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20 June 2019

Vendredi 6, article 7: l’intelligence et la force du peuple face aux ruses du régime

Vendredi 6, article 7: l’intelligence et la force du peuple face aux ruses du

Un peuple dans les rues. Une nouvelle fois, en ce sixième vendredi du mouvement populaire entamé le 22 février, l’expression ne relève pas de l’image ou de la parabole. C’est une réalité physique, palpable, une force, une formidable énergie qui accentue la déconfiture du régime.  L’acte VI du vendredi 29 mars confirme avec éclat qu’il s’agit d’un mouvement irrépressible qui ne peut être contenu par les ruses et les manoeuvres.

Avec une intelligence remarquable, le mouvement est resté pacifique. Cela faisait sa force depuis le début et, en dépit de quelques incidents mineurs comparativement à l’ampleur des manifestations, cela reste la ligne de conduite des Algériens qui en font une arme de protection massive. Les Algériens y sont d’autant plus attachés qu’ils ont appris, à leurs dépens et au prix de coûts exorbitants et vains, que la violence conforte l’ordre établi.

Depuis le 22 février, ils administrent la preuve que le pacifisme est révolutionnaire justement car il ne donne aucun prétexte au régime de recourir à la répression au nom de la préservation de l’ordre public. Le radicalisme pacifiste du mouvement s’exprime aussi dans une distinction claire entre l’Etat qu’il faut préserver, libérer et rendre au pays et le régime qui doit “partir”.

Les épreuves de ces trente dernières années ont été en définitive assimilées. La “Silmiya, Silmiya” neutralise les capacités de riposte du régime. Même les retournements de veste des TV Offshore et de journaux qui vilipendent désormais Saïd Bouteflika et portent aux nues Gaïd Salah n’ont aucune incidence sur la perception des Algériens à l’égard du régime.

Une force déroutante

Si aujourd’hui l’alliance du cinquième mandat vole en éclat avec des retournements de veste trop bruyants pour ne pas susciter les railleries, des patrons de TV zélés de fakhamatahou qui se transforment en “opposants” de la 25ème heure, cela tient à la force déroutante d’un mouvement sans pareil dans l’histoire du pays.

Le mouvement populaire fait face à une difficulté, celle de devoir dégager une représentation pour négocier et gérer une transition qui préserve la continuité de l’Etat et la nécessité de prendre en charge le fonctionnement d’un pays. Ceci est une urgence. Dégager une représentation qui négocie la prise en charge d’une transition qui se fera, forcément, sous le contrôle d’un mouvement qui ne doit pas fléchir, n’est pas contradictoire avec les appels à une structuration à la base qui est forcément plus lente à se mettre en place.

C’est une difficulté que le mouvement populaire doit surmonter pour pouvoir avancer. Mais si le mouvement populaire n’arrive toujours pas à trouver la bonne formule pour dégager une représentation, forcément provisoire pour gérer une transition, il sait ce qu’il ne veut pas.

Un mouvement qui sait ce qu’il ne veut pas

Et ce qu’il ne veut pas, c’est une transition gérée par le régime avec les hommes du régime, et les instruments du régime. Cela a été exprimé avec éclat dans le refus de la mise en oeuvre des dispositions de l’article 102 “suggérée” par le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah. Le fait que le régime fait dans la ruse est devenu un préalable dans l’analyse collective et la réponse fulgurante par l’article 7 a été éloquente.

En clair, le peuple dénie au régime le droit de gérer la transition au nom d’une Constitution qu’il a violée de façon répétée. Car c’est tout le régime qui s’est embarqué, dans une impudence incroyable, dans le bateau délirant du cinquième mandat, expression finale d’une déroute des hommes et des structures.

Le message est limpide: de la Constitution nous ne retenons que l’article 7 car il est et sera le socle du rétablissement de la filiation historique entre le mouvement du peuple aujourd’hui et les longues luttes du mouvement national: “ Le peuple est la source de tout pouvoir. La souveraineté nationale appartient exclusivement au peuple.”


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5 Commentaires sur cet article

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  • tarak
    30 mars 2019 at 23 h 01 min - Reply

    Qu’est ce qu’il raconte le Gaid aujourd’hui, il travestit la réalité, le peuple a dit hier non à 102 et lui affirme aujourd’hui le contraire. Le bougre d’âne confond l’armée avec sa personne et il en profite du slogan populaire Djeich chaab khawa khawa. C’est lui qui a cautionné la 4ème wakhda, il était pour la 5ème si ce n’était la vigilance populaire. Il est entrain de manipuler pour sauver les Boutef. Il a participé au mensonge avec Bedoui, Ouyaya, Ibrahimi sur l’état de santé de AdbelCadre et maintenant il nous sort la 102, la 7 la 8 et j’en passe. Déguerpissez tous!!!

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  • Dria
    30 mars 2019 at 23 h 02 min - Reply

    Le dernier communiqué du MDN confirme la surdité des militaires, le peuple sait très bien que vous n’avez jamais respecter la constitution, que vous avez tripoter a maintes fois. Pourquoi insister sur la 102 alors que l’avez ignorer depuis des années. Le cinquième mandat était constitutionnel un mois auparavant.

    Je vous parle au nom de l’article 7 pour être dans la légalité et vous dires ces vérités connus de tous. Le peuple sait très bien que c’est l’armée qui détient le vrai pouvoir, et même le clan présidentielle repose sur des militaires qui sont derrière, d’où ces conflits, alors continuer votre guéguerre entre vous, nous savons qu’au fond entre clan vous êtes khawa khawa nous n’avons pas besoin de noms. Nous avons besoin de liberté et on veut rester pacifique.

    Le peuple ne peut être plus explicite, il demande la levé de la main de l’armée sur la vie politique. La solution la plus efficace c’est celle que l’armée a refusé en 1962 et que le peuple dans sa majorité repose une seconde fois sur la table. Une Phase de transition pour faire une assemblée constituante seule garante d’un nouveau départ pour la création d’une seconde République.

    Le CIVIC avec Assoul, Aitlarbi ne manquait que Ghediri pour la totale et un Boualem Sansale, ça sent la magouille et l’aval des services. Si c’est pour en faire des Boucs émissaires pour arrêter les marches des vendredi. Vous vous trompez sur toute la ligne. Ne sous estimer pas ce peuple. On veut pas la cassure au sein de l’armée. Mais si c’est un passage obligatoire pour vivre librement , le peuple Algérien aura le dernier mot.

    MIEUX VAUT PRENDRE LE CHANGEMENT PAR LA MAIN AVANT QU’IL NE VOUS PRENNE PAR LA GORGE.

    WINSTON CHURCHILL

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  • lyes Laribi
    31 mars 2019 at 21 h 35 min - Reply

    L’article 7 bis qui corrigé l’article 7, l’armée est source du pouvoir réel.
    Bouteflika nomme un nouveau gouvernement. C’est une blague. Si c’est un poisson d’avril, elle est très mauvaise. Le combat continue.
    l’Algérie aux Algériens.

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  • Dria
    31 mars 2019 at 22 h 35 min - Reply

    Et voilà la réponse du MDN des généraux, et de Gaid. Après le film de Ali Fodil, et les nouvelles qui défilent sur son « Show Rouq », après l’annonce de l’intrigue de Saïd Tartag et les services secrets francais, après l’arrestation de Haddad au post ETBPH est l’annonce Betboul wa zerna sur leur deux chaînes Al-istihmar et Show-rouq.

    La récréation est terminée, il faut reprendre le Ghachi en main, allumer la gallerie et lancer les clowns Bled Miki wela betalna, il faut du sang neuf pour remplacer les Ould Abbes et Sellal ….Fethi khouil Ministre non marakch tetkhayel c’est la vérité a eux. Le carvalho a repris.

    Gaid nous dit Ya béni oui oui , choisissez entre Bédoui ou bien la 8 BB tebda tedoui, les généraux rahum khalwi ou khawa khawa depuis le début….

    C’est de la provocation pure et simple , après l’exploit et la reconnaissance internationale du mouvement. On joue la carte de l’humiliation avec ce gouvernement Bedoui donc une continuation de la politique d’avant 22 février, en d’autre terme le maintient des hommes de Saïd Bouteflika et Tartag….d’ailleurs la sois disons réunion a eu lieu le mercredi pourquoi les avoir laisser alors en liberté durant tous ce temps ….

    Bref , les jeux sont claires, à partir de vendredi prochain il y aura un durcissement du mouvement, honorable peuple faites les réserves et les provisions durant ces jours. On entamera une GRÈVE GÉNÉRALE a partir de ce vendredi …nous n’avons pas de choix, comme le Hirak n’a pas de représentant, mais nous avons une conscience commune qui nous interpelle. Généraux de pacotille vous aviez fait de nous un Ghachi et nous avons connu le PEUPLE depuis 6 semaine. Alors nous sommes un peuple où un Ghachi la réponse vous l’aurez la semaine prochaine.

    Nous serons toujours pacifique, et ce peuple magnifique triomphera nous sommes convaincus, vous venez de nous le prouver.
    AQDI ACHRI SELA3 WARQAB le voyage continu

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  • wahid
    1 avril 2019 at 3 h 28 min - Reply

    URGENT…….URGENT…….URGENT…….URGENT…….URGENT…….URGENT…….

    Préparez vous pour les élections à la fin du mondât de boutef.

    Tout a été négocier et décider, indépendamment des manifestations qui durent depuis le 22 Février. Le peuple get out, les 20 millions dans les rues n’ont aucune légitimité pour décider du destin de leur enfants. C’est nous les corrompus corrupteurs qui décident pour les 40 millions d’Algériens et leur future, nous avons une armée redoutable qui va vous écrasez comme des fourmis, allez dégagé.

    Comment ils comptent appliquer l’article 102, c’est machiavélique.

    Que dit le texte ?
    « Selon l’article 102, c’est le Conseil constitutionnel qui doit constater par tous les moyens, notamment médical, la vacance (du pouvoir) ».

    « Le Parlement siégeant en chambres réunies déclare l’état d’empêchement du Président de la République, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres », stipule l’article 102. L’intérim du chef d’État est alors confié au président du Conseil de la Nation pour une durée de 45 jours.

    Le consensus.

    Pour eux la fin de mondât est une vacance du pouvoir point barre, on passe au élections.

    La fin du mondât de boute pour les décideurs c’est aussi une vacance du pouvoir donc cela justifie l’application de l’article 102.

    Cela veut dire, le président intérimaire serait président du Conseil de la Nation, la suite vous la connaissez, il n’y aurait ni transition ni changement du système, nada.

    Retour à la case de départ, la seule différence boutef ne serait plus président.

    Manipulation…..Mensonge…..Manipulation…..Mensonge…..Manipulation…..Mensonge…

    El mokh de la rebublique

    Passage de la vidéo…….de 4:10 a 4:35

    https://www.youtube.com/watch?v=udAcN_JrC7Q

    Diffuser à travers toute l’Algérie via les réseaux sociaux……….Il reste très peu de temps pour torpiller leur plan machiavélique.

    Bon courage ya el khaoua.

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  • Congrès du Changement Démocratique