Édition du
19 July 2019

POUR UNE REFONDATION DÉMOCRATIQUE DE L’ETAT ALGÉRIEN.

. Le formidable coup d’accélérateur donné par le peuple algérien à l’histoire montre que le printemps d’une métamorphose démocratique en Algérie est possible. Mieux encore ! Ce printemps est à la portée de cette volonté populaire portée par les Algériennes et les Algériens.

Depuis la date historique du 22 février 2019, des millions d’Algériennes et d’Algériens n’ ont cessé de forcer l’admiration du monde entier par leur capacité de rendre possible l’impossible, de donner un sens nouveau à la vie publique, de réhabiliter le politique, de permettre la naissance d’un nouveau rêve algérien.

Un rêve ouvert sur la construction de l’Afrique du Nord des peuples et de la citoyenneté méditerranéenne. Un rêve, désormais, réalisable ! La crise de renouvellement que vit le régime n’est pas à confondre avec celle de l’Algérie qui se trouve dans une impasse historique dangereuse. L’insurrection citoyenne, pacifique et nationale du peuple algérien l’a montré suffisamment.

Elle a montré aussi que la société algérienne a connu l’heureuse arrivée d’une jeunesse qui n’a pas connu les traumatismes de la guerre civile des années 1990. Elle a également mis en exergue le rôle fondamental que continue de jouer la Femme algérienne dans ce processus de renouvellement de la société. Une société que traverse dans le fond un mouvement de sécularisation rendu visible par « les vendredis de la dissidence ».

Ainsi, lors de la célébration de la Journée Mondiale de la Femme, le peuple algérien a offert le plus beau des 8 mars à la plus belle des femmes : l’Algérie ! Par ailleurs, le mouvement pacifique du peuple a revivifié ce dernier en tant qu’entité politique. Il a fait la lumière sur la diversité et la pluralité de la nation algérienne. Aussi, il a mis au grand jour l’immense pouvoir dont dispose ce dernier.

Un pouvoir qui échappe au régime en place ! « Soyons dignes, le monde nous regarde », ce message des manifestations de décembre 1960 a pu renaître de ses cendres à l’occasion des manifestations en cours. « Silmiyya, Silmiyya » (pacifique, pacifique), « Djazaïr horra dimoqratiya (Algérie libre et démocratique),  » Imazighen ! Imazighen ! » ( Amazighs ! Amazighs !), » Ass-a azekka tamazight tella tella » (Aujourd’hui et demain, Tamazight existera), sont des slogans parmi tant d’autres qui montrent que le peuple algérien veut un changement pacifique.

En ce sens, ils rappellent que l’institution militaire lui appartient et qu’aucun autre projet politique n’est viable en dehors de la construction d’une Algérie libre et démocratique. Face à l’ampleur de la mobilisation populaire,à son caractère pacifique et à son inscription dans la durée, le régime semble frappé de stupeur . C’est dire que la donne a changé ! Pour se maintenir et, en conséquence, éviter de rendre visible son illégitimité, notamment aux yeux des puissances internationales, le régime verse dans la conspiration contre le peuple et la patrie.

Sa basse manœuvre de prolonger le mandat actuel d’un président absent et d’organiser une transition de façade menée par des acteurs notoirement connus entant qu’exécutants d’un agenda géopolitique de domination néocoloniale montre, encore une fois, que le régime incarne l’échec du projet historique d’une Algérie libre, plurielle, diverse et heureuse. Son incapacité à saisir le message populaire montre qu’il est dans la préhistoire de la conscience citoyenne des Algériennes et des Algériens.

QUE FAIRE ?

Face aux fausses solutions qu’essayent de concocter les décideurs du régime en des conclaves inaccessibles au peuple, il est important de rappeler à la Présidence, au Commandement militaire, à la DSS, aux résidus du DRS et aux différents clans la responsabilité qui pèse sur eux en cas du moindre basculement de la situation dans la violence. L’heure est d’une gravité telle que le régime a la responsabilité historique de mettre en place les mesures suivantes :

I- MESURES D’ APAISEMENT :

– Annoncer l’annulation officielle de l’élection présidentielle. – Libérer immédiatement et inconditionnellement tous les détenus d’opinion.

– Arrêter immédiatement tout discours provocateur et tout chantage au terrorisme.

– Arrêter immédiatement toutes les tentatives de division, de manipulation et de détournement du mouvement populaire.

– Arrêter immédiatement toutes les poursuites judiciaires contre les militants politiques, les journalistes, les blogueurs, les syndicalistes, les militants des Droits de la personne humaine et les acteurs associatifs.

– Permettre aux journalistes de la Télévision et de la Radio Nationale de faire leur devoir d’informer en toute liberté et en toute objectivité.

– Lever les licenciements et toute autre sanction sur les journalistes sanctionnés pour avoir osé dénoncer leur manque de liberté dans les médias publics.

– Permettre l’ouverture des espace de débat libre et contradictoire au niveau des médias audiovisuels publics.

– Arrêter toutes les formes de pression publicitaire, fiscale et judiciaires sur les organes de la presse privée.

– Lever les entraves administratives empêchant les formations politiques non accréditées d’activer.

II – LES MESURES POLITIQUES :

– Rendre réel le retrait du militaire du champ politique.

– Dissoudre le Parlement.

– Appeler à la constitution d’un gouvernement d’union nationale constitué de personnalité publiques jouissant d’un consensus au sein du peuple et de compétences technocratiques non affiliées aux différents cercles du régime. Ce gouvernement aura pour mission de :

– Gérer les affaires courantes du pays.

– Fixer le calendrier le plus court possible pour un processus constituant aboutissant à l’élection d’une Assemblée Nationale Constituante. Un référendum populaire sera ensuite organisé pour offrir à l’Algérie une constitution légitime, ayant le pouvoir de définir l’Etat, la Nation, le Citoyen et le système de l’exercice du pouvoir dans notre pays.

LA DEUXIÈME RÉPUBLIQUE instaurée, l’Algérie sortira de son impasse et se mettra dans le sens de produire son propre modèle de l’histoire.

VIVE L’ALGÉRIE LIBRE ET DÉMOCRATIQUE. GLOIRE A NOS MARTYRS.

Les premiers signataires :

– Ramdane Achab : Éditeur, Tizi-Ouzou. – Tahar Khalfoune : Universitaire. – Mohamed Lahlou : Universitaire – Mohamed Said Ould Oulhadj : Militant humaniste. – Arab Azzi : Cadre syndicaliste, Militant du combat démocratique et des Droits de la personne humaine. – Nacer Tabèche : Ancien maire FFS d’At Yanni, Militant du combat démocratique. – Arab Ameur : Militant MCB. , Sarmachek Mohammed Enseignant – Malika Assas : Enseignante PES. – Lila Boughela : Etudiante Master droit. – Nacera Bournine : Enseignante – Azedine Lateb : Travailleur-immigré. – Youcef Djaroun : Militant humaniste. – Essaid Aknine : Militant humaniste. – Tahar Si Serir : Militant humaniste. – Sofiane Moali : Bijoutier, Militant du combat démocratique. – Hocine Gasmi : Journaliste. – Idir Tazerout : Militant humaniste. – Hacène Loucif : Militant Humaniste


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  • ammou
    12 mars 2019 at 19 h 35 min - Reply

    le peuple ve un changement radical deracinés ce pouvoir ilissite corompus pouriture mauvais éleve recidiviste qui a rondu ce pays deux siecle et plus en arriere retard psycho entrint de pindre les murs de l’exterieur le prestige mes le fond zero

  • Congrès du Changement Démocratique