Édition du
23 March 2019

Quand le régime de Bouteflika copie tout sur son homologue feu régime de Ben Ali.

Samir Ghezlaoui
Journaliste

On dirait franchement que le régime de Bouteflika copie tout sur son homologue feu régime de Ben Ali.
Pourvu que son sort soit aussi le même. 

Après avoir imposé un blackout-out des médias audiovisuels publics et privés sur les événements, mis en avant le chantage à la violence et à l’instabilité, dénoncé des supposées manipulations obscures et la fameuse «main de l’étranger», donné des fausses concessions politiques pour essayer de calmer la rue, etc., voilà que le ministre de l’Enseignement supérieur, Tahar Hadjar, avance le calendrier des vacances de printemps pour demain, 10 mars, espérant éloigner les étudiants des campus et réduire ainsi l’ampleur des mobilisations à Alger et dans les grandes villes universitaires. 

Or, les ministères de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur tunisiens ont décidé l’arrêt des cours, à partir du 11 janvier 2011, et le report des examens jusqu’à nouvel ordre. Sachant que les vacances de la fin d’année 2010 avaient pris fin le 3 janvier 2011, leur communiqué commun précisa qu’une telle décision a été prise en réponse aux « troubles survenus dans un certain nombre d’établissements éducatifs et universitaires et dans l’attente des résultats de l’investigation en vue de délimiter les responsabilités des auteurs de ces troubles et de ceux qui ont poussé les élèves innocents à des actes de désordre, de violence et d’anarchie dans les rues de certaines localités ». 

La réalité est que les étudiants et lycéens avaient rejoint en force les manifestations anti-Ben Ali auxquelles ils ont donné une autre dimension.

Et la décision de la dictature tunisienne agonisante n’a fait que renforcer leur détermination. Ils sont effectivement retournés chez eux, dans leurs petites villes et bourgades. Mais au lieu de renoncer à leur engagement, ils ont initié des actions protestataires dans leurs villages et communes.

Ils ont surtout participé, aux côtés de leurs anciens camarades dits «diplômés chômeurs » et des syndicalistes locaux, à encadrer les grandes manifestations et grèves générales dans les chefs-lieux de tous les gouvernorats du pays.

À méditer.


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  • Si Salah
    9 mars 2019 at 22 h 55 min - Reply

    Ce n’est pas une coïncidence, loin de là. Le sinistre Tahar Hadjar (Thèse de Magister sur « Les (…) de la femme dans la poésie de Nizzar Qabbani », a pour frère le non moins sinistre AEK Hadjar qui est depuis de nombreuses années « ambassadeur » de la Bouteflicaille à Tunis. La racaille de Tunis a dû souffler à ce notoire soulard cette idée géniale, qu’il a transmise à son frère.
    Les deux énergumènes ont-ils en tête ce qu’il est advenu de Benali après ces magouilles?

    Il va nous falloir un immense balai atomique pour nous débarrasser de toute cette vermine.

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  • Congrès du Changement Démocratique