Édition du
15 June 2019

NON A DE FAUSSES SOLUTIONS POUR UNE VÉRITABLE CRISE !

« L’appel » fait par le chef d’état-major de l’Armée et – toujours !- vice-ministre de la Défense, le général Ahmed Gaïd Salah, à faire appliquer l’article 102 de la constitution nous invite à considérer les points suivants :

– Le rôle de l’armée dans la vie politique du pays.

– La crise du régime et la crise de l’Algérie.

L’armée en tant qu’institution appartient au peuple. Sur ce plan, elle a le devoir historique de protéger le pays et non d’être au service du régime. Elle n’a pas à aider le régime à se régénérer au détriment de la condition historique dangereuse dans laquelle se trouve le pays.

Elle porte la responsabilité d’être à la hauteur des aspirations du peuple à un changement radical et démocratique. Sur ce plan, elle doit jouer le rôle central de son retrait du champ politique et de la sécurisation de la transition démocratique.

« Djeich, chaaâb, khawa, khawa ! »

Par ailleurs, la crise du régime n’est pas la crise de l’Algérie. Or, les décideurs agissent dans le sens de permettre au régime de se régénérer. C’est ce qui n’est nullement souhaitable. Car, en agissant ainsi, ils maintiennent une confusion qui risque d’être coûteuse pour notre pays. En effet, l’Algérie est dans une impasse historique accentuée par des pressions géopolitiques au relents néocolonialistes. Cette impasse peut amener à une situation regrettable.

Cela dit, l’insurrection populaire en cours offre à l’Algérie des perspectives de sortie de crise jusque-là inespérées. Saisissons cette opportunité ! Offrons à l’Algérie une transition apaisée, sans règlement de compte, sans vengeance, « Silmiyya, Silmyya ! » ( pacifique, pacifique).

Soyons à la hauteur de ce mouvement populaire ou les Algériennes et les Algériens scandent  » Djeich, Chaâb, khawa, khawa ! »(L’armée et le peuple sont des frères). Bien que constitutionnellement tenable, l’option de l’intérim mené par Abdelkader Ben Salah, président du Conseil de la Nation, au même titre de celle de l’ancien Président Liamine Zeroual,pour présider « la conférence nationale inclusive » ne peuvent pas offrir au pays des perspectives de sortie de crise.

Ces deux personnalités sont issues du régime. Donc, elles ne peuvent en aucun cas agir en dehors de la crise de ce dernier. Or, l’enjeu majeur consiste à sortir l’Algérie de son impasse. Sur ce plan, le peuple algérien a montré la voie. Désormais, il appartient à l’armée de ne pas chercher à imposer sa « solution ».

L’armée qui se réclame de l’ALN doit se rappeler que nos martyrs se sont sacrifiés pour le droit du peuple algérien d’exercer sa souveraineté. Le peuple algérien a rendu visible la promesse d’un printemps humain. Il appartient à l’armée d’être à la hauteur de cette promesse.

F’ach-hadou ! F’ach-hadou !

Vive l’Algérie libre, plurielle, diverse et heureuse. Gloire à nos martyrs.

Hacène LOUCIF.


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5 Commentaires sur cet article

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  • Rezki Khedim
    26 mars 2019 at 22 h 37 min - Reply

    le peuple souverain a plus que tous ces flibustiers qui souillé la Constitution le droit absolu de préparer un projet de constitution qui sera soumis à un référendum, la Constitution adoptée exigera les Partis politiques existants et ceux à venir de s’y conformer très nettement afin d’écarter tout embusqué (s) aux dépends de la Démocratie elle-même

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  • Ben Adem
    27 mars 2019 at 1 h 55 min - Reply

    La vie politique en Algérie se joue comme une partie de poker, les feuillets du doustour en guise de cartes. certains détiennent un groupe d’articles sensibles dans leurs mains que les autres adversaires n’ont pas le droit de s’octroyer.
    « celui qui possède rien, ne peut rien donner en contre partie ». et le chaab n’a rien, déshérité même de son droit civique.

  • batni
    27 mars 2019 at 8 h 10 min - Reply

    La solution est que Bensalah refuse la charge pour cause de maladie handicapante. Idem pour Belaiz.

  • yacine
    27 mars 2019 at 15 h 21 min - Reply

    C’est exactement ce que je pansait! pas d’intervention militaire dans la courant du Civil a moins qu’elle soit une dictature…a part ca je me suis enragé ce Matin en lisant ce journal « El Watan » qui vient de présenter ses soit disant prochain Ministres?! qu’est ce que lui prend ce journal est-il tombé dans la dictature? a tous ces gens qui agissement comme ci l’algérie est leurs propriété privé il faut qu’ils sachent rien que rien ne se fera sans l’aval du peuple, mais qu’est ce que je n’ai a foute de ce jilali ce bouchachi qui sont -ils vous les connaissiez? pas moi en tous cas, nous on a passé 15ans a ce battre sur ce forum etc bien d’autre et eux viennent a la dernière minute nous donne des leçon!!wallah ma yahchmou…

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    • lamine
      27 mars 2019 at 22 h 19 min - Reply

      Ilfaut ecarter,pas eliminer ni surtout pas eradiquer,les generaux.leurs valets civils qui ont participe a l arret des elctions democratiques de1991 de lageston de la periode transitoire.Un seul chemin mene a la Democratie l election d une Assemblee Constituante au scrutin proportionnel,avec la participation de toutes les forces politiques y compris le fis qui n a eradique personne pour obtenir 183sieges.

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    Congrès du Changement Démocratique