Édition du
20 October 2018

UN VENT NOUVEAU SOUFFLE SUR L’ALGÉRIE

 

Hachemi T.

Oct. 2018

L’impasse dans laquelle se trouve politiquement, économiquement et socialement notre pays, surtout en cette date du cinq octobre, envisage des changements imminents. L’approche des élections présidentielles dont la caste des dirigeants en place, qui maintient un cinquième mandat, se retrouve dans une situation de conflits et de fait accompli.

Doit-elle céder le pouvoir ou continuer son entêtement à se maintenir?

Cela fait plus de trente ans que les Algériens attendent des changements politiques. Rien de tout cela n’a été fait. Au contraire la situation ne fait que s’empirer au point où plus rien ne va. Tout est remis en cause. Aucune institution ne fonctionne correctement, même l’armée. L’actualité récente le prouve.

La voie de la fuite en avant n’est nullement une solution. Il faut que tôt ou tard cette problématique se règle. Ne savant pas quoi faire, notre Algérie est en train de nous glisser entre les mains. Les diversions qu’entretient le pouvoir pour calmer le peuple ne font qu’amplifier les problèmes. Le peuple est à bout. Il est temps d’en débattre.

Des initiatives un peu partout dans le pays et à l’étranger se profilent. Des débats, des conférences, des réunions, des manifestations commencent à s’organiser. Le peuple, la diaspora, les anciens ministres, les syndicats, les ligues des droits de l’homme, les journalistes, les anciennes figures politiques  veulent ouvrir des débats pour décider de ce qu’il faudrait faire pour sauver et préserver notre pays. Ce n’est pas les hommes et les femmes qui manquent. Si on arrive à réussir ailleurs pourquoi pas chez nous. Le temps des balivernes, du rire et des chansons  est révolu. Les marionnettistes et les clowns doivent arrêter leurs numéros. Ils ne font plus rires. La situation est plus que sérieuse.

A mon humble avis, tout ce beau monde doit se réunir sous un même thème. Il nous faut un slogan de départ. Pour éviter l’inévitable qui est la rue, une transition doit se faire. L’armée en sera garante. Il faut mettre en place une cellule de réflexion de personnes compétentes et honnêtes dans le domaine de l’économie et de la justice. Cette plateforme est le départ à tout. À partir de là, tout en découlera avec le temps. Il faut changer ce système de fonctionnement désuète basé sur l’incompétence, la médiocrité, le mensonge, la légitimité historique et les fausses constantes idéologiques que réclament tout un chacun. Mettant tout cela à la poubelle et donnant la chance aux nouvelles générations de s’exprimer et de choisir leur avenir dans lequel ils excelleront, ils en sont capables.  Préparons leurs une assise de départ basée sur leurs convictions, leurs motivations et le choix de société dans lequel ils veulent vivre. Arrêtons de leur imposer une vision qui n’est pas la leur.  Arrêtons de diriger un pays avec le patriarcalisme qui renvoie aux antipodes d’une histoire sans fin. Celle-ci est finie. Il faut réécrire une autre histoire.

                  On ne peut pas faire le bonheur de quelqu’un, malgré lui.


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10 Commentaires sur cet article

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  • Abdellah Chebbah
    8 octobre 2018 at 21 h 51 min - Reply

    Je remercie monsieur Hachemi pour cet article qui me semble être beaucoup plus um message d’espoir. Ce message est d’une extrême importance pour tous les Algériens de tout bord. C’est le seul salut qui nous sauvera. Il faut se concerter et se réunir en synergie sous un même objectif. Gare aux divisions et aux manipulations. Il n’y aurait pas meilleure slogan que: liberté, prospérité et justice.




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  • tarak
    8 octobre 2018 at 22 h 23 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Notre cher pays est pris en otage par un système totalitaire mafieux depuis 1962 donc c’est pas demain qu’il va s’en aller de lui même et laisser les richesses restantes au petit peuple que nous sommes. Autrement dit, la liberté s’arrache elle ne se donne pas. Sommes nous prêts à l’arracher, malheureusement non. Il n’y a pas d’opposition sérieuse sur la scène politique actuellement. La vraie opposition qu’on avait connue jusqu’à présent c’était celle du parti dissous le FIS comme ça été durant la colonisation pour le PPA. Le FIS a été taxé de parti terroriste et presque tout le monde a marché dans la combine comme le dit l’adage « si tu veut tuer ton chien tu l’accuses de la rage ».
    Le 5 octobre occulté cette année par la presse aux ordres était un bel exemple de la détermination de ce pouvoir à tuer tous ses opposants menaçant sa survie. A cette époque c.à.d le 05/10/1988 il n’y avait pas de terrorisme, mais le pouvoir pris de panique a utilisé des balles réelles pour tuer des gosses et quelles balles a utilisées Kaled Djezzar? des balles explosives!!! et pour comble il n’avait pas de balles en caoutchouc ?!?!, parce que ce système ne pense qu’à tuer ses ennemis et non les dissuader (les balles en caoutchouc ça ne fait pas partie de sa culture hégémonique).
    Tous les paramètres indiquent que le changement aura lieu lorsque la goutte fait déborder le vase.




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    • Alilou
      12 octobre 2018 at 1 h 21 min - Reply

      Le fis opposition….tu es un rigolo….

      Merci pour cet article … un peu d’espoire….




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  • mohamed
    9 octobre 2018 at 10 h 38 min - Reply

    Le nouveau vieux slogan de départ est  » système pourri dégage  » –




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  • Ali
    9 octobre 2018 at 12 h 49 min - Reply

    « L’armée en sera garante »….
    Ou on a rien compris, ou on fait semblant, ou on « joue » pour « eux »?????
    Leurs boulots depuis 57 est de nous diviser et ils y sont toujours arrivés.
    j’en ai une amere experience, celle de San Egidio…
    Durant la periode de la guerre civil, tout les jours nous ramassions des dizaines de cadavres, des femmes disparaissaient, des peres, des jeunes ete enlevés puis retrouvé torturés.
    Ensuite, nous nous sommes unis pour dire NON.
    Nos generaux militaires aidé de leurs tout puissants maitres français ont depensé des milliards puis ont mis en place des manipulations machiaveliques ou meme le diable n’y est jamais allé….
    pour que ça n’aboutissent pas..




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    • Samah N.
      9 octobre 2018 at 16 h 06 min - Reply

      Peut être parce que le slogan de cette réunion n’était pas le « LEF »(liberté,égalité,fraternité)de fafa,mais FLN,FFS,FIS,trois tendances nationalistes que fafa n’en veut plus entendre parler! Alors dans ces cas parler de l’entente entre Algériens de tout bord,ce n’est pas demain la veille,parce que les plaies ne sont pas encore cicatrisées et la génération qui va accomplir ce destin n’est pas encore née.




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  • Zitouni
    9 octobre 2018 at 14 h 00 min - Reply

    « L’ARMÈE EN SERA GARANTE »!
    POURQUOI « L’ARMÈE »?
    ET POURQUOI PAS UNE ASSEMBLÉE DE SAGE.




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    • Alilou
      12 octobre 2018 at 1 h 25 min - Reply

      Des sages ? Avez vous des noms….?
      Mouwatana bouge…y a t il des pour ????




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  • Ahmed Meftah
    9 octobre 2018 at 15 h 39 min - Reply

    Qui c’est qui parle?!
    Peut-on résoudre la crise politique dans laquelle l’Algérie patauge depuis longtemps par des « écriteaux »,sans savoir qui est derrière?
    Non,il faut agir à visage découvert et c’est la moindre des choses si on veut prétendre à un changement politique réel dans le pays.Chose,apparemment,très obscure et trop risquée qui n’a pu être accomplie même par des ténors de la politique,certains ont laissé leurs peaux alors qu’ils étaient bien placés pour savoir beaucoup de choses-tout ça parce que les eaux sont troubles et la vision presque nulle-l’exemple du moment et ce président de « l’APN » qui dit-à propos de ceux qui voudraient sa démission-qu’il n’y comprend rien et « qu’il n’a pas de réponse pour l’instant »?!Alors que les « jeux »,politiques,sont déjà faits ailleurs!




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  • lyes Laribi
    9 octobre 2018 at 16 h 53 min - Reply

    Une armée garante, j’espère que c’est une plaisanterie. Voici quelques dates avec quelques chiffres où l’armée était garante.
    63, plus de 1000 morts certains parle de 3000 morts, d’anciens moujahidines que l’armée coloniale n’a pas réussi a éliminer au bout de 7 et demi de guerre.
    88, 500 jeunes assassinés pour avoir revendiqué une meilleure distribution des richesses.
    2001, plus de 100 morts où de jeunes Algériens avait revendiqué justice à Massinissa.
    92/2004, plus de 150.000 morts où cette armée a essayé de protéger sa République.
    Sans parler des exécutions et des disparitions dont cette armée est responsable depuis l’indépendance.
    Hacha NASS soulah lifiha, je ne crois que cette armée est prête à restituer le pouvoir d’une manière démocratique aux Algériens.




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