Édition du
20 March 2019

L’Algérie face à son destin

L’Algérie écrit une nouvelle page de son histoire. Des dizaines de milliers d’Algériens sont sortis ces derniers jours des quatre coins du pays et à l’étranger pour exprimer leur exaspération contre un pouvoir faisandé. Malgré la grande colère, la population a tenu à manifester pacifiquement.

Les héritiers de Ben M’hidi ont montré qu’ils étaient capables de se tenir deboutet afficher leur dépit contre un pouvoir dépravé et impotent. Un pouvoir estropié, qui au lieu d’écouter sa population désabusée depuis des années, use de plusieurs stratagèmes et même d’intimidation pour dissuader la population de crier son chagrin et son écœurement.

J’interpelle les décideurs en Algérie pour leur dire qu’il est encore temps d’écouter la revendication populaire. Le pouvoir algérien sera tenu responsable devant la population algérienne, la communauté internationale et devant l’histoire, de tous dépassements qui pourraient émerger pendant les jours ou les semaines à venir.

Je souhaite que le peuple algérien continue à s’exprimer de manière pacifique et civilisée pour envoyer un message clair au pouvoir algérien et à ceux qui le soutiennent. Il va sans dire, que l’Algérie a aussi besoin de son élite intellectuelle qui est, dans la majorité, restée jusqu’à présent silencieuse.

Une élite intellectuelle qui devra se manifester dans ce temps crucial afin d’aider l’Algérie à écrire l’histoire de son futur.

« Écrire l’histoire est une manière de se débarrasser du passé » (Johann Wolfgang Von Goethe).

Omar Kihel

Professeur

Brock University

Ontario

Canada


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