Édition du
11 December 2018

France-Algérie : 50 ans d’histoires secrètes.

Pendant près de cinquante ans, la France et l’Algérie vont entretenir une relation passionnée et tumultueuse, faite d’amour et de haine sur fond de contraits gaziers, d’immigration et de plaies identitaires mal refermées. Une relation où tous les coups seront permis, mais en cachette.
Naoufel Brahimi El Mili lève enfin le voile sur cette période bien sombre de notre histoire.
« Les relations entre la France et l’Algérie peuvent être bonnes ou mauvaises, en aucun cas elles ne peuvent être banales. » Ces mots de 1974 sont de Bouteflika, alors jeune ministre des Affaires étrangères. Le contexte est particulier : il veut faire de son pays le guide des non-alignés, la tête pensante d’une autre diplomatie, loin des colonies.
Oui, mais voilà. Dix ans plus tôt, ou quarante ans plus tard, ces mots ont toujours valeur d’axiome : entre la France et l’Algérie, bien que les deux parties s’entendent parfois sur le papier, d’autres fois dans les mains serrées qu’on affiche devant les palais présidentiels, c’est toujours compliqué. Depuis les accords d’Évian, elles entretiennent une relation passionnée et tumultueuse faite d’amour et de haine sur fond de contrats gaziers, d’immigration et de plaies identitaires mal refermées. Une relation ou tous les coups seront permis, mais en cachette.
Ces tromperies, ces histoires secrètes, Naoufel Brahimi El Mili a décidé d’enfin les dévoiler. Depuis Giscard d’Estaing et l’OAS, jusqu’aux espions algériens à Paris, en passant par les petits services d’Alexandre de Marenches et de la DGSE, il révèle cinquante ans manoeuvres confidentielles, de coups bas toujours restés dans l’ombre.
Tout ce qui n’aurait jamais dû être dit.

Naoufel Brahimi El Mili est docteur en sciences politiques, enseignant à Sciences Po Paris. Il est l’auteur de Le Printemps arabe : une manipulation ? (Max Milo, 2012).

Editions Fayard 2017

Nombre de lectures : 820
5 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • Ali Verin
    7 décembre 2018 at 16 h 19 min - Reply

    Enfin! Merci Naoufel, pour lever le sordide rideau. Pour mettre fin aux flous (ou, au moins, réduire les opacités endémiques). Pour faire connaître les dessous des époques de Mokrani (avant et autour), de Sétif, de Melouza et d’innombrables ailleurs, des SAS, des victoires « à la bleuite »,etc. etc., combien de tomes à écrire! alioua123@gmail.com




    0
  • Djila
    7 décembre 2018 at 17 h 58 min - Reply

    Zaama qu il est honnete et qu’ il va tout dire sur les attentats de Paris lors des drames en serie de la decennie rouge?




    2
  • LYES
    8 décembre 2018 at 9 h 49 min - Reply

    Deçu de l’ouvrage, par le titre, je m’attendais à ce que l’auteur dénonce au moins les origines de la gouvernance profonde.




    5
    • Ali
      9 décembre 2018 at 1 h 28 min - Reply

      En effet, personnellement, avec cette ouvrage, je n’ai absolument rien appris de nouveau, l’auteur a plutôt essayé d’imiter, « France Algérie crimes et mensonges d’état » de Lounis Agoun et de Jean Baptiste Rivoire, qui est largement plus instructif et objectif.
      Je ne dirais pas que c’est un plagiat, puisque Naoufel Brahimi-El Mili ne denonce pas clairement les services de securités, encore moins le DRS des assassinats, attentats, disparitions qu’ils ont commis durant la période fe la guerre civil, contrairement à Rivoire et Agoun eux, les mettent clairement en cause avec à l’appui de forts et nombreux témoignages.




      1
  • Malik
    9 décembre 2018 at 6 h 44 min - Reply

    Aucune résonance vers la vérité.




    1
  • Congrès du Changement Démocratique