Édition du
15 June 2019

Trêve de Nifaq boulitique !


N’étant pas un adepte du nifaq boulitique, des manipulations bassement politiciennes et encore moins de la flatterie (التملّق), il est important de préciser certains faits en ces temps d’imposture et d’opportunisme criard.

Nous entendons certaines voix appeler à ne pas s’attaquer politiquement à l’armée ? Qui s’est attaqué à cette institution qui est celle de la République et de la Nation ?

Ne confondons pas institution militaire et oligarchie militaro-financière.
Oui, c’est l’oligarchie militaro-financière (terme dont la paternité revient à notre frère Si Hocine Aït Ahmed, Rahimahu Allah) qui détient le pouvoir réel. Et c’est elle qui fait et défait les « Présidents ». Cette oligarchie est constituée d’une poignée d’officiers corrompus en activité et certains en retraite associés à des « magnats » de l’argent sale (certains connus et d’autres plus puissants, inconnus du public). Elle a prospéré plus particulièrement durant la « sale guerre » contre le peuple et détient pratiquement tous les rouages de l’économie et plus particulièrement de l’Import. 

C’est cette oligarchie militaro-financière qui a démis Bendjedid et a intronisé Boudiaf, puis Zeroual et Bouteflika.

Tout comme il serait malhonnête de dire que le pouvoir réel était entre les mains de Bouteflika et de son frère Saïd. 
Les services de l’action psychologique de cette oligarchie ont, durant longtemps trompé l’opinion publique en distillant via leurs agents-journaleux, cette propagande. 

Bouteflika (dont on connait le goût immodéré du pouvoir) et sa fratrie, ont été utilisés comme vitrine par ceux qui l’ont ramené, pour permettre à cette oligarchie de piller en toute quiétude les ressources de ce pays avant «d’essuyer le couteau» sur eux, en cette période de révolution populaire. Cela ne signifie pas que le Président désigné n’a pas profité de son pouvoir apparent pour servir ses proches et ses soutiens (éphémères).
Cinq semaines de marches de plus de 20 millions d’Algérien(ne)s n’ont pas fait broncher le pouvoir apparent et ses appareils.

Il a suffi d’un discours de quelques minutes d’un chef d’Etat-Major qui n’était pas habilité théoriquement à s’immiscer dans les affaires politiques, pour tout faire basculer !

Que signifie tout cela ?

Que la résistance pacifique du peuple qui n’a pas faibli d’un iota, menaçait les privilèges de cette oligarchie. Il fallait actionner le fameux article 102 pour sauver le régime au détriment de la Patrie.
Pourquoi ne l’a -telle pas actionné en 2013, lors du grave AVC du président désigné ? Car à l’époque, elle pensait avoir anesthésié le peuple !
Ne soyons pas dupes et hypocrites et disons la vérité à notre Peuple qui nous a montré le chemin de la libération.

Salah-Eddine SIDHOUM.


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7 Commentaires sur cet article

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  • AMGALA 2
    28 mars 2019 at 11 h 07 min - Reply

    Trop simpliste comme analyse et flagrant parti pris . Pourquoi, ne pas dire que cette déclaration pour l’application de l’article 102, émane du vice-ministre de la défense nationale qui est un poste politique ? Pourquoi Mr SIDHOUM, omettez-vous de citer l’influence des puissances étrangères et des enjeux politico- stratégiques qui se jouent actuellement sur la scène internationale ? Croire que l’élection d’un président n’est qu’une question de scrutin et de démocratie, c’est un peu comme croire au « Père Noel « .Prenons des exemples extrêmes comme ceux de Trump et de Sissi ou encore de celui Haffadh El Assad.Alors, comme vous le dites si bien :  » Ne soyons pas dupes et hypocrites et disons la vérité à notre Peuple ». Cordialement !

    • Salah-Eddine SIDHOUM
      28 mars 2019 at 13 h 20 min - Reply

      Oui, monsieur l’anonyme. Mon analyse franche est trop « simpliste » à vos yeux, de pompeux « intellectuel » qui citez les « enjeux politico-stratégiques » qui nous dépassent en tant que « ghachi » car nous croyons au père Noel.
      Une seule et modeste réponse « simpliste ». Sur le plan politique, Gaid Salah n’est plus vice-ministre pour la simple raison que le gouvernement a été dissous depuis près d’un mois. Et sur le plan constitutionnel, il n’a aucun droit en tant que militaire de s’immiscer dans les affaires politiques et d’imposer une solution à la crise.C’est au Conseil Constitutionnel de se saisir de la question. Quant au droit de réserve du militaire, il s’applique à certains, pas à d’autres. C’est « simpliste » mais c’est réaliste.
      En un mot pour résumer votre commentaire : j’ai une allergie chronique aux anonymes pseudo-intellectuels méprisants, donneurs de leçons.
      Cordialement.

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      • chems
        29 mars 2019 at 1 h 18 min - Reply

        Mr sidhoum est il possible d’avoir un mot de Mme salima ghezali , nous n’avons plus de nouvelles d’elle depuis sa radiation du ffs , on ne sait plus ou elle est et ce qu’elle devient , et beaucoup de personnes aimeraient lire et entendre son avis sur tout ce qui se passe !

  • esmo
    28 mars 2019 at 11 h 18 min - Reply

    Désormais mais rien ne sera comme avant! ils ont longtemps profité du pacifisme de ce peuple, où vont notre « vignettes,impôt, taxe import export » et divers taxes brossé etc..les rentrés des hydrocarbures, leurs répartition combien de milliards ont été offert pour éliminer les dettes des africains des maghrebins egyptiens comme si on est leurs bureau sociale alors que notre peuple n’arrive pas a boucler la fin du mois avec son petit salaire de 1800da marre de cette racaille nous irons jusqu’au bout et de trouver des gens de confiance si y existent encore?

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  • Dria
    28 mars 2019 at 17 h 58 min - Reply

    L’éthique et la déontologie, c’est bien Docteur Sidhoum. Dans le cadre de votre profession en tant médecin,je comprends, mais en politique et en Algérie??
    Dites moi où est l’éthique et comment en faire usage devant:
    – les derniers retournements d’Ouyahia , Sidi said, Chihab.
    – les principes de Mokri ou de Louisa,
    – le visage de fer de Sahli, Sellal ou Ould Abbes,
    – la diplomatie de Brahimi et Lammara. Les exploits de Benghebrit, Le sourire de Feraoun.
    – L’exemplarité et disciplinarité de Gaid Taleh
    – Les positions honorables de notre opposition
    – la fiabilité de nos scrutins

    Je ne serais jamais un homme politique, car c’est en observant nos politiques que j’ai connus le vrai sens des mots tels que Roukhss, Vendu, Lâche, Opportuniste, khobziste, Tchipa, Ingrat, Hogra, Vote, Echkara wal hadra hadra hadra…. Un monde où tous les coups sont permis allant du coup de poignard dans le dos aux coups bas les plus inattendues, tout est légal quoi, le mensonge, la triche, la corruption…

    L’ÉTHIQUE ne servira à rien tant qu’il y aura de l’IMPUNITÉ. Oui pour l’éthique, mais pas avec cette Mafia. Oui à l’éthique dans un état de droit. D’ailleurs, je profite pour réitérer l’appelle de faire de ce vendredi 29 une journée de RÉAPPROPRIATION DE LA JUSTICE, afin de restaurer l’éthique et l’équité et asséner la scène politique algérienne.
    L’incarcération ce matin d’Ali Fodil et Adelane Melah n’a rien de légal ni dans la procedure, ni dans la manière. Ces incarcérations abusives sont un défi pour la marche de demain, un message de pseudo-gouvernants dont l’éthique est le dernier de leur souci.

    Alors par éthique, je dois répondre à ces responsables qui agissent dans l’ombre et à leurs commanditaires. Ya Ouled Lahram , Yal Harka , Ya wled Franca. Vous ne faites pas parti de ce peuple. Vous êtes capable du pire avant votre départ, profitez de vos derniers jours au pouvoir. Une chose est sure aucun Algérien ne veut vous revoir.

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    • Salah-Eddine SIDHOUM
      28 mars 2019 at 19 h 04 min - Reply

      Ne confondons pas, cher frère, la POLITIQUE avec son éthique qui est l’art de servir son peuple et sa patrie et la BOULITIQUE avec ses crasses et ses immondices qui est la manière de se servir de son peuple. Les tristes individus sans scrupules, que vous citez ne sont pas des références, loin de là.

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  • meriem
    28 mars 2019 at 20 h 56 min - Reply
  • Congrès du Changement Démocratique