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19 May 2019

Corruption: Chakib Khelil a bien touché des pots-de-vin, selon le tribunal de Milan

HuffPost Algérie – ALGÉRIE  23/12/2018 

Le tribunal de Milan a confirmé l’implication de l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, dans l’affaire des pots-de-vins versés par la société pétrolière Saipem. Selon l’agence Reuters Italie, citant les juges du même tribunal, “des pots-de-vin à hauteur de 3% de la valeur des contrats de Saipem ont été attribués selon un accord conclu entre Chakib Khelil et Pietro Tali, ex-DG de la compagnie italienne, entre 2007 et 2010.

La justice italienne a confirmé le verdict rendu le 17 décembre dernier, condamnant Saipem et certains de ses dirigeants citant nommément l’ancien ministre de l’Energie dans le verdict de l’affaire. 

Reuters Italie explique que les juges du tribunal de Milan ont rappelé que l’une des filiales du groupe ENI, Saipem, était “au courant et a pris une part active dans le décaissement des pots-de-vin versés pour décrocher des contrats pétroliers en Algérie”. 

Il s’agit d’un paiement de 197 millions d’euros de pots-de-vins pour obtenir des contrats à 8 milliards au profit de Saipem. D’autres pots-de-vins, destinées à  autoriser ENI à acheter la compagnie canadienne Firs Calgary Petroleums, qui était propriétaire de droits d’exploitation d’un champ dans le Sahara algérien, ont également été versés.

La même source rappelle que Pietro Tali, ex-DG de cette filiale, a été condamné en septembre à 4 ans et 9 mois de prison pour corruption internationale. La société, elle, a été condamnée à une amende de 400.000 euros et une confiscation de 197.9 millions d’euros. 

Le tribunal de Milan, rapporte encore Reuters, poursuit que l”’unique accord correctif conclu par Tali avec Khelil, a été suivi par l’attribution de pots-de-vins comme convenu à hauteur de 3% de la valeur des contrats accordés à Saipem”.

Les juges confirment ainsi que l’ex-ministre de l’Energie, Chakib Khelil, a bel et bien touché des pots-de-vins, rajoutant que Saipem n’aurait pas effectué “les contrôles appropriés sur les intermédiaires” dans le cadre de la passation des marchés du gaz algérien.


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7 Commentaires sur cet article

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  • Karimo
    23 décembre 2018 at 22 h 21 min - Reply

    Et si Chakib Khalil devient Président Algérien au mois d’Avril 2019? Tout est possible en Algérie, il n’y a qu’à voir le PDG de Sonatrach au commandes de la compagnie qui fait vivre toute l’Algérie.

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  • Mahindad
    24 décembre 2018 at 8 h 10 min - Reply

    l’Algérie est donc gouvernée par des parrains d’une nouvelle mafia. La dernière razia contre les journalistes et les artistes qui divulguent les petits secrets de polichinelle est une autre preuve de l’implication des dirigeants du pays dans des affaires d’argent et de pouvoir pas propre du tout.

    6
  • Rédaction LQA
    24 décembre 2018 at 20 h 36 min - Reply

    PRIMA PAGINA 18 DICEMBRE 2018 / 17:23 / 6 GIORNI FA
    Algeria, nessuna prova su Eni, Saipem consapevole tangenti
    3 IN. DI LETTURA

    MILANO (Reuters) – Non ci sono prove del coinvolgimento degli allora vertici dell’Eni, e quindi della società stessa, mentre l’ex presidente e AD di Saipem, e quindi la società, erano a conoscenza, e parte attiva, nella erogazione di tangenti per appalti in Algeria.

    E’ quanto scrivono i giudici della quarta sezione penale del Tribunale di Milano nelle motivazioni della sentenza, che Reuters ha potuto leggere, con cui il 19 settembre hanno condannato l’ex massimo dirigente di Saipem Pietro Tali a quattro anni e nove mesi di reclusione per corruzione internazionale e la società a una confisca di 197,9 milioni di euro e a una multa di 400.000 euro, e hanno invece assolto con formula piena Eni e il suo ex AD Paolo Scaroni.

    “Mancando la prova di un accordo corruttivo unico — scrivono i giudici nelle 199 pagine di sentenza — difetta altresì la prova di un coinvolgimento di Scaroni e di Vella (Antonio Vella, attuale chief upstream officer di Eni, ndr) nella vicenda relativa alle commesse aggiudicate a Saipem e neppure è dato rinvenire un qualche coinvolgimento di Eni in tale episodio corruttivo”.

    “L’estraneità dei vertici Eni alla corruzione internazionale, con riferimento alle commesse — proseguono i giudici — determina il difetto del criterio di imputazione del reato all’ente che è il presupposto della affermazione della responsabilità amministrativa dipendente dal reato ex lege n. 231/2001”.

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    Per quel che riguarda la posizione della controllata Saipem invece, scrivono i giudici che “all’accordo corruttivo unico, raggiunto da Tali con Khelil (ex ministro del Petrolio dell’Algeria, ndr), i quali trattavano in posizione paritetica, seguivano la dazione delle tangenti, come concordate nella misura di circa il 3% del valore delle commesse aggiudicate a Saipem”.

    Saipem, secondo quel che scrivono i giudici non avrebbe svolto “i corretti controlli sugli intermediari” nell’operazione per l’aggiudicazione dei contratti per il gas algerino.

    Controlli che avrebbero evidenziato un fatto che i giudici hanno stabilito peraltro noto ai manager imputati, cioè che dietro la società intermediaria Pearl Partners si celava il destinatario della presunta maxi-tangente, l’allora ministro algerino del Petrolio, Chekib Khelil.

    Ora i legali della società e degli altri cinque condannati in primo grado hanno 90 giorni di tempo per presentare ricorso in appello.

    Sul sito http://www.reuters.it le altre notizie Reuters in italiano. Le top news anche su http://www.twitter.com/reuters_italia

    1
  • Rédaction LQA
    24 décembre 2018 at 20 h 39 min - Reply

    MILAN (Reuters) – Il n’existe aucune preuve de l’implication des sociétés verticales Eni de l’époque, et donc de la société elle-même, alors que l’ancien président et chef de la direction de Saipem, et donc de la société, était au courant et a pris une part active au décaissement de des pots-de-vin en Algérie.

    C’est ce que les juges de la quatrième section pénale du tribunal de Milan ont écrit dans les motifs de la peine, que Reuters a pu lire, avec lesquels le 19 septembre ils ont condamné l’ancien directeur général de Saipem Pietro Tali à quatre ans et neuf mois de prison pour corruption internationale et la société à une confiscation de 197,9 millions € et une amende de 400 000 €, et ont plutôt rempli avec la formule complète Eni et son ancien PDG, Paolo Scaroni.

    « L’absence de preuve d’un accord correctif unique – écrivez les juges dans les 199 pages de la peine – manque également de preuve d’une implication de Scaroni et Vella (Antonio Vella, actuel directeur amont d’Eni, ed) dans l’affaire concernant les contrats attribués Saipem n’a même pas révélé la moindre implication d’Eni dans cet épisode corruptif « .

    « L’extériorité de la direction d’Eni sur la corruption internationale, en référence aux ordres – poursuivent les juges – détermine le défaut du critère d’imputation du crime à l’entité qui est la condition préalable de l’affirmation de la responsabilité administrative dépendante du délit en vertu de la loi n. 231/2001 ».

    PROMOTEUR

    Cependant, en ce qui concerne la position de la filiale Saipem, les juges écrivent que « l’unique accord correctif conclu par Tali avec Khelil (ancien ministre du pétrole algérien, ndl), qui a traité dans une position commune, a suivi l’attribution de pots de vin, comme convenu, à environ 3% de la valeur des contrats attribués à Saipem « .

    Selon les écrits du jury, Saipem n’aurait pas effectué « les contrôles appropriés sur les intermédiaires » dans le cadre de la passation des marchés du gaz algérien.

    Des contrôles auraient mis en évidence le fait que les juges ont établi, cependant, que les accusés savaient que derrière la société intermédiaire Pearl Partners était dissimulé le destinataire du prétendu maxi-tangent, le ministre algérien du Pétrole, Chekib Khelil.

    À présent, les avocats de la société et les cinq autres condamnés de première instance disposent de 90 jours pour faire appel.

  • Rédaction LQA
    24 décembre 2018 at 22 h 13 min - Reply

    TSA

    Corruption : Chakib Khelil cité explicitement par les juges italiens
    Politique Par: Yacine Babouche 23 Déc. 2018 à 10:46

    L’ex-ministre de l’Énergie Chakib Khelil a été cité explicitement par les juges du tribunal de Milan, dans l’affaire des pots de vins impliquant la société pétrolière Saipem, a rapporté l’agence Reuters dans sa version en langue italienne, citant le verdict rendu le 17 décembre confirmant la condamnation de Saipem et certains de ses dirigeants.

    Saipem a omis d’effectuer les « contrôles requis sur le travail des intermédiaires », et cela dans le cadre de la procédure d’attribution des contrats de gaz en Algérie, ont affirmé les juges italiens, cités par Reuters. L’ancien PDG de Saipem, Pietro Tali, et la société italienne avaient été condamnés, en septembre, coupables en Italie d’avoir versé à des intermédiaires environ 198 millions pour l’obtention de contrats auprès de la Sonatrach entre 2007 et 2010.

    « L’unique accord correctif conclu par Tali avec Khelil, qui ont traité dans une position égale, a été suivi par l’attribution de pots de vin comme convenu à hauteur de 3% de la valeur des contrats accordés à Saipem », écrivent les juges italiens. Filiale du géant italien Eni, Saipem a obtenu des contrats d’une valeur de 8 milliards d’euros durant cette période, rappelle Reuters.

  • yamo
    25 décembre 2018 at 9 h 41 min - Reply

    Ils ne sont pas mieux les autres ; les Ouyahia, les Sidi said, les Hadad tous pareils….

    4
    • said
      26 décembre 2018 at 13 h 59 min - Reply

      Chakib est bien a l’ abri dans l’ empire du mal ,il ne risque rien,
      il est bien protégé.

      5

    Congrès du Changement Démocratique