Édition du
22 May 2019

Le projet alternatif à la mascarade électorale.

Notre pays court un grand danger !

Depuis 62, le régime en place étouffe la société et l’empêche de s’exprimer, de s’organiser librement et pacifiquement pour pouvoir imposer démocratiquement ses choix. Le pouvoir à travers la fraude, la corruption et le clientélisme, qu’il a érigé en mode de gestion et de gouvernance, s’est engagé dans un processus diabolique visant la dislocation de la société et l’émiettement des forces militantes.

Au jour d’aujourd’hui, le constat est amer. Il est dur de croire que tout l’espoir qui s’est germé au moment de la révolution s’est effrité. Difficile d’admette que 60 ans après l’indépendance, nous n’avons pas pu encore édifier un Etat de droit avec des instituions crédibles protectrices du peuple. Alors, que 60 ans en arrière le peuple algérien avait réussi à donner espoir non seulement aux peuples de la région mais aussi à tous les peuples aspirant à l’indépendance, à la souveraineté et à la démocratie.

Aujourd’hui, la situation est plus que préoccupante.

Que faire ? Comment pouvons-nous s’organiser pour reprendre l’initiative, redonner espoir au peuple et croire en sa capacité à changer les choses ? Il faudrait bien rappeler aux citoyens qu’il n’y a pas de fatalité. Les solutions politiques existent. Il suffit de les co-construire avec toutes les forces du progrès, puis les proposer au peuple pour être débattues, enrichies, adoptées pour ensuite y adhérer consciemment au processus de changement.

Pour nous, il est capital que le peuple retrouve les voies et moyens de luttes pour consacrer son droit à l’autodétermination. Autrement dit : pouvoir réapproprier notre doit à choisir librement nos représentants par des élections libres et transparentes. Nous devrions par devoir moral et historique, envers à la fois, nos martyrs qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de l’indépendance, les jeunes générations assoiffées de liberté et de dignité, qui aspirent à un idéal démocratique, maintenir le cap de la résistance pacifique en vu d’enclencher une dynamique citoyenne pour le rétablissement de la légalité populaire et institutionnelle et la consécration de l’Etat de droit.

L’opposition n’a jamais été pour nous, un slogan ou un chant populiste à brandir à la veille de chaque élection, mais elle est un choix responsable, nourri d’une conscience militante en faveur du droit et de la justice. Toutefois, cette opposition devrait s’accomplir au quotidien dans l’exercice de nos actes, en parfaite cohérence avec l’éthique, l’engagement serein et les valeurs qui ont fait notre parcours et notre fierté.

Par ailleurs, notre démarche ne se résume pas à rejeter une élection fermée où le résultat est connu d’avance, mais au delà du refus de la mise en scène électorale, notre projet consiste à créer les conditions du rassemblement des énergies vives du pays pour engager ensemble, un projet alternatif face au chaos du régime. Et, de dessiner sereinement dans le respect de la pluralité, un nouvel horizon pour le pays. Nous investissions à travers notre projet de reconstruction de consensus national, dans la remobilisation pacifique de notre peuple.

Inéluctablement, il demeure une solution fiable pour sortir l’Algérie de la crise et rebâtir un Etat souverain capable de protéger le peuple et ses richesses, d’assurer sa cohésion, sa sécurité et son développement. Le consensus est le moyen par lequel nous devons enclencher un sursaut populaire, une dynamique citoyenne effervescente pour imposer au pouvoir des négociations claires et transparentes.

Ces dernières, devront déboucher sur un agenda précis de retrait du régime et le transfert du pouvoir en provoquant une assemblée nationale constituante, permettant le passage vers la 2ème République.

Mohammed-Idir YACOUB

Paris, le 16/02/2019


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8 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    18 février 2019 at 23 h 59 min - Reply

    Tout à fait d’accord, comment concrétiser ce projet sur le terrain. S’il n’est pas étouffé a sa naissance en France, ce projet à plus de chance de se développer et si notre Diaspora qui vit dans l’hexagone l’apprivoise et le défends, il grandira très vite et sera accepté par la majorité des algériens.

    Contrairement à nous. En France, il existe une justice et le droit de manifester. Il faut passer à l’acte, commencer par dénoncer nos représentations diplomatiques ambassades et consulat d’Algérie en France. En portant des gilet vert par exemple, afin de signifier à la France de lever sa couverture et son aide au pouvoir algérien despotique qu’elle manipule à sa guise. Nous finirons ainsi, par réapproprier le droit de choisir librement qui en veut. il faut signifié à la France qu’elle ne s’immisce plus dans notre politique intérieur , ce n’est que que comme ça à mon humble avis que vous annonceriez concrètement la naissance de d’un projet alternatif qui part effet de cascade arrivera chez nous. Chiche un sit-in le 18 mars en France pour enclencher la dynamique alternatif à celle du 18 avril.

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  • mohamed
    19 février 2019 at 4 h 38 min - Reply

    Un appel plein de bon sens. Mais qu’avons nous en face ?

    Que peut-on construire, co-construire ou reconstruire avec un pouvoir illégitime, destructeur, composé d’usurpateurs, d’opportunistes, de voleurs, d’antinationalistes, de criminels de guerre et de criminels économiques ?

    Ne soyons pas naïfs et rendons-nous à l’évidence ! Nous souhaitons tous que ce ne soit qu’un mauvais cauchemar. Mais non, ouvrons les yeux enfin et réalisons bien qu’il y a réellement des individus prêts à faire disparaître notre nation pour leur ventre et bas-ventre !

    Une seule question nous est posée : allons-nous les laisser faire ?

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  • tarak
    19 février 2019 at 8 h 53 min - Reply

    Les pseudos-démocrates avaient choisi le camp du pouvoir lors des élections libres de 1991 laissant le peuple à la merci de la junte. Ils avaient semé le vent et aujourd’hui ils récoltent la tempête. Maintenant le langage est coupé entre les populations et cette soit disant opposition qui ne représente qu’elle même. Le pouvoir a de longs jours devant lui, hélas.

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  • cotoyenr
    19 février 2019 at 10 h 14 min - Reply

    le maintien du statu quo? chaos dans 3 ans (pas de reserves de change et baisse des exportations d’hydrocarbures)? et dans 10 ans importation de gaz ou extinction des feux?
    C’est celle là , la vraie peur qui a été planifiée depuis 30 ans! de plus IL N’Y A AUCUNE PARADE AVANT 10 à 20 ANS.
    Les moutons sentent le danger la veille de l’Aid. Nous somme des poissons rouges.. 2021 on ne sait pas ce que c’est alors 2030 n’en parlons pas

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  • Ait idir
    19 février 2019 at 20 h 11 min - Reply

    Pourquoi ne pas faire la meme chose qu ‘au venezuela, creer un gouvernement et un president en exil? Ne serait ce pas l’unique solution devant l’ echec de toutes les tentatives de restaurer un etat de droit?

  • Salim Tribeche
    20 février 2019 at 12 h 07 min - Reply

    Tous les analystes sérieux disent que la crise en Algérie est politique.
    Si le pouvoir actuel,ses apparatchiks et ses sbires laissent le peuple choisir ses dirigeants dans des conditions idoines,la rareté des hydrocarbures serait dépassée et l’Algérie serait auto-suffisante et exportatrice d’électricité (issue de l’énergie solaire) vers toute l’Europe,dans peu de temps.
    Ainsi tous les minables et autres chiatines de ce régime qui tablent sur la famine,la peur et autres misères qui frapperaient le peuple seraient sidérés par le courage et le mûrissement politique de ce même peuple.
    Vive le changement pacifique !
    À bas les défaitistes manipulateurs!Vos jours sont comptés! Rendez-nous notre fierté d’être algérien !

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  • Azar
    20 février 2019 at 14 h 09 min - Reply

    L’armée algérienne n’a jamais été républicaine, ses originaires sont connusde tous.
    Ceux qui pensent déloger ce pouvoir despotique et mafieux et militaires de son confortable fauteille avec la mobilisation pacifique sont utopistes.
    Rien ne changera le destin de notre pays sans le recours à la révolution populaire, les marches passifique et les discours populistes des politiques ne feront aucun écho c’est n’est qu’une unième manoeuvre voué inéluctablement à l’échec et de faite à pérenniser davantage cette mafia despotique !
    La liberté s’arrache, elle ne se donne jamais …!!!
    J’ai du mal à croire ceux qui disent qu’une élection démocratique peut changer un régime totalitaire, je vois mal comment une solution politique peut émerger !

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  • YACOUB
    22 février 2019 at 12 h 55 min - Reply

    Je voulais à travers cette contribution apporter ma part de responsabilité quand a la construction de l’alternative démocratique dans notre pays .

    Mon objectif consiste a susciter un.debat sur la façon la plus responsable de provoquer le changement et de remettre notre pays sur la voie du salut et du progrès.

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  • Congrès du Changement Démocratique