Édition du
21 November 2018

Pour une loi sur le bannissement politique des partisans du régime algérien et du Hezbollah

 

’Le peuple donne sa faveur, jamais sa confiance ‘’Rivarol

 

En prévision du renouvellement de la moitié du ‘’Conseil de la nation’’ et de l’élection présidentielle de 2019, chaque parti politique s’engage  pour la construction d’un front populaire solide devant renforcer l’unité nationale, en vue de relever les défis auxquels fait face l’Algérie. Cependant, plusieurs questions méritent d’être soulevées.

Comment le peuple peut-il dans le cadre politique actuel, produire ses propres réponses et mettre en œuvre  sa volonté ? Comment créer  les conditions politiques les plus favorables pour construire une nouvelle république ? Comment réhabiliter la fonction de l’Etat ? Quel avenir politique pour le pays ? Comment incarner la volonté du changement dans les faits ? Quelle stratégie politique pour étendre l’adhésion des citoyens aux élections ?

Le principal défi à relever pour les partis politiques d’opposition est de résorber l’abstention et le vote blanc, tout en œuvrant au renouvellement de la classe politique, appelée à tenir  un débat sur le chantier constitutionnel. Or, force est de reconnaitre, qu’en dépit des critiques et des propositions formulées par des partis politiques d’opposition, ces derniers n’ont pas réussi à adopter une approche unifiée pour consacrer le principe de l’alternance.

Face à l’impasse politique qui perdure dans le pays,  proposer une  loi relative au bannissement politique des membres du régime algérien permettra  d’introduire un nouvel ancrage juridique. Dans le cadre de la préparation d’une éventuelle transition démocratique,  le programme politique de l’opposition unifiée devra mettre en exergue l’intérêt  de proposer une loi sur l’exclusion  des partisans du régime de la scène politique, afin de relancer la mobilisation électorale.

Cette loi assoit le principe d’équité orienté par une transition démocratique consolidée et incitera les citoyens à participer  à la gestion des affaires publiques. L’exclusion politique des hauts responsables et de toutes les personnalités qui ont occupé une fonction politique, au sein des  instances de l’Etat durant la période de transition (1992-1997) , permettra de réduire l’ampleur de signes telles la trahison politique : phénomène aux conséquences multiples qui ne cesse de décrédibiliser la démarche d’une partie de l’opposition, car l’impact d’un candidat à une élection (locale, législative, présidentielle)  reste tributaire de son parcours politique. En outre, cette loi vise à empêcher les membres du régime de mener des activités  administratives et politiques et de détenir des  postes à responsabilités dans les ministères. De mon point de vue, suggérer la constitutionnalisation de la loi sur le bannissement politique des membres du régime algérien est le marqueur fondamental qui dominera la scène politique.

A cet effet, la classe politique d’opposition doit réitérer son engagement en faveur d’une réinvention de la politique. De plus, les intérêts politiciens de certains partis politiques d’opposition entravent le règlement de la question relative à la démocratie : la piètre qualité des travaux de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) en est le témoignage.

Dans le même sillage, l’adhésion d’une partie du peuple algérien  aux thèses du Hezbollah expose l’Algérie à des menaces sécuritaires qui s’accumulent. Les pseudos analystes politiques et les militants algériens scandant des slogans de solidarité avec le régime tyrannique  d’Al Assad et l’organisation terroriste Hezbollah, portent  atteinte aux symboles de la révolution  démocratique syrienne.  Depuis son déclenchement en 2011, la révolution syrienne représente une référence sur le plan culturel arabe et  une source d’inspiration intarissable pour une partie du peuple algérien. Dans le même ordre d’idées, la meilleure réponse à donner à ceux qui entretiennent des relations avec les médias pro-Hassan Nassrallah est l’exclusion du champ politique algérien.  Le soutien aux révolutionnaires syriens est dans l’intérêt des opposants  au régime algérien : une partie de l’avenir du régime politique  algérien se joue en Syrie et le maintien du régime algérien dans l’axe irano-syrien hypothèque la stabilité du pays.

Ainsi, la dynamique de mutation que connait le pays et les enjeux y découlant ne peuvent être surmontés, qu’à travers la participation de tous les citoyens dans un projet politique innovant. La crise politique qui paralyse la nation est une occasion pour débattre de ce sujet, afin de bâtir l’avenir du pays sur la promotion d’un système démocratique. La route est longue et divers écueils constituent une chaine pour l’opposition, qui est appelée  à forger un nouveau concept de la démocratie.

Benteboula Mohamed-Salah .Géographe

Auteur du livre ‘’La diplomatie algérienne à deux têtes ‘’ Editions Amazon

beyusek@hotmail.fr


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8 Commentaires sur cet article

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  • Assange
    15 octobre 2018 at 19 h 24 min - Reply

    inventer un concept? encore et toujours des mots sophistiqués , la vérité est ailleurs,la realité aussi, cessez de philosopher , de faire dans dans l’ utopie.Le mal algerien tel un cancer qui a envahit et metastasé au plus profond toute la société est incommensurable .Les steriles envolées lyrique ,ça ne marche plus




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  • mohamed
    15 octobre 2018 at 20 h 23 min - Reply

    Je ne vois pas le rapport entre les problèmes algéro-algériens depuis 1962 et le Hezbollah.




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  • Amar
    15 octobre 2018 at 22 h 12 min - Reply

    Cher Monsieur geographe,le régime contrôle là rédaction des lois et leur passation en algerie.Il serait absurde de sa part de se bannir lui même!.
    Mais ce qui alerte la conscience,ce sont vos propos belliqueux et complètement dénudés de vérités et de réalité envers la Syrie et le Hezbolah.Étouffer les raisons pour lesquelles la Syrie est confronté ces 8 dernières années à sa destruction n’est certainement pas honnête.
    Apprenez monsieur le geographe,auteur,que la re colonisation des pays arabes par les maîtres d’antan ne s’est jamais éteinte.Agrandir Israël,entité coloniale est toujours leur priorité dans la région.
    Pour cela,les « maîtres de l’univers « n’ont jamais cessé de planifier à notre détriment.Par exemple :
    _Aux débuts des années 70,la doctrine Kessingerienne prévoyait l’élimination de l’orientation Nasserienne et son remplacement par l’islamisme sous la direction de l’Arabie saoudite.Le nationalisme arabe constituait un blocage pour les rapaces imperialo-capitalistes et sionistes. Les disparitions de NASSER,BOUMEDIENE,SADAM,Ele GADAFFI,ont permis la reprise en main de leurs pays par les imperialistes.
    Ne restait debout et indépendante que la Syrie.Il fallait l’abattre.
    _Le plan ODED YINON,1982 traçait la balkanisation des pays limitrophes d’Israël et leur remplacement par des entités petites et faibles,prenant leurs ordres de Tel aviv.
    _Générale Wesley Clark,ex chef suprême de l’OTAN,rapporte une semaine après le 11 septembre 2001,avoir reçu un rapport secret du pentagone où il était mentionné la destruction de 7 pays en 5 ans:IRAQ,SYRIE,LIBAN,LIBYE,SOUDAN,YÉMEN,IRAN.
    _Roland Dumas,ex ministre français des affaires étrangères à declare que les Anglais preparaient la guerre en Syrie 2 ans avant 2011.
    Les points ci dessus montrent qu’il y avait complot bien préparé contre la Syrie et que les démonstrations que vous citez ne sont fumée dans les yeux.Une fois la Syrie conquise,c’était le tour du HEZBOLAH et la subjugation du LIBAN,avec le vol de son eau et encore d’autres SABRA et CHATILLA!.
    Monsieur l’auteur et géographe,un dictateur et sanguinaire comme BACHAR Al_ASSAD ne saurait survivre à son post de président,dirigeant une contre attaque sur tous les fronts contre l’invasion de son pays par des dizaines de milliers de terroristes vénus de tous les coins du monde,armes des meilleurs armes, soutenus par les plus grands médias écrits et visuels, finances par les petromonachies du golfe.Le nationalisme héroïque du peuple Syrien à fait fléchir le nouvel ordre mondial.
    Je n’aborderai même pas votre accusation du parti HEZBOLAH comme étant terroriste pour ne pas faire revivre les mémoires pas si lointaines ou dans un pays nommé l’algerie,ses enfants révolutionnaires étaient qualifiés du même.
    Je vous cite: »La meilleure réponse à donner à ceux qui entretiennent des relations avec les médias pro_Hezbolah est l’exclusion des champs politiques algériens ».WOW!
    Et vous osez dénigrer le régime qui nous humilie.Drôle de démocratie,la votre.




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  • ACHOUR
    16 octobre 2018 at 13 h 56 min - Reply

    J’arrive pas à traduire plutot à comprendre.
    le hezbollah machin truc bidule, qu’elle relation a t on avec eux????
    ils sont shiites et nous sommes sunnites, certes en effets, comme le hezbollah, le pouvoir algerien apporte depuis le debut un enorme soutien à assad dans la tuerie et le massacre de son peuple, (il a l’habitude, 92/2004).
    Il y a aussi des relations avec l’iran mais c’est plus sombres plus opaques….




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  • tarak
    17 octobre 2018 at 1 h 38 min - Reply

    Bonsoir à tous

    Israel ne permettra pas le départ de Bachar Assad car elle n’a jamais été inquiétée par Al Assad (père et fils). Quant à Hizbollah et l’Iran ils ont terni leur image aux yeux des peuples musulmans en s’immisçant dans le conflit syrien, mais les régimes despotiques arabes soutiennent le destructeur Bachar.




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    • said
      17 octobre 2018 at 11 h 43 min - Reply

      statut.

      Pourquoi 10 millions d’ israelien et 25 millions de juifs dans le monde dominent Et humilient , dans tous les domaines, 1 milliard 200 millions de musulmans? La reponse est toute basique les dirigeants israeliens respectent les choix de leur concitoyens , ils sont solidaires entre eux, ils ont un amour profond de leur nation et surtout les israeliens maitrisent parfaitement les technologies dans tous les domaines.Pourquoi ne ferions nous pas la meme chose?

      on sait pourquoi on est nul, a cause de nos dirigeants, a cause de l absence de democratie dans tous nos pays, nos dirigeants pensent d ‘abord a rester au pouvoir a beneficer de privileges et de fortunes, ça les arrange de nous distraire avec le probleme d’ israel




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  • Dria
    17 octobre 2018 at 6 h 03 min - Reply

    Géographiquement parlé ça sent le DRS, je préfère de loin un Iran autonomme qu’une Arabie Saoudite sois contrôle et je préfère de loin un HizbAllah operationelle que des armées arabes au placard…
    Disserter encore et encore les hommes sont sur le terrain, comme c’est le pour tout géographe .




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  • Rachid
    17 octobre 2018 at 12 h 18 min - Reply

    c’est faux, la majorité du peuple algérien ne soutient pas le régime dictatorial du sanguinaire bachar el assad ou les terroristes hizb allah soutenu par les ayatomollahs d’iran intégriste, un état pervers qui soutient le terrorisme dans le monde, comme il l’a fait en algérie pendant la décennie noire, après le rapport du DRS sur le comportement inadmissible de soutenir le terrorisme en Algérie, financièrement et militairement, Boudiaf a décidé de rompre les relations avec les ayatomollahs d’Iran, la secte des ayatomollahs sont très dangereux pour l’Algérie.




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  • Congrès du Changement Démocratique