Édition du
13 December 2018

LE POUVOIR D’ACHAT S’INCLINE DEVANT LA FORCE DE L’INFLATION

« L’inflation, est un  impôt supplémentaire  pour les lambadas, une récompense et une aubaine pour les prédateurs et un bol d’air frais pour le système capitaliste sauvage »Benallal mohamed

            Le thermomètre de la mercuriale est intercepté  généralement par la société  pendant seulement le mois de ramadhan, mais comme cette année ; une drôle d’année un peu trop typique  ou tout le mois de ramadhan  avait coïncidé avec le début des grandes vacances  de l’été algérien suivit  de très prés par l’Aid al kebir ou le mouton faisait la une de tous les portefeuilles   pour  se terminer avec le début de la rentrée scolaire que de dépenses à faire face à un revenu de misérable. Toutes ces fêtes annoncées et vécues à grandes dépenses, elles ont fait vibrer à sec le portefeuille du lambda algérien.

 Vu du coté ou le courant d’air  prend effet, la croissance au lieu de rebondir pour faire face à une demande exponentielle  faite de nouveaux besoins utiles et d’emplois nécessaires. Un Dinar  méconnaissable, trop piétiné sur  la place « Port Said », le Dinar vient de  perdre ses supports de maintient de ses biceps que se soit  en production nationale de biens et de services ou bien en or cumulé pour mieux s’appuyer et donner la force au pouvoir d’achat des lambadas algériens.

« Le drame de la société-occulté par la prospérité des marbriers et la satisfaction des fleuristes-Quand on inhume un homme, c’est de devoir enterrer en même temps un pouvoir d’achat » P.Bouvard.

              Devant cette situation de vache maigre, la consommation des ménages se lancent vers la boustifaille ; l’unique segment économique, dans le but  ou le lambda algérien  fasse un effort de respirer à sa faim afin de garantir le minimum de sa santé quotidienne  c’est-à-dire pouvoir au moins marcher, regarder et écouter par pour comprendre mais pour parler car pour se loger, s’habiller, voyager, prendre des vacances se sont des actions que même le rêve du lambda algérien avait  proscrit. Les magasins   commencent à s’habituer à un comportement économique et social bien nouveau celui de la hantise du crédit non remboursable ils affichent « le crédit est mort »,  « la maison ne fait pas de crédit »……..

 Pourquoi l’état se permet à sa guise de contracter des crédits et pourquoi pas nous lambadas qui avons tant besoins pour au  moins avoir le lait, le pain, la patate, l’eau, l’électricité…. .Malheureusement je ne possède pas les dernières prévisions  pour voir et confirmer selon ma petite connaissance qui fait que   l’économie algérienne  est dans un cap de redressement ou  un cap échéant de marasme économique ou de dépression.

 Durant les années 70 les investissements étaient de l’ordre dépassant 45%  du PIB,  un taux de change stable, la croissance économique se situait au alentours de 7 et 10% les besoins étaient semblable au commun des mortels mais l’austérité pour tout le monde faisait que le bonheur était meilleur que celui d’aujourd’hui bien que la mesure d’appréciation est un peu délicate, l’école était à la hauteur des événements sans trop entrer dans les détails. .

Aujourd’hui l’investissement se fait dans le cadre du développement des infrastructures de base, le reste n’est que du commerce alimenté par la matière importée sauf pour  les « gazouz »( limonade) ou le taux d’intégration de la « gazouz »  ou seulement l’eau est à 100% algérien le reste provient d’ailleurs sans y faire le tour des produits made in chez nous.

Sur le  terrain la face réelle du lambda Algérien , devant de belles  vitrines bien achalandées, dans les superettes ou beaucoup de produits d’ailleurs, très peu d’ici, au niveau du marché les fruits et légumes , ce terrain nous met en lumière les acteurs de l’actualité  économique ou le prix n’a plus de valeur et les pièces d’argent qui circulent  sont celles des 200DA le reste en moins  valent pas l’endroit, ni le bien.

Une économie est dite  performante,  c’est lorsque les indices économiques  sont au vert, le agents économiques sont bien portants, une croissance économique positive, un emploi  en croissance, une productivité importante , une richesse nouvelle et un capital en  voie d’ accumulation positive  qui font booster la demande de consommation  et donc une amélioration nette du niveau de vie du lambda  par un pouvoir d’achat conséquent .

Les grèves au niveau économique ne font pas partie de nos us et coutumes saut qu’en 1988 lorsque le Président Chadli demandait au peuple de  s’opposer à la consommation de la viande devant la hausse vertigineuse de ce dernier. Autrement, une grève sous entendue de non consommation se fait par la cherté de la vie( hausse des prix) et l’absence d’épargne d’un faible revenu sans prendre en considération ceux qui ne possèdent pas de revenus qui vont être reclasser dans la catégorie de la classe  des misérables.

 Le gaspillage est un premier facteur d’érosion du revenu, l énergie, l’eau et certains produits de premières nécessités soutenues par l’état…beaucoup de facteurs négatifs se sont accumulés pour pénaliser l’activité économique sans parler du manque de vision de croissance économique, sociale, culturelle, de stratégie de développement, de prospérité….

                      Du mauvais pour le pouvoir d’achat

 À partir d’octobre le déficit  de la caisse des retraites ne fait qu’augmenter, le manque de cotisations sociales par le vide de l’emploi et de l’informel  vont faire éclabousser la CNR .La baisse des prélèvements fera quand même des perdants au sens de la logique du terme.

 

Nous ne savons du tout pas jusqu’à ou,  le pouvoir d’achat des lambadas algérien devrait «chuter  un de ces jours » affichant une baisse de la recette  et de  la croissance. Sans aucune prévision  une baisse  conséquente, en raison d’une baisse  plus forte qu’escomptée des revenus financiers issue de  la chute du prix de pétrole.

Reste toutefois une inconnue de taille, celle de la part de ce surcroît d’argent disponible de la planche à billet qui va être réinjectée dans l’économie pour mieux noyer le petit lambda algérien qui ne sait pas nager dans cette mer économique trop agitée.

                        L’incertitude l’évolution de la consommation

En effet, le lien entre l’évolution du pouvoir d’achat et l’évolution de la consommation est loin d’être mathématique. Les ménages « lambdas » algériens ont ainsi  tendance à compenser la baisse de pouvoir d’achat  en épargnant un peu moins pour protéger leur consommation dans un premier temps mais l’inflation ravage l’épargne. Le mouvement inverse n’est  pas du tout  attendu. Hier on nous apprenait que le revenu est égal à la consommation +l’épargne aujourd’hui le revenu est égal seulement à la consommation.

Pour la fin de l’année, et avec beaucoup de précaution, je peux vous avancer que la consommation «  va encore chuter », mais dans une moindre proportion que le pouvoir d’achat.

 La prévision de la consommation reste difficile. Or, son poids sur l’économie nationale est primordial, les dépenses des ménages constituant  un taux important du PIB. À côté d’autres éléments d’incertitude sur le prix du pétrole alors que la production nationale  n’a plus de gros bras pour la soutenir.

 

BENALLAL M OHAMED ANCIEN CADRE


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4 Commentaires sur cet article

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  • Ali
    10 octobre 2018 at 19 h 19 min - Reply

    La planche à billets a emmené Hitler au pouvoir….




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  • klouzazna
    12 octobre 2018 at 9 h 43 min - Reply

    la gangrene qui ronge la finance du pays s’appelle les marches paralleles ou informels… c’est le principal aspirateur des sommes faramineuses de billets qui une fois sorties de la banque centrale … ne lui reviennent jamais … d’ou la necessite d’imprimer toujours plus de billets pour remplacer le manque de liquidite sur le terrain … et c’est connu plus on frappe une monnaie plus elle perd de la valeur …




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  • belakhdar
    13 octobre 2018 at 11 h 05 min - Reply

    si le clan de ouyahia demeure dans le gouvernement algérien après les présidentielles de 2019 , le peuple algérien subira la pire catastrophique économique avec les futures reformes qu’envisage ce clan de ouyahia avec les institutions financières comme le FMI .
    ce sera la pire misère qui va s’abattra sur le peuple algérien ( pire que toute les misères que le peuple algérien avait vécu durant les 130 ans de colonisation de l’Algérie par la France ) . La classe moyenne sera complètement anéantie , les algériens aux revenus modestes se verront leur pouvoir d’achat dégringoler jusqu’à frôler le plus bas niveau d’ou ils y seront réduits a l’esclavage pur et simple et meme avec leurs revenus modestes
    insuffisants ils y seront forces a chercher les restes de la nourriture dans les poubelles pour calmer leur faim . Le peuple algérien et toute les classes défavorisées du peuple algérien seront victimes de la famine des maladies et de tous les fléaux mortels suite a ces reformes économiques de Ouyahia . C’est l’enfer qu’attendra le peuple algérien
    des futures reformes économiques du clan de Ouyahia . Le dinar connaîtra des nouvelles dévaluations terrifiantes jusqu’à atteindre le niveau de la monnaie Zaïroise ou il faudra 10000 DA pour acheter un Kilo de poissons . les entreprises publiques qui demeurent encore debout telles que SONATRACH et AIR Algerie seront privatisées et des milliers de travailleurs seront licenciées , meme les retraites des algériens seront également menacées , ce qui attendra les algériens de ces reformes sera le pire terrorisme économique qui frappera les algériens . Toute ces reformes profiteront a ALI Haddad et le clan de ouyahia pour grossir leur fortunes




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  • klouzazna
    15 octobre 2018 at 5 h 26 min - Reply

    a l’oppose du marche reglemente ou se pratique du commerce legal, le marche parallele est base sur la speculation… une simple rumeur lancee par deux ou trois revendeurs a fait monte le prix d’un vehicule de 70-80 millions a 200 millions sans aucune raison valablr.. qui quelques jours plus tard est tombe a 120 miillions … toujours sans raison … cette situation est ainsi generalisable a tous les secteurs … prix des fruits et legumes… prix des logements qui ont atteint des prix impraticables meme dans les pays avances (parfois 150000 eutos pour un appartement mediocre ).. etc… ce sont les speculateurs de ses marches paralleles qui sont le cancer de leur societe… rappelons juste que le dieu a autorise le comnerce et a interdit le ribaa (speculation) selon l’islam… le cancer du pays sont les speculateurs des marches paralleles …




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