Édition du
11 December 2018

LA FABRICATION D’UN PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE MODE D’EMPLOI  

Sorti de l’ENA en 2004, il est affecté à l’inspection des finances. En 2008 il est recruté par la banque Rothschild (sur recommandation d’une figure de proue du microcosme politicofinancier français de l’époque) ou il est promu en 2010 au grade d’associé gérant de la banque, une promotion qualifiée de ‘‘mystérieuse’’ par les observateurs. Il est secrétaire général adjoint à l’Elysée en 2012, ministre de l’économie en 2014 pour être depuis 2017 et à 39 ans Président de la République Française. Une ascension d’une rapidité jusque-là méconnue dans les annales de l’hexagone ou le monde occidental. Si ce parcours semble avoir pris son envol depuis son recrutement par la banque Rothschild, neuf ans aurait été quand même nécessaire pour faire de l’homme un Président de la République.

Plan ‘‘A’’ ou plan ‘‘B’’ là n’est point l’essentiel, mais les événements en cours donnent l’impression que l’Algérie est tout autant en plein processus de fabrication de son futur Président de la République. En effet, tout prête à penser qu’une inspiration pour ce faire, insufflée ou émanant naturellement, de la méthode opérée pour ce faire par notre model en tout et pour tout qu’est l’ancien colon, est en cours. Pour autant, la précipitation, l’illégalité et la manière tout à fait irrationnelle observées dans les étapes de construction du cursus de légitimation du futur Président de la République Algérienne laisse croire que la décision portant ‘‘process et choix de l’élu’’ est tout à fait récente.

En effet, tout observateur de la scène politique algérienne aurait remarqué qu’en date du 28 juin 2018 le groupe parlementaire du FLN venait de plébisciter un tout nouveau président à la tête de leur groupe. Quatre mois plus tard, et d’une manière absolument rocambolesque, le nouveau président de ce groupe parlementaire fut intronisé à la tête de l’APN (23 octobre 2018) pour être propulsé ensuite, soit moins d’un mois plus tard, exactement en date du 15 novembre 2018, à la tête du FLN. Il aura à en assumer l’intérim du secrétaire général parti, quant à lui opportunément dit-on, en congé de maladie longue durée. Qu’importe que le nouveau secrétaire général par intérim ne fasse point partie du comité central du FLN ou de son bureau politique, il se doit pour être plébiscité comme candidat à la présidence de la république d’occuper le perchoir du parti sachant, comme n’a jamais cessé de clamer le FLN, que le candidat à la présidentielle se doit de lui appartenir.

Par ailleurs, la subite lune de miel scellée contre toute attente entre le FLN et le RND lors de la réunion du 30 juillet au niveau du 1er ministère entre les deux chefs de parti a donné naissance, en bout de champ, (en date du 07 novembre 2018) à une coalition présidentielle composée du FLN, du RND, de TAJ et du PMA. Lors de la réunion du 18 novembre, cette instance a décidé d’élaborer un programme d’action unifié, en prévision de la prochaine élection présidentielle. Si pour des raisons quelconques et cela semble être très probablement le cas, la thèse du 5ème mandat était abandonnée, il est fort à parier que cette ‘‘coalition’’ serait chargée d’annoncer une candidature unique aux quatre pour l’élection présidentielle de 2019. Le candidat en question ne pourrait émaner comme de bien entendu que du FLN et qu’à ce propos, il serait inutile de parier sur l’identité de l’heureux élu. Si neuf ans auraient été nécessaires aux français pour pré fabriquer un président, il nous aurait fallu juste un peu plus de neuf mois pour façonner le nôtre. Ce faisant, ou tout au moins sur la forme, la volonté de faire admettre que la désignation ‘‘du candidat du pouvoir’’ aurait été tout ce qu’il y a de plus démocratique est manifeste lorsque nul n’est dupe. 

                         L’opposition, toute l’opposition est donc informée sur le plus probable des scénarios de substitution au 5ème mandat. A cet effet, une réflexion profonde sur les conséquences de cette candidature est nécessaire. Elle n’est en aucun cas innocente et répond à des impératifs de pouvoir et de relations internationales.

 

BARKAT   Rachid

MIZANE    Saleh

DJEDDOU Mayara


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4 Commentaires sur cet article

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  • sacco et vanzetti
    23 novembre 2018 at 11 h 18 min - Reply

    cette legende qui nous est servie dans ce texte ci dessus, est tout sauf une analyse serieuse, Leurs auteurs vivent dans une autre planéte.Octroyer une intelligence a un regime des tenebres, regime predateur dont le seul but c’ est de se faire uniquement du fric, beaucoup de fric, c’ est leur reconnaitre une forme de conscience et d’ humanité qu’ ils n ‘ont pas , ils l’ ont prouvés maintes et maintes fois depuis l’ independance.




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  • Rezki Khedim
    23 novembre 2018 at 14 h 35 min - Reply

    vous faites dans le syllogisme ce que fait un sanglier dans une tendre pépinière, je reste à l’abri des surprises en forme de crottes de biques, y a-t- il un présidentiable dans ce tas d’humanoïdes aux tubes digestifs incommensurables ou alors un simple épouvantail de la dérision, une dédicace nouvelle à la risée universellement acquise ? 3YEMMA HEZMILI SEROUALI




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  • Ehm
    23 novembre 2018 at 22 h 06 min - Reply

    En effet a la lecture de cette analyse pertinente tout semble etre scelle quant au future locataire du Mouradia!Et c’est bien sur un arrangement de fafa et du clan politicofinancier actuellement au pouvoir qui prime avant tte consideration!




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  • tarak
    24 novembre 2018 at 0 h 12 min - Reply

    Bonsoir à tous

    La France avec les collabos d’ici sont en train de mijoter un plan de fabrication d’un président sur mesure car le dernier des mohicans est quasiment inapte à continuer comme le laisse entendre ses chiatines et prédateurs de tout bord. Seulement ce président doit faire l’unanimité et avoir la confiance totale du clan boutef et cette équation est un peu difficile à résoudre à court terme. Donc un coup d’état soft est à prévoir.




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