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22 July 2019

Bouteflika rempile, l’Algérie sidérée

Entre rires et peurs · Abdelaziz Bouteflika, président de la République algérienne depuis 1999 a annoncé dimanche 10 février sa candidature à un cinquième mandat. Pour le scrutin du 18 avril 2019, il bénéficiera du soutien du FLN qui lui a promis « loyauté et allégeance » lors d’un meeting organisé le 9 février à Alger. Si d’autres partis, dont le Rassemblement national démocratique (RND) ont proclamé eux aussi leur soutien, l’opinion publique oscille entre sidération, colère et résignation.


POLITIQUES > LAKHDAR BENCHIBA > 11 FÉVRIER 2019

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Le suspense, pour peu que l’on considère qu’il y en avait un, est donc levé. Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé dimanche sa candidature à la présidentielle du 18 avril 2019 dans un message adressé à la nation diffusé par Algérie presse service (APS), l’agence officielle. Selon le communiqué, le candidat à un cinquième mandat prévoit dans son message d’initier « dès cette année » s’il est élu, une conférence nationale inclusive qui aurait pour objectif l’élaboration d’une « plateforme politique, économique et sociale », voire « proposer un enrichissement de la Constitution ». La veille, le Front de libération nationale (FLN) avait annoncé que Abdelaziz Bouteflika était officiellement son candidat. Immense portrait du président, lecture du Coran, hymne national, documentaire sur les « réalisations de son Excellence », discours dithyrambique du coordinateur du FLN, Mouad Bouchareb, standing ovation pour un président absent à qui l’on assure « loyauté et allégeance ». C’est devant des milliers de partisans rassemblés à la coupole, une grande salle omnisport sur les hauteurs d’Alger, que le FLN avait donc annoncé la couleur.

L’affaire était déjà entendue. Le samedi 2 février 2019, les dirigeants des partis dits de « l’allégeance » (au président Abdelaziz Bouteflika), le Front de libération nationale (FLN), le Rassemblement national démocratique (RND), le Mouvement populaire algérien (MPA) et le Tadjamoue Amel El-Djazair (Rassemblement de l’espoir de l’Algérie, TAJ), ont annoncé que Abdelaziz Bouteflika est leur candidat à l’élection présidentielle du 18 avril 2019 « en signe de reconnaissance de ses choix éclairés et des acquis importants que l’Algérie a réalisés sous sa direction, et en soutien à son programme ambitieux de réformes et de développement pour une Algérie épanouie, unie, solide et réconciliée ».

La photo de l’événement diffusée par les médias algériens est éloquente : les chefs de ces partis avaient, selon des constats faits par de nombreux internautes, une « mine d’enterrement », ils posaient religieusement devant le portrait encadré de Bouteflika, devenu depuis plus d’une année l’objet d’un « nouveau culte rituel » selon la formule du Huffington Post. Le site évoquait en avril 2018 un « moment » particulier de la campagne largement entamée pour un cinquième mandat pour Bouteflika, malade et qui ne s’est plus adressé aux Algériens depuis son accident vasculaire cérébral en 2013.

« C’est une étrange vidéo où des citoyens apportent un magnifique étalon pour l’offrir au président de la République et, faute de président, ils présentent le cheval à un portrait souriant de Abdelaziz Bouteflika sur fond d’affiche électorale », notait le journaliste. Depuis, le rituel a été consacré, les clientèles du régime, ministres, walis et notabilités locales s’affichent, malgré les quolibets qu’ils encaissent sur les réseaux sociaux, devant le portrait de Bouteflika.

LA RUE INTERDITE

Les Algériens ont appris par expérience que les élections sont sans enjeu et encore davantage dans une présidentielle où le sortant est dans la course. Depuis le début des années 2000, avec la baisse des violences, le désintérêt à l’égard de la politique est massif. Une partie d’entre eux qui s’exprime sur les réseaux sociaux a vécu en 2014 l’élection du président sortant pour un quatrième mandat comme une véritable violence. Et la colère et l’impuissance s’expriment encore plus fortement pour ce cinquième mandat annoncé avec un président dont l’état de santé s’est encore plus dégradé.

A ceux qui sont tentés de recourir à la rue pour appeler au boycott, le premier ministre et chef du RND Ahmed Ouyahia a agité une menace sans aucune équivoque. « Ils [les protestataires] ont décidé de boycotter [l’élection présidentielle]. Ils sont libres. C’est la démocratie. Ils ont tenté de recourir à la rue auparavant. Le gouvernement a prouvé qu’il maîtrisait la rue. On ne les laissera pas semer le chaos. Non, les manifestations publiques des boycotteurs seront interdites et l’Etat, rassurez-vous, est capable de faire face au mouvement de foule et à la confusion. » Le message est clair, le pouvoir utilisera la force comme à chaque fois que des opposants ont tenté d’investir la rue comme ce fut le cas en 2011 dans la foulée des révoltes arabes.

La dissuasion a d’ailleurs déjà commencé. Le 7 février, Hadj Ghermoul, 37 ans, membre de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) et du Comité national de défense des droit des chômeurs (CNDDC), a été condamné à 6 mois de prison ferme à Mascara (ouest du pays) officiellement pour « outrage à corps constitué ». La police affirme qu’il avait été arrêté en état d’ébriété et qu’il aurait proféré des propos insultants « à l’encontre des éléments de la police ». Ses proches assurent que c’est un texte posté sur le réseau social Facebook où il affiche une pancarte sur laquelle il est écrit « Non à un cinquième mandat » qui lui vaut, ce qu’Amnesty International a qualifié de décision « totalement absurde ». L’arrestation de Hadj Ghermoul le 29 janvier et sa condamnation témoignent une nouvelle fois, selon l’ONG, « de l’intolérance dont font preuve les autorités algériennes vis-à-vis de l’opposition et de leur inquiétante tendance à multiplier les arrestations et les détentions arbitraires à l’approche de l’élection présidentielle prévue en avril ».

DÉCONSIDÉRER LA POLITIQUE

Mais il n’y a pas que la répression contre les opposants au cinquième mandat. C’est la crédibilité même des candidats, à l’exception du président sortant, qui est aussi en jeu. Ainsi, avec la participation, volontaire ou non, des télévisions privées au statut précaire de « correspondant étranger », des candidats à la candidature totalement farfelus ont été outrageusement médiatisés après l’annonce de la convocation du corps électoral pour le 18 avril.

Retirer les documents de candidature auprès du ministère de l’intérieur n’est pas censé être un événement mais ces télévisions en ont décidé autrement, donnant la parole à des individus en quête d’un moment de célébrité. Ils peuvent s’étaler sur des projets sans queue ni tête comme de produire « un avion naturel qui a des ailes en terre » ou affirmer que l’Algérie est « le cœur du monde ». Interrogé, l’un de ces candidats a promis de « faire de l’Algérie la première puissance mondiale », mais a refusé de décrire son programme par peur d’être plagié par ses adversaires.

La multiplication de ces déclarations à l’emporte-pièce de candidats à la candidature dont certains sont manifestement dérangés sur le plan mental a fini par susciter l’aversion dans les réseaux sociaux et des questions sur une « surmédiatisation ». « Il y a un jeu malsain de tout banaliser à dessein », souligne le blogueur et architecte Achour Mihoubi.

DES CANDIDATURES FARFELUES

Pour beaucoup d’internautes, en montrant ces présumés candidats à la candidatures, on adresse le message subliminal que la candidature de Bouteflika à un cinquième mandat, jugée surréaliste et humiliante par une bonne partie des internautes – en Algérie, les sondages d’opinion sérieux n’existent pas – n’est pas aussi mauvaise. « On veut nous dire que celui qui est sur la chaise roulante est mieux que ces énergumènes sortis de nulle part comme par enchantement », écrit un internaute.

Le soupçon d’instrumentalisation de ces candidatures farfelues pour déconsidérer la politique est d’autant plus fort qu’un député du FLN, Abdelhamid Si Afif, cité par TSA n’a pas hésité à les présenter comme « un signe de l’existence de la démocratie en Algérie ». L’affirmation fait d’autant plus rire que sur les 181 candidats à la candidatures enregistrés au 2 février, peu sont susceptibles de passer l’écueil de la collecte des signatures nécessaires.

Selon l’article 142 de la loi électorale, un candidat doit présenter une liste de 600 signatures individuelles d’élus locaux répartis sur 25 wilayas au moins ou bien une liste de 60 000 signatures d’électeurs inscrits répartis sur au moins 25 cwilayas. Une épreuve qui ne laisse pratiquement aucune chance aux candidats qui ne bénéficient pas de soutiens d’appareils ou des coups de pouce dans l’administration. Les médias ne l’ignorant pas, cette surmédiatisation de candidats à la candidature, où le grotesque le dispute à l’insipide, a éveillé bien des soupçons. On relèvera aussi, comme autre condition pour pouvoir se présenter au scrutin, le fait que l’épouse du candidat ou l’époux de la candidate doit avoir la nationalité algérienne « d’origine » – ce qui, autrement dit, exclut les personnes naturalisées. Autre exigence qui ne manque pas d’être rappelée par les opposants au cinquième mandat, le candidat doit être en bonne santé, mentale et physique, et fournir un certificat médical confirmant ses aptitudes. Sur les réseaux sociaux, nombres d’Algériens appellent à connaître le nom du ou des médecins qui signeront le certificat du président sortant… En attendant, c’est Tayeb Belaiz, ex-ministre de la justice et conseiller du président sortant qui a été désigné président du conseil constitutionnel, l’instance chargée de valider les candidatures à la présidentielle.

Le filtre des signatures ne devrait, sans surprise, laisser que quelques candidats opposés au président sortant qui, comme en 2014, ne fera pas campagne et ne s’adressera pas aux électeurs. Abdelmalek Sellal, ancien premier ministre et directeur de la campagne du président Bouteflika en 2014 va reprendre le même job. Les autres impétrants, à moins d’une improbable surprise, devront faire de la figuration.

UNE PRÉSENCE ISLAMISTE

Deux fois candidat malheureux face à Bouteflika, Ali Benflis a bien retiré les documents, mais il y a une forte probabilité qu’il renonce, l’expérience lui ayant confirmé en 2004 et en 2014 qu’il ne servait à rien d’engager la compétition avec un président dont la campagne est menée tambour battant depuis plus de deux ans et avec les moyens de l’État. Bouteflika aura également l’assurance d’avoir une présence islamiste à l’élection avec Abderrezak Makri, chef du Mouvement de la société pour la paix (MSP), proche des Frères musulmans.

Celui que la presse classe en outsider et qui bénéficie de quelques ralliements d’intellectuels et de personnalités connues est le général major à la retraite Ali Ghediri. Épaulé par Mokrane Aït-Larbi, un avocat connu pour son militantisme pour les droits humains, son staff évoque déjà des intimidations et des « pratiques délinquantes » de « féodalités locales » qui tentent de freiner la « campagne de collecte de parrainages du candidat Ali Ghediri ».

INTIMIDATIONS EN TOUS GENRES

Mokrane Aït-Larb a également indiqué dans un communiqué que le général Ghediri, qui avait été sévèrement tancé avant l’annonce de sa candidature par le chef de l’armée, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, faisait l’objet de « filatures quotidiennes par des inconnus », à bord de véhicules banalisés. Même les membres de sa famille sont ciblés par « des mesures de rétorsion indignes ».

Des attaques ad hominem publiées dans certains journaux proches du pouvoir ont fait du général Ghediri le candidat le plus en vue. Mais dans un pays où l’abstention atteint des proportions énormes, le vote est décidé par la minorité de ceux qui se déplacent aux urnes et les clientèles du pouvoir qui défendent le statu quo. De fait, le pouvoir joue aussi bien sur la répression que sur la redistribution. Les subventions, y compris pour les carburants, et les distributions de logements n’ont pas été affectées malgré une chute drastique des recettes pétrogazières. Les médias acquis au pouvoir n’hésitent pas non plus à rappeler les traumatismes de la guerre civile des années 1990, ce qui a un effet dissuasif à l’égard d’une éventuelle contestation dans la rue.

Le dégoût réel d’une bonne partie de l’opinion à l’égard des chiyatine, expression désignant les manieurs de brosse à reluire qui appellent à un cinquième mandat, ne se traduit donc pas par une mobilisation pour des élections jugées pliées d’avance. Abed Charef, journaliste et chroniqueur à l’humour acéré, a refroidi les ardeurs de ceux qui croient aux chances du général Ghediri. Dans un tweet libellé avec le hashtag #Bekrikhir, ce qui signifie « avant c’était mieux », il écrit : « Bekri (avant), on avait un seul candidat à la présidentielle. Facile de choisir. On savait qui allait gagner. Aujourd’hui, on a plusieurs candidats, on sait qui va gagner, mais on fait semblant de croire qu’il sera battu. » Les Algériens qui adorent le football et qui n’ignorent rien des combines dans le championnat peuvent reprendre pour l’élection du 18 avril 2019 l’expression consacrée : Match mebyiou’ : « un match vendu » et perdu d’avance.


LAKHDAR BENCHIBAJournaliste (Alger).


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14 Commentaires sur cet article

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  • mohamed
    11 février 2019 at 19 h 11 min - Reply

    une seule solution, la révolte !

    28
  • karim S.
    11 février 2019 at 19 h 18 min - Reply

    Les manipulateurs ou les souffleurs sur les braises n’ont devant-eux,maintenant,que les naïfs qui peuvent croire encore à leur « hymne de changement pacifique »par les urnes.
    Hélas,ce régime,comme toutes les autres dictatures de par le monde,tôt ou tard ne pourrait partir que dans la violence.

    Dommage pour un pays aussi jeune par son potentiel humain ambitieux et ses richesses naturelles!
    C’est la chose la plus terrible qui pourrait arriver à ce pays.C’est la hantise de tout un peuple consciencieux. Mais le pouvoir actuel dans son euphorie « pitoyable » ne veut pas l’entendre de cette oreille au risque d’une chute brutale catastrophique pour tout le monde!
    Allah yerham echouhada qui se sont sacrifiés pour l’indépendance de l’Algérie!
    A bas les chyatines,les opportunistes et autres affairistes(qui ne se contentent pas de leurs petites affaires)mais font également dans la pollution politique quotidienne!

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  • lyes Laribi
    11 février 2019 at 20 h 04 min - Reply

    14 siècle après la disparition de l’idolâtrie où les gens se prosterner devant les statuts de leurs idoles par la grâce de la religion musulmane, voilà la coupole où plus précisément les personnes présentes nous ont offert une scène digne de la jahiliya où la prosternation s’est faite à un cadre représentant un humain. Le plus horrible, c’est que ces personnes nous répètent le même langage des Abu jahl sans les statuts (ici le cadre) l’anarchie régnera. La question posée, est ce qu’ils auront le courage de nous annoncer sa mort si le président cadre arrive à disparaitre avant l’élection ???

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  • Dria
    11 février 2019 at 20 h 08 min - Reply

    Hahahaha Wallah c’est plus clair que l’eau de roche pour ceux qui en doutait , ils ont la preuve. Eh oui ils n’ont pas froid aux yeux. Si on a osé présenté le « CADRE » avec une photo qui date de 20 ans pl us anticonstitutionnelle que ca je ne vois pas …mais tant mieux ainsi l’heure de vérité est la pour les vrais candidats ceux qui ont une âme et une conscience doivent boycoter cette mascarade.

    Pour moi il n’ y a aucun doute si Mr Ghediri ne se retire pas c’est qu’il doit avoir des garanties sérieuses pour en être le vainqueurs et c’est le système qui gagne, un candidat sensé ne doit pas accepter d’avoir comme rival un cadre c’est anti-déontologique et inacceptable d’un point de vue éthique…ne concurrence la momie que celui qui connait bien les sarcophages…

    on peut faire une chose la proposition de menacer les parents mais pas à Poirson ou à Hydra mais chez eux je m’explique , il faut faire des sit in devant les consulats et ambassade Algériens à l’étranger. la communauté algérienne à l’étranger est conséquente et peut agir contrairement à nous des Immigrés, des Naturalisés, des Harragas, des Chercheurs, des étudiants, savent ce qui se passent réellement chez nous , le pays interpelle, au moins un baroud d’honneur qu’on montre à FaFa qu’il n’y,a pas que des lèches-bottes.

    On doit faire des rassemblements devants nos représentations diplomatiques à l’étranger Le 18 Février 2019, un autre le 18 Mars, c’est facile avec les réseaux sociaux et prenez exemple sur les gilets jaunes et je connais beaucoup d’algériens qui participent à ce mouvements de gilet jaunes ils ne diront certainement pas Non pour un sit in spécial Algérie et si le pouvoir n’abdique pas ce sera un ras de marré devant nos consulats et ambassades pour le 18 avril.

    Je lance un appel aux candidats GHEDIRI BENFLIS NEKKAZ retirez vous avant l’avènement de la date butoir de la nouvel loi électorale; ne nous dites pas après que vous risquez la prison en cas de retrait , il n ‘ y a rien à cirer sauf si vous avez d’autres projets et d’autres intentions

    DES SIT IN DEVANT NOS REPRÉSENTATIONS A L ETRANGER C EST FAISABLE OU NON….NOUS N AVONS BESOIN D AUCUN CANDIDAT POUR LE FAIRE . MAINTENANT SI UN CANDIDAT REJOINT CETTE IDÉE JE LE SUIVRAI A FOND

    ARKABB OU MATESKUTCH AFSSED EL3B MAHABOUCH YAHACHMOU

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  • tarak
    12 février 2019 at 0 h 35 min - Reply

    Voir les images de ce qui s’est passé dans la coupole le 9/02/2019 on comprend aisément pourquoi la france a mis 132 ans pour quitter l’Algérie. la salle était bourrée de clowns.

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  • Karimo
    12 février 2019 at 0 h 56 min - Reply

    AbdelCadre a osé, je pleure mon pays, je suis triste pour son avenir. Il n’y a plus d’hommes, ils sont tous tombés au champ d’honneur entre 1954 et 1962.

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  • Antar Al Kotamy
    12 février 2019 at 1 h 18 min - Reply

    Tant que la baguette reste à 10 dinars et l’essence à moins de 50 ,les rats de gouttière continuerons leur danse très profitable autour du chat,certes antique ,mais toujours distributeur de privilèges directement proportionnels au dégré de
    soumission crapuleuse….

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  • drago
    12 février 2019 at 10 h 14 min - Reply

    ali ghdiri se doit de se déclarer gagnant même si on fera vaincu. le reste se fera de lui même à la venezuilienne.

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  • drago
    12 février 2019 at 10 h 17 min - Reply

    c’est la nuit du général, ali ghediri doit gagner même s’il est perdant. le scénario a la venezouilienne est un lourd moyen de faire echec au système de rapine erigé en république bananiere.

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  • OUCHEN
    14 février 2019 at 0 h 06 min - Reply

    Ali Ghediri ne peut pas rivaliser devant Boutef. Regardez-le quand il se met devant la camera, on dirait un écolier à qui on pose des questions et il répond par un oui ou par un non. C’est indigeste, aucun contenu. que fait Ait-Larbi avec ce général qui a peur de son ombre?
    Boycottons cette mascarade, d’ailleurs même Fella Ababssa se met de la partie.

    Comme dit un dicton kabyle: awi ikyuwten aya ukaz!

    3
  • wahid
    19 février 2019 at 0 h 24 min - Reply

    بوتفليقة لا يزال يكتب الجزائر

    عبد الرحمن شلقم
    وزير خارجية ليبيا ومندوبها الأسبق لدى الأمم المتحدة

    https://aawsat.com/home/writer/Abdalrahman%20Shalgam-1

    ألا تكفي السيد عبد العزيز بوتفليقة السنوات العشرون التي قضاها على سدة الرئاسة بعد أكثر من تعديل للدستور على مقاسه ليستقر في قصر القرار الأعلى؟ كيف يستطيع أن يقود البلاد وهو لا يستطيع الحركة، ويعاني من جلطة في الرأس، حيث معمل القرارات المصيرية للبلاد التي تعاني الكثير من المشكلات الاقتصادية والأمنية والتحديات الخارجية. أليس في الجزائر من له القدرة على قيادة البلاد التي يبلغ سكانها أكثر من أربعين مليون نسمة؟ أليس بين جيش المترشحين من يرقى إلى مستوى القدرة على الجلوس مكان بوتفليقة؟ كل تلك الأسئلة منطقية ومشروعة في بلاد تعج بالأحزاب السياسية، وبها قدر كبير من حرية الرأي والنشاط السياسي وتعدد الأفكار من أقصى اليمين إلى أقصى اليسار، بما فيها الأحزاب ذات المرجعية الإسلامية. إذن لماذا الإصرار على عبد العزيز الشيخ الكبير، الذي لا تسعفه قدماه على المشي؟

  • wahid
    23 février 2019 at 17 h 06 min - Reply

    Pourquoi il est impératif de se débarrasser de l’Actuelle forme du Système politique, ce Système de plus en plus s’éloigne des principe du 1ier Novembre 54, cette mutation a commencé depuis 1958 ( Par l’élimination systématique des vrais révolutionnaires par l’armé française, et par les traîtres embusqué a Oujdah et Guardimaou ), et aujourd’hui avec le bouteflicatisme, la mutation a défiguré radicalement le sens de la révolution Algérienne.

    Excellente analyse des derniers développements politique en Algér
    https://www.youtube.com/watch?v=WKdq9K0NDRk

    2
  • HAMZA REGUIG
    3 mars 2019 at 11 h 52 min - Reply

    J’ai vécu un moment la Révolution Algérienne comme enfant, j’ai été maltraité par les militaires français alors que je n’avais que dix ans, j’ai perdu mon oncle maternel qui venait d’avoir 21 ans assassiné par l’armée française, mes oncles ont été incarcérés parce que activistes mes parents payés leurs dus mensuels à la djebha (Front). Ceci est relaté pour démontrer que les algériens ont tous payé chèrement leur indépendance. Aujourd’hui, c’est dans cette lignée que ces jeunes qui ont manifesté pacifiquement ont exprimé leur désir de recouvrer une deuxième indépendance qui a été confisquée par ces nouveaux colons. Ils sont sortis dans les rues de toute l’Algérie en leur signifiant clairement qu’ils veulent prendre leur destin eux mêmes. Ils veulent vivre dans un Etat de Droit ou tous les Algériens sont égaux, ils veulent écarter les prédateurs, ils veulent trouver un emploi dignement, ils veulent vivre avec la force de leurs bras, à la sueur de leur front, ils veulent avoir un toit décent, ils ne veulent plus mourir noyés dans les flots de la Méditerranée. Respectez leurs désirs messieurs les détenteurs du pouvoir, car c’est cela la démocratie « le pouvoir au peuple » vous avez montré vos limites, ils veulent plus. Puisse Dieu le Tout Puissant guidera leurs pas dans ce que Dieu aimerait qu’il soit.Amine

  • Congrès du Changement Démocratique