Édition du
23 March 2019

La remarquable lucidité du peuple algérien

par François Gèze (membre d’Algeria-Watch), Médiapart, 13 mars 2019)

https://blogs.mediapart.fr/francois-geze/blog/130319/la-remarquable-lucidite-du-peuple-algerien

Les puissantes manifestations populaires inaugurées en Algérie le 22 février dernier pour refuser un « cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika ont conduit en deux semaines au retrait de la candidature de ce dernier. Mais leur formidable créativité a surtout révélé la remarquable lucidité du peuple algérien sur la nature du régime.

L’ampleur des puissantes manifestations populaires inaugurées en Algérie le 22 février dernier pour affirmer le refus d’un « cinquième mandat » du président Abdelaziz Bouteflika et poursuivies par celles, plus impressionnantes encore, du 1er mars et du 8 mars, a pris de court les hiérarques du pouvoir autant qu’elle a sidéré les responsables des médias internationaux. Ces derniers (français y compris) ont été bousculés, multipliant d’un coup analyses, commentaires et reportages, alors que, depuis une vingtaine d’années, la « question algérienne » avait pratiquement disparu de leurs radars. Comme si cette société, qui avait vécu les pires horreurs lors de la « guerre civile » des années 1990, avait été effacée des représentations.

Du coup, les médias internationaux, aussi médusés que leurs homologues algériens, ont largement rendu compte du caractère massif et pacifique d’une mobilisation populaire totalement inattendue. Tous ont souligné la retenue responsable des manifestants, ne réclamant pas une « révolution » pour « changer de régime » et scandant dès le 22 février « silmiyya, silmiyya » (pacifique, pacifique) ou écrivant par exemple sur un panneau (en arabe) : « Ne coupez pas d’arbres, ne jetez pas de pierres, ne brisez pas de vitres, car tout appartient au peuple. » Mais ces médias ont plus rarement mis en évidence la remarquable lucidité et la finesse d’analyse sur la nature du régime exprimées à travers mille slogans et bannières des manifestantes et manifestants, comme dans nombre de clips et vidéos de rappeurs et créateurs produits en un temps record dans la ferveur collective (et immédiatement visionnés, grâce aux réseaux sociaux, des millions de fois en quelques jours). En atteste par exemple la formidable chanson (en arabe), « Youm Echâab » (le jour du peuple) dont le refrain est « Libérez l’Algérie », postée le 1er mars, qui pourrait rester dans l’histoire comme l’équivalent de la fameuse Grandola, villa morena, marqueur en 1974 de la révolution portugaise contre la dictature salazariste.

Cette lucidité des Algériennes et Algériens de toutes conditions, femmes (voilées ou non) et hommes, jeunes et vieux, s’est exprimée de façon spectaculaire lors de la manifestation inaugurale du 22 février, et plus encore lors de celles, plus massives encore (mobilisant des millions de personnes), des 1er et 8 mars dans tout le pays. Il suffit pour s’en convaincre de visionner les vidéos de la manifestation du 8 mars, comme celle, bouleversante, de la réalisatrice Drifa Mezenner, ou celle (sous-titrée en français), postée par Farid Yaker : « La manifestation historique du 8 mars à Alger en chants et en images ».

Une recension (trop rapide, qu’il faudra impérativement compléter) des slogans, affiches et pancartes produits alors atteste de cette remarquable intelligence face aux hommes d’un « système » qui opprime et méprise le peuple depuis si longtemps. Les premiers slogans ont dénoncé, en arabe, en français et en anglais – volonté manifeste d’interpeller la planète entière –, la volonté du « cinquième mandat » annoncé par les manipulateurs de la « momie Bouteflika » : « Algérie libre et démocratique ! », « Une république n’est pas une monarchie ! », « Game over ! », « Système, dégage ! Place aux jeunes ! », « Le peuple ne veut pas de Bouteflika et Saïd ! », « Good morning Algeria : keep calm and force the 5th term. » Mais dans le même temps, et de plus en plus au fil des semaines, ce sont les deux fondements essentiels du régime qui ont été dénoncés par les manifestants pacifiques : la corruption généralisée et le contrôle permanent de la police politique (la légendaire « Sécurité militaire » de 1962, devenue DRS en 1990 puis DSS en 2015).

En témoignent paroles et écrits affirmés lors des dernières manifestations dans les rues des grandes villes algériennes : « Algeria is kidnapped by a gang » ; « Voleurs, vous avez mangé le pays ! » ; « L’Algérie n’est pas la poule aux œufs d’or, mafia dégage ! » Ou encore ce placard non signé en forme d’affiche (en français) à la typographie soignée, circulant depuis le 7 mars sur les réseaux sociaux (illustrée par la photo du général Gaïd Salah, chef de l’armée) : « Messieurs les généraux, envie d’un coup d’État, de tirer sur les manifestants ? Osez un seul coup de feu, versez une seule goutte de sang, LE PEUPLE vous traînera à la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité. Le sang du peuple est notre ligne rouge. Démissionnez, demandez pardon, rendez les milliards et les biens mal acquis. Mieux vaut un petit chez soi qu’un grand en exil. Le peuple est la source du pouvoir. » Ou encore (en français) : « Ni FLN, ni RND, ni DRS/GIA [allusion aux « groupes islamistes de l’armée », appellation ancienne au sein de la population pour désigner les massacreurs ayant sévi dans les années 1990] ! Ni Toufik, ni Bouteflika, ni Saïd, pouvoir au peuple, stop la Françalgérie ! Non au DRS, Gaïd Salah le traître ! »

D’autres slogans témoignent autant de la clairvoyance populaire sur la nature du régime que sur la détermination à le remplacer : « Qui sème la misère récolte la colère » ; « Nous sommes vaccinés contre le chaos » ; « Peuple vivant, pouvoir vacant ! » ; « Le gouvernement nous pisse dessus… Les médias nous disent qu’il pleut ! Lorsque l’injustice devient la loi, alors la résistance devient un devoir » ; « Quand un plat est trop salé, on ne change pas de cuillère » (en arabe, 8 mars) ; « Le président, “nous” le choisirons… Le système, “nous” le changerons. Armée, police, citoyen, c’est “nous”. “Nous c’est le peuple” » ; « Le peuple a décidé : System Reset » ; « Pour un état de droit : 1) libérer l’Algérie ; 2) résistance = existence ». Et le 11 mars, un article de Mediapart complétait remarquablement ce bilan provisoire : « Algérie : l’humour et la dérision pour défier le surréalisme du pouvoir ».

Enfin, depuis le début, il faut le souligner, s’affirme également le refus de toute ingérence étrangère, par des slogans sans équivoque (souvent sur le thème « L’Algérie n’est pas la Syrie ») : « Non à l’ingérence étrangère, affaire de famille » (en arabe, 22 février) ; « Non à l’ingérence étrangère/Par le peuple et pour le peuple/Ceci n’est pas une révolution colorée/Ceci est une révolution vert-rouge-blanche » (en français, 1er mars) ; « Dear USA, there is no oil left, so STAY AWWAY unless you want olive oil » (8 mars).

Comme toutes ces manifestations sont surtout exprimées dans la langue de l’immense majorité des jeunes, l’« arabe dialectal » algérien (dit darija), elles échappent largement aux observateurs étrangers, notamment français. Habitués de longue date à n’approcher les réalités algériennes que par le seul prisme de leurs native informants (selon le terme d’Edward Saïd), membres de l’intelligentsia laïque francophone qui leur parlent la langue (et les idées) qu’ils comprennent facilement, ces observateurs relaient en France assez spontanément les « analyses » d’intellectuels ou écrivains algériens parfaitement francophones, souvent créateurs talentueux, comme Boualem Sansal, Mohamed Kacimi, Kamel Daoud, Mohammed Sifaoui ou Yasmina Khadra. Ce dernier affirmant par exemple benoitement, dans une interview à L’Obs du 7 mars 2019, à propos des mobilisations en cours : « Où trouver la bonne personne pour incarner les espoirs de la nation ? Le manque de discernement chez une grande partie du peuple, conjugué à la méfiance héritée des désillusions et à la promptitude de contester toute figure qui se propose de mener la marche populaire, risque de retarder la prise de conscience générale. C’est désormais aux opposants sincères de convaincre et d’agir au plus vite car le temps est le meilleur atout du régime. » Tout est dit : face au « manque de discernement » du peuple, seuls les « opposants sincères » au régime, dont ils ne sont en réalité qu’une manifestation perverse, pourraient agir… Afin que « tout change pour que rien ne change », selon la formule consacrée. Khadra, mais il n’est pas le seul, offre ainsi une stupéfiante illustration de l’aveuglement des personnages issus d’un régime devenu expert dans la fabrication de ses « opposants » sans danger pour lui, et souvent relayés dans les médias français. Des personnages le plus souvent sincèrement convaincus par leur dénégation de la réalité, quand ils s’escriment encore à nier la formidable lucidité exprimée dans les rues par le peuple algérien, de mille façons, depuis le 22 février 2019.

Heureusement que d’autres intellectuels algériens et français, de plus en plus nombreux, qui avaient peu ou prou été dupes de la désinformation organisée dans les années 1990 par « service d’action psychologique » de la police politique (le DRS), saluent aujourd’hui cette lucidité populaire. Quand on sait leur rôle dans la formation de l’opinion des responsables politiques occidentaux, il faut y voir une promesse d’espoir. Mais c’est bien le peuple algérien qui aura le dernier mot.


Nombre de lectures : 1780
11 Commentaires sur cet article

LAISSER UN COMMENTAIRE

*

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  • Dadouche Aicha
    14 mars 2019 at 9 h 41 min - Reply

    Merci pour cet article:Au dela de l’analyse parfaitement soutenue et reussie ,je salue le genie de ce valeureux peuple et le silence de ces milliers de timides ou malades qui n ont pu s’exprimer qu’a travers leur progeniture et tous les likes sur les slogans defilant a l’infini sur leurs mobiles.La marche pacifique du 15 Mars sera insha ALLAH l’apotheose des voeux sinceres d’un peuple indeniablement opprime et resolu a la survie mais DIGNE.Une brise d optimisme se dessine a l’horizon.

    6
    • Ali
      14 mars 2019 at 14 h 02 min - Reply

      عااااجل !!!ضابط سامي في الجمارك يوجه رسالة إلى وزير العصابة بدوي !!!!عاجل

      URGENT ! URGENT ! URGENT !

      UN OFFICIER DE LA DOUANE ENVOIE UNE LETTRE À BEDOUI ! !

      https://www.youtube.com/watch?v=BxJD4OHxesw

      MA CHAA ALLAH…ALLAH YBARAK….ALLAH YAHFADH ERADJALA…ALLAH YKATHAR MENRADJALA….TAHIA EL DJAZAIR HORA DIMOUKRATIA

      ALLAH YAK HAR EL MOUFSSIDINE…ALLAH YAK HAR EL MOUNAFIKINE…ALLAH YAK HAR A3DAE EL WATAN

      3
  • LAOURARI Hacene
    14 mars 2019 at 11 h 17 min - Reply

    EXCELLENTE analyse, lucide et impartiale.Le peuple algérien invente une nouvelle forme de printemps, de délivrance d’un système néo-coloniale.Une intelligence et FORCE TRANQUILLE.

    3
  • Driai
    14 mars 2019 at 13 h 21 min - Reply

    Pour être lucide on l’est et on le sera inch’Allah. Mais avec cette mafia et ses coup bas, on ne sait plus a quoi s’attendre.

    Le président a été utilisé par son clan et après Mafio-euthanasie, le corps est congelé entre les poudreuses suisses et la morgue de HUG.

    Ils attendent le moment propice pour annoncer sa mort et instaurer un période de deuil et trouver ainsi, un nouveau échappatoire , et briser la dynamique du mouvement.

    Qu’ils sachent que même s’il annonce sa mort les marches du vendredi continueront et ne s’arrêteront qu’une fois le départ de la mafia confirmée. La marche de demain aura lieu, car il s’agit de la survie de toute une nation. En deuil,nous le sommes depuis fort longtemps, une nation qui pleure ces Harraga dont les familles ne peuvent même pas récupérer les corps, ces opposants qui croissent dans les geôles du système… Alors c’est pas la mort d’un octagenaire, menteur et oppresseur qui va nous émouvoir. Maat , Allah yerahmeh, La marche continue notre combat aussi, on n’y est presque.

    Voici quelques slogan pour la marche de demain

    Bouteflika ghir enssa … Bedoui Bou la3ssa, u ramtane wlid franssa ….
    يا بوتفليقة غير انسى. بدوي بو لعصى او رمطان وليد فرانسا.

    Yal gaid ya talah ghir enta li rayeh rayeh
    يالڨايد يا الطالح غير انت لرايح رايح

    Barakât barakât …murâkum hatâ l mamât
    بركات بركات… موراكم حتى الممات

    La rab3a la khamssa.. a3yina m’en sog enssa
    لا رابعة لا خامسة …اعيينا من سوق النساء

    Proposez nous d’autres et les marcheurs choisiront

    5
  • Bettache
    17 mars 2019 at 18 h 28 min - Reply

    Chers compatriotes ! J’ai écouté sur une chaîne TV, il y a quelques jours, une proposition de sortie de crise de la part d’une personnalité intellectuelle algérienne, que je n’ai pas besoin de citer ici car ce qui compte ce n’est pas son identité mais sa pensée, et qui a fait la proposition suivante! Je fais ici une synthèse de sa proposition qu’il a été faîtes lors d’un débat sur une chaîne de télévision où il est intervenait en tant qu’invité. Certains téléspectateurs ont peut-être déjà vu cette émission ! C’est une proposition à discuter, à critiquer, à adopter, à rejeter mais on peut dire que c’est une bonne base pour enclencher la réflexion !

    1/- Pour lui, la solution devra être essentiellement politique et non constitutionnelle. Pourquoi politique ? Elle ne pourra pas venir de l’application de tel ou tel article de la Constitution actuelle du fait de la situation politique créée par les décisions récentes et précipitées du pouvoir de Bouteflika. Cette situation de fait ne permet plus d’envisager une solution en référence avec la Constitution puisqu’il y a lea décision du report des élections, la dissolution précipitée de la HIISE et la désignation d’un gouvernement anti constitutionnel (avec la création du vice Premier Ministre) constitué à la hâte avec des acteurs faisant partie du sérail, et en plus un gouvernement rejeté par une majorité du peuple !

    2/- Pour cet intellectuel, la solution de la Constituante est trop dangereuse parce qu’elle va nous faire perdre du temps, elle va approfondir les fractures identitaires qui existent déjà entre nous au sein de la société. Pour lui, il y a le risque de nous conduire encore plus dans l’abîme et même réveiller des démons auxquels on ne s’attendait pas.

    3/- Pour lui, il faudrait continuer certes à exercer la pression politique sur le pouvoir par des manifestations pacifiques de rues (ou autres) mais aussi par des négociations, des discussions fermes et déterminées entre le pouvoir et les forces du changement. Après le 28 avril ( ou même au premier jour de la date des élections ) Bouteflika devra démissionner et remettre le pouvoir (donc par un acte politique et non d’inspiration constitutionnelle) à un Comité des Sages qui sera dirigé par un triumvirat collégial (une troïka).

    Ce Comité des Sages, pour être crédible, sera présidé, piloté par : a) une forte personnalité ancien militaire, pas en activité donc à la retraite ou ayant déjà eu une fonction civile et qui représentera ce qu’il appelle la tendance patriotique de la nation, b) par une deuxième forte personnalité représentant la tendance nationaliste conservatrice, c) et enfin par une troisième forte personnalité représentant la tendance démocrate moderniste et laïque.

    Ce comité sera appuyé par une équipe composée de représentants, intègres et compétents, de la société civile, d’anciennes personnalités politiques, des intellectuels et même pourquoi pas des hauts cadres militaires civils ou à la retraite. Ce comité s’activera à proposer et former un gouvernement de transition consensuel.

    4/- Ce Comité des Sages aura aussi pour soucis d’élaborer une « charte » , une sorte de feuille de route pour mettre en place la transition vers une nouvelle gouvernance avec un planning et un calendrier précis !

    5/ – Cette charte entérinera des notions d’une extrême importance comme celles de déclarer l’intangibilité des droits de l’homme et du citoyen, l’intangibilité des droits de la femme, l’intangibilité des libertés collectives et individuelles, l’intangibilité des accords internationaux signés par l’Algérie, l’indépendance de la justice, l’intangibilité de l’alternance au pouvoir et aussi et surtout le renoncement à toute légitimation de la violence politique au nom de l’une de nos trois identités nationales de base ou au nom du régionalisme ou au nom de la religion ou au nom de la force armée.

    6/- Cette charte doit s’imposer à tous, doit être acceptée, ratifiée par tous les partis politiques anciens ou nouveaux quelque soit sa tendance idéologique !

    7/ Ce n’est qu’après la signature, la ratification et la reconnaissance de ces aspects importants de cette charte que les processus électoraux pourront reprendre avec des règles électorales claires qui s’imposeront à tous, et avec la création d’une véritable commission libre et indépendante chargée de l’organisation et du contrôle des élections !

    Ces minima une fois en place, les partis politiques partisans peuvent alors s’engager dans le combat politique (présidentielle, législatives, communales etc…) pour convaincre, par les urnes, de leur programme politique, économique et social proposé lors des campagnes électorales ! »

    A méditer et à discuter !

    2
  • Bettache
    17 mars 2019 at 18 h 39 min - Reply

    L’article 102, … et le soudain appel au respect de la Constitution !

    Chers compatriotes, pour moi, et ce n’est que mon avis, les personnalités ou les partis politiques ou je ne sais qui, qui demandent l’application de l’article 102 de la Constitution avec en arrière pensée l’organisation d’une élection présidentielle sans Bouteflika dans les 3 mois (90 jours), sont d’une irresponsabilité politique énorme ou d’une indigence politique caractérisée ! Pardon de le dire ! Ils veulent nous faire croire que c’est la meilleure solution pour sortir de la crise actuelle alors que le peuple ne demande pas seulement un nouveau Président mais un changement de régime, un changement de système, un changement de gouvernance et l’avènement d’une nouvelle république ! Si on croit qu’on peut faire confiance au Président qui sortira des urnes pour décider automatiquement de la mise en œuvre la transition, c’est qu’on croit toujours au Père Noêl même au crépuscule de sa vie. … Et surtout, ce qui plus que probable, si c’est un candidat proche du pouvoir qui sort des urnes ! Non, il faut arrêter les élucubrations.

    L’organisation d’une nouvelle élection présidentielle dans la précipitation sans de nouvelles instances transitoires (oui complètement nouvelles et crédibles) pour gérer la transition et pour fixer de nouvelles règles de gouvernance de la future république, viendra, j’en suis persuadé, diviser encore plus l’opposition (du fait de la compétition électorale) et adieu les dividendes et les bénéfices de l’insurrection citoyenne. Tout çà va être mis aux oubliettes, mis sous le boisseau, ou dans le grenier ou dans la cave ! Adieu toute la synergie et la force de l’insurrection populaire ! Pourquoi nom de Dieu ce gâchis, cet aveuglement politique, pourquoi ces attitudes funestes, pourquoi encore une fois dégoûter et mépriser le peuple, ya bou rab, ya bou guelb ???

    La solution doit être politique et non institutionnelle puisqu’il y a de fait une situation de fait pas normale avec le report anticonstitutionnel des élections présidentielles, la dissolution unilatérale du HISSE, la nomination d’un gouvernement anticonstitutionnel puisqu’il été crée un poste de vice Premier Ministre non prévu dans la Constitution, et avec çà ce gouvernement refusé par la majorité du peuple, comme je l’ai dit dans un post précédent ! Non, il faut arrêter le cinéma ! Il nous reste la solution politique: Bouteflika à la fin de son mandat doit remettre solennellement le pouvoir à un Comité de Sages ou une instance crédible de ce genre pour gérer la transition ! Point barre ! Depuis l’indépendance on n’a jamais été scrupuleux dans le respect de la Constitution, d’où nous vient donc cette subite « légalité constitutionnelle » !

    Bon courage à vous et aux Algériens !

    3
  • still
    17 mars 2019 at 20 h 25 min - Reply

    Non a une soupe assaisonnée aux ingredients périmés.

    2
  • Abdellah Chebbah
    20 mars 2019 at 3 h 54 min - Reply

    Merci beaucoup mes chers compatriotes. C’est la troisième que je pleure mon pays: le jour de l’indépendance, le jour où on a battu l’Allemagne et ces jours-ci.
    Le peuple Algérien a quelque chose de particulier qu’aucun autre peuple a: C’est l’amour sincère et profond de la patrie. On peut se chamailler comme le font frères et sœurs mais quand notre mère a mal et qu’elle a besoin de nous, on est là tous unis lui portant tous les soins où que nous soyons.

    Longue vie à mon pays et à mes frères et sœurs de cœur.

    3
  • London-Oran
    20 mars 2019 at 10 h 01 min - Reply

    C’est la fin de la république sans public et le début de la république du public

    et
    نهاية حكم فخامة الرئيس إلى بداية حكم فخامة الشعب

    2
  • lamine
    20 mars 2019 at 22 h 07 min - Reply

    Il y a 1seul chemin menant à la Démocratie:l’élection d’une Assemblée Constituante au suffrage universel de circonscription pas de liste ou le poids du candidat est égal au poids de sa chkara de dinars pourris dans les 2sens du terme; et au scrutin PROPORTIONNEL,en effet seul ce mode de scrutin permet 1)de connaître avec une précision arithmétique le poids réel de chaque force politique.2)il oblige les forces politiques « victorieuses » à s’allier car aucune n’a la majorité. Les personnalités en charge de la période de transition doivent répondre à 1critere général:ne pas avoir participé,cautionné,de près ou de loin, à, l’arrêt des élections Démocratiques de 1991.Ce critère c’est le « hirak »qui le crie dans toutes les langues,pacifiquement,gentiment:le régime, le système maffieux qui s’est approprié le produit intérieur brut de l’algérie de manière horrible , sanglante;mis en place en 1992 après l’arrêt des élections par les «  »généraux » » et les démocrasses civils leurs valets: » barra », »dégage »!Ces personnes,pas personnalités,ils ne méritent pas ce titre honorifique;ces personnes doivent être écartées,pas éliminées,ou éradiquées(terme horrible ,sanglant),elles ne doivent même pas être jugées;les personnes ayant profité économiquement du système,les oligarques rebrab,haddad…doivent conserver leurs biens et fortunes-pas de règlements de compte-ils sont toujours sanglants. Le seul juge suprême après ALLAH en ce bas monde;un juge impartial,sévère,cruel,l’Histoire les a déjà jugées elles sont dans ses poubelles!Les sentences de l’Histoire sont prononcées par le Peuple:écoutez le!Enfin l’instance dirigeante provisoire doit avoir pour seule feuille de route,mission,l’organisation de l’élection d’une Assemblée Constituante au scrutin de circonscription Proportionnel aux normes démocratiques universelles avec la participation de toutes les forces politiques y compris le fis(je ne suis pas du tout d’accord avec le programme du fis qui n’est pas du tout,un, sur bien des fondamentaux,surtout économiques mais je suis un démocrate;pas un démocrasse,pour qui, »celui qui n’est pas avec moi est contre moi »et surtout pour qui 40millions d’algériens sont des imbéciles manipulables hachana,qui doivent être guidés pour voter correctement!)

  • wahid
    21 mars 2019 at 0 h 51 min - Reply

    .
    .
    .
    URGENT….URGENT….URGENT….URGENT….URGENT….URGENT….URGENT….URGENT….
    .
    .
    .
    .
    Manipulation

    Le peule a décidé d’élire son président, son parlement etc…..
    .
    .
    .
    Librement
    .
    .
    .
    https://www.youtube.com/watch?v=52tOWcTP17s

    Passage de la vidéo

    de 1:50 …….. a ………2:00

    De 3:25 ……. a ………3:35

    Exemple:

    https://www.youtube.com/watch?v=8CSp7NFFblE

    Passage de la vidéo

    De 5:45 ……. a ………7:00

  • Congrès du Changement Démocratique