Édition du
11 December 2018

L’Algérie risque une crise économique dès 2019, avertit International Crisis Group

TSA

Des réformes sont urgentes en Algérie pour diversifier une économie dépendante aux hydrocarbures et éviter une crise économique dès 2019, a averti lundi le centre d’analyses International Crisis Group (ICG).

L’Algérie, qui tire l’essentiel de ses revenus du pétrole, a subi de plein fouet la dégringolade des cours entre 2014 et 2017.

Or “les nouvelles réalités financières ne permettent plus de maintenir le niveau élevé de dépenses publiques des dix dernières années, qui vide rapidement les caisses de l’Etat”, a indiqué l’ICG dans un rapport intitulé “Surmonter la paralysie économique de l’Algérie”.

“Malgré les promesses des gouvernements successifs de faire des réformes et de rééquilibrer les finances publiques, la paralysie politique a fait obstacle à toute mesure décisive”, s’est-il inquiété. Cette paralysie est renforcée par l’incertitude autour d’une candidature du président Bouteflika à un 5e mandat en avril prochain.

Et en dépit du “rétablissement du cours du pétrole, la crise économique pourrait frapper le pays dès 2019” et “se greffer aux tensions entourant la présidentielle”, a averti l’ICG.

“Les autorités reconnaissent que le modèle actuel est à bout de souffle mais peinent à le corriger”, a souligné le rapport, regrettant que les réformes économiques “ont eu tendance à être reportées”.

Selon l’ICG, deux facteurs paralysent celles-ci: “des groupes d’intérêt” influents qui “défendent le statu quo” et le souvenir de la guerre civil, née des troubles politico-sociaux ayant suivi les mesures d’austérité des années 1980 et 1990.

Le centre a estimé insuffisantes les coupes budgétaires et la “politique monétaire expansionniste, qui alimente l’inflation et permet seulement au gouvernement de gagner du temps sans s’attaquer aux problèmes de fond”.

“A terme, l’Algérie ne pourra pas se contenter d’apporter de petits ajustements techniques à sa politique économique”, a-t-il ajouté, jugeant inévitable une renégociation du “contrat social implicite” dans le pays, “à savoir que l’Etat pourvoit aux besoins d’une population tenue de s’exécuter”.

Mais “toute renégociation doit être envisagée avec prudence”, a souligné l’ICG. Les moins de 30 ans (55% de la population selon les statistiques officielles) “entrent aujourd’hui sur le marché du travail avec de sombres perspectives d’avenir et une capacité considérablement réduite de l’Etat à les soutenir”.

L’Algérie peut néanmoins compter sur une dette extérieure inférieure à 2% du PIB et à des partenaires, européens notamment, “prêts à apporter leur soutien”, a argué le centre.

Les analystes ont appelé Alger à plus de transparence sur l’état des finances publiques, les difficultés économiques, les réformes nécessaires et leurs résultats attendus et à “mettre l’accent sur les jeunes dans l’élaboration du programme de réformes”.

Il l’a aussi invité à élargir son “éventail” d’interlocuteurs, limités à l’UGTA et au Forum des chefs d’entreprises.


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4 Commentaires sur cet article

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  • tarak
    19 novembre 2018 at 23 h 11 min - Reply

    Bonsoir à tous

    La médiocrité qui s’est installée au fil des 20 années passées dans notre pays est le fruit de la gestion hasardeuse et aléatoire de ce pouvoir dont le constat amer est devant nos yeux, il n’y a aucun doute. C’est le bilan désastreux des 20 années de Fahamatouhou. Mr FAHAmatouhou avait l’occasion de sortir par la porte normale en 2009 et par la même éviter au pays de sombrer dans cette situation déliquescente mais il a préféré une sortie par la porte de la poubelle de l’histoire.




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  • MALIK
    19 novembre 2018 at 23 h 31 min - Reply

    POUR L’HEURE L’ALGÉRIE PRODUIT DES DOCTEURS PAR DIZAINES DESTINES A L’EXPORTATION. CECI LUI PERMET D’ENTRETENIR L’IMPORTATION DONT LA RECHWA NE CESSE D’AMPLIFIER LES CAISSES DE L’ETRANGER QUI LUI POMPE LA MOELLE A BON MARCHE




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  • Farid
    19 novembre 2018 at 23 h 38 min - Reply

    Tout les bijoux de familles vont etre brader aeroports, sonelgaz, sonatrach, ports, flotte passagers, flottes marchandises afin de renflouer les caisses mais ça ne suffira pas, nous avons passer le rouge depuis belle lurettes et puis non je ne crois pas à la gueguerre entre les chiffons de l’armée et les serpilleres siono-boutef, c’est du pipot, de la diversion de bas de gammes.
    En tout cas je peux vous affirmez une chose que à un moment precis quand il y aura les severes penuries et que les frigos seront vides dans les foyers, faudrait pas sentir le flic ni le gendarme ni le militaire et surtout pas le fameux « DRS bidon » car cette situation est de leurs heritage, executer de leurs propres mains.
    Leurs Lourd Bilan en vies humaines et en milliards de dollards qu’a couter cette merde de guerre civil qui nous plombe depuis. Est ce cela le succés genial du DRS et de bouteflika en matiere de « paix civil »????
    Pour qu’apres pendant plus de vingt ans, d’echecs en echecs et selon de fortes probabilités d’occident, que ça puisse exploser de nouveau en plus pire de ce qu’on a vecu?
    MESSIEURS LES RESPONSABLES QU’ALLAH VOUS MAUDISSENT ET ANEANTISSENT VOS FAMILLES, AMIN




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  • ramo
    20 novembre 2018 at 15 h 40 min - Reply

    ils on a pas marre de nous raconter toujours la même chose?! il y a des gens qui les croient encore? regarder les gilet jaune en france! si tous va bien calculé économiquement mathématiquement comme il le veulent pourquoi il y a autant de malheur, insupportable! d’autant plus ces média TSA fRANCE 24 ,,§




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  • Congrès du Changement Démocratique