Édition du
16 February 2019

Obsèques impressionnantes de l’étudiant Assil Belalta à Bordj Bouararidj : mais où est donc passé Tahar Hadjar ?

 Obsèques impressionnantes de l’étudiant Assil Belalta à Bordj Bouararidj : mais où est donc passé Tahar Hadjar ?

www.algerie1.com
Par Nabil Semyane| 12 Février 2019 | 17:59

Des milliers de  personnes, en voyant les vidéos postées sur les réseaux sociaux ont tenu, en ultime hommage à sa mémoire à assiter mardi à ses obsèques.

Ils sont venus par monts et par vaux au village du défunt pour l’accompagner à sa dernière demeure, scandant derrière son cercueil, Allah Akbar ! Allah Akbar ! les voix gorgées de colère.

 Au milieu  de cette foule imposante et éplorée, un homme, a brillé de mille feux par son absence : Tahar Hadjar, ministre de l’enseignement supérieur qui aurait dû être au premier rang  par devoir de solidarité, la sienne d’abord en tant que premier concerné, mais aussi celle du gouvernement, à la famille et à la population du village.

 Le ministre, qui présidait aujourd’hui avec les recteurs des universités du centre du pays et les directeurs des écoles supérieurs, s’est contenté d’une déclaration, tout ce qu’il y a de plus langue de bois, version FLN.   

 Comme un répondeur automatique  il assure  que « les services de son ministère ne ménagent aucun effort, en vue de sécuriser les universités et les cités universitaires » Pas un mot de compassion pour les parents  ni un message de solidarité pour la communauté universitaire profondément choquée par ce crime horrible.

En début de semaine, c’est un étudiant du Zimbabwe, un pays frère de l’Algérie, qui est mort à Annaba, en succombant à une agression à l’arme blanche.

Antérieurement, c’est une étudiante qui s’est défenestrée de sa chambre universitaire,  victime d’une dépression. On peut allonger à l’envie la liste macabre des meurtres dans les campus et les résidences universitaires, depuis que Tahar Hadjar est à la tête de ce ministère.

Des crimes qui se répètent, suivis de sa part de déclarations sans émotion, comme s’il s’agissait de faits divers imputables à une fatalité contre laquelle il ne peut rien.

Dans des pays où la vie d’un homme est un bien précieux, à plus forte raison d’un étudiant, pour beaucoup moins que cela, le ministre démissionne, car s’il n’est pas coupable, il est responsable. Quid aussi du silence de notre parlement croupion  qui donne l’impression d’être hors sol ?

En  Algérie où un ministre, un peu comme Néron jouant la flûte pendant que Rome brûle, peut continuer tranquillement à « ministrer », depuis  Alger, surtout en cette période propice au secousse  au sommet de l’Etat  sachant, par ailleurs qu’il jouit de l’immunité que lui confère son appartenance au parti du pouvoir. Pauvre Algérie! 


Nombre de lectures : 718
3 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • Dria
    13 février 2019 at 14 h 14 min - Reply

    إنا لله و إنا إليه راجعون » الله يرحمو و وسع عليه » Une pensée sincère à sa famille
    mort d’hommes , de consciences , voir de nation ………….

    4
  • tarak
    14 février 2019 at 1 h 18 min - Reply

    Ce ministre incarne l’incompétence, la médiocrité et la régression. Que peut on s’attendre de lui?!!!. C’est ça le FLN d’aujourd’hui.

    2
  • Antar Al Kotamy
    14 février 2019 at 18 h 59 min - Reply

    Ce pseudo ministre a en effet une tête qui fait peur par la grossièreté et la méchanceté des traits.Mais l’essentiel est ailleurs.L’essentiel ,c’est le système arbitraire et incompétent qui perdure depuis l’assassinat de Abane :celui de la force bestiale au dessus et contre le droit ,contre le mérite et qui « sélectionne » des psychopathes pour gérer le pays.De là ,vient l’Etat-gangster qui a massacré 200 000 innocents . Novembre 1954 a amené l’indépendance, un autre Novembre est nécessaire pour amener la Liberté car ces monstres n’accepteront jamais de lâcher ce qu’ils considèrent comme « leur »pays càd ses richesses…

    3
  • Congrès du Changement Démocratique