Édition du
11 December 2018

L’IGNORANCE AU POUVOIR      

   Moussa B. 

  Nov.2018

Advenant un cinquième mandat à Dieu ne plaise, nous serons irrévocablement condamnés ainsi que notre pays à être gouvernés à tout jamais par une des mafias les plus destructrices et des ignorants dont l’utilité pour le régime est de faire fonctionner l’applaudimètre.                                                                                                                              Les incultes et les ignorants que le régime promeut seront les télés stars qui occuperont les écrans des chaînes de même acabit. Le débat public sur ces chaines de télévision et  sur les réseaux sociaux sera toujours  alimenté par toutes sortes de gens qui ne sauront pas réellement de quoi ils parlent, qui vivront dans une confusion intellectuelle permanente et qui affirmeront avec tonitruance des faussetés et des inexactitudes factuelles. N’avions-nous pas rit de ces clowns qui s’affichaient en détenteur de vérité sur la vie des citoyens, de la politique, de l’économie et de la religion tout en débitant sans se démonter des mensonges et tout en étant surpris des raisons qui ont motivé leur choix?
Nous serons gavés encore de débilités et d’absurdités à plein temps et en même temps tétanisés de subir de pareils énergumènes sans pouvoir réagir.

Comment de sinistres personnages accèdent-ils à de si importantes fonctions sans que le bagage culturel et scientifique ne soit de mise? Comment de pareils énergumènes  réussissent-ils, en cette période où l’éducation est devenue en principe la voie aux connaissances, aujourd’hui illimitées, à accéder au pouvoir?                                                   Poser la question c’est y répondre.

Cette époque est véritablement désespérée, désespérante et inquiétante. Comment des têtes à claques, des têtes brûlées, des clowns, des larbins, des Don quichottes, des Pinocchio de la soi-disant démocratie chancelante ont pu devenir les incontournables de la politique?
Parce que la politique est devenue une école où on apprend l’esbroufe et le cynisme.

Les rêveurs idéalistes d’hier, des hommes et des femmes investis d’une vision civilisatrice, ont tendance à déserter peu à peu la politique. L’aveuglement est volontaire. Trop de nouveaux venus en politique,  analphabètes,  reprennent à leur compte les règnes d’un pouvoir basé sur l’ignorance. Cette ignorance qu’elle soit politique, économique ou philosophique n’est pas perçue comme un handicap pour bon nombre de citoyens.

A trop vouloir des gens « comme nous autres« , on finit par se retrouver vraiment avec des candidats mal formés, non formés, incompétents, semi-compétents. D’ailleurs l’ignorance, c’est-à-dire la non connaissance des choses, est davantage perçue comme un trait de personnalité qu’une faille intellectuelle.

A quoi sert de savoir d’où l’on vient, où on va, à quoi sert de s’instruire, de posséder des notions en sciences, d’accéder à la culture universelle? De toute façon ne sommes-nous pas dirigés par un président surdoué qui ignore une chose fondamentale en politique : ce que l’on appelle « le monde ordinaire« .  Sa distance naturelle l’isole et son sens de sensibilité devant l’inquiétude des Algériens l’a perdu politiquement.

Quant aux cercles concentriques du club des larbins, ministres et hautes personnalités, ils s’afficheront toujours, parfois en détenteur de vérités infuses et parfois en larmes de crocodile, dépendamment du cours de l’or noir. La politique émotionnelle sera leur ligne de conduite dont la grande masse de citoyens succombera, comme cela a été tout le temps le cas.

Tout continuera à fonctionner arbitrairement loin des préoccupations du monde ordinaire jusqu’au jour où la terre tremblera sans avertir sous les pieds du pouvoir inculte et ses ignorants de service.
Le séisme qui emportera ce régime sera la mise en terre de la graine nommée liberté qui permettra au peuple de choisir enfin son chemin. La nouvelle jeunesse Algérienne intelligente et foudroyante mènera le pays vers une indépendance réelle et un monde nouveau, suivant ses ambitions, ses motivations et ses aspirations et où ne prévalent  que la compétence, le mérite, l’amour et le dévolu pour notre nation.

 

 


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3 Commentaires sur cet article

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  • ali
    26 novembre 2018 at 14 h 40 min - Reply

    Hélas, vos analyses et commentaires sont corrects. Ayant essayé, lors du troisième mandat, de respectueusement donner mes conseils de vieux à un autre vieux de mes connaissances, je me suis trouvé contraint de rester dans le silence pour le quatrième et maintenant le cinquième, à part des dou’a secrètes pour le cas où il y en aurait un sixième.




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  • Karimo
    27 novembre 2018 at 18 h 49 min - Reply

    Pourquoi ça se passe uniquement en Algérie. A tel point que tout ce qui ne va pas est synonyme à l’Algérien et quand quelque chose fonctionne bien on a des doutes sur cette chose (peut être caméra cachée ou traquenard??? qui sait? une phobie). Même l’arrêt de travail pour cause de maladie est faut dans ce bled. Les vrais malades continuent de travailler après 80 ans, age de maturité pour bien gouverner et les faux malades se pavanent dès l’embauche. Allez-y comprendre quelque chose, tout est à l’envers. Vivement le sixième mandat!.




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  • Abdellah Chebbah
    29 novembre 2018 at 8 h 59 min - Reply

    Quelque soit le mandat octroyé à un président il a toujours était éternel et imposé par l’armée depuis l’indépendance. Un militaire s’est imposé par les armes depuis 1965, Boumédiene pour ne pas le nommer. A sa mort, l’armée a imposé un autre militaire, Chadli. A la démission de ce dernier on imposa un autre militaire, Zéroual ensuite vint celui-ci, Boutéflika. On a essayé de Ramener un civil, historique et patriotique, Boutef, qu’ on dégomma en 6mois d’une façon tragique. cela n’arrangeait pas la junte militaire.
    L’intrus est donc cette fausse armée des frontières qui règne sur l’Algérie d’une façon illégitime. C’est ce système militaro-financier qu’il faudrait démantelé. Les présidents imposés n’ont été que des marionnettes entre les mains de hauts gradés. On peut donc déclarer dès maintenant que tant que cette armée s’arroge des droits illégitimes au peuple Algérien, il en sera ainsi. Ce sera toujours le n ième mandat. Le soldat Ryan mourra et on dira toujours vive Ryan.




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