Édition du
20 March 2019

Reprenons notre destin en main…….


Adel HERIK
En principe, au lendemain de l’indépendance, le projet des élites algériennes était clair: restauration ou construction de l’État national et développement du pays. Ce projet est multidimensionnel; il touche tous les aspects de la vie du pays: institutions, infrastructures, économie, éducation et culture, santé et développement humain, qualité de vie, etc. C’était un projet consensuel, tacitement accepté par tous, car évident et incontournable. Comment en sommes-nous arrivés aux multiples fractures sociales et à la situation d’échec généralisé et de désespoir que nous connaissons aujourd’hui? Répondre correctement à cette question, c’est diagnostiquer notre mal et trouver le remède. Le projet est toujours le même, mais il a été brouillé et parasité par une multitude de faux-clivages, faux-problèmes et faux-débats. La question qui n’a pas été clairement posée au départ est: qui doit diriger et gouverner le pays? D’où tire-t-il sa légitimité? C’est de là que tout est parti en queue de poisson et toute une série de lignes de confrontation a été générée par ce problème de légitimité des dirigeants, pour aboutir finalement à un nihilisme généralisé, une remise en question permanente de tout ce qui était supposé constituer les fondements de la nation algérienne moderne. Tout le monde tire à vue sur tout ce qui bouge et on ne sait plus qui est l’ami et qui est l’ennemi. Pour ma part, je n’ai qu’un seul ennemi: le sous-développement, avec ses multiples manifestations: la pauvreté, l’inefficacité, la dépendance, l’anarchie, la corruption, la régression morale et culturelle, la décomposition de la société, etc.

Ou bien nous reprenons notre destin en main en tant que nation souveraine et nous nous attelons sérieusement et sincèrement à réaliser notre projet initial, en partant cette fois sur de bonnes bases, ou bien nous nous condamnons à demeurer dans les bas-fonds du monde pour longtemps.


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  • Benna Abdelouahab
    14 janvier 2019 at 21 h 18 min - Reply

    Je partage ce point de vue et je suis persuadé que le problème réside en particulier a l’instauration du premier pilier de toute construction du nation ou autre qui est une justice indépendante et réellement avéré au dessus de tous les acteurs de la société nationale sans aucune exception .Et cette justice doit être au dessus de toute considération partisanes et claniques sans aucune étiquettes idéologique ou religieuse .
    Donc une justice au dessus de tous les dinosaures entêtés du système d’exploitation mafieuse des richesses de la nation sous prétextes inimaginaire de légitimité révolutionnaire.

  • Congrès du Changement Démocratique