Édition du
16 February 2019

Ces drôles de « candidats » à la présidentielle du 18 avril

Ces drôles de « candidats » à la présidentielle du 18 avril (Vidéos)
TSA
Par: Fayçal Métaoui 
23 Janv. 2019 

La précampagne pour l’élection présidentielle du 18 avril prochain est lancée à vive allure. Depuis presque la convocation du corps électoral vendredi dernier, le siège du ministère de l’Intérieur, situé au Palais du Docteur Saâdane à Alger, reçoit des personnes, connues et moins connues, pour retirer les formulaires de signatures individuelles nécessaires au dossier de candidature à la présidentielle.

Les déclarations devant les caméras de la télévision de certains d’entre eux prêtent à sourire, font le buzz et suscitent les moqueries sur les réseaux sociaux. Niveau zéro de la politique ? En voici quelques exemples.

Nassira Azira s’est déplacée de Bouira. « Je n’ai pas de niveau, mais je me présente. Je veux aider le pays et les jeunes pour qu’ils travaillent et qu’ils mangent, assure-t-elle. Nos jeunes se perdent dans la rivière et dans la mer ».

Khalil Hamana est venu avec son épouse et ses deux filles retirer les documents. « Pour une fois, nous avons une famille qui se présente à l’élection présidentielle. Une famille algérienne sera à El Mouradia, vivra ce que les Algériens vivent », promet-il, tout simplement.

Ayache Hafaifa, commerçant à Bab El-Oued, est revenu à la charge, après avoir tenté « l’aventure » en 2009 et en 2014. « Parlez-moi d’El Mouradia, maintenant. Dans mon programme, l’Armée, les médias et la justice sont indépendants », lance-t-il aux journalistes. Il prétend n’avoir aucun concurrent. « Ils sont tous petits devant moi », affirme-t-il. Abderazak Makri, président du MSP, est, pour lui, le plus gros lièvre.

« Je suis un lion de la politique ! »

Abdelkader Missoum dit « Specifik », le remuant ex-député de Médéa, s’est présenté lui aussi au ministère de l’Intérieur pour retirer les formulaires de candidature à la présidentielle. « J’ai vu que des partis qui soutiennent le 5e mandat (pour Bouteflika). N’y a-t-il donc personne pour se présenter et faire le changement ? » s’interroge-t-il. Plus loin, il ajoute : « Depuis 1962, l’opposition n’a jamais gagné aux élections ».

Amar Chakar, journaliste, refuse d’être qualifié de lièvre, « arnab. » « Je dénonce ce qualificatif de lièvre. Je suis un lion de la politique ! Et ceux qui respectent la force de cet animal doivent me suivre, car l’avenir de l’Algérie intéresse tout le monde », pense-t-il.

Salim Khalfa du parti des Jeunes démocrates est venu avec un burnous souhaitant « le distribuer à tous les Algériens ».

Pour sa part, Amar Mustapha Moula entend se présenter à la présidentielle pour que l’Algérie « devienne mieux que l’Amérique ». « L’Algérie est le cœur du monde », tranche-t-il. Il annonce avoir « inventé » un avion.

« Des ailes en terre »

« Un avion naturel qui a des ailes en terre », précise-il, le ton sérieux. Impressionnant. On attend juste le vol inaugural.

Un autre candidat, apiculteur de métier, projette de dissoudre Air Algérie et la remplacer par Algeria Airways. « C’est déjà en anglais. La société aura une autre culture », dit-il.

« Le peuple est malade. Tout est malade en Algérie », crie Fouad Hassani, un autre candidat. Pour le député FLN Abdelhamid Si Afif, cette « bousculade » de candidats à la candidature à la magistrature suprême est « un signe de l’existence de la démocratie en Algérie ».

En attendant que des candidats plus sérieux s’expriment, le spectacle est assuré par ces drôles de postulants.


Nombre de lectures : 1410
6 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • ADOUANE
    23 janvier 2019 at 16 h 33 min - Reply

    JE PENSE QU’AVANT DE RETIRER LES IMPRIMES POUR ETRE CANDIDAT A L élection présidentielle le prétendant doit au préalable présenter ou un procès verbal du congrès de son parti qui le mandate ou les 60 000 SIGNATURES DES CITOYENS QUI SERONT VERIFIEES ET AUTHENTIFIEES PAR LA SUITE CELA EVITERA LA CANDIDATURE DE CHARLATONS …..DONT MEMES LES MEMBRES DE LEUR FAMILLE LEURS SONT HOSTILES

    1
    • DRIA
      23 janvier 2019 at 23 h 28 min - Reply

      il leur faudra un CBSM certificat de bonne santé mentale, wallah ghir ils relèvent pour la plupart de la psychiatrie. A ce train, je vais me présenter, je ne résiste plus à la tentation, moi je renommerai le nom du pays en HOSPITALIA ou le Grand Sbitar, après l’aphasique, qui sera le futur guignol que le cabinet noir à déjà choisi, un malade car quelqu’un de censé n’acceptera jamais de prendre le risque de se présenter….

      j’ai changé d’avis, les candidats qui prendront part à ce énième « carnaval fi dechra » ne feront qu’enfoncer l’Algérie et les algériens plus au fond, s’il y avait une volonté réelle de réussir le scrutin des images pareils n’auraient jamais circuler, mais les services psychologique de nos srabess sont déjà à l’oeuvre, mon général ca sent le roussi, alors un retrait stratégique est plus que souhaitable, sauf si ce poste c’est une retraite dorée.

      Yal KHAWA? le système vient de nous aider en nous fixant une date pour lever l’affront. Il faut se préparer d’ici le 18 avril et ce n’est point un poisson d’avril. Nous avons une date pour un vrai changement à nous de jouer. Préparons nous sereinement pour le 18 avril pour un débrayage pacifique je propose de commencer 3 jours auparavant soit vers le 15 avril inch’Allah. wallah c’est l’ultime et légitime recours qui nous restent

      1
  • Assange
    23 janvier 2019 at 18 h 12 min - Reply

    le grand cirque de lievres

    1
  • Rabah
    27 janvier 2019 at 8 h 42 min - Reply

    Et demain, tant qu’on y est pourquoi pas Bozo le clown avec son nez rouge et ses oreilles d’éléphants.
    On est dans l’ére du miserabilisme.

    1
  • setta
    27 janvier 2019 at 20 h 36 min - Reply

    pauvre algerie.

  • Abdellah Chebbah
    29 janvier 2019 at 12 h 06 min - Reply

    Si un mort peut se présenter, pourquoi pas ceux-là?

  • Congrès du Changement Démocratique