Édition du
20 June 2019

Les islamistes et la transition démocratique en Algérie : entre « récupération », « disparition » et… participation

François Burgat

middleeasteye.net

Lundi 18 mars 2019 – 17:30 | Dernière mise à jour: il y a 2 heures 2 min

Le double mythe récurrent de la disparition des islamistes ou de leur incompatibilité avec la transition démocratique constitue une impasse construite avant tout sur le wishful thinking simplificateur des observateurs occidentaux

Des Algériens manifestent contre la candidature du président algérien Abdelaziz Boutefika pour un cinquième mandat dans les rues d’Alger le 8 mars 2019 (MEE/Mohamed Kaouche)

Les islamistes algériens sont-ils « à l’affût », comme nous l’« explique » complaisamment l’écrivain Boualem Sansal ? Ou comme, à des fins politiciennes, Laurent Wauquiez et d’autres prétendent le redouter ? Y a-t-il ainsi un risque qu’ils « récupèrent » les gigantesques manifestations populaires ?

Ou bien au contraire, ont-ils disparu et appartiennent-ils « au passé », comme croient pouvoir le déduire tant d’autres analystes, puisque « d’Oran à Constantine », ils n’ont pas entendu « un seul slogan islamiste » ?

Avant de tenter de répondre sereinement à ces questionnements, prenons le temps de déconstruire leurs tenants et aboutissants.

Les islamistes absents des manifestations ?

L’usage exclusif du lexique de la discrimination, dès lors que l’on évoque le courant islamiste, confirme d’abord – mais ce n’est pas là une surprise – que pour une écrasante majorité des observateurs, tout comme pour les communicateurs du régime et ses relais culturels, le statut de ceux qui ont remporté en 1991 l’unique victoire électorale de l’Algérie indépendante demeure obstinément et exclusivement négatif.

Le pacifisme des manifestations actuelles, que saluent les observateurs comme s’il était absolument inédit, n’est pas nouveau. […] ce n’est pas par la lutte armée que les protestataires de 1991 se sont approchés du pouvoir mais bien par les urnes

Pour que ces islamistes soient en situation de « récupérer » les manifestations, il faudrait toutefois pouvoir démontrer qu’ils seraient demeurés totalement étrangers à cette puissante vague de protestations. Et donc qu’ils seraient miraculeusement absents des flots des marcheurs de tous âges et de toutes professions qui arpentent les rues de toutes les villes, villages et bourgs du pays. Alors que rien n’est moins sûr.

Pour que ce postulat corresponde à la réalité, il faudrait également démontrer que ces islamistes seraient imperméables au ras-le-bol provoqué par l’indéboulonnable pérennité du pouvoir algérien.

Et donc oublier que c’est en écrasant dans le sang leur prétention à accéder au pouvoir le plus légalement du monde, au lendemain de leurs victoires électorales de 1990 et 1991, que ce régime, initialement fondé sur sa victoire décoloniale des années 1960, s’est durablement « ressourcé » trente ans plus tard.

Rappelons à ce propos que le pacifisme des manifestations actuelles, que saluent les observateurs comme s’il était absolument inédit dans l’histoire contemporaine de l’Algérie, n’est pas nouveau. Car, si tendues qu’aient été les campagnes électorales de l’époque et si profonde la fracture entre le Front islamique du salut (FIS) et ceux qu’il qualifiait de « Hizb França » (parti de la France), ce n’est pas par la lutte armée que les protestataires de 1991 se sont approchés du pouvoir mais bien par les urnes.

Ornières analytiques

D’où vient donc cette récurrente incapacité du nord de la Méditerranée à prendre la mesure exacte d’une mobilisation politique sur la rive sud ? L’ornière analytique du regard occidental n’est pas nouvelle. Elle réside dans l’incapacité à comprendre que, à l’instar des premiers bouillonnements populaires égyptiens et tunisiens de 2011, la vague de protestation algérienne de 2019 a pour caractéristique essentielle d’échapper à l’initiative des forces politiques constituées.

Et que la raison en est relativement simple : pour conserver leur droit à l’existence, toutes ces formations – y compris bien sûr le Hamas (islamiste) de feu Mahfoud Nahnah – se sont tellement compromises avec le pouvoir qu’elles sont tombées dans le plus total discrédit et ont perdu toute crédibilité oppositionnelle.

Hormis un tout petit nombre d’individualités, tel le co-leader historique du Front islamique du salut, Ali Belhadj, qui continue imperturbablement à guerroyer depuis Alger avec ce régime dont la police ne cesse de le persécuter, les autres, de toutes couleurs politiques, refusant l’hypocrisie de la fausse « réconciliation nationale », ont été contraintes à l’exil.

Le chef historique du Front islamique du salut (FIS), Abassi Madani (à droite), aux côtés du numéro deux du mouvement, Ali Belhadj, à Alger en mai 1991 (AFP)
Le chef historique du Front islamique du salut (FIS), Abassi Madani (à droite), aux côtés du numéro deux du mouvement, Ali Belhadj, à Alger en mai 1991 (AFP)

Une opposition algérienne crédible est toutefois aujourd’hui en pleine reconstruction, par exemple au sein du mouvement Rachad. Mais bien sûr, rien ne permet d’affirmer – d’autant que cette grossière confusion a déjà été faite en Tunisie – que les protestataires de 2019 auraient une couleur politique unique qui serait celle de leur rejet ou de leur indifférence à l’égard du courant islamiste.

Pourquoi alors « d’Alger à Oran, pas un slogan religieux n’a été lancé », comme le répètent tant d’observateurs prenant acte d’une indiscutable réalité ? La faille n’est pas dans le constat mais bien dans le fait que ces observateurs ne disposent dans leur « boîte à outils » intellectuelle que des catégories inhérentes à la caricature de l’anti-islamisme primaire, aussi réductrice qu’elle est trompeuse.

Ces observateurs ne disposent dans leur « boîte à outils » intellectuelle que des catégories inhérentes à la caricature de l’anti-islamisme primaire, aussi réductrice qu’elle est trompeuse

Car ce parti-pris obsessionnel d’une écrasante majorité des commentateurs du Nord a un coût : celui de leur auto-intoxication et, accessoirement, celui de l’intoxication de leurs lecteurs.

Voilà bien la seconde ornière analytique, plus pernicieuse encore : y tombent tous ceux qui s’interdisent de penser que les islamistes puissent avoir d’autres revendications que strictement « religieuses ».

Or, tout particulièrement dans cette phase très consensuelle qu’est celle du « dégagisme », ces islamistes de toutes tendances – et il en est de multiples – n’ont aucune raison de ne pas s’associer à des manifestations dont l’objectif est aussi universel que le refus du cinquième mandat ou la fin du vieux « système » vermoulu.

Quelle place pour les islamistes dans l’Algérie de demain ?

Si elle devait arriver à ses fins – ce qui, après la fausse concession de l’entourage du président Bouteflika et son vrai coup de force constitutionnel, est encore loin d’être acquis –, la protestation consensuelle et unitaire du « dégagisme » cédera inéluctablement la place à celle de la redistribution de tout ou partie des dépouilles du régime.

Assistons-nous à une nouvelle vague du Printemps arabe ? Lire

L’unanimisme ne sera alors plus de mise, la distribution des votes se faisant nécessairement en fonction des lignes respectives des candidats qui s’affronteront. Mais cela ne voudra pas dire pour autant que le retour en visibilité des islamistes se fera par l’apparition de slogans « religieux » qui ne bornent en aucune manière le champ de leurs aspirations, y compris sur le terrain culturel.

Dans l’Algérie pluraliste de demain, quelle place tiendra donc le courant, un temps symbolisé par Ali Belhadj et son intransigeance doctrinaire mais tout autant par Abdelkader Hachani, autre membre fondateur du FIS, que la junte a préféré assassiner en 1999 pour ne pas avoir à affronter les nuances constructives de son strict légalisme.

Ce courant a remporté, on l’a dit, les deux premiers scrutins libres de l’histoire de ce pays. Plusieurs des voisins de l’Algérie, si différentes que soient leurs scènes politiques respectives, ont ensuite permis de « mettre à jour » cette tendance : en Tunisie comme en Égypte, tous les premiers scrutins consécutifs aux Printemps arabes ont confirmé cette omniprésente diversité de leur courant.

Au Liban, en Tunisie (aux élections locales de mai 2018) ou encore en Irak, dans des configurations nationales très différenciées, il en a été de même, plus récemment encore. Nulle part une mobilisation alternative, clairement « post-islamiste », n’est en fait encore apparue pour signaler la relève de cette génération.

Quelle place et quel rôle lui reviendront dans le paysage électoral algérien de demain ? Il est bien évidemment prématuré de le dire avec précision. Mais tout porte à croire que la participation des islamistes résistera au mythe, régulièrement brandi depuis 40 ans, de leur « défaite » et/ou de leur disparition. Tout particulièrement dans un pays dont la déculturation coloniale a créé un terroir propice à la réaction identitaire dont est porteuse la poussée islamiste.

Des islamistes, il y en aura donc dans le paysage politique algérien, c’est une évidence incontournable

Pour l’heure, ni le mythe de leur disparition ni celui de leur incompatibilité de principe avec la transition démocratique n’apparaissent donc comme des clefs de lecture fonctionnelles. Cette double impasse est construite avant tout sur le wishful thinking simplificateur des observateurs occidentaux. Et sur leur incapacité structurelle à établir le contact avec d’autres que le petit nombre de ceux qui, dans la langue qu’ils comprennent, leur disent ce qu’ils ont envie d’entendre, en l’occurrence… du mal des islamistes !

Des islamistes, il y en aura donc en fait dans le paysage politique algérien, c’est une évidence incontournable. À ceci près que, à bien des égards, le courant profondément ancré aujourd’hui dans le corps politique de 2019 n’est plus ce qu’il était en 1992.

Quelle nuance de ce très large courant est-elle en capacité de s’affirmer, et pour y jouer quel rôle ? Une partie de la réponse dépendra des conditions de la transition qui s’amorce. Il est donc trop tôt pour la formuler. Mais pas plus qu’en termes de « disparition », ce rôle ne saurait se penser en termes de « récupération ». Face à la (possible) échéance démocratique, les islamistes algériens sont plus que jamais aujourd’hui à l’heure de la… participation.

François Burgat, politologue, est directeur de recherches émérite au CNRS (IREMAM Aix-en-Provence). Il a notamment dirigé l’Ifpo (Institut français du Proche-Orient) entre mai 2008 et avril 2013 et le CEFAS (Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa) de 1997 à 2003. Spécialiste des courants islamistes, son dernier ouvrage est Comprendre l’islam politique : une trajectoire de recherche sur l’altérité islamiste 1973-2016 (La Découverte).


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14 Commentaires sur cet article

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  • tarak
    18 mars 2019 at 22 h 39 min - Reply

    C’est comme hier durant la présence coloniale, les algériens sont sortis toutes tendances confondues pour dire à la France dégage!!!, aujourd’hui aussi tout le peuple algérien est sorti toutes tendances confondues pour dire au pouvoir illégitime, corrompu et mafieux dégage!!! Il n’y a pas milles explications M. Burgat.

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  • Azzi
    19 mars 2019 at 8 h 57 min - Reply

    A mon avis, le FIS n’est pas du passé, il est toujours présent (la chaine Almagharibia pour maitre à nu le système et rendre visible ses comportements), ses leaders ont compris que le pouvoir se justifie de l’islamophobie pour interrompre le processus électoral ou rendre le processus démocratique superficiel non représentatif. Autres obstacle, si le FIS se présente, les laïques ou certain d’eux soient individus ou parties qui se donne la force par l’occident, aussi sans oublier le partie hamas qui, dans les années 90, a préféré créer son partie au lieu de faire parti du FIS, cela était dans l’intérêt du pouvoir, on se souvient le pacte du Rome.
    Abdelkader Hachani, Allah yarrahmou, a exprimé au pouvoir que le FIS veut faire participer tous les principaux parties dans le gouvernement mais ce système a refusé car il a compris que cela ne lui donne aucune justification pour qu’il ne prend pas ses valises et part définitivement.

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  • Karimo
    20 mars 2019 at 0 h 28 min - Reply

    M. Burgat, l’éditorialiste d’El Watan M. Tayeb Belghiche vous a répondu aujourd’hui le 19-03-2019 que le FIS est fini, dans son esprit bien sur et que les islamistes (terroristes selon lui) financés par KSA (il délire) ne sont que des dizaines dans les marches populaires de ces derniers jours. C’est comme il vous rassure que les islamistes sont en nette disparition et que les laïcs mènent à eux seuls les différentes protestations populaires à travers le territoire national. Ce pauvre mec (Belghiche) nous rappelle les positions de certains journaleux à la solde du pouvoir dans les années 90 au détriment de la démocratie et qu’ils ne changeront jamais dans le cas où les islamistes se positionnent dans l’échiquier politique. Pour ces journalistes véreux la démocratie s’arrête pour eux lorsqu’un autre courant s’approprie le pouvoir même d’une manière légitime et constitutionnelle. Le mal que vit aujourd’hui le pays a été aggravé par ces pseudo-démocrates. Aujourd’hui place à l’union de tous les algériens de tous les courants pour que le système mafieux dégage et avec ses pseudo-démocrates qui sèment la zizanie comme ce cet éditorial de Belghiche.

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  • laop
    20 mars 2019 at 10 h 26 min - Reply

    Non non confondons pas les choses! le FIS n’est pas présent, et ce nouveau peuple n’a besoin d’aucun parti politique qui parle a son noms, la nouvelle algérie qui sera bientôt en mouvement n’inclus aucun parti elle sera une république ni islamique ni laic on sera au chaud bien chez nous comme les Vaudois en Suisse, foutez nous la paix…

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  • Dria
    20 mars 2019 at 13 h 47 min - Reply

    ya djma3et al khir , on va exhorté d’évitez les sujets polémiques , tenez votre langues et vos claviers , wallhah ya des agents qui utilisent des robots et moteurs de recherche pour exploiter des termes, des post des commentaires et des mails de la DISCORDE.
    ils ressortent même les anciennes adressent de gens décédés. Alors de grâce là où vous voyez FIS RCD MAK FLN ….ARABE KABYLE CHAOUI , même le terme KACHIR est surexploité , on a créer des listes de gens à leurs insu pour dire qu’ils font parti des representants du Hirak et qu’ils sont en pourparlers avec le gouvernement. Le plus beau ya meme des russes qui maîtrisent la daridja ca va…

    Je résume ne perdez pas votre temps à convaincre un islamiste ou un laic un kabyle , un arabe , un marxiste…

    RESSERRONS NOS RANGS. IL VEULENT CRÉER LA ZIZANIE DANS NOS RÉSEAUX SOCIAUX. VOYONS QUE NOTRE COMBAT EST PACIFIQUE. ET EUX PERDANT BATAILLE APRES BATAILLE. ILS ONT CONCENTRE LEUR FORCE SUR LE NET.

    SANS QUE VOUS SOYEZ INFORMATICIEN APPLIQUEZ LES CONSIGNES SIMPLES CITER. LA OU IL YA INSULTE DIFFAMATION PROVOCATION INTIMIDATION NE RÉPONDEZ PAS. MEME SUR CE SITE YA DES POST MINÉES…ALORS VIGILANCE VIGILANCE …ET NE PARTAGER PAS TOUT YA ÉNORMÉMENT DE FAKE NEWS QUI CIRCULENT.

    UNE CHOSE EST SURE LAIC ISLAMISTE AGNOSTIQUE CROYANT ATHEE KABYLE ARABE CHAOUI TARGUI RANA RAKBIN ET ON DIT TOUS TERAHLOU YA3NI TARAHLOU …GA3 ETROUHOU

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  • Bettache
    20 mars 2019 at 15 h 15 min - Reply

    Bonjour ou Bonsoir chers compatriotes internautes ! Il n’y a pas 36 milles solution à la sortie de crise.

    Mon ultime avis, proposition et après je baisse les armes de la réflexion et je me consacre aux marches surtout! L’Algérie est dans une sorte d’épreuve de course contre la montre et en plus sans casque, ni vélo de haute technologie. Le débat sur l’après Bouteflika n’est qu’à ces balbutiement. Mais, pour cadrer le débat, à mon avis, il y a quelques petites choses à préciser, combien même pour une grande majorité du peuple le seul objectif premier c’est « Bouteflika, système dégager ». Moi, je reviens quand même à la solution que je soutiens, têtu que je suis, mais en argumentant quand même :

    1/ – En ce qui concerne le vide constitutionnel dont on parle souvent, pour moi, il y a de fait une sorte de vide constitutionnel déjà provoqué par Bouteflika lui-même en reportant « sine die » les élections et en voulant se maintenir au pouvoir coûte que coûte !

    2/ – Si le cabinet noir refuse, pour un raison ou pour une autre, la situation qu’il a provoqué (maintien de Boutef et report des élections), il y a la possibilité de maintenir les élections avec les candidats en lice entérinés par le Conseil Constitutionnel (Ghediri and Co) ! Il ne le fera pas, je pense. Il existe aussi un autre cas : celui d’obliger le Conseil Constitutionnel à déclarer l’empêchement (article 102 : report pour cause grave et durable du Président) en chambres réunies pour décider du report des élections, mais seulement avant le 18 avril la date du début de l’élection. Dans ce cas, les élections seront organisées 3 mois plus tard, après les 45 jours d’attente réglementaire. Mais le cabinet noir n’a que jusqu’au 18 avril pour faire actionner l’article 102 ! Je ne suis pas constitutionaliste, mais c’est çà la logique.

    3/ – Pour moi, cette solution par l’article 102 qui nous mènera trop tôt aux élections (3 mois) comporte un danger. Ce serait même quelque part un suicide. On courre le risque de voir sortir des urnes un autre candidat du clan du pouvoir, cousin de celui de Bouteflika, même si un nouveau gouvernement et même une autre instance indépendante des élections seront désignés ! Mais ya el khaoua, n’oublions pas que les personnels du pouvoir (fonctionnaires, une partie du haut commandement de l’armée, une partie des partis politiques de l’alliance présidentielle, une partie des corps constitués, etc… etc..) ne pourront pas être changer du jour au lendemain ! Donc, attention.

    4/- Puisque du fait du point 1/- on est dans une situation d’anomalie Constitutionnelle, la seul solution la plus sereine serait donc que Bouteflika remette symboliquement par un geste politique le pouvoir à un Comité des Sages ou un Haut Conseil de Transition qui prendra en charge la gestion de la transition avec toutes les déclinaisons des organes à créer pour se faire et se réaliser ! Cette solution doit évidemment être accompagnée par la muette, eh oui ! Paraît-il que certains très hauts gradés de l’armée et des officiers ne veulent plus de Boutef !

    5/- A mon avis, il ne faut pas aller aux élections avant de créer une charte électorale qui engage les partis politiques à respecter les principes de base d’une république, d’un Etat de droit (consécration des libertés individuelle et collective, interdiction d’utiliser la religion, l’identité nationale, le régionalisme, l’armée à des fins politiques. Tant que cette charte n’est pas rendu obligatoire dans l’exerce de la pratique politique, on n’est pas sortie de l’auberge !

    Et je vais vous dire une chose que vous savez peut-être : on n’a pas besoin de changer de Constitution pour faire cette charte car la dernière Constitution de 2016 prévoit cela dans son article dans son article 52. alinéa 16 qui stipule que :…  » Le droit de créer des partis politiques est reconnu et garanti. ….. mais les partis politiques ne peuvent être fondés en aucun cas sur une base religieuse, linguistique, …… raciale, de sexe, corporatiste ou régionale et que les partis politiques ne peuvent recourir à la propagande partisane portant sur les éléments mentionnés précédemment. » Donc malgré la présence de l’article 2 (Islam religion de l’Etat), cette constitution prévoit ces dispositions qui ne sont hélas pas appliquées, le Cabinet noir n’ayant pas eu le courage de demander aux partis politiques, notamment les partis islamistes ou même le RCD ou MDS ou Tahai El houria ou autres partis de revoir leur copie idéologique, de s’y astreindre à cet article et ce sans pour autant changer leur sigle !

    Donc, voilà ma position en 5 points et vous en faîtes ce que vous voulez ! Mais ne perdait pas trop de temps surtout avec nos vélos de l’ancienne époque … sans casque de sécurité, le béret jouant le rôle de …. multifonction !

    Bon courage à tous !

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  • amazighi hor
    21 mars 2019 at 8 h 02 min - Reply

    En tout cas le temps du « HIZB » ouled frança tire à sa fin. Les petits enfants de nos valeureux « CHOUHADAS » ont bien compris le message, depuis longtemps déjà. « Dieu » reconnaitra les siens. – Algérie algérienne –

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  • cherif
    25 mars 2019 at 10 h 02 min - Reply

    A mon humble avis l’islamisme a la hims, nahda et co c’est un danger pour l’algerie est il est dans l’expectative. pour revenir a mes compatriote le FIS est un partis de tous les algériens et l’esprit du fis anime toujours les algériens honnêtes qu’on veut les isioler ou leurs collé le terrorisme des années 90 est une mauvaise foie flagrant.

    Maintenant si on veut réduire le FIS q des goundouranman c’es la ou le FIS est à péché.

    L’algérien est connait par la bravoure et sait très bien que le FIS est une victime pas coupable et rien que pour ça ils sont prêt a lui donner une deuxième chance

    Ceci dis je suis convaincu que le FIS ne se reconstituera pas une deuxième fois il est dans le cœur de la rue et sont objectif est atteint depuis belle lurette et restera ancré dans l’esprit des algériens sans gandoura c’est tous

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  • still
    28 mars 2019 at 1 h 00 min - Reply

    Analyse lucide de François Burgat de la chose politique algérienne.

    Les observateurs occidentaux s’étonnent qu’il n’y est pas un seul mot d’ordre a référent islamiste dans ce mouvement populaire, car ils peinent à saisir une chose: le peuple algérien n’est pas islamiste pour autant que ce vocable ait un signifié quelconque. Le peuple algérien EST musulman et n’a pas besoin de le crier sur les toits tant que personne ne vienne le lui contester. Son problème n’est pas là. Il est ailleurs, dans l’illégitimité des personnes à la tête des institutions publiques, dans la désintégration intentionnelle et planifiée du tissu social et de l’infrastructure économique, dans la privatisation des pivots de l’État, dans la corruption généralisée, dans l’injustice criante…
    Ce mouvement populaire est constitué en majorité d’une tranche-d ’âge postérieure à « l’idéologie islamiste” des années 80 et a la politique éradicatrice de la « décennie noire », d’où son indifférence a la première et son impassibilité devant les menaces brandies au nom de la seconde. Ce sont là, les deux points forts de ce mouvement contestataire populaire…qui auraient pu être ses deux points faibles s’il eut lieu une ou deux décennies plus tôt- impliquant une autre tranche-d ‘âge, celle-là encore marquée par les stigmates d’une confrontation idéologique suivie par des traumatismes physiques et émotionnels majeurs.
    Ces deux paramètres changent totalement la donne mais les caciques du régime ne réussissent toujours pas à le comprendre. Un troisième élément vient leur compliquer cette donne : l’armée régulière, solidaire avec ses pairs dans le mouvement populaire, n’est pas prête à s’engager dans une aventure aux conséquences désastreuses, au profit exclusif d’une poignée de mercenaires à la solde d’une/de Puissance(s) étrangère(s).
    Le régime a déjà consumé ses cartes ; il a éreinté ses canassons ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il n’arrive plus à se régénérer, conséquence d’une politique de clientélisme et d’exclusion. Il a fallu attendre sa dégénérescence naturelle, accélérée par les coups de boutoir, d’ici et d’ailleurs.

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  • Mouloud FEKNOUS
    29 mars 2019 at 12 h 54 min - Reply

    Le peuple ALGERIEN par ce mouvement civil te citoyen demande :
    -1- DEMOCRATIE
    -2- JUSTICE : EGALITE DES DROITS ABSOLUE ( La Femme Algérienne est l’EGALE de l’Homme Algérien), Abrogation de cette ânerie du code de l’Infamie
    -3- DIGNITE
    -4- CITOYENNETÉ pleine et entière pour les Femmes et pour les Hommes
    -5- LIBERTE DE CONSCIENCE

    Jusqu’à preuve du contraire ni les gouvernants issus du FLN dévoyé, ni les islamistes ( d’ailleurs le peuple algérien dans sa majorité est Musulman)-qui imposent ou qui veulent imposer un mode de vie plus proche du wahhabisme avec le Halal et le Haram comme règles- ont échoués.

    Ce Peuple demande seulement de vivre et de bien vivre dans son pays, en se respectant les uns et les autres. Il ne demande qu’à permettre à ses enfants de travailler, de réussir , de pouvoir se loger sans attendre une attribution indigne, de pouvoir VIVRE!!!

  • amazighi hor
    2 avril 2019 at 8 h 00 min - Reply

    Lorsque vous parlez d’égalité, il ne faut pas confondre ce que Dieu te donne et ce que toi (faible être humain) offre à la FEMME. C’est ta fille, ta mère, ton épouse, l’égalité c’est d’abord le Respect. C’est vrai que ceux qui acceptent les directives de leur RELIGION ce sont des musulmans. Se convertir à l’ISLAM, suppose accepter ses préceptes. Par conséquent, je ne rentre pas dans un débat d’EGALITE : femme/homme. Je suis musulman, je ne discute pas les versets coraniques, et donc, JE NE SUIS PAS PLUS INTELLIGENT QUE CELUI QUI A TRANSMIS SON MESSAGE A L’HUMANITE. DIEU PROTEGEZ-NOUS DES SOUFAHAA (les médiocres et les hypocrites). Lisez le QURAN et cherchez en vous la vérité: SINON JE NE PUIS RIEN POUR VOUS- LE JOUR LE PLUS LONG C’EST 50 000 ANS : SI VOUS NE LE SAVEZ PAS PREPAREZ VOUS LA VIE EST COURTE –

    • Mouloud FEKNOUS
      3 avril 2019 at 14 h 03 min - Reply

      Amazighi hor

      DIEU a donné à tous les êtres humains ( Femme ou Homme) un cerveau, et IL leur permet d’avoir un libre arbitre.

      L’homme n’a pas a offrir seulement du respect à ma Mère, mon épouse, ma sœur, ma fille; il se doit d’accepter que la femme ait les mêmes droits. Ce n’est pas de son bon vouloir que dépend le droit,il est simplement citoyen tout comme la femme est citoyenne d’ou la notion d’égalité.

      La religion Musulmane n’est pas mise en cause, elle n’interdit pas les questionnements, elle n’interdit pas l’évolution des esprits- regardez juste chez nos voisins- qui acceptent ce principe.
      Le fait de dénier les mêmes droits que confère la citoyenneté est une preuve de manque de courage.

  • amazighi hor
    4 avril 2019 at 13 h 36 min - Reply

    Mouloud FEKNOUS –
    Apparemment, vous avez bien compris le message puisque vous avez cité le bon exemple des pays voisins – les droits et devoirs des citoyens – Effectivement, dans les pays voisins, les femmes jouissent pleinement de leur liberté – Oui, les touristes, notamment les français, admirent beaucoup l’égalité Homme/Femme. Il me semble que vous vous êtes bien inspiré de leur comportement. Quant à nous ALGERIENS, nous estimons que la liberté est dans les préceptes de notre Religion – Notre esprit, notre intelligence, ne doivent pas outre passer les limites que le Tout Puissant nous a recommandé – Il est le seul à apprécier notre comportement en bien ou en mal –

  • Dria
    4 avril 2019 at 15 h 57 min - Reply

    @ Amazigh, @ Feknous ,@ Ferkous ,@ Femmen, @moi, @ nous tous…..un point d’ordre, ces débats plein de passions et d’arguments laissons les, après l’indépendance (bis) dans la seconde République.

    On n’est pas encore sorti de l’auberge. Ne brûlons pas les étapes demain vendredi 05 avril, c’est l’une des journées les plus importante de cette révolution populaire. Un face à face entre le peuple et la hiérarchie militaire qui gouverne réellement depuis 1962.

    Jusqu’à ce moment,il n’y a aucun signe d’apaisement, la hiérarchie campe sur sa position après le dernier Pustch et pense récupérer le mouvement. Même les deux chambres factices qui devait répondre en urgence selon la constitution tripoter, n’ont pas donner signe de vie, la 104 qui devra suivre annonce un vrai imbroglio…
    Donc, ils se sont mis dans une impasse pour preuve ,ils sont encore dans l’expectative ne sachant comment agir dans la légalité et constitutionnellement.

    Pourquoi ne pas nous épargner ce vendredi, le peuple est unanime, pourquoi se mentir, rien ne peut être comme avant , alors redémarrer sur des bases légales et solides, une constituante, et une phase de transition , oui c’est faisable …nous étions dans présidents , des institutions et une constitution aux services de gangs et tout fonctionner. Alors pourquoi en douter quand ces des gens probes et honnêtes qui seront a la barre.

    Mobilisons nous demain, soyons nombreux, il faut qu’il entendent ce qu’on demande après le départ du président.

    Ne laisser aucune place vide ARAKBOU GAA3…

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  • Congrès du Changement Démocratique