Édition du
21 November 2018

La grève des enseignants à l’université d’Alger 1

 

 

Le ras-le-bol est l’expression sur toutes les langues à la fac centrale. C’est un cumul depuis bien longtemps.

Le département de maths-informatique est paralysé depuis la rentrée universitaire et pour cause, les enseignants sont en grève. Pour exprimer leur colère et leur désarroi, les étudiants protestent et se mobilisent devant le rectorat quotidiennement, ils scandent : absence d’administration, démission des responsables, l’étudiant en colère, l’étudiant veut étudier…

De quoi de plus légitime que de réclamer le début des cours, les étudiants ne sont pas un « ghachi », mais des citoyens conscients de l’anarchie dans l’université et de l’échec de ce règne depuis leur admission dans cette université. Ils regrettent de n’être  pas inscrits à l’université de Bab-ezzaour.

Ils ont compris  que « the time is the money » chaque jour qui passe sans cours est un gâchis.

Malheureusement, ces étudiants ont été violentés et agressés par les agents de sécurité de cette université lors de leur mobilisation. Un geste révoltant et indigne au sein du campus universitaire, les étudiants ont filmé l’incident et l’ont publié sur les réseaux sociaux notamment sur facebook.

Quant aux enseignants en grève, leurs revendications sont également légitimes, comment travailler  dans des salles et des amphis délabrés,  l’inexistence des moyens pédagogiques et ce qui aggrave cette situation c’est la sourde oreille des responsables aux doléances répétées des enseignants.

Face à ces révoltes et à ces indignations des enseignants puis des étudiants qui sont compréhensibles et légitimes, où se situe alors l’illégitimité si ce n’est que dans le mépris et l’irresponsabilité des responsables de l’université.

On aboutit néanmoins à quelques  compromis des responsables :

Installation du système de sonorisation et des data shows, installation des tableaux conformes, prise en charge de l’étanchéité, réhabilitation des bureaux des enseignants

Plus quelques promesses, Bravo à la première performance de nos responsables !

On se demande si c’est le nouveau mode de gestion et de gérance en Algérie, paralyser pour se faire «  déparalyser. »

Où passe le budget de l’université ? Assurer un environnement digne d’universitaires et fournir les moyens  pédagogiques adéquats est le minimum dans une université.

Rajoutant à cela un retard inédit de virement des salaires.

Par ailleurs, nous exigeons  la nécessité de mettre fin au favoritisme et d’instaurer un climat de stabilité et de respect mutuel. En s’adressant au président de l’université, nous l’invitons à procéder à la vérification de l’authenticité des diplômes délivrés par l’UFC de ses employés et qui leur ont permis d’occuper des postes qui ne correspondent pas à leurs niveaux réels, toutes ces infractions engendrent d’autres infractions de leurs parts, nous sommes dans un cercle vicieux de délits. Actuellement, nous arrivons à une situation de statu quo. Notre voulons que notre université soit réhabilitée dans sa crédibilité, sa stabilité et sa notoriété.

Y-a-t-il une âme consciencieuse et noble pour sauver notre université ?

Un comité des enseignants de l’université d’Alger1.

Un collectif d’enseignants en détresse


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10 Commentaires sur cet article

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  • Salah-Eddine SIDHOUM
    14 octobre 2018 at 20 h 16 min - Reply

    Cet article décrivant le marasme de notre malheureuse université aurait eu du poids si les auteurs n’avaient pas agi sous couvert de l’anonymat. Il est désolant de voir des enseignants universitaires craindre des voyoucrates. De notre temps on nous avait appris à défendre El Mebda (le principe) avant la khobza !




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  • mohamed
    14 octobre 2018 at 20 h 38 min - Reply

    exacr M.Sidhoum sauf que ces enseignants sont des pères et des mères de familles face à des responsables sans foi et sans loi.




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    • Salah-Eddine Sidhoum
      14 octobre 2018 at 21 h 14 min - Reply

      Nous sommes tous des pères de famille,mon cher compatriote. Mais quand notre patrie et notre peuple sont en danger, il faut savoir prendre ses responsabilités et c’est ce que nous avons fait hier et que nous ferons demain. En aucun cas la khobza ne passera avant el mebda.
      Amicalement




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  • fares
    14 octobre 2018 at 20 h 52 min - Reply

    les competents ont fui cette université il reste les larbins sans dignité qui sèment l »injustice et la terreur
    je propose que l’on place une cellule d’ethique à l’université, une veilleuse qui regule le relationnel, les responsables doivent savoir qu’ils sont en observation en mettant une personnalité incorruptible quant au syndicat , trop tard il est acheteé




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  • Hamou
    14 octobre 2018 at 23 h 09 min - Reply

    Plutôt les nonmmer « université en sciences molles »




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  • Boubaker-Khaled Sadallah
    15 octobre 2018 at 15 h 48 min - Reply

    Une opinion très personnelle vue la conception de la grève chez les Algériens enseignants, étudiants, travailleurs…) qui consiste à rester chez soi jusqu’à la reprise des activités : Je suis arrivé à la conclusion que la grève est à bannir dans le milieu universitaire en attendant une meilleure prise de conscience. Il y a en effet une multitude de formes de contestation autre que la grève!
    Par ailleurs, je ne vois aucune raison valable pour refuser depuis le mois de juin de délibérer pour que les étudiants sachent à quoi s’en tenir quant à leurs études. L’ensemble de ces étudiants ont été tout simplement pris en otages pendant près de 4 mois par les enseignants contestataires! C’est un comportement inacceptable de la part des enseignants (théoriquement plus lucides que les plus jeunes) quelle que soit la raison de leur colère.
    Ceci dit, je n’ai rien à dire sur les revendications des enseignants, bien au contraire, à ma connaissance elles sont toutes légitimes.




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  • Benzerga Mohamed
    15 octobre 2018 at 16 h 21 min - Reply

    Tout sera bloquer jusqu’à nouvelle ordre; c’est-à dire jusqu’à l’élection d’un nouveau fakhamatouh.




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  • malik
    15 octobre 2018 at 18 h 32 min - Reply

    HADJAR A RUINE L UNIVERSITE MAIS IL EST MAINTENU JUSTE POUR L ACHEVER. IL NE VA PAS DEFENDRE DES BACHELIERS VOYONS !!! IL VA LUTTER CONTRE LUI-MEME ET SES DOUCTSOURS . ILS LUI ONT MEME OFFERT DES HADJS A LA MECQUE DES LOGEMENTS POUR SES REJETONS DES DEVISES ET DES BIENS CHEZ FAFA POUR QU IL FASSE BIEN SON TRAVAIL….




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  • Larbi.d
    15 octobre 2018 at 18 h 36 min - Reply

    A M.Boubaker, je suis enseignant je dois dire que les etudiants sont nos efants d’ailleurs ils avouent eux mêmes etudier dans des conditions deplorables ils ramènent leusr propres, PC alors que c l’administration qui devrait fournir ca etc
    on est pas ecoutés, c une vraie dictature, pas de communication avec les responsables. c le seul recours pourles tyrans. on espère un repondant à nos revendications pour reprendre nos activites et que la tutelle fasse du nettoyage dans une université infectée par l » injustice et la mauvaise gestion




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  • Un parent et c’est tout
    15 octobre 2018 at 21 h 35 min - Reply

    Je suis parent d’étudiant à la fac centrale et je l’encourage à faire grève jusqu’à ce que les les dirigeants du secteur, à tout les niveaux, prennent leurs responsabilités.
    Je soutien les enseignants dont les revendications so t légitimes et indiscutables.
    je soutien les étudiants dont l’avenir risque d’être hypothéqué par l’incapacité du ministre a prendre ses responsabilités.
    Je soutien les étudiants licenciés dans leur droit à s’inscrire en Master du moment que le diplôme de licence n’ouvre droit à aucune reconnaissance dans l fonction publique.

    l’échec de l’université algérienne est le résultat d’un pouvoir incompétent caractérisé par la dilapidation des biens, la corruption à tous les niveau et le clietelisme à tous bout de champs.

    Les enseignants et les étudiants ne sont en aucun cas responsables de ce désastre. Je les encourage à résister à ce complot destiné à casser l’université algérienne. Tenez bon. Mieu vos perdre une année de scolarité que l’avenir de toute les générations de jeunes qui aspire à réussir et à construire leur pays.




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  • Congrès du Changement Démocratique