة، أولاً في عيادة خاصّة ثمّ في مستشفى خارج المناطق الحضَريّة، بالقرب من مدينة قُسنطينة، ولَم تغادِر الجزائرَ لأسبابٍ مهنيّة. وتشرح وضعَها قائلة “فقط عندما بدأتُ العملَ في فرنسا أدركتُ خطورةَ الوضعِ في الجزائر، لم يكن لدينا نصفُ ما نحتاجه للوفاءِ بمهامِّنا العلاجيّة، وبالتالي، كُنا نجدُ أنفسَنا غيرَ قادِرين على تقديم العناية المناسِبة للمَرضى. وضعٌ كُنا نُدرِكه، لكنّنا اعتَدنا عليه”.

“مستوى توفير الرعاية الصحية تضرر كثيراً”

أصبَحَ مجرّدُ أخْذِ عيّنة من الدم لتحليلِها، أو إجراءِ فحصٍ بسيطٍ بالأشّعة، عقبةً كأداء. و”نتيجة لذلك، كنا نعتمد فقط على الفحص السريريّ”، هكذا تتذكّر الدكتورة مريم، وهي تحمّل مسؤوليةَ هذا الوضع المتردّي لسياسة مجّانية الطبّ، المُموَّل بالكامل من الدولة التي لم تعُد الآن توفِّر الوسائلَ اللازمة. وتُلخّص الأمرَ قائلةً “الوضع في المستشفيات الجامعيّة كارثيّ، مثلما هو حال المستشفيات الجهويّة الأخرى، مع نقصٍ حقيقيٍّ في المَوارِد، وجمهورٍ عدوانيّ، ودولةٍ لا تدعم أطبّاءَها”.

كانت طبيبة الطوارئ سارة تبلغ من العمر 20 عاماً -بعد قضائها سنتين من الدراسة الطبّيّة- عندما وصلَت إلى فرنسا في عام 2000. إذا عُدنا إلى الإحصاءات، نجدها تدخل ضمن فئة الأطبّاء الذين وُلِدوا في الجزائر وتابَعوا تكوينَهم الأوْليَّ في فرنسا. قبل خمس سنوات، عادَت إلى الجزائر في إطار برنامج تبادُل. تقول “وَجدنا المستشفيات تفتقر إلى مُتخصّصين في التخدير لعلاج الجُروح، حيث يَصعُب حتّى العثور على أجهزة التخطيط الكهربيّ للقلب، ولا يوجد في مَصالح الإنعاش سوى جهازٍ واحد للتهوية، بينما يحتاج كلُّ مريض إلى جهازٍ خاصٍّ به. وقد قُمنا بتسخين بعض أكياس الدم عن طريق وضعها تحت الإبِطين! حتّى النظافة مُنعدِمة. هناك تدهورٌ واضحٌ منذ الثمانينيّات”.

تجدُر الإشارة إلى أنَّ الوضعَ لم يكن دائماً كذلك. تتذكّر مريم أنّه في الثمانينيّات، على سبيل المثال، أُجرِيت عملياتُ زرعِ الكلى دون صعوبةٍ في المستشفى العموميّ، “لكنّ قُدامَى الأطبّاء المتمرِّسين لم يدرِّبوا الأطباءَ الشباب. وقد تدهوَرَ كثيراً مستوى الرعاية الطبّيّة؛ والمواطنون هم مَن يعانون ويدفعون الثمن، أما المَيسورون منهم الذين لديهم القدرة الماليّة، فيَحصلون على العلاج في القطاع الخاصّ أو في الخارج”.

أما بالنسبة للأطبّاء، فيستمرُّ نزيف الأدمغة. تقول مريم، التي تعترف بأنّها كانت ربّما ستعود إلى الجزائر بعد عدّة سنوات “كثيرٌ من أصدقائي، سواء أكانوا أطبّاء أم طلّاب طبّ، يرغبون في الرحيل. لكنّنا نعتقد، أنّنا هنا في فرنسا على الأقل يُمكنُنا تكوينُ أنفسِنا وتحسينُ مهارتِنا، بينما نظام الرعاية الصحيّة هناك في الجزائر يعاني من التدهور بحيث يتطلّب سنواتٍ عديدة من العمل والإصلاح حتى نشهد احتماليّة تحسُّن مَلموس”.

 


Nombre de lectures : 2984
11 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • Assange
    28 septembre 2018 at 19 h 33 min - Reply

    sauve qui peut , le navire prends eau de toute part, personne n’ est a l’ abri




    5
    • yacine
      30 septembre 2018 at 23 h 12 min - Reply

      UN GOUVERNEMENT RESPONSABLE DEVRA ASSURER DE BON SERVICES AUX CITOYENS, AVEC DE BONS SALAIRES ET CONDITIONS DE TRAVAIL DE SES FONCTIONNAIRES, ET SURTOUT UNE JUSTICE ÉQUITABLE EN MILIEU DE TRAVAIL À TOUS LES NIVEAUX :

      – syndicats, éthique proffesionelles, justice indépendante, établir clairement les droits et devoirs des medecins et les droits et les recours des passions.
      ——————————————————————————-
      Autrement, il devra démissionner




      0
  • Abdellah Chebbah
    28 septembre 2018 at 20 h 46 min - Reply

    Il est malheureux de constater les faits véridiques relatés par cette journaliste du journal « le monde« mais elle ne soulève pas du tout la question de pourquoi cette abandon du système de santé Algérien et du pourquoi nos dirigeants se soignent-ils en France. J’aurai bien voulu que son article chute sur des questions et qu’elle aille un peu plus dans ses constat et se poser des questions sur un régime politique soutenu, conseillé et assujetti à la France. L’Algérie reste toujours une chasse gardée de la France. Comment pourrait-elle nous expliquer l’acquisition de comptes bancaires faramineux et de somptueuses résidences de nos dirigeants dans l’hexagone sans qu’un mot ne soit soulevé sur la provenance. Dans tous les pays du monde, on déclare la provenance de l’argent investi ou déposé dans des comptes étrangers. Le territoire Algérien est peut être indépendant mais le peuple est prisonnier de ces harkis, collaborateurs soumis à la France dont le rôle est de détruire l’Algérie de toutes ses substances humaines et matérielles. L’affaire Bajolet n’est pas un hasard.




    7
  • Dria
    28 septembre 2018 at 21 h 42 min - Reply

    الهربة فرض على كل من استطاع اليها سبيلا ، ان ارض الله
    ta vie واسعة احكم في دينك او عيش
    Partir vers de meilleurs cieux et pas fircement en france, Il faut se rendre à l’évidence qu’il n’y a rien à faire, ne compter que sur vos compétences et votre courage, comme en témoigne le mouvement de solidarité sans précédent durant votre grève…rester dans ces conditions c’est soit lutter soit devenir un Ouldlahbass ou Hazbliwa…soyez heureux qu’on vous a pas inculpé d’être derrière le choléra ou d’avoir envenimer les scorpions du sud…

    Pour ce qui décident rester, il faut qu’ils soient à pied d’œuvre, à défaut d’un formatage humain, il faut s’attendre à un formatage divin, notre remède ce sont les tremblements de terre. C’est bientôt le mois d’octobre…




    10
  • Ali
    29 septembre 2018 at 6 h 18 min - Reply

    L’Algerie « populaire » et « democratique » est un des rares pays qui ne « pousse pas » son peuple et ses jeunes etudiants à l’exil…
    Il les expulsent!!!




    11
  • kauto
    29 septembre 2018 at 6 h 36 min - Reply

    En Tunisie y a des cliniques qui font du travail et donne des bon soins comment. le problème en Algérie c’est cette égoïsme qui s’installe dans les cœurs des algériens. au lieu de se regrouper par discipline est créer des cabinets de groupe bien équipe entre médecin et riche pour l’intérêt de tous et l’honneur.les medecin save qu’on veut casser les hopitaux de l’etat et aeu avec les âmes charitables qui ramassent trop d’argent et ne savent meme pas quoi faire avec ( voila une sadaka jaria) construire, equipé, donner la chance à un jeune médecin de pratiqué en groupe. non on a des clinique privée pire que les hôpitaux de l’état.




    0
  • Mahindad
    29 septembre 2018 at 8 h 52 min - Reply

    Les hôpitaux publics sont devenus des mouroirs et les cliniques privées des banques de dépôts. L’égoïsme est au summum et aucune poche ne se déclare pleine. Les cabinets médicaux augmentent leurs tarifs sur un coup de tête et sans crier garde, vous arrivez vous vous faites ausculter généralement de manière banale en quelques minutes et vous passez à la caisse et là vous vous rendez compte que ce n’est plus le même tarif que la fois précédente on ne vous donne aucune explication et l’état laisse faire. Pour ce qui est des remboursements eux ne bougent pas d’ailleurs ils sont figés depuis la dernière guerre. Le peuple lui est là inerte, impassible anesthésié, Hagar ne sachant plus où aller. Allons allons la route du bonheur est celle vers le nord suivez l’aiguille de la boussole ne vous arrêtez sur pas même à la nage continuer Nord Nord toute…




    0
  • mohamed
    29 septembre 2018 at 13 h 24 min - Reply

    C’est clair, l’heure est à la révolte.

    Les médecins, tout comme les autres algériens doivent rester auprès du peuple et de leur

    patrie dans les moments difficiles à venir ne serait-ce que pour soigner et soulager

    d’éventuels blessés, ce qui sera inévitable.

    J »aurai aimé écrire autre chose, mais je dois me rendre à l’évidence. Les colontraîtres ne

    nous laissent aucune alternative que de nous libérer par la révolte pacifique et populaire

    si possible.

    En ces moments critiques, lâcheté et dérobade sous quel prétexte que se soit est une

    trahison.




    3
  • amisaid
    29 septembre 2018 at 18 h 49 min - Reply

    en Algérie la médecine dans le secteur privé est un commerce informel. les tarifs se pratiquent à la tete du client et sans facture et donc sans payer la fiscalité. l’etat doit fixer les vrais tarifs de consultation pour les dentistes, généralistes et pour les specialistes ( des tarifs doivent etre raisonables aussi bien pour les praticiens que pour les malades. aussi, pour les actes medicaux la reglementation doit exiger la delivrance d’une facture detaillées avec la TVA pour permettre au patient de rembourser une partie du cout de l’acte medical. il est evident que le medecin doit gagner de l’argent, l’etat doit faire rentrer la fiscalité à repartir sur les hopitaux pour un meilleur soin. un bon systeme de santé ne tombe pas du ciel




    2
    • Khalisaid
      1 octobre 2018 at 18 h 36 min - Reply

      Pendant ces moments de brouillard,surtout ne pas se tromper de cibles ou d’ennemis pour dérouter les naïfs.
      L’informel et le manque à gagner de fiscalité ne sont pas chez les »cabinards »,mais ailleurs,chez les importateurs de marchandises diverses par contenairs et vendues en vrac à souk el-hamiz,el-eulma,dubai bab-ezzouar et autres souks connus par tous les algériens!
      Les mêmes archi-miliardaires de l’import-import se soignent gracieusement dans des hôpitaux publics,certains pour de lourdes pathologies, sans débourser un seul sou de leurs poches.Est-ce normal cela!? Ne dit-on pas que la santé n’a pas de prix mais un coût!?
      Allez chercher ailleurs ces coûts et ces poches pleines si vous voulez parler de bonne gouvernance et partout afin d’essayer de réparer un système de santé complètement délabré,et qui reflète parfaitement l’image d’un système politique vieilli,dépassé par la gestion de toute société moderne.




      9
  • esm
    7 octobre 2018 at 10 h 41 min - Reply

    Vous aviez raison d’aborder ce sujet car c’est une véritable catastrophe! je suis allé une fois vers 9h le soir dans un hopital je ne dis pas où; ce que j’ai vu,je ne l’ai vu nul part ailleurs! a la salle d’urgence qui ne dépasse pas les 70mcarreé pour une population d(un million d’habitants, des femmes enceinte par terre dans les couloir, autres des vielles vieux malades atteint des diabète se couchant dans les couloirs la pagaille les agents de sécurité menace les malade, 2a trois médecine garde etc….ce n’est pas possible! est ce qu’on est un peuple de batard pour qu’on soient traiter comme ca???!.




    4
  • Congrès du Changement Démocratique