Édition du
23 March 2019

La nouvelle prière du vendredi.

Ghania MOUFFOK. Journaliste. In Facebook

En Algérie, les centaines de milliers de personnes qui manifestent à travers tout le pays ont majoritairement entre 20 et 30 ans, l’âge de la majorité et d’internet. Et ce n’est pas « le mur de la peur » qu’ils ont décidé de briser mais le Pacte du silence. Et si ce n’est pas (encore ?) une révolution, c’est une libération.

Un jour, Cherif Belkacem, membre du Conseil de la révolution sous Boumediène, homme puissant parmi les puissants à cette époque m’a dit : « Bouteflika est un destructeur, et tu ne peux même pas imaginer à quel point… » En mon for intérieur, j’avais pensé qu’il disait cela par dépit, ce n’était pas un secret, les deux hommes se détestaient cordialement et s’étaient disputés, dans une rivalité fratricide, la première place auprès du président Houari Boumediène, qui choisit, en 1974, Bouteflika contre celui que l’on continuait à appeler de son nom de guerre Si Djamel. 

L’un et l’autre avaient participé au plus près à la création du système de pouvoir en Algérie, depuis les bases d’Oujda au coup d’Etat de 1965 contre le premier président de l’Algérie indépendante A. Ben Bella, système dont le chef incontesté était alors le colonel H. Boumediène. 

Un système de l’ombre, de coups fourrés, de coups d’Etat, de coups de force, qui fonctionne en dehors de toute légalité autour de ce que Cherif Belkacem appelait : « El Djemaa » que l’on pourrait traduire par L’Assemblée, le Cercle des sans visage. En le regardant vivre et mourir, je compris une chose : dans cette Djemaa les individus ne comptent pas. Et qu’importe votre passé, votre force d’hier, si vous en êtes exclu, d’une manière ou d’une autre, vous n’êtes plus rien et le cercle se referme en vous condamnant en plus au silence, pendant qu’au plus profond, vous espérez qu’un jour El Djemaa vous rappellera. Jamais trop loin de son téléphone, Cherif Belkacem a attendu plus de trente ans, en vain, et bien que brillant, je crois que jamais depuis son éviction il n’a eu d’autre emploi que celui d’attendre. L’ivresse du pouvoir est une drogue dure en Algérie.

« La casa d’El Mouradia »

Aujourd’hui A. Bouteflika est devenu à son tour otage du Cercle qu’il a contribué à forger. Sans voix pour se défendre, sans jambes pour se sauver, il est devenu le rideau derrière lequel se cache El Djemaa qui feint de l’honorer comme le messager d’un dieu païen alors qu’elle le déshonore. 

C’est le prix à payer pour que le Système impitoyable dure. Durer est aujourd’hui la seule ambition de cette tyrannie d’hommes invisibles. Gagner du temps parce que le temps c’est de l’argent et parce que devant n’importe quel tribunal, ils seraient condamnés pour infamie… C’est sans doute ce qu’il faut comprendre de ce qu’ils appellent « la mission » de Bouteflika en tentant de l’imposer à la nation pour un « cinquième mandat». Le message est clair : en Algérie il n’y a plus d’Etat au sens d’intérêt général, de service public, d’arbitrage. L’Etat est moribond à l’image de A. Bouteflika. 

Cette Djemaa a une histoire, née dans la guerre de libération nationale, la raconter reviendrait à raconter l’histoire secrète du pouvoir en Algérie. 

Mais on peut dire que si la structure est la même, sa composante humaine, son insertion dans le monde, son rapport à la société algérienne, son rapport à l’argent public, son rapport à la violence d’état, ses intérêts ont changé en même temps que changeait le monde et donc l’Algérie. Entre une djemaa qui prétendait inventer le socialisme d’état et une djemaa qui s’inscrit dans le marché mondial où tout est marchandise, les objectifs, les alliances nationales et internationales, la corruption, le rapport à la société, au salariat, aux démunis, aux damnés, à l’argent public et privé ne sont plus les mêmes. Seuls demeurent à l’identique les instruments de pouvoir : la force armée, l’argent du pétrole, la propagande et le mensonge, la justice.

Trop d’argent, trop d’armes, trop de sang sur les mains, trop de viols de la légalité même formelle ces 20 dernières années, depuis l’annulation des élections en 1992 jusqu’au cadenassage des portes de l’Assemblée Nationale, image incroyable au coeur du pouvoir formel, pour chasser un président de l’Assemblée Nationale et Populaire et le remplacer par un autre qui sera invité, comme si de rien n’était, aux cérémonies célébrant le 1er novembre 54 aux côtés de toutes les institutions de l’Etat, militaires et civiles – ont transformé la Djemaa originelle en une coalition au service d’intérêts privés et particuliers qui utilise l’ensemble de l’appareil d’état contre l’intérêt général. Administration, justice, banque, entreprises publiques, instances financières, marchés publics, médias publics et surtout privés (financés sur l’argent public déguisé en argent privé) et enfin l’appareil roi, l’appareil militaro-policier, son bras armé sans lequel un tel régime serait inimaginable.

Pour s’en convaincre, il suffit de regarder les CV de ces ministres, hommes politiques, chargés aujourd’hui de faire la campagne officielle de l’élu du Système. De Abdelmalek Sellal, directeur de campagne, à Sidi Saïd, patron cynique de l’UGTA, en passant par Amar Ghoul, leader d’un petit parti et ancien ministre, Ahmed Ouyahia, chef du gouvernement actuel et leader de la coalition « des partis présidentiels » (sic) ou Amara Benyounes, chargé officiel de la communication, tous cités d’une manière ou d’une autre à l’occasion de ces scandales qui défrayent la chronique de ce mélange entre intérêt publics et intérêts privés.

« Fils du peuple, Ouled Chaab ». 

La majorité silencieuse en Algérie, à ne pas confondre avec passive, sait tout cela, elle en a la science. Une science qui s’apprend, qui se construit dans ce quotidien qui nous dénie matin et soir, jour et nuit, la construction d’une citoyenneté dans une violence physique et symbolique inépuisable et épuisante.

En Algérie, tout se sait mais rien ne se dit. Aujourd’hui, les algériennes et les algériens qui manifestent par dizaines de milliers à travers tout le pays ont décidé, non pas de « briser les murs de la peur », mais de rompre le Pacte du silence. Pacte du silence, cette espèce de corruption passive où l’art de survivre en Algérie est devenu un art de naviguer et de se taire à condition de prélever sa part de la rente pétrolière, du colossal à l’infime. Et c’est là que ces manifestations sont inédites et historiques, incomparables avec toutes les autres, et si ce n’est pas la révolution, il s’agit bien d’une libération collective et massive de ce fardeau invisible.

De ma vie – et pourtant j’en ai couru des manifestations, en tant que journaliste ou que citoyenne- jamais je n’ai été envahie par un tel sentiment de légèreté, en ce vendredi 22, après la prière, à l’heure de la manifestation. J’étais partie pour voir et j’ai vu, et avant ma tête c’est le poids de mon corps qui m’a dit que ma place n’était pas d’être une observatrice, plantée là sur le trottoir, mais de faire confiance à ces gens qui marchent, de rejoindre cette danse incroyable, cette danse que j’attendais, que nous étions des dizaines de milliers à attendre, mon corps m’a dit, avant ma tête, de rejoindre ces milliers de corps qui avançaient dans une indescriptible conscience/confiance de soi, une concentration voulue et organisée, pour me libérer avec eux du Pacte du silence. Et je me suis glissée dans la vague qui m’a accueillie parce qu’elle n’appartenait à personne et c’est comme si je m’étais retrouvée à marcher avec des milliers de lianes qui à chaque pas se libéraient d’un énorme poids secret porté toute ces longues années dans la honte du silence. Il n’y avait quasiment pas de banderole écrite, juste des milliers de voix qui chantaient ensemble : « Ya Bouteflika/ makache el khamissa », un « non » sans appel. 

En se rendant visibles, ceux qui se présentent comme « les enfants du peuple », expression que j’ai entendue dans la manifestation du 22 février, déclamée comme une carte de visite devant l’Assemblée Nationale, « Ouled chaab » se dressent aujourd’hui contre la dictature de la Djemaa invisible.

J’ai le sentiment de marcher avec un peuple devenu souverain et c’est royal. C’est une manifestation politique qui interdit de dire à ses tyrans qu’il est content. C’est une addition d’individus, de voix, qui traverse toutes les couches sociales, tous les courants politiques, sans hégémonie et qui invente une nouvelle langue politique depuis la même mémoire sociale, politique, les mêmes deuils. Arrivée devant l’Assemblée populaire, une pensée pour ceux qui ont croisé la mort parce qu’ils voulaient fuir ce pays confisqué et pour eux devenu irrespirable : « Allah yarham El Haragua », une pensée pour les brûleurs des frontières. Plus loin, une mère porte la photo de son fils enlevé et depuis disparu. Des deuils sans tombe, sans patrie.

« Pacifique, pacifique ».

En s’arrogeant le droit de présenter une marionnette sanglée sur une chaise roulante pour nous représenter d’abord à nos yeux qui tous les matins se regardent dans la glace, ensuite aux yeux du monde, la Djemaa des invisibles s’est donnée un droit tabou : celui d’offenser un peuple et sa patrie. Une insulte à son passé, son présent et son avenir. Aucun peuple au monde ne peut accepter qu’on élise à sa place un président qui ne parle pas. Il y a quelque chose ici qui relève de l’honneur. 

Mais, en brisant ce tabou, les invisibles en ont cassé un autre : ils se sont rendus visibles parce qu’il n’y a pas de marionnette sans ficelle. Grave erreur. En nous offrant un cadre troué en guise de président c’est comme si la tyrannie de l’invisible s’était dévoilée, démystifiée. 

En se dévoilant, ils nous ont en même temps dévoilé, ne nous laissant d’autre choix que de rompre le pacte du mensonge : « On vous voit à travers ce trou tirant les ficelles. On ne voit même plus que vous avec votre insultante arrogance, votre inquiétante vulgarité, vos incompétences criardes, votre argent qui a l’odeur du sang des autres, vos affaires scandales à répétition, votre grossière propagande, votre irresponsabilité, vos lâchetés et vos menaces ».

Les manifestations sont à la mesure de l’offense. Elles inaugurent la fin d’un Pacte avec le Système, un face à face inédit, sans rideau d’avec la réalité du pouvoir, face au Système, « rejeté globalement et dans le détail. » Elles revendiquent un nouveau contrat politique entre gouvernés et gouvernants.

Un contrat qui reste à écrire et à signer. Le chemin sera dur et long. Alors avec cette nouvelle génération de manifestants qui pourraient être mes enfants et qui m’apprennent une nouvelle langue politique, avec eux je murmure : « selmiya, selmiya, pacifique, pacifique », et j’ajoute : «Djeich chaab/ khawa, Khawa », comme on psalmodie la nouvelle prière du vendredi.


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15 Commentaires sur cet article

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  • Dria
    27 février 2019 at 16 h 04 min - Reply

    Maintenant que  » Djma3et Al-Char » est mise à nu, continuons le combat ya « Djma3et Al-Khir », il ne faut surtout pas douter. Soyons juste solidaire, patient et surtout vigilant, y a encore du chemin à faire et des sacrifices à entreprendre.

    Nous avons choisi la journée bénite du vendredi 01 mars pour relancer le défi et continuer la marche du changement. Elle doit être plus belle, mieux organisée, et plus percutante. Une journée de fête ou chacun d’entre nous participera et veillera à sa réussite. Ainsi, sonnera le glas de la défaite pour ce système et ses sympathisants qui se débattent concoctent pour le samedi 02 mars une contre Marche, dont les architectes sont des envoyés des EAU (émirats arabe unies) et l’Arabie Saoudite, les instigateurs des contre-révolutions arabes. Ne vous-préoccupez surtout pas de ces opportunistes, qui batterons le pavé le lendemain de notre glorieuse marche .

    Donc ya « djma3et al-khir » concentrer vous sur la marche de ce vendredi inch’Allah. Ce sera notre réponse à ceux qui faisait du président mort un candidat vivant et du peuple vivant un ghachi mort et enterrer. Montrant au monde entier qui nous sommes vraiment et laissons les GAID, , MACRON, et EMIRS des pays du golf , tirer les conclusions qui s’imposent …
    vive le peuple , vive l’Algérie plurielle et indépendante جمعة مباركة d’avance

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  • wahid
    27 février 2019 at 18 h 08 min - Reply

    La France lâche boutef, donc l’union européenne va suivre,et comme l’Algérie pour les USA fait partie de la région africain sous le regard et influence de la France cela suppose les américains vont s’allier sur cette position.

    boutef face à son destin, l’ironie du sort ce destin est entre les mains des militaires, cela même qui parfois les menaçaient, parfois les corrompre si ce n’est que de la manipulation, celui qui ne voulais pas être un quart de président il est aujourd’hui sous la miséricorde des militaires.
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    Algérie: l’élection doit répondre «aux aspirations» du peuple (Paris)

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2019/02/27/97001-20190227FILWWW00158-algerie-paris-souhaite-que-l-election-reponde-aux-aspirations-du-peuple.php
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    Allah akbar

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  • sacco et vanzetti
    27 février 2019 at 20 h 25 min - Reply

    Depuis la nuit des temps ,notamment, Chez les arabes ,tout les pouvoirs parvenu au sommet par la force des armes ne le cederont plus jamais , l’ histoire nous le montre

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    • Âzzi
      28 février 2019 at 9 h 11 min - Reply

      L’histoire nous montre aussi que la volonté des peuples s’impose finalement tôt ou tard, mais généralement et malheureusement suite à la violence des militaires anti-démocratie qui n’interfèrent au profit du dictateur cela ne se passe pas calmement. Mais dans notre cas la France par peur de l’immigration clandestines qui peut se dégénérer et sans précédent a averti ce régime de ne pas faire face à la volonté du peuple. En tout cas les occidentaux n’ont pas de principe ils sont avec le plus fort s’il pourrait calmer la situation.

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  • lyes Laribi
    27 février 2019 at 23 h 06 min - Reply

    Si cette vidéo est authentique alors c’est une bombe certes mais la vraie question qui a le pouvoir et le matériel pour enregistrer une conversation entre Sellal et Haddad. Qui manipule qui??? Ou voudront ils semer le doute dans la tête du peuple. Pourquoi pas c’est le clan présidentielle qui est derrière ça? Va savoir ???
    https://youtu.be/rJZVSj_gTss

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  • Bettache
    1 mars 2019 at 20 h 55 min - Reply

    Après ce qu’on vu ce jour dans toutes les villes et villages d’Algérie, je pense que Ali Ghediri candidat « le plus crédible » par rapport aux autres candidats devrait ne pas déposer sa candidature officielle le 3 avril 2019 ! Le devenir politique et institutionnel devient plus importants que l’élection présidentielle à présent. Maintenant que le pouvoir est acculé,il faut commencer à réfléchir ensemble et sérieusement à la meilleure manière d’aller vers une constituante, de réfléchir à la transition démocratique et à la construction d’un Etat de droit! j’espère qu’il aura l’intelligence de le faire !

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  • alhif-n-wen
    2 mars 2019 at 10 h 04 min - Reply

    « Avant, l’école était sinistrée, 20 ans plus tard elle est anéantie. Le peu de matière grise qui réussit à échapper, miraculeusement, au massacre est pompée par Campus-France à Alger même. Les universités forment des légions de diplômés en majorité incultes. »

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  • Bettache
    3 mars 2019 at 14 h 56 min - Reply

    Bonjour chers compatriotes citoyens algériens

    Comme la situation évolue d’une manière très rapide surtout en ce dimanche 3 mars, je me dois de rectifier ma proposition d’hier valable jusqu’à ce matin à 11 heures et qui ne tient plus la route puisque que Ghediri a quand même déposé sa candidature ce matin ! Situation nouvelle, donc proposition nouvelle en attendant d’autres développements dans la journée !

    Au tout début, quand j’avais appris la nouvelle de la candidature de Ghediri à la magistrature suprême, j’avais dit tiens voilà donc quelqu’un qui vient certes de l’armée mais qui est un civil en retraite et pourquoi les partis politiques dits de l’opposition ne s’approchent pas de lui pour le choisir comme le candidat consensuel de l’opposition puisqu’ils n’ont pas réussi à un trouver un? Mais à l’époque j’avais dit à la seule condition que Ghediri accepte la « feuille de route » de cette opposition et des forces du changement : éliminer le pouvoir et son système politique, changer la gouvernance, libérer les initiatives citoyennes et la société civile, consacrées l’exercice des libertés collectives, individuelles, de conscience, de culte, d’opinion, et de se consacrer à l’instauration d’un Etat de droit , une deuxième république en quelque sorte.

    Est-ce que ce n’est pas là encore l’occasion (en ce moment « t » ) pour l’opposition de mettre de côté leur ego pour aller négocier avec Ghediri puisqu’ils ont tout le temps de la campagne électorale pour se faire ! Si les forces du changement et les partis politiques refusent ce deal, Ghediri doit renoncer à sa candidature car cela n’aura aucun sens et la constitution d’un gouvernement d’union nationale chargé de la transition vers un Etat démocratique, vers un Etat de Droit tout en continuant à gérer les affaires essentielles sur le plan national et international.

    Je sais que je vais dans tous les sens mais j’ai tellement envie que notre pays se libère de notre Camorra au drapeau algérien et qu’on vive dans une vraie république !

    PS : il y a des rumeurs (eh oui, çà n’arrête pas) que Bouteflika va renoncer à la candidature, mais patience … il faut attendre les 12 coups de minuit, ou peut-être un peu avant vers 20 heures

    Bon courage à vous !

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    • Dria
      3 mars 2019 at 18 h 34 min - Reply

      Cher@Bettache

      Vous faite plus que son directeur de campagne. Je ne voulais vous répondre auparavant, laissant le temps au temps. Même s’il est sincère, personnellement, il ne m’a pas du tout convaincu, je n’irais pas jusqu’à dire que c’est le candidat du pouvoir. Mais je me demande comment il a pu ramasser le double (120000 )alors que dans ses meetings, aucun bain de foule, pour absence de foule justement. Et pourquoi il n’a pas souffler un mot sur les dépassements qu’on subi les autres candidats que la foule a accompagné jusqu’au jour de dépôt.

      Bref, pour Bouteflika, qu’il se retire ou non c’est un non événement. La réponse du peuple en ce 01 mars est sans équivoque.

      Nous, c’est cette dynamique qui nous interresse, il faut la sauvegarder et la fructifier. Cette sensation d’être prêt de la concrétisation du vœux de tout un peuple , ce mouvement solidaire et authentique qu’on a vu aujourd’hui chez nos valeureux étudiants, et chez nos émigrés a Londre a Paris a Montréal. Ce vent de changement qui nous caresse, avec des émotions intenses qu’il engendre. Ce n’est ni de la peur ni de l’inquiétude. Mais une soif de voir la justice reprendre le dessus.

      On attend impatiemment autre chose, la destitution des tenants du pouvoir ripoux, après la chute de Bouteflika , Sellal , Haddad c’est la chute de Gaid et de tous les nouveaux Giyads et Bachaghas au service de FaFa, qu’on attend au fil des heures . Oui, on attends avec impatience la chute de l’Empire de la Hogra les Saïdani, Sidi Saïd , OuldKaddour Abbes , Chakib tous les Ammamra , les Tayeb, les Saïd ..du règne de la médiocrité et de la Hogra, et de l’impunité.

      On attend soit leur départ, soit leur redition et retrait pacifique , soit leur mise a l’écart par d’autres Algériens de principes qui cautionnent point ces voyous.

      En attendant, nous sommes déterminés chacun a son niveau de maintenir la pression par
      tous les moyens pacifiques jusqu’à la chute de ce regime despotique.

      La France، l’Occident et le monde entier suit les évènements de très près et ils ont plus peur que nous. Car si nos despotes songent a renverser la table , nous troubleront la fête mondialement, alors ils ont intérêt à ne pas s’imiscer dans nos affaire.

      Pacifiques nous le sommes et nous le resterons, mais passifs plus jamais, le verbe Subir est banni de la conjugaison.

      Conjuguons nos efforts pour le vendredi prochain le 08 mars et toutes les autres actions pacifiques, d’ici la,sont le bienvenus. تفاالوا خيرا تجدوه
      Alors لفيه الخير ربي اجيبوا et il ne faut surtout pas douter de la marche de tout un peuple.

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    • Dria
      4 mars 2019 at 2 h 33 min - Reply

      Cher @ Bettache
      J’ai été berné moi aussi, pour ne pas dire dupe. En écoutant la version de Nekkaz de son QG de Chlef dans son dernier live, je fus ebahi, pour ne pas affligé

      Moi c’est son côté de victime et la Hogra qu’on lui infligait et subissait qui ont créer en moi, une sympathie pour ce candidat et ce fut le cas de beaucoup de jeunes algeriens. Mais avec ce dernier film de son neveu l’électricien et sa version des faits et le sang froid avec lequel il relate les faits en parlant de plan B ? Mais alors comment le conseil constitutionnel accepta le dossier de son neveu né en 1974 alors que lui est né en 1972. C’est-à-dire que Nekkaz piétine aussi la légalité. Et use de subterfuge pour accéder à la magistrature suprême. Donc il y a connivence entre la Mafia et lui.

      En rebobinant le film des rapts hollywoodien en Kabylie puis à Alger le barrage d’Oran et le saut de Superman , NEKKAZ n’est pas un clown mais un vrai comédien.

      J’avais dis que je ne voterais pour personne et j’avais raison. Je comprend maintenant pourquoi, il devait déposer coûte que coûte, c’est pour organiser le scrutin du 18 avril. Donc comme tous ceux qui ont déposé , il a fait le jeu du pouvoir et a eu des redevences en échange.

      Ramener des jeunes jusqu’à conseil, dans le but de créer la fitna voulait par un scénario en faisant croire a son élimination , (j’avais qu’on l’élimine) et d’après mon analyse c’est la sortie de son frère qui a fait chambouler la tournure des évènements…en disant que s’était un coup monté…
      Et puis du moment qu’il a opté pour le plan B. pourquoi il n’a rien a sa sortie du conseil avec les journalistes. Au contraire il a fait comme un discours d’adieu et ses donner une bonne image de l’Algérie a l’étranger …wallah Carnaval fi dechra , des films a dormir debout.

      Ils veulent renverser la table, a nos jeunes ne leur donner pas cette occasion Al hamdulah ya pas eu de soulèvement populaires soyons toujours pacifique et méfions nous de cette Mafia. C’est elle qui devient la risée des nations avec ces acteurs ces scenarios et la reconduction de Bouteflikator

      Je vais dormir , les hélicos sont parti qui sait je verrais un changement dans mon rêve, et pour le Herraz de Nekkaz no comment….

      Il faut maintenir la pression pacifiquement jusqu’à leur départ inch’Allah.

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  • qui est qui
    3 mars 2019 at 15 h 48 min - Reply

    Un auteur s’est interrogé : « Ainsi a-t-il isolé ../.. Mohammed Medienne, puis la clique des cinq, puis …. Et puis. Mais, cette explication ne permet pas de comprendre le pourquoi du cinquième mandat .. »
    Je me permets de donner une explication plausible.
    Le gouvernement a déclaré que l’Algérie sera en cessation de paiement vers 2021. La presse a relayé ce message en titrant «Planche à billets et épuisement des réserves en devises: des lendemains qui font peur.» En fait, grâce à Chakib Khelil et à ses lieutenants, le régime a planifié une faillite financière à court terme et personne ne s’en émeut !
    Lorsque le Chef de gouvernement parle de « c’est nous ou le chaos », il faut comprendre « vous vous soumettez ou on vous détruit en 2021». La solution qu’ils proposeront sera la perte de souveraineté, le transfert des ressources gazières (gaz de schiste) et la destruction de l’école et de l’université et Chakib Khelil comme Vice Président et futur President non élu. A cette condition, les US nous prêteront des fonds pour ne pas crever de faim.
    L’explication que vous cherchez est simple :
    – Medienne a été neutralisé par un régime occulte appuyé par ses parrains étrangers (opération Tiguentourine ) parce qu’il a gelé l’exécution d’une feuille de route (hélas pendant seulement 5 ans) en écartant Chakib Khelil
    – Bouteflika, Ouyahia, Khelil ne sont que des exécutants d’une feuille de route qui a atteint son but : la programmation d’un chaos dans moins de 3 ans
    – Où ils restent et évitent le chaos avec l’argent des juifs américains, où ils laissent faire la rue qui va chasser les généraux (pro soviétiques) de l’institution militaire jugés responsables du malheur qui va s’abattre. Dans les 2 cas, Ould Kaddour va reconstruire les bases militaires US.
    – Personne ne connait les identités des membres du pouvoir (mais on sait que Gaid Salah n’en fait pas partie puisqu’il est censuré) occulte pour qui le 5eme mandat est un non évènement car ce pouvoir va se régénérer à travers une autre équipe qu’il va recruter (et qui va tout mettre sur le dos du clan Bouteflika)
    – Seul Boudiaf a résisté au pouvoir occulte : il a été assassiné devant des millions de téléspectateurs pour donner l’exemple. C’est ainsi qu’agit la maffia algérienne
    – Zéroual a préféré démissionner pour sauver sa peau.

    Dans les 2 cas, avec ou sans chaos, Ould Kaddour va reconstruire les bases militaires US : le cabinet noir a vaincu le peuple avec ou sans 5eme mandat. C’est trop tard. On ne peut pas reconstruire ce qu’ils ont mis 30 ans pour détruire.
    Quand à Ghediri, il est clair qu’il fait partie de la manœuvre.

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  • Bettache
    4 mars 2019 at 19 h 46 min - Reply

    Bonjour ou Bonsoir cher compatriote @Dria

    Moi je trouve, contrairement à ce pensent certains et qui le critiquent, que Rachid Nekkaz a été génial lors du dépôt de sa candidature au Conseil Constitutionnel. Il a mis en branle son plan B en cas de refus en présentant comme il le dit lui-même « sa roue de secours », « sa photocopie » avec son cousin germain qui porte le même nom que lui ! Nekkaz est génial sur ce coup là. Il a démontré qu’il a fait mieux que le zombie de Genève qui ne s’est pas présenté et n’a pas déposé lui-même sa candidature. Il a dépassé l’humoriste français Coluche dans ce domaine là ! En plus, Nekkaz a décidé de poursuivre son combat en restant au coté des citoyens pour manifester dans la rue et pour continuer à protester contre le système et Bouteflika dans les médias ! Nekkaz, même s’il n’est pas crédible pour le poste de Président, reste un activiste, certes particuliers, mais un activiste qui est sur le terrain avec ses vidéos et ce depuis longtemps déjà pour dénoncer beaucoup de chose ! Et çà on ne peut pas le lui enlever, même si c’est un personnage intriguant !

    https://youtu.be/yVaSvvKQ5eM

    NB : si malgré les protestations de rue, les manifestations de rue de jour et de nuit, les démissions de députés FLN et autres, les manifestations des avocats, les manifestations des étudiants, etc.. etc.. Bouteflika ne se retire pas, Ali Ghediri évidemment se doit de refuser d’aller aux élections car çà n’a plus aucun sens ! En principe avec ce qui se passe, les élections ne doivent pas avoir lieu !

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    • Dria
      4 mars 2019 at 21 h 42 min - Reply

      Bonsoir @ Bettache

      Pour NEKKAZ il faut se rendre compte qu’on a été menée en bateau, comment se fait-il qu’on accepte la candidature de son cousin avec une autre date de naissance comment les imprimées ont été remplie avec une fausse date de naissance, et plus grave comment on fait fi d’une fausse déclaration sur l’honneur, il a trompé tous ceux qui lui ont signé l’imprimé, de plus pourquoi on le met sous résidence surveillée du moment qu’on lui donne en même temps l’autorisation de faire des collectes de signatures et puis le plus hilarant c’est le fait de ressortir toujours indemne des exactions qu’on lui fait subir et enfin le timing le laisser pour l’après midi et comme par hasard il cree un Buzz pour absorber un peu l’effet surréaliste du dépôt de Boutef qui ne s’est même pas présenter.

      De plus pourquoi personne ne s’est intéresser au conseil constitutionnel de Ghani Mehdi qui a demandé pourtant une entrevue , alors qu’ils sont tous sorti pour le NEKKAZ bis , ils se sont fait même ses porte parole avec les journalistes y a anguille sous roche, et puis sa déclaration a la sortie du conseil constitutionnel le NEKKAZ one pouvait faire lui même la déclaration de coup réussi pour attendre le bis a y réfléchir le bis le one ce sont tous des NEKKAZ Taiwan,j’avoue que je n’ai vu que du feu , le pauvre me faisait de la peine tellement on le harceler ,maintenant je comprend pourquoi il ne tombait pas du tout de cheval et notre Zoro en plus des 40 voleurs qu’ils osé interpellé dans ses lives il y avait toujours 70 policiers derrière lui le David Vincent Algérien qui leur échappe toujours….

      Pour moi c’est clair et chapeau bas une seconde fois mais cette fois en tant que très bon acteur, et en revoyant toutes ses vidéos qui nous mettent en garde sur le personnage ça se comprend.,bref ahchahana et je comprends pourquoi il ne voulait pas se retirer et il est toujours en mission ya les jeunes fiqou….

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  • wahid
    12 mars 2019 at 17 h 13 min - Reply

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    Les Algérien devraient faire preuve inintelligence et de stratégie, que se soit les activistes, les hommes politiques de l’opposition surtout les jeunes.

    Ils devraient pas attendre des autres de leur dire quoi faire, ou de faire ce que les Algériens devraient eux mêmes faire, c’est déjà beaucoup que le POUVOIR à abdiquer.

    Je répète et j’espéré que les Algériens sauront quoi faire car ils sont à mi chemin.

    Quoi de plus claire, quoi un dessin….Réfléchir, agir et changer.
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    Ce que j’ai écris sur LQA

    7 mars 2019 @ 5 h 21 min
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    19h30, Hier
    Les doutes persistent sur l’état de santé du président algérien Abdelaziz Bouteflika hospitalisé à Genève
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    https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/les-doutes-persistent-sur-letat-de-sante-du-president-algerien-abdelaziz-bouteflika-hospitalise-a-geneve?id=10269580&startTime=656.619315
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    La constitution:

    https://www.joradp.dz/TRV/FCons.pdf
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    Conseil constitutionnel:

    http://www.conseil-constitutionnel.dz/index.php/fr/activites-du-conseil-2019/communiques-2019
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    Reflexion

    Art. 7. — Le peuple est la source de tout pouvoir.
    La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple.

    Art. 8.— Le pouvoir constituant appartient au peuple.

    Art. 12. — L’Etat puise sa légitimité et sa raison d’être dans la volonté du peuple.
    Sa devise est «Par le Peuple et pour le Peuple».
    Il est au service exclusif du peuple.

    Art. 48. — Les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties au citoyen.

    Art. 49. — La liberté de manifestation pacifique est garantie au citoyen dans le cadre
    de la loi qui fixe les modalités de son exercice.

    3
    Toujours sur LQA

    11 mars 2019 @ 15 h 40 min

    1
    Art. 7. — Le peuple est la source de tout pouvoir.

    ***** Y compris le pouvoir militaire
    ***** le peuple a la l’égalité constitutionnelle de défaire le commandement militaire

    Art. 8
    — Le pouvoir constituant appartient au peuple.

    **** le peuple a la l’égalité constitutionnelle de destituer le Président et le peuple a la légitimité de défaire la constitution.

    2
    تسريب مكالمة بين قايد صالح و بوتفليقة

    ……..لقد تعددت إذا ……. فانك

    ALGÉRIE Gaid à « Bouteflika, vous revenez de Genève ou pas de de 5e Mandat !!

    https://www.youtube.com/watch?v=EOobcO1eqzU

    EXEMPLE et pas loin d’Alger, récent

    Réfléchir comment transformer El Hirak en Révolution accompagnée d’une plateforme politique pour une alternative à l’impasse que vit le pays ( le 17 avril après minuit l’Algérie serait de facto dasn un vide constitutionnelle), n’attendaient rien de l’opposition actuelle, ni des activistes peureux qui refusent de s’engager dans la confrontation directe du pouvoir.

    a
    La transition démocratique en Tunisie : entre légalité constitutionnelle et légitimité révolutionnaire

    Rafaâ Ben Achour et Sana Ben Achour

    https://www.cairn.info/revue-francaise-de-droit-constitutionnel-2012-4-page-715.htm

    b
    Tunisie : « Pour une assemblée nationale constituante »

    https://www.xn--lecanardrpublicain-jwb.net/spip.php?article447

  • wahid
    12 mars 2019 at 19 h 49 min - Reply

    Un peu l’Égypte de Moubarek

    La similitude entre la dernière lettre de boutef et le discours de Moubarek en 2011

    Lui aussi a dit en

    févr. 2011
    https://www.youtube.com/watch?v=lKULDUQR7Ns

    Une senmaien apres ce discours
    https://www.youtube.com/watch?v=CJHpO1Lk1AU

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    Patience ……Patience ……Patience ……Patience ……Patience ……Patience ……
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    Pascal Boniface (@PascalBoniface, http://www.pascalboniface.com), directeur de l’IRIS (http://www.iris-france.org) revient sur la situation politique en Algérie après l’annonce, le 11 mars 2019, de la non-candidature de Bouteflika à l’élection présidentielle désormais reportée.

    https://www.youtube.com/watch?v=gDAZUhRghsA

  • Congrès du Changement Démocratique