Édition du
19 March 2019

HOCINE AÏT-AHMED: L’HOMME D’HONNEUR QUI N’A JAMAIS DISSOCIE LA POLITIQUE DE L’ETHIQUE.

lavoixdalgerie.com Publié le 24 décembre 2018

Que les semeurs de la mort
Me mettent au supplice
Qu’ils boivent de mon sang
Et de ma chair qu’ils se nourrissent
Qu’ils assassinent jusqu’au dernier
Regard
Qui portera mon souvenir
Le jour viendra
Où l’histoire criera
De ma voix
Et de la voix de tous les sans voix :
« VÉRITÉ ET JUSTICE ! »

La misère morale est la mère de toutes les misères. C’est dans l’effrayante obscurité de son abîme que disparaît le sens de l’honneur et que l’éthique cède à une lente et douloureuse agonie.

La corruption de l’âme fait du cœur de l’être humain son enfer. Elle brûle sa conscience et fait de lui l’enfer des siens, l’enfer de l’autre, l’enfer de tout ce qui fait la beauté de la vie.

Cette beauté, notre Président Hocine Aït-Ahmed nous a appris à lui offrir le printemps de notre idéal démocratique en nous battant sans relâche pour le bonheur de notre société, celui des peuples nord-africains, celui des peuples méditerranéens et celui des peuples de « la terre-patrie ».

Cher Président,

Il y a trois ans, jour pour jour, vous nous avez quittés pour rejoindre nos illustres aînés au firmament de la noblesse.

Le jour de votre départ vers le monde des justes, les algériennes et les algériens ont pleuré les larmes de leurs corps pour abreuver l’espoir démocratique en Algérie. Cet espoir tenace que vos camarades et vous avez semé en chacun de nous.

Ce jour-là, le peuple algérien a voté pour votre combat et l’histoire a validé le vote.

Votre vie durant, vous avez vécu dans la vérité de tous les combats que vous avez menés pour les causes justes.

De tous ces combats, nous avons appris que l’homme d’honneur est l’incarnation des valeurs et des convictions qu’il porte.

Dans l’une de ses fulgurantes intuitions, Jean-Jacques Rousseau a eu cette heureuse citation : « Dites ce qui est vrai, faites ce qui est bien. Ce qui importe à l’homme, est de remplir ses devoirs sur la terre. C’est en s’oubliant qu’on travaille pour soi. »

En ce qui vous concerne, la vérité de votre être poussait au cœur de vos mots, fleurissait dans vos actes, embellissait nos âmes et offrait à nos consciences le plus beau des printemps humains.

L’Algérien, vous ne pouviez voir en lui que la dignité du citoyen jouissant de tous ses droits.

Dans un entretien accordé à Amazday en 1990, vous avez déclaré :

« Un Algérien, je le vois avec sa DIGNITÉ. Ce qui caractérisait l’Algérien, c’était le sens de la dignité. Il se respectait en respectant les autres. C’est en ayant le respect de l’autre qu’il arrivait à se respecter. Un Algérien, pour être algérien à part entière, doit avoir ses droits civiles et politiques, et arracher ces droits : le droit d’être citoyen, le droit de militer dans un parti politique quel qu’il soit. Militer, c’est s’engager pour un idéal »

A l’époque déjà, vous avez dressé « le bilan le plus noir » du régime en l’attribuant au fait « qu’on ait enlevé aux Algériens les valeurs de l’algériannité : la dignité et la solidarité. »

Cher Président,

Vous nous avez appris que le sens de l’honneur, c’est ne pas vendre son âme au diable même quand il se fait ange, ne pas abdiquer même quand tout semble s’effondrer, ne pas se renier même au plus dur de l’épreuve de l’échec. Car, pour vous, vivre, c’est se transcender et se battre pour le bonheur de son frère, l’être humain.

Vous nous avez appris aussi que l’éthique, c’est la mobilisation culturelle d’un ensemble de valeurs humaines pour qu’il y ait harmonie au sein de chacun de nous entre l’individu, l’être social et l’appartenance à l’espèce humaine.

Une telle mobilisation est à même de réinventer la politique au sens de la construction d’une Cité humainement citoyenne, et le politique pour qu’émerge une conscience sociale de libération.

Face à la conception totalitaire de l’impunité comme instrument de l’exercice du pouvoir et sa concrétisation criminelle, vous avez déclaré, dans un entretien mémorable, intitulé  » L’Os nommé Aït-Ahmed » et paru au printemps 2000 sur Libre Algérie :  »

« D’abord, je suis de ceux qui ne séparent jamais la politique de l’éthique. Tout ce qui peut sauver une vie humaine, je le salue… Une vie humaine est un empire. Le second principe est qu’on ne peut pas blanchir comme ça, d’un trait de plume, ceux qui, des deux cotés, ont commis des massacres et des crimes.

À l’évidence, la grâce, le pardon ou l’amnistie devraient être l’aboutissement d’un processus politique et psychologique qui concerne les victimes et toute la nation algérienne. Une mesure judiciaire ne peut faire le printemps, ni ramener la sérénité dans les cœurs des victimes. Sinon cela serait tout autre chose qu’une amnistie.

On se retrouve devant une amnésie générale qu’on essaye d’imposer de manière autoritaire pour occulter les terribles épreuves subies par la nation au cours de ces dernières années.

Je comprends que les victimes, toutes les victimes, celle du terrorisme islamiste comme celles de la violence d’Etat ressentent une profonde blessure.

On leur a tué les leurs et personne n’est venu avouer son crime, ni s’expliquer et demander le pardon. C’est terrible car ils sont mis dans une situation d’incapacité d’entamer le douloureux et nécessaire travail de deuil. Et c’est terrible également pour la nation toute entière. »

Pour aider la Nation à faire le deuil de ses enfants emportés par une « sale guerre » menée contre les civiles, à panser ses blessures, à se libérer de ses traumatismes, vous avez toujours préconisé une solution politique ayant  » pour but de créer les conditions d’un débat national qui va au fond des choses.  » Plus jamais ça  » en sera l’enseignement historique. Le syndrome de la guerre civile en Espagne y a permis la réussite de la transition démocratique car il a responsabilisé et rassemblé l’ensemble des acteurs politiques sur le leitmotiv: plus de retour à l’horreur, plus de retour à la case départ. »

Vous avez toujours cherché ce « point de non-retour » qui puisse rendre  » impossible l’usage de la force pour se maintenir au pouvoir ou pour y parvenir. »

A contrario, le régime militaro-mafieux a usé et abusé de simulacres de solutions que vous avez toujours dénoncés.

Pour vous,  » Cette manière de faire ne préjuge rien de bon. Il est vraiment intolérable de laisser les choses en l’état. Le ventre d’où est issue la bête immonde n’en est que plus fécond, pour paraphraser Brecht. »

De ces mises en garde, le régime, dans ses différentes composantes claniques, n’a malheureusement tiré aucun enseignement à même de réhabiliter la légitimité populaire, de préserver la souveraineté nationale et de permettre à l’Algérie de se remettre dans le sens de la production de sa propre histoire.

Cher Président,

Le régime de la clanocratie du crime et de l’argent sale se trouve actuellement pris dans les griffes d’une géopolitique de conflit de plus en plus féroce.

Les luttes claniques entre les chefs du commandement militaire, les oligarques de la présidence et les généraux chargé de sa sécurité ainsi que les résidus de l’ancien DRS, ont atteint un seuil des plus inquiétants !

Démonstrations de force militaires, mobilisations de populations localement circonscrites, coups de force médiatiques, chacun des gangs montre ses muscles aux autres.

En ce contexte, des conclaves de négociations en cercles restreints sont tenus dans une confusion médiatique destinée à accentuer l’opacité sur les questions fondamentales que pose la crise de fin de cycle que vit le régime et les dangers que son maintien fait courir à l’Algérie.

Par ailleurs, des offres claniques de reniement de notre histoire, de sous-traitance diplomatique, de marchandage mafieux, de conspiration contre la dignité humaine et pour faire échec au combat contre l’impunité, sont clairement faites aux puissances internationales et aux chancelleries régionales, quitte à figurer parmi les tenants de la Djâhiliyya de notre temps.

Quand un indu premier ministre, cherche à enlever toute valeur sacrificielle aux Martyrs de la Révolution algérienne, un jour de commémoration en France, en s’adressant au président français en des termes révélateurs de sa volonté d’être le candidat de « la françalgérie » dans le simulacre présidentiel en cours en Algérie, il est clair que le profil le plus « rassurant » qu’il affiche est celui de « l’homme des sale besognes » géopolitiques à l’échelle régionale qui comprend l’Afrique du Nord et le Sahel.

C’est ce que cherchent à faire vendre de lui les résidus du DRS.

Quand le chef du commandement soumet l’institution militaire à des parades dans le seul objectif est d’intimider ses adversaires claniques ayant réussi à identifier le manque de« bras politique » dont souffre son clan, il est à regretter que l’armée sensée défendre le pays et veiller à son intégrité territoriale soit réduite à satisfaire les caprices d’un chef de gang.

Quand à la présidence, le cannibalisme clanique a pour nourriture la chair d’un homme grabataire qui, de surcroît, est l’un des fondateurs du système illégitime en Algérie et l’un des serviteurs les plus importants du régime, il y a lieu de se demander à quels montres notre pays a-t-il affaire.

Pendant ce temps, des familles algériennes pleurent leurs enfants.

L’Algérie se meurt en chacun de ses enfants qui perdent la vie.

En ce jour où nous évoquons votre belle présence en ce monde, le jeune Ayache Mahdjoubi , 26 ans, nous a quitté.

Tombé dans un puits artésien à Oum Chemel, une localité de M’sila. Ironie de l’histoire, il y était coincé depuis mardi 18 décembre, la veille de la célébration du 59e anniversaire de la reconnaissance par l’Assemblée générale de l’ONU du peuple algérien à la libre détermination et à l’indépendance.

Les enfants de M’sila ont fait preuve d’une solidarité agissante pour secourir l’un des leurs. Les algériennes et les algériens leur ont témoigné leur soutien. Les enfants du peuple que sont les agents de la protection civile n’ont ménagé aucun effort pour sauver le jeune Ayache.

Malheureusement, de l’autre côté, la façade administrative locale du régime a fait preuve d’un laxisme irresponsable.

Il est un secret de polichinelle que le régime ne reconnait que ses dignitaires et les enfants de sa base sociale. Quant aux enfants du peuple, ils sont voués à son mépris et aux malheurs qu’il leur inflige.

Avec la mort du jeune Ayache, l’algérien a perdu une partie de son être.

Au fonds du puits, se trouvait l’Algérie profonde, celle du peuple, l’accompagnant jusqu’à son dernier souffle. Une Algérie qui risque de connaître le même sort que lui si les choses ne changent pas.

UNE « OPPOSITION » ORGANIQUE ET UNE « OPPOSITION » PÉRIPHÉRIQUE.

Cher Président,

L’Algérie, la vôtre, la nôtre, celle que vous chérissiez tant et qui vous le rendait si bien, est aujourd’hui mise par le régime au registre des harraga de l’histoire. Une harraga qui voit l’impensé de son passé brûler son présent et miser son avenir dans une partie de poker menteur géopolitique aux relents néocolonialistes destructeurs.

Victimes de la hogra, ses enfants meurent en harraga au grand large, après avoir vu s’éteindre la dernière flamme du feu qui brûlait leurs rêves, leurs espoirs, la vie en chacun d’eux.

Deux jours seulement après la célébration de la Journée internationale du migrant, une vingtaine de migrants algériens sont morts au large d’Oran, victimes du feu qui s’est déclaré dans leur barque.

D’autres enfants du peuple, journalistes, blogueurs, militants politiques, militants des droits de la personnes humaine, syndicalistes, artistes, sportifs ou simples citoyens qui expriment pacifiquement leur colère, ou osent dire ce qu’il pensent, subissent la répression, l’emprisonnement, les humiliations. Certains d’entre eux perdent la vie en prison.

Porteur du syndrome du colonisé, aggravé par la crise de son renouvellement « générationnel », le régime ne conçoit sa longévité que dans sa soumission à une géopolitique néocolonialiste caractérisée par le transfert de la souveraineté des Etats vers les centres de la finance internationale.

C’est ce que Régis Debray appelle  » l’ère de l’homme économique ». 

Le traitement réservé par le régime aux migrants subsahariens contraste effroyablement avec l’élan de solidarité affichés par les familles algériennes à leur égard.

Il rappelle surtout que le régime algérien fait sienne une politique de « crimmigration » qui ne dit pas son nom.

En ces conditions, le régime s’est évertué à se donner une opposition organique à sa mesure.

A mesure que les exigences du simulacre présidentiel deviennent plus pesantes, cette « opposition » aura à produire l’appendice d’un faux débat sur « la constitutionnalité », la « non-constitutionnalité », où la possibilité d’une situation d’ »a-constitutionnalité » du pays en cas d’une révision de la constitution visant à prolonger l’actuel mandat présidentiel.

Elle aura également à fournir des éléments de langage en vue de préparer une alternance clanique.

Le tout est de faire oublier que du fait de son illégitimité, le texte fondamental algérien n’a peut en aucun cas définir le système de l’exercice du pouvoir en Algérie.

Pour pervertir cette question, certaines voix de cette opposition organique proposent de pousser l’ignominie jusqu’à lancer un simulacre de processus constituant ayant comme double objectif de mobiliser en bloc la base sociale du régime et d’éloigner définitivement les enfants du peuple de la politique comme instrument de leur libération.

Nostalgiques des coups de force militaires du début des années 1990, des putschistes non-assumés vont jusqu’à offrir leurs services au commandement militaire pour constituer son bras politique.

Couronnant le tout, ces derniers temps, une autre catégorie de ceux qui se disent opposants agit dans la périphérie du régime.

Cette opposition périphérique n’hésite pas à nouer des alliances contre nature pour multiplier les possibilités de s’engouffrer dans les brèches claniques du régime et d’avoir un rôle à jouer dans un proche avenir en son sein.

UN CONGRES DE LA SOUMMAM POUR LA MÉTAMORPHOSE DÉMOCRATIQUE.

Cher Président,

La situation est, certes, grave. Seulement, vous nous avez enseigné qu’ en de telles conditions, nous ne devons jamais agir dans la précipitation sous prétexte de donner un coup d’accélérateur à l’histoire, sans pour autant se donner les moyens de se mettre dans le sens de son évolution.

Pour reprendre une citation de votre ami, Edgar Morin, « A force de sacrifier l’essentiel pour l’urgence, on finit par oublier l’urgence de l’essentiel. »

Le citoyen est une conscience qui oeuvre avec intelligence et passion pour le bonheur de la société, la préservation de l’environnement et la libération de l’espèce humaine du diktat de sa folie suicidaire.

La légitimité est au cœur de tous les problèmes liés à la définition des modes d’organisation et de représentation politique et sociale en Algérie.

A la question de savoir qui détient la légitimité pour permettre à l’Algérie de construire une citée algérienne qui lui a été posée dans les « Cahiers de l’Orient » en 1995, votre ami, le Professeur Mohammed Arkoun a eu cette réponse :

 » C’est bien là le problème. On ne peut reconstruire une légitimité qu’en restituant la liberté de parole à tous les citoyens algériens, avec la garantie de la sécurité des personnes. Mais qui peut, dans les circonstances actuelles, fournir une telle garantie ? C’est pourtant à cette condition que L’Algérie retrouvera le cours d’une histoire enfin productive d’une Algérie algérienne. Les démocraties ont eu le mérite d’avoir atténué l’exercice de la violence en offrant des espaces de débat à un niveau démultiplié.

Or on néglige actuellement toutes les voix qui ne se sont pas exprimées ou qui ont peur de s’exprimer, et qui forment pourtant la texture de la société algérienne. Je ne peux pas réduire l’Algérie à ce conflit entre deux violences qui ne représentent pas la pluralité des voix algériennes. Je voudrais voir les Algériens respecter leur diversité. C’est la seule façon de faire advenir une Algérie plurielle et libre dans sa culture et sa parole. »

Le temps est venu de libérer la parole, de promouvoir la culture de l’écoute, d’ouvrir de vrais espaces de débat contradictoire, serein, instructif et constructif.

Nous avons le devoir historique de nous libérer du simulacre des échéances organisées par le régime de la clanocratie et des thème du faux débat qu’il impose aux algériennes et aux algériens.

Notre pays recèle des richesses populaires à même de lui permettre de faire de Tajmaât, la Djemaâ, une agora citoyenne qui peut accueillir des assemblées resituant au village et au quartier, son rôle politique dans la vie publique.

Ces Assemblées citoyennes locales peuvent donner lieu à des congrès communaux et à des congrès régionaux incluant tous les citoyens, sans aucune exclusion.

Pour faire échec à toute tentative de détournement ou de destruction de ce processus par le régime et ses relais régionaux et locaux, il y a lieu de faire confiance à la vigilance citoyenne.

Les dynamiques citoyennes et les synergies démocratiques qui accompagneront ces échéances populaires autonomes peuvent permettre aux algériennes et aux algériens de se réapproprier les lieux de mémoire et de réinvestir les dates majeures de son histoire récentes.

Ainsi, peut se tenir un congrès national pour la réhabilitation de la légitimité populaire, un 20 août, à Ifir-Ouzellaguen.

Il s’inscrira en droite ligne du Congrès de la Soummam qui, toute en structurant la Révolution de manière à lui permettre de se doter des instances de l’exercice de la souveraineté, a consacré la primauté du politique sur le militaire.

Le second Congrès de la Soummam sera celui de la métamorphose démocratique en Algérie.

Il aura pour rôle de doter les algériennes et les algériens d’instances populaires autonomes et d’une feuille de route lui permettant d’engager un rapport de force avec le régime pour l’amener à accepter que soit lancé un processus aboutissant à l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante pour la réalisation de La République Algérienne Démocratique et Sociale.

Cher Président,

En vous livrant nos cœurs et nos pensées, ces mots-lumière que vous avec eus dans un entretien paru au Quotidien d’Oran, le 17 août, 2002, sous le titre de  » Faire échec à l’implosion de la Kabylie et de l’Algérie » nous redonnent de l’espoir, malgré la précarité de la situation que vit notre pays :

« Je salue mes compatriotes et je leur dis , je suis avec vous , à vos côtés , non pas parce que je suis mordu par la « Boulitique « , mais parce que j’aime notre pays . Il a tellement besoin de paix et de réconciliation . Et votre envie de bonheur ne m’est pas du tout étrangère. »

L’Algérie qui a enfanté des femmes et des hommes de votre envergure saura prendre en main son destin et honorer le rendez-vous d’une Citée algérienne humainement citoyenne avez l’histoire.

Les signataires : 

Tahar Si Serir : Militant humaniste.
BouKhalfa Ben Mamar : Militant des Droits de la personne humaine.
Mohamed Said Ould Oulhadj : Militant humaniste.
Dalinda Darris Ouamara : Militante humaniste.
Azzi Arab : Militant des droits de la personne humaine.
Hocine Gasmi : Journaliste.
Idir Tazerout : Militant humaniste.
Essaid Aknine : Militant humaniste.
Hacène Loucif : Militant humaniste.


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