Édition du
21 November 2018

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR LE MINISTRE DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE,

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique – Université d’Alger 2

Unité de Recherches Neurosciences cognitives-Orthophonie-Phoniatrie

Arrêté Ministériel n° 253 du 10 avril 2013 – www.urnop-alger2.com

La Directrice : Pr N. ZELLAL

Alger le…09/11/2018….

 

LETTRE OUVERTE À MONSIEUR LE MINISTRE

DE L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE,

 

Objet : Impact de l’exclusion des membres du CFD, de l’étude des dossiers de candidature au Doctorat « Orthophonie-Neurosciences cognitives et E-Therapy (NCET) », sur le Modèle des Fondements théoriques de son programme, de ses conditions d’accès et de ses objectifs.

 

Monsieur le Ministre,

 

N’ayant reçu aucune suite à nos requêtes précédentes (déposées avant et après le concours doctoral du 20 octobre 2018 avec accusés tant au niveau du Ministère qu’au niveau de l’Université d’Alger 2) et s’agissant de l’intérêt, non seulement général mais aussi purement scientifique, nous sommes contraints de nous adresser directement à votre haute instance de premier Responsable de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, par cette seule voie qui nous reste, sollicitant votre arbitrage objectif, pour une solution, elle aussi, purement scientifique.

 

Cette fois, il s’agit du dommage causé au Modèle-Fondements scientifiques et théoriques, du Doctorat NCET (3ème promotion : 2018-2019).

En violation de la loi – Circulaire ministérielle n° 456 du 16/07/2018 -, en tant que membres du CFD et qu’Experts les plus qualifiés dans le domaine, nous n’avons été associés dans l’étude, ni des dossiers de candidature au Doctorat NCET ni des critères de candidature conformes au canevas de l’Offre régulièrement déposée le 19/05/2018 ni des recours introduits dans la plateforme suite à leur rejet unilatéral, par la Cheffe de Filière doctorale d’Orthophonie, désignée à ce poste sans qu’en soient vérifiées les compétences à même de lui permettre de le gérer.

 

Dans nos rapports déplorant le fait que cette procédure d’étude des candidatures au doctorat, a été menée à notre insu, nous avons remis à la hiérarchie, des captures d’écran prouvant que les auteurs de dossiers rejetés, ont, effectivement introduit des recours dans le site de la plateforme, contrairement à ce que prétend cette Cheffe de Filière (son courriel fautif, que voici repris : « On Thursday, October 11, 2018, 9:02:02 PM GMT+2, : Chers collegues, je vous informe qu’aucun recour n’a ete enregistre sur la plate forme. CFD d’Orth. », signant donc « CFD »… à la place des membres, qui en font officiellement partie.

Or, des recours estampillés de la mention « traitement en cours » existent bel et bien, dans la plateforme et la case « Réponse du CFD,  au recours » demeure bel et bien aussi, très gravement vide !

Et, ce sont, précisément les recours émanant de titulaires de masters linguistiques, qui ont été, sans notre avis, exclus.

 

OR, LES FONDEMENTS DE L’ORTHOPHONIE SONT LINGUISTIQUES !

 

À l’heure de la pluridisciplinarité, le rejet de candidatures ayant droit ès qualité, aura donc un impact négatif sur une formation, dans le domaine actuel en plein essor, les Neurosciences cognitives, innovation, progrès et secteur d’avant-garde, que l’Algérie mérite et que nous ne pouvons pas, pour des raisons justement  LINGUISTIQUES (!), importer…

Ainsi, ce sont les candidatures des linguistes, les plus habilités donc à réfléchir sur les troubles linguistiques, comme l’ont fait des linguistes comme des Jakobson et des David Cohen avant nous, qui n’ont pas été autorisés à passer le concours, ce qui rend tronquée, la liste des candidatures retenues !

 

L’Orthophonie développe avec succès sur le terrain, un Soin de Santé publique, dans le secteur de pathologies, dont les appellations même sont linguistiques ! Retards de langage, dysphasies, dysprosodies, aphasies, dyssyntaxie, dyslexies, dysorthographies, aphasie, jargon phonémique, dysphonies, agrammatisme, sachant que l’agrammatisme est le thème même, du doctorat de cette Cheffe de Filière, qui a exclu les tenants de masters linguistiques ! Comment donc l’ignorer alors que, dépassant les frontières,  l’érudition est immense à ce sujet? Ce que fait l’URNOP est à la hauteur de ce font des universités mondialement reconnues, comme celle de Stanford, classée 2ème au monde !

 

Par quoi l’Orthophonie se distingue-t-elle donc de la Psychologie ? N’est-ce donc pas, par son intégration du critère linguistique, dans l’observation du comportement humain ? Et à quoi est due, dans le monde entier, la distinction du métier et du Département de Psychologie de ceux d’Prthophonie, si ce n’est à ce critère linguistique ?

 

À l’heure où est prônée la notion de Qualité et de projets socio-économiques, la liste des candidats retenus pour le concours 2018 du Doctorat NCET, est donc une liste conceptuellement non pertinente aux objectifs de l’Offre, car il n’y aura pas de réflexions neurolinguistiques, dans les 03 thèses de ce Doctorat, de la promotion 2018-2019 ! L’URNOP raisonne en termes d’Objectifs et notre Objectif ce n’est pas de dire « nous avons un Doctorat »… Le Doctorat d’Orthophonie existe bien depuis les années 80 !

 

Sans compter que l’octroi d’un quota de 03 postes pour ce seul, élaboré dans la Norme, Doctorat d’Orthophonie du pays, pour une aussi importante Unité de recherches, pour un aussi dense potentiel encadrant pluridisciplinaire et pour un programme aussi riche de ses ateliers linguistiques, de ses séminaires en neurobiologie, de ses conventions de stage (en imagerie, en EEG, …), dans un secteur, qui manque aussi cruellement d’enseignants, est une erreur non moins grave !

Un Doctorat LMD porteur, qui existe depuis 02 ans (suite à son blocage arbitraire, durant 04 ans), est mis au même plan que la masse de doctorats, qui existent depuis 10 ans ! Il n’y a qu’à comparer, outre les programmes, le nombre total de postes accordés à l’échelle nationale, aux doctorats de psychologie, à celui accordé au doctorat d’Orthophonie.

Du social pour une science cognitive !

 

LE DOCTORAT D’ORTHOPHONIE EST FONDÉ PAR UN MODÈLE THÉORIQUE INDIVISIBLE, OÙ LA LINGUISTIQUE EST L’ÉLÉMENT NODAL !

 

Les recherches en Orthophonie, discipline traitant des pathologies du langage et des langues dont elles sont indissociables, constituent l’actualité en Sciences de l’Homme, LES NEUROSCIENCES COGNIVES, au pluriel et produisent une Offre doctorale habilitée depuis 2016, en tant que plurielle, qui n’a strictement rien à envier à celles du Canada, de Suisse ou de France ! L’Algérie devrait s’enorgueillir d’un tel programme publié en ligne dans le site de son Unité de rattachement, attirant les étrangers…

En Algérie, l’étudiant s’inscrit à un intitulé et non à un programme ! Or, toutes les Offres de programmes d’enseignement doivent être mises en ligne !

 

Faut-il donc rappeler que sans pluridisciplinarité, il n’y donc pas de progression du savoir scientifique cette année, où on n’a pas conscience qu’il s’agit d’une chute de la Qualité, infligée au pédagogique ; on n’a pas conscience qu’en supprimant la recherche du linguiste en pathologie du langage, il s’agit d’un retour conceptuel en arrière, d’une rétrogradation caractéristique vers le général de la mono-disciplinarité, alors que notre programme est une avancée vers le pointu !

Ceci porte donc directement atteinte à la moelle, à la cohérence et à la cohésion scientifiques du programme du Doctorat NCET, lesquelles fonctionnent depuis 03 ans, en harmonie, en termes pluridisciplinaires, selon un Modèle puisé d’une théorie unificatrice des Sciences de l’Homme, dans un même moule conceptuel, ce que d’autres n’ont pas fait !

Est-ce donc parce qu’on a du mal à admettre qu’en Algérie, un Fondateur soit un Algérien ?

 

Cette notion de Fondation n’apparaît-elle donc pas assez lorsqu’est expliqué que ce modèle théorique de notre Doctorat, est appelé à être grossi et approfondi, à l’infini ? Il intègre, en effet, dans une logique scientifique, les 12 sujets de thèses pluridisciplinaires, de la promotion D1 (Poster présenté lors de nos 1ères Doctoriales, 1er/2/12/2017), auxquelles se superposeront ensuite, les 06 sujets de la D2, lors de nos 2èmes Doctoriales (1er-2/12/2018, poster en cours d’élaboration) et ainsi de suite, pour toutes les promotions et les recherches à venir (hatta lellahd).

 

Un grand article en « vulgarise » pourtant l’enseignement (1) ; le revoici schématisé, pour que l’administrateur, qui en décide à notre place, le comprenne, afin de ne pas commettre de fautes :

Les LINGUISTES fournissent les concepts descriptifs et classificateurs des troubles du signifiant (variable purement linguistique), les PSYCHOLOGUES et les BIOLOGISTES, en fournissent l’explication et les thérapeutes, autrement dit les MÉDECINS (qu’on a exclus aussi !) et les ORTHOPHONISTES les soignent, en partant de leur explication (étiologie en médecine) !

 

Les biologistes, dont les tenants de masters, y compris ceux qui sont venus de grands Laboratoires de neurobiologie français, ont, eux aussi, été ôtés sans pitié, du concours des 02 ans passés, au point qu’ils ne se sont plus représentés cette année 2018 et ce, malgré les travaux pour les encadrer, de l’équipe des neurobiologistes du comportement, de l’USTHB au sein de l’URNOP et malgré ses séminaires de biologie du comportement, émaillant notre programme doctoral !

Les médecins, quant à eux, pour pouvoir poursuivre en neurosciences, ont été priés l’an passé, de demander l’équivalence… du master !

Pire, cette année, même le psychologue a été exclu d’un doctorat très … cognitiviste !

 

Or, notre programme doctoral n’est pas un copier-coller de modules épars, de la licence. Qui donc a PRATIQUÉ, FÉDÉRÉ et MODÉLISÉ le concept moderne de pluridisciplinarité en SHS et en Sciences de l’Homme ? La linguistique n’est-elle donc pas à l’orthophonie ce qu’est la biologie à la recherche médicale ? Qui donc les 02 bibliothécaires, qui créent actuellement la bibliothèque numérique de littérature grise, ont-elles cherché à l’Université d’Alger 2. Le Pr Zellal ou bien ceux qui font d’inouïes acrobaties pour la mettre à l’écart de ses Fondations ? Le site de l’URNOP avec sa revue aux 22 numéros accessibles gratuitement en ligne, n’est-il donc pas la seule bibliothèque internationale d’Orthophonie du pays ? Il suffit de se référer, dans notre site, aux multiples concepts linguistiques à l’origine de la création de la « Neurolinguistique » à même d’aligner l’Algérie sur le monde avancé, pour comprendre combien il était essentiel d’intégrer les candidatures des jeunes chercheurs linguistes à notre programme doctoral !

 

Ainsi, si les 02 premières promotions de doctorat (2016-2017 et 2017-2018), ont pu être intégrées dans ce modèle, socle de la recherche doctorale orthophonique et pourront donc, demain, prolonger leurs recherches dans la pluridisciplinarité, qui fait la modernité des savoirs, nous vous signalons, Monsieur le Ministre, qu’à l’inverse et malheureusement, la troisième promotion (2018-2019), ne pourra pas y être intégrée.

 

Il est regrettable qu’elle soit privée du dynamisme d’équipe interactive, instauré par l’innovation insufflée à des SHS éteintes en Algérie, nageant dans le critère social des années 60, à l’ère du cognitivisme moderne.

Les intervenants linguistes du programme de cette grande Offre Doctorale, tous des enseignants-chercheurs chevronnés, n’auront donc pas de jeunes chercheurs, qui soient issus des masters linguistiques, pour absorber leurs savoirs et interagir, puisque parmi les 03 doctorants issus du seul master d’orthophonie, il n’y a pas de linguistes.

Ces 03 futurs enseignants ne pourront donc pas évoluer normalement, ils stagneront, comme ceux qui stagnent depuis 02 décennies et ils donneront, à l’heure du taqachouf, avec bourses en devises, heures supplémentaires et salaires, des cours en copier-coller et du réchauffé.

Ce grave manquement nous donne alors, un caricatural « Doctorat d’Orthophonie spécialité Orthophonie », alors que, paradoxalement, le canevas-CRC lui-même, préconise la notion de spécialités et alors que nos compétences ont atteint le niveau pluridisciplinaire modélisé.

Le LMD d’Orthophonie, première UNE depuis l’indépendance, est le seul cursus algérien exporté vers des Universités étrangères et, de surcroît, vers des Facultés de Médecine ! L’Algérie est le leader en Orthophonie, dans le monde Arabo-Africain, inaugurant la coopération SUD/SUD, par la valorisation clinique des concepts LINGUISTIQUES et nous reconnaissons, dans les argumentaires de colloques américains et français actuels, les idées que nous développons, via le site de l’URNOP.

 

Pour vous en convaincre encore, nous vous invitons à consulter cet autre grand article, qui synthétise l’Apport neuroscientifique de l’URNOP et de son Doctorat, à l’Algérie (2). Voir aussi les deux sites : celui de l’URNOP, qui atteint une moyenne de 700 visites par jour et de 1.560 277 visites, depuis sa création en 2012  et celui du CERIST-ASJP-Revue Sciences de l’Homme (3), qui montre déjà (jusqu’au 09/11/2018, 19h15), dans notre page, alors encore en cours de construction, que les 02 articles les plus lus en ce moment, dans notre Revue orthophonique, sont, outre celui du modèle théorique du doctorat NCET (4), celui de notre doctorante Manel Ziane, jeune chercheuse issue, justement…, d’un Master très linguistique, en l’occurrence un master de Traduction  (5).

 

D’ailleurs, le Professeur Zellal elle-même, pour créer la Chaire répandue à l’échelle nationale (Historique de la Fondation en ligne, dans le site de l’URNOP), est elle-même partie des langues et de la traduction, bases de la recherche en pathologies linguistiques. En effet, l’une des premières sciences cognitives est la linguistique et la psycholinguistique est un secteur immense !

 

La revue, créée avec des moyens artisanaux, publie depuis 26 ans, selon une ligne éditoriale expliquée selon notre modèle théorique, dans l’avant-propos de chaque numéro, des articles de linguistes, qui sont des sommités mondiales comme Anne Marie Houdebine, Henriette Walter (Présidente de la SILF d’André Martinet), outre d’Orthophonistes de renom établi comme Philippe Van Eekhout, des psychologues comme Fatéma Moussa, des psychiatres comme Gérard Lopez et des neurobiologistes comme Bernard Bioulac et Mohammed Bennis !

 

Et comme il faut sauver le moindre potentiel Capital Apport en Algérie, nous vous signalons l’intégration obtenue le 08/11/2010, dans le Projet ATRSS en Orthophonie actuellement financé par la DGRSDT, les candidats linguistes rejetés du concours doctoral. Autrement dit, cette requête ne relève pas d’un caprice personnel, il s’agit de développer un secteur de Recherche Scientifique et Clinique actuel, de haut niveau, dont le pays a grandement besoin. Même les prises en charge en France lorsqu’elles sont possibles, ne sont pas une solution, pour des raisons LINGUISTIQUES. Nous soignons le patient à l’aide de techniques voco-verbales justifiées par de la recherche. Le seul test clinique Neuropsycholinguistique (fruit du CMEP 91MDU177), disponible en Algérie depuis l’indépendance, est le « MTA » (voir en ligne) !

 

Ainsi donc, sans compter que spolier le CFD de son rôle officiel est une atteinte directe à la loi en vigueur et à la Charte d’Éthique d’Avril 2010, nous espérons que vous comprendrez, Monsieur le Ministre, que l’Orthophonie et les Neurosciences cognitives embrassent un domaine pluridisciplinaire et sont nées dans le monde, de la jonction de 02 Sciences de l’Homme : la Psychologie et la Linguistique Cognitives et donc, que l’une, l’Orthophonie, ne va pas sans l’autre, la langue, qui fait partie de son objet.

Faire abstraction des linguistes, dans cette formation, revient donc à se priver de candidatures, qui la nourrissent.

 

Le tout, sans occulter, Monsieur le Ministre, le fait que le Professeur Zellal, qui est le Maître de l’ensemble des enseignants d’Orthophonie de l’ensemble des Universités du pays, ne saurait être évaluée ni exclue de son expertise, en vertu, tant de la Norme et de la Morale académiques universelles, que de l’Honneur de l’Université Nationale, ni éthiquement ni scientifiquement ni académiquement, par ses élèves désignés Responsables de Filière et Experts à la CRC au CSP, à la CUN,…., à sa place !

Le Pr Zellal est, Monsieur le Ministre, la créatrice du concept même de « Doctorat d’Orthophonie » ! Et ce, à travers (…ironie du sort !…) le premier soutenu en 1999, (après la quinzaine de thèses de magistère, qui, à l’époque, étaient de vrais et de grands doctorats), en l’occurrence celui réalisé par la Cheffe de Filière, elle-même, qui l’exclut aujourd’hui.

Ce premier Doctorat de Neurolinguistique algérien, a été réalisé, dans le cadre du CMEP 91MDU177, co-signé par l’Université d’Alger et le Laboratoire de LINGUISTIQUE de l’Université de Toulouse le Mirail !

 

Les jurys de thèse d’Orthophonie régulières en Algérie, sont faits du linguiste, du médecin, du biologiste, du psychologue et de l’orthophoniste, selon donc strictement le même profil de jury de la thèse ès Lettres et Sciences Humaines, de Paris 3 (1986) en recherches neuropsycholinguistiques (aphasie), qui permettra au Pr Zellal, de créer le Magistère-1987 d’Orthophonie, suivi de son Doctorat-1995.

 

Aussi, afin de limiter les dégâts dus à l’ingérence de l’administratif dans le scientifique, oh combien dommageable au progrès dans notre pays !, vous prions-nous, Monsieur le Ministre, de bien vouloir nous permettre d’intégrer au modèle théorique sus-expliqué et fondant le Doctorat d’Orthophonie-NCET, une D3 qui soit conforme à son programme habilité par l’Arrêté ministériel n° 615 du 16/07/2018 et ce, moyennant l’ouverture d’une deuxième session du concours pour le doctorat NCET, juste pour les candidats titulaires de masters linguistiques, avec ajout nécessaire de postes proportionnellement aux objectifs, au manque d’enseignants en Orthophonie et aux capacités d’accueil de l’Offre ; le tout, avec remplacement de la Cheffe de Filière doctorale, par une personne, qui respecte et intègre les règles d’éthique et la loi et qui, si elle était compétente, aurait au moins interdit à ses camarades (tout comme elle a interdit à son maître, d’exercer son expertise), le rattachement irrégulier (en violation de la Circulaire ministérielle n° 187 du 07 mars 2018), à un Laboratoire de la Filière Psychologie et non au Laboratoire de la Filière Orthophonie, d’une spécialité doctorale [sans en être une puisqu’elle s’intitule bizarrement d’« Orthophonie » et vaguement Spécialité « Maladies du langage », montrant donc l’ignorance, outre de la différence Sciences Biologiques/Sciences Humaines (où l’on parle plutôt de « Troubles » et non de « Maladies », la  liste des 10 spécialités Orthophoniques pourtant clairement conceptualisées, dans l’article du LQA (6)]. Le seul Laboratoire de la Filière Orthophonie du pays, c’est l’URNOP (2013), ex-LaboSLANCOM (2000-2013).

 

Avec notre reconnaissance, pour ce que vous voudriez bien faire, Monsieur le Ministre, pour relever le niveau des SHS, qui sont, en Algérie, embourbées dans le critère social, à l’heure des Apprentissages par la LANGUE, objet de la LINGUISTIQUE, ce qui rappelle que ce sont justement les thèses d’Acquisition du Langage et d’Apprentissage par la Langue, nées dans les années 50-60, qui susciteront, grâce aux premiers tests d’Acquisition-Apprentissage de Suzanne Borel Maisonny, la création, en 1966, de l’enseignement d’Orthophonie, au sein des Facultés de Médecine, en France, pays d’où est importé le LMD.

——–

(1)  http://www.lequotidien-oran.com/?archive_date=2017-12-24&news=5254501

(2) http://lequotidienalgerie.org/2018/06/04/comment-lorthophonie-cree-t-elle-en-algerie-les-neurosciences-cognitives-de-la-neuropsycholinguistique-en-lien-avec-la-double-notion-economique/

(3) https://www.asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/415)

(4) file:///C:/Users/azerty/Downloads/SYNTH%C3%88SE%20DES%20FONDEMENTS%20DU%20DOCTORAT%20D%E2%80%99ORTHOPHONIE-NEUROSCIENCES%20COGNITIVES%20ET%20E-THERAPY.pdf

(5) file:///C:/Users/azerty/Downloads/القدرات%20العقلية%20و%20علاقتها%20بترجمة%20أفعال%20الكلام-%20دراسة%20تحليلية%20مقارنة%20لترجمتين%20لمعاني%20القرآن%20الكريم%20بالاسبانية%20وفق%20النظريتين%20التداولية%20و%20نظرية%20المعنى

(6) http://lequotidienalgerie.org/2015/04/15/linternationalisation-de-lenseignement-superieur-algerien-a-travers-les-neurosciences/

 

– Pr Zellal Nacira, Orthophoniste de la Faculté de Médecine de Paris 6-UPMC- Fondatrice de la Chaire d’Orthophonie et de sa Recherche Scientifique,

– Les  membres du CFD et l’équipe des enseignants-encadrants, du Doctorat « Orthophonie – NCET », URNOP-Université d’Alger 2.


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11 Commentaires sur cet article

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  • BELHOCINE
    10 novembre 2018 at 15 h 28 min - Reply

    Bonjour, Vous voyez parfois on a pas d’autre voie que de médiatiser nos problèmes. Vous me donnez une idée pour faire de même pour le classement des dossiers de demandeurs de logements de fonction qui est en cours.
    Malheureusement les critères sont injustes, ils sont faits sur mesure pour avantager certains et déclasser d’autres. J’ai écrit plusieurs recours l’injustice est flagrante, je demande aux journalistes de suivre la distribution des dossiers de logement de fonction des enseignants du supérieur région centre. ils découvriront les anomalies que comporte la grille de classement qui n’est pas conforme à ce qui est affiché sur le site du MESRS et à ce qui est diffusé aux enseignant.
    Le dossier « logement » est un dossier très sensible, il est donc nécessaire que les médias s’immiscent dedans pour voir la conformité des critères de classement.Est-ce que c’est juste d’anéantir toutes les années d’expérience dans le secteur ou de les réduire à un 00.5pt par année même lorsqu’on a travaillé durant des années comme cadre? Bravo




    6
  • sara
    10 novembre 2018 at 17 h 16 min - Reply

    vous connaissantchère Nacira, j’admire votre courage; combat et votre parcours de vraie intellectuelle qui manque au pays.je suis sûre que les etudiants vous reconnaitront votre combat pour la verité, le respect de la reglementation universitaire et d’avoir redonné à l’orthophonie sa vraie place parmi les sciences.




    5
  • M. N
    10 novembre 2018 at 17 h 39 min - Reply

    C’est incroyable comment la nouveauté dans la science rencontre des obstacles alors qu’elle soit l’objet même de la recherche !




    5
  • C Y
    10 novembre 2018 at 18 h 18 min - Reply

    Article historique qui restera indélébile, la preuve d’une volontée de changer les choses.




    2
  • Taleb
    10 novembre 2018 at 20 h 55 min - Reply

    Chère amie
    Merci pour m’avoir donné une nouvelle occasion de te lire et d’apprécier ton constant combat que je connais très Bien et qui est le mien.
    Pourquoi ce mutisme endémique de la part de la tutelle? Est ce une façon délibérée de vouloir laisser l’université à s’enliser dans sa médiocrité?
    Amitiés




    2
  • Bouzidi Souraya/univ Kenchela /URNOP
    10 novembre 2018 at 22 h 22 min - Reply

    chere professeur Zellal,
    Encore une fois , vous n’ecrivez pas une lettre ouverte, mais un aticle scientifique traçant et étalblissant le parcours de l’orthophonie et des neurosciences en Algérie dont vous êtes la fondatrice , par excellence et sans conteste.

    Je reste sans voix devant cette esprit qui résiste a tout progrès suceptible de bouster le pays au devant de l’international, j’ai peur de penser à un comportemnt , pluôt, aliéné dans ces pratiques ostracistes.

    Cette lettre est un plaidoyer pour cette sciencse , que Monsieur le monistre lira avec interet et , en espéant, rendra justice.

    J’admire votre courage , votre précision, votre tenacité et votre engagemnt sans négociation.




    5
  • Sarah
    10 novembre 2018 at 23 h 33 min - Reply

    L’Algérie c’est le seul pays au monde où des savants sont commandés par des scribouillards. C’est pour cela qu’on n’aime pas les Nobels et que L’Algérie est bien classée même en Afrique. L’Algérie vous mérite mais pas ses décideurs qui ne songent qu’à leur biens sauvés en France et dans d’autres pays.




    3
  • hichem hicham
    11 novembre 2018 at 0 h 33 min - Reply

    Les SHS ont été synthétisées par le professeur Zellal dans un cadre théorique et méthodologique inédit. Le cursus licence master doctorat de l URNOP est exporté au Liban, Maroc et inévitablement dans d autre pays. La preuve que le Professeur Zellal par ses travaux et celui des ses équipes sont en train de rayonner le savoir Algérien par delas nos frontiéres. Bénévole et dévouée, elle a construit une idée de la recherche qui trenscende les disciplines et réhabilite le cognitivisme dans les SHS. AINSI, je soutien sa démarche d enseignement –
    formation inclusif(ive): celui qui rassemble et n’ exclut pas les potentiels immenses de l Université Algérienne.




    6
  • manel
    17 novembre 2018 at 22 h 05 min - Reply

    Bravo Professeure,
    Il ne s’agit pas d’une lettre ouverte mais plutôt d’un article scientifique historique montrant le cadre théorique de l’unique formation doctorale pluridisciplinaire, Il est regrettable que les linguistes ont été privés d’une telle formation fondée sur la linguistique. Sachant pertinemment que les neurosciences regroupent toutes les sciences de l’homme y compris le langage par lequel l’individu exprime sa vision, sa perception du monde extérieur. Comment distinguer un discours cohérent de son contraire si non par le langage véhiculé. La théorie du développement de l’intelligence que Piaget a mis sur pied repose en partie sur le langage, par lequel on évalue avec exactitude le niveau du raisonnement de l’enfant. Il a lui-même noter qu’ «Il faut cependant reconnaître [que] le langage joue un rôle particulièrement important, car, contrairement aux autres instruments sémiotiques (images, etc.) qui sont construits par l’individu au fur et à mesure des besoins, le langage est déjà tout élaboré socialement et contient d’avance, à l’usage des individus qui l’apprennent avant de contribuer à l’enrichir, un ensemble d’instruments cognitifs (relations, classifications, etc.) au service de la pensée» (JP66b, p. 72).
    Il est temps de reconnaitre la pluridisciplinarité des neurosciences cognitives et veiller à son application.




    1
  • Bouabdallah.y
    19 novembre 2018 at 18 h 01 min - Reply

    Très chère Professeure Zellal,
    Votre carrière scientifique est brillante et internationalement reconnue. Pionnière dans votre domaine de compétence avec, entre autres, la création de la chaire d’orthophonie en Algérie- neurosciences cognitives-, vous êtes également dans la réflexion sur la démarche scientifique, sur l’organisation de la recherche, sur les rapports sciences/sociétés.
    Ce qui s’exprima tout particulièrement dans votre adhésion franche et nette à l’idée que l’interdisciplinarité est devenue une nécessité.

    Dans votre activité de professeure des universités, à vos qualités de pédagogue s’ajoutaient celles de la relation pleine de tact et soucieuse d’accompagner vos étudiants jusqu’au bout. Dans votre activité scientifique, il s’est avéré une fondatrice dynamique et efficace et une grande innovatrice, que ce soit au niveau de votre unité de recherche –URNOP- (dont je suis membre) ou votre discipline ou, dans la coopération scientifique, au niveau international aussi bien qu’européen. Il vous a fallu toutes ces années d’efforts et de rares qualités de rigueur pour qu’enfin les neurosciences cognitives commence à voir le jour en Algérie, c’est ce qui fait un point d’honneur.

    Merci Professeure.




    1
    • Hichem hamadouche
      19 novembre 2018 at 20 h 27 min - Reply

      Pfffffffff lebrossa même dans nos universités. l’Algerie est foutuùùuuuuuuuu
      Merci Pr pour la production de cette tranche de chercheurs un spécial Mouloud quoi. Indexée nul part je le parie.




      2

    Congrès du Changement Démocratique